Les amateurs de cinéma asiatique s’intéressant un minimum au cinéma japonais connaissent sans doute la saga culte de Kinji Fukasaku, Combat Sans Code D’Honneur, qui proposait une approche très crue du film de yakuzas, n’hésitant pas à démythifier ces derniers dans des films qui ont marqué le cinéma japonais des 70’s, là où les ninkyo eiga des décennies précédentes présentaient des gangsters nobles, respectant un code d’honneur traditionnel, qui luttaient souvent contre des yakuzas plus moribonds motivés uniquement par l’argent. Cette bascule, elle s’effectue en partie grâce à une saga de six films bien moins connus, Outlaw Gangster VIP, produits entre 1968 et 1969 par le se studio Nikkatsu, mais pourtant ô combien importants puisque faisant en quelques sortes le pont entre ces deux époques. Cette saga est restée longtemps méconnue en dehors du japon jusqu’à ce que le critique de cinéma Mark Schilling fasse un cycle Outlaw au Festival du Film d’Extrême-Orient d’Udine en Italie au milieu des années 2000, puis que l’éditeur anglais Arrow Video en fasse une restauration complète en 2016 pour une sortie en DVD / Blu-ray. La saga est récemment arrivée chez nous sous la houlette de l’éditeur Roboto Films sous le titre Le Vaurien, dans un bien beau coffret blu-ray dont nous vous parlerons en bas de cet article. Mais avant de parler du support et des films en eux-mêmes, comment est née cette saga ?
- Introduction
- Origines, contexte, thématiques
- Le Vaurien (1968)
- Le Retour du Vaurien (1968)
- Le Vaurien se Déchaine (1968)
- Mélodie pour un Vaurien (1968)
- La Vengeance du Tueur (1968)
- Tue, Vaurien, Tue ! (1969)
- L’édition Roboto Films
Origines, contexte, thématiques
La saga Le Vaurien n’a pas été créée de toutes pièces puisqu’elle s’inspire des romans autobiographiques de Gorô Fujita, un ancien yakuza devenu écrivain. Le nom du personnage central de la saga, Gorô Fujikawa fait d’ailleurs référence à l’auteur du roman. Gorô Fujita, né à Tokyo en 1931, était également un cherche spécialisé dans les stèles funéraires liées au monde du ninkyo et à l’extrême droite. Sa reconversion littéraire s’est faite en 1967 où, débutant romancier, il écrit « Burai: aru bōryokudan kanbu no document » (Outlaw: le document d’un cadre de gang) qui servira de base au premier film de la Saga Le Vaurien. Mais il n’a pas seulement inspiré cette saga puisque d’autres films de yakuzas semblent tirés de son œuvre ou de l’homme en lui-même comme Anego / The Elder Sister (1969) de Buichi Saitô ou encore le bien plus connu Le Cimetière de la Morale (1975) de Kinji Fukasaku. Gorô Fujita décèdera en 193, à l’âge de 62 ans.
La saga Le Vaurien n’a pas encore le ton âpre de bon nombre de films de yakuzas des années 70, par exemple ceux de Fukasaku donc. Comme évoqué plus haut, nous sommes ici à une période charnière et, de l’aveu même de Toshio Masuda, réalisateur du premier opus, il a imaginé ça comme « un film sur la jeunesse dans le monde du yakuza ». Le studio Nikkatsu visait un public venu chercher du drame plus que de l’authenticité criminelle à en croire les écrits. Il faut dire qu’à l’époque, le studio Nikkatsu sortait d’une crise avec Seijun Suzuki, fraichement renvoyé après La Marque du tueur (1967), qui avait fait parler d’elle dans le milieu du cinéma japonais, et ils voyaient en Le Vaurien une tentative de revenir à un genre plus sûr commercialement parlant, tout en conservant l’esthétique occidentalisée et glamour de leurs productions précédentes. Bien que le changement soit en cours, la saga Le Vaurien semble encore s’inscrire dans le Nikkatsu Noir, un courant de films d’actions très stylisés du studio dans les années 60, et pas encore dans le style parfois quasi documentaire des Combat Sans Code d’Honneur ou Le Cimetière de la Morale qui suivront dans les 70’s. Mais le ton plus sombre du genre est déjà là.

Le Vaurien / Outlaw: Gangster VIP / 無頼」より 大幹部
1968 – 1h33 – Toshio Masuda
Un ancien membre des yakuzas tente d’oublier son passé de crime et de violence. Pour exorciser ses actes, il décide de les raconter dans les moindres détails.
Si la saga a si bonne réputation, c’est avant tout grâce à ce premier film. On y suit Goro, incarné par l’excellent Tetsuya Watari, un yakuza tourmenté par un passé de trahison et de violence qui, après sa sortie de prison, essaie d’avoir une vie plus calme mais qui sera malgré tout rythmée par un code d’honneur qui finira parle desservir. Ce personnage de Goro n’est jamais dépeint comme une figure à admirer mais plutôt comme une figure tragique, pas toujours en phase avec le monde qui l’entoure, voire qui le subit. Toshio Masuda aime filmer la fatalité de son personnage, et va alterner tout du long des scènes de violence parfois assez brutale, et moments de tendresse presque mélancoliques. La mise en scène sait se faire sèches et nerveuse, mais aussi beaucoup plus douce lorsqu’il faut mettre en avant la relation entre Goro et la jeune Yukiko, elle aussi amochée par son passé. Toshio Masuda nous propose un polar assez désenchanté, laissant un gout amer à de nombreuses reprises, avec ce personnage de Goro rongé par la culpabilité dont la rédemption ne semble être qu’un mirage. Tetsuya Watari, très charismatique, est d’ailleurs impeccable dans ce rôle et on prend un réel plaisir à le voir déambuler dans ce Tokyo régi par les yakuzas où tout ne semble se résoudre que par la violence. L’ambiance de Le Vaurien est lourde, avec des cadrages souvent serrés qui accentuent le côté oppressant de certaines scènes et la lenteur mélancolique du récit se voit souvent interrompue par des éclats de violence, secs, nerveux, bien en adéquation avec cet univers où la mort est omniprésente, où l’espoir ne semble jamais être là. L’intrigue du film est certes assez convenue, on reste sur une histoire classique de gangster trahi qui va se venger, mais le prologue social est très réussi, tout comme le final qui s’avère assez marquant et au final, Le Vaurien est un solide yakuza eiga qui aurait même pu devenir un petit classique s’il n’avait pas été aussi longtemps « invisible » en dehors du japon
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Le Retour du Vaurien / Outlaw: Gangster VIP 2 / 大幹部 無頼
1968 – 1h37 – Keiichi Ozawa
Goro souhaite laisser son sombre passé derrière lui. Il se rend à Hirosaki pour présenter ses condoléances à Yumeko et retrouver Yukiko, mais il découvre que Yumeko est gravement malade. Goro veut les aider et sait très bien qu’il n’y a qu’une façon de gagner rapidement de l’argent…
Ce deuxième film est sorti à peine quelques mois après le premier opus et prolonge l’intrigue du premier film. Toshio Masuda laisse sa place à l’assistant-réalisateur du premier film, Keiichi Ozawa qui signe ici son premier film mais qui mettra en scène également les 4ème 5ème et 6ème opus de la saga. Ici, Goro veut retrouver une vie honnête loin de la grande ville et de toutes ses tentations, et décide de retrouver sa compagne. Sauf que le sort s’acharne, et il n’aura d’autres choix que de replonger dans le monde des yakuzas qu’il tentait pourtant de fuir, et forcément il y aura des conséquences funestes. Comme Gorô s’est exilé loin des grandes villes, l’action est déplacée dans de grandes étendues enneigées au nord du Japon. La mise en scène se fait du coup plus naturaliste, à commencer par l’éclairage et on se sent moins oppressé que dans le premier film. Le Retour du vaurien se fait plus romantique, avec des mouvements de caméra bien plus démonstratifs que ceux de Toshio Masuda. Keiichi Ozawa se permet même quelques expérimentations visuelles, certes parfois bancales et/ou confuses, mais toujours intéressante avec cette envie de proposer autre chose que l’original. Dommage que le film finisse par retrouver les rails d’une voie plus conventionnelle même si, il faut l’avouer, c’est malgré tout ce qu’on recherche dans un yakuza eiga. On retrouve certaines situations similaires au premier film, on retrouve ces combats aux couteaux, mais il manque un peu le côté viscéral de Le Vaurien, comme si pour son premier film, Ozawa n’y était pas allé à fond. Néanmoins, le casting est toujours aussi savoureux, à commencer par Tetsuya Watari toujours aussi charismatique, mais aussi la toute jeune Meiko Kaji (Lady Snowblood, La Femme Scorpion) réellement marquante lors de la scène de flamenco. Bien que le résultat soit en deçà du premier film, Le Retour du Vaurien est une suite efficace qui pose les bases des épisodes suivants.
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Le Vaurien se Déchaîne / Outlaw : Heartless / 無頼非情
1968 – 1h32 – Mio Ezaki
Suite à la dernière requête d’un homme dont il a assisté à l’assassinat, Goro accompagne une femme malade à Nagano. Mais lors d’une étape à Yokohama, il va se retrouver mêlé malgré lui aux yakuzas locaux.
Nouveau réalisateur pour ce troisième film avec Mio Ezaki (Dangerous Games, Women’s Police) à la barre, Le Vaurien se Déchaîne marque un point de rupture dans la saga dans le sens où il n’est pas la suite des deux premiers films. Pire encore, il recycle plusieurs éléments du premier film, recaste une nouvelle actrice pour un des personnages féminins récurrents, comme si ce 3ème film cherchait à être un reboot ou une préquelle de la saga, et Le Vaurien se Déchaîne peut du coup presque être vu comme une histoire indépendante, avec des acteurs incarnant des rôles différents. Goro, soudainement célibataire, est envoyé par son patron collecter une dette de jeu auprès d’un petit yakuza très endetté mais doit faire un choix cornélien lorsque la femme malade de ce dernier essaie de le convaincre de ne pas tuer son mari. Il faut avouer qu’au début, les changements sont assez déroutants, mais pourtant, Le Vaurien se Déchaîne montre sa vraie puissance, par son casting, peut-être le meilleur de la saga, qui s’investit à fond, mais ses affrontements aux couteaux qui retrouvent une réelle intensité, par son massacre en guise d’introduction, mais aussi son climax final dans un entrepôt de peinture réellement marquant, aussi bien en termes de tension que de visuel. Le ton se fait plus sombre que les deux précédents films, malgré un style visuel plus coloré, tout comme la façon dont le monde des yakuzas est dépeint avec des gangsters vénaux, déloyaux, qui n’ont strictement aucun scrupule et des destins forcément tragiques. Le personnage de Goro semble sans cesse amener (involontairement) son entourage vers le chaos du milieu dans lequel il évolue. On ressent une réelle amertume dans un film qui semble jeter aux oubliettes le côté romantique des deux premiers films pour se faire plus rythmé et surtout plus rageux. Alors oui, Le Vaurien se Déchaîne pourra déstabiliser, mais il n’en est pas moins réellement efficace pour autant et se hisse facilement dans le Top 3 des épisodes de la saga.
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Mélodie pour un Vaurien / Outlaw : Goro the Assassin / 無頼 人斬り五郎
1968 – 1h28 – Keiichi Ozawa
Une froide journée d’hiver, Goro Fujikawa et Masahiko assassinent le boss du gang Meishin-Kai. Ils doivent purger une peine de prison, mais Goro n’a aucun regret. Lors de sa sortie 2 ans plus tard, son ami Masahiko se meurt sur le lit de sa cellule et lui fait part d’un dernier souhait « trouve ma sœur et prend soin d’elle. » Goro redevient un homme libre avec une mission mais va vite se rendre compte qu’il était bien mieux en prison…
Ce quatrième film renoue un peu avec les deux premiers. On comprend que durant son séjour en prison avec son ami, après avoir assassinés un parrain de clan, Goro promet à son ami, au moment de sa libération, de retrouver sa sœur et de veiller sur elle. Sauf que cette « quête » en apparence simple va une fois de plus l’entrainer dans un milieu qu’il cherche à fuir alors qu’il avait réussi à se réinsérer dans la vie sociale en tant que chauffagiste. Son passé le rattrape, d’anciens ennemis cherchent la confrontation, et c’est de nouveau le chaos qui va s’abattre autour de lui. L’intrigue de ce quatrième film se fait des plus simples, comme si Keiichi Ozawa, de retour à la barre, cherchait à fluidifier l’ensemble. Les destins croisés sont là, mais tout semble clair et fluide et on sent vraiment que Ozawa a gagné en maturité. Son film assume pleinement les codes du film noir, et de nouveaux les yakuzas sont montrés comme d’énormes raclures sans foi ni loi. Malgré un schéma qui se fait au final assez classique, voire convenu, car se calquant parfois sur celui des précédents opus, l’atmosphère y est suffisamment poisseuse et désespérée pour que le spectateur se sente impliqué dans le destin parfois funeste de ces personnages, et en particulier Goro qu’Ozawa essaie de rendre un peu plus humain. La mise en scène est plus maitrisée, avec en plus un choix d’environnement des plus intéressants, mais aussi une action qui franchit également ici un gap en se faisant bien plus millimétrée, bien qu’on pourra reprocher au film d’être un peu plus avare en bastons au couteau. Mélodie pour un Vaurien dénote également avec un final bien plus ambigu dans le sens où on a droit ici à une petite note d’espoir, là où les trois films précédents nous faisaient comprendre que le karma allait s’acharner quoi qu’il arrive sur Goro. Au final, alors que la lassitude commence petit à petit à s’installer dans la saga, ce quatrième opus est étonnement bon et se hisse facilement en troisième position du podium de la saga.
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La Vengeance du Vaurien / Outlaw : Black Dagger / 無頼 黒匕首
1968 – 1h26 – Keiichi Ozawa
Après la mort de sa petite-amie lors d’un combat au couteau contre le membre d’un gang rival qui a mal tourné, Goro souhaite se ranger et trouver un travail honnête. Mais lorsqu’il se retrouve en plein d’une guerre de territoire entre les gangs Shimaoka et Buso, le passé va bien vite le rattraper.
Ce cinquième film de la saga continue sur la même formule et le personnage de Goro va de nouveau se retrouver mêlé à une guerre de gang alors qu’il essaie de se ranger de cette vie qui ne lui apporte que des malheurs depuis le début de la saga. La Vengeance du Vaurien s’ouvre sur un superbe combat au couteau qui est peut-être une des plus belles scènes de la saga, et les scènes d’action de cet opus sont de manière générale très maitrisées, aussi bien en termes de visuel que de chorégraphies. Nous sommes peut-être ici dans l’épisode le plus violent avec le bodycount le plus élevé, et cela semble complètement assumé. La mise en scène de Keeichi Ozawa prend de plus en plus d’assurance et il filme les bastons avec une réelle énergie et une envie de proposer un spectacle des plus convaincants. Malheureusement, c’est peut-être au détriment du reste. Déjà, il y a une réelle lassitude qui commence à se faire sentir. Les motifs semblent être un peu toujours les mêmes, une certaine redondance s’est clairement installée et La Vengeance du Vaurien est sans doute l’opus le plus faible narrativement parlant. On comprend l’envie du réalisateur de s’attarder et de donner du temps aux personnages secondaires, mais ils ne sont pas toujours bien écrits et prennent au final trop de place, au détriment des mésaventures du personnage principal, Goro, toujours interprété par un Tetsuya Watari qui donne toujours autant de sa personne. Néanmoins, même s’il est en deçà des autres films, La Vengeance du Vaurien reste un agréable divertissement, en partie grâce à son action bien méchante. C’est clairement ce qui sauve le film et qui permet au spectateur de continuer son engouement pour la saga et d’avoir envie d’enchainer sur l’ultime volet, « Tue, Vaurien, Tue ! ».
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Tue, Vaurien, Tue ! / Outlaw : Kill ! / 無頼・殺せ
1969 – 1h30 – Keiichi Ozawa
Goro a toujours été un loup solitaire. Lorsqu’il arrive dans la ville industrielle de Keihin, il règne une certaine agitation dans l’air. La famille Iriezaki et le Kanto Touyu-kai sont en plein conflit territorial. Goro s’en rend rapidement compte, mais n’a pas l’intention de prendre parti. Dans un grand magasin, il voit une liftière se faire harceler par deux voyous. Goro décide d’intervenir. À son insu, les voyous sont des membres du Touyu-kai, et la jeune fille a des liens étroits avec la famille rivale.
Encore Keiichi Ozawa à la mise en scène de ce dernier opus de la saga et de nouveau un film qui propose le même genre de construction que les films précédents dans son histoire, sans jamais donner une réelle conclusion à la saga, comme si un septième film aurait dû enchainer mais qu’il en a été autrement. Goro arrive de nouveau dans une ville inconnue afin de mener une existence tranquille loin du milieu des yakuzas, mais une fois de plus il va se retrouver mêlé à un milieu fait de violence et de morts, ici une guerre de territoire entre gangs. La redondance est définitivement là, avec en plus un arc narratif secondaire qui vient un peu éclipser celui de Goro et de sa love story. Pourtant, Tue, Vaurien, Tue ! possède bien des atouts dans sa manches à commencer par un des gros points forts du film, Fujio Suga (Le Goût du Saké, Baby Cart 5), qui interprète un méchant mémorable et détestable. Le film essaie d’être également plus moderne et le final dans cette boite de nuit, où la baston se voit filmée à travers un sol transparent depuis l’étage du dessous, permettant par la même occasion de voir sous les jupes des danseuses, est visuellement une des plus belles scènes que la saga a pu nous proposer durant six épisodes. La bande son est elle-aussi plus dans l’air du temps et le côté rock de celle-ci donne une dynamique particulière et un côté rafraichissant à certaines scènes. Pour une fin de saga, Tue, Vaurien, Tue ! est un divertissement des plus honnêtes et efficaces. Mais il manque une vraie conclusion au personnage de Gorô et on aurait aimé un ultime volet qui clôt tout ce que la saga avait ouverte.
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L’édition Roboto Films
Le coffret nous est présenté dans un fourreau cartonné rigide des plus agréables à l’œil et bien dans l’esprit des autres coffrets sortis chez Roboto Films. A l’intérieur, un digipack trois volets de bonne facture, reprenant les affiches originales, accueille les 6 films dispatchés sur trois blu-ray. Pour agrémenter cela, un très intéressant livret de 32 pages contenant des essais de Pauline Martyn, Mohamed Bouaouina et Stéphane du Mesnildot, et un lot de photos d’exploitation du film (format carte postale) sur papier glacé de bien belle qualité est également présent dans l’édition. En guise de bonus, on retrouve sur le troisième disque une analyse de la saga d’environ 27 minutes par Stéphane du Mesnildot, mais aussi des bandes annonces des films de la saga et d’autres films sortis par Roboto Films.
N’ayant pas le matériel pour réellement parler de la qualité de l’image et de l’audio, les master 2K sont tout à fait honorables. Certes, sur certains des films, c’est imparfait, avec par exemple des sauts d’images, mais si on compare avec l’édition Arrow de 2016, un travail a été effectué sur la colorimétrie, ce qui rend l’image bien plus agréable à l’œil, bien moins « fade » en termes de couleurs. Quand à l’audio, aucun souffle à déplorer, tout est clair et on ressent une réelle énergie lors des scènes d’action.
Spécifications :
– Version Originale sous-titrée français
– 3 x BD 50 – MASTER HAUTE DEFINITION – 1080p – Format 2.35:1 respecté – Couleurs
– DTS-HD Master Audio 2.0
Vous pouvez vous procurer ce superbe coffret blu-ray pour 69.90€ sur le site de Roboto-Films
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- Le Vaurien (1968)
- Le Retour du Vaurien (1968)
- Le Vaurien se Déchaine (1968)
- Mélodie pour un Vaurien (1968)
- La Vengeance du Tueur (1968)
- Tue, Vaurien, Tue ! (1969)
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