Un officier de police de Los Angeles découvre un réseau de flics corrompus alors qu’il enquête sur la mort de son partenaire. Maintenant, lui et sa femme sont pourchassés par les deux côtés de la loi.
Avis de Cherycok :
Jeff Wincott se fait connaitre avec la série télé canadienne Brigade de Nuit (1985-1989) où, durant cinq ans et 96 épisodes, il incarne une jeune recrue qui n’hésite pas à prendre des risques d’une brigade de nuit de la Police. Lorsque la mode des DTV d’action saupoudrés d’arts-martiaux arrive aux États-Unis au début des années 90, son passif de champion de Taekwondo (il est également pratiquant de karaté) fait qu’il succombe aux sirènes des étagères de vidéoclub et il va apparaitre dans tout un tas de DTV d’action plus ou moins cheaps, de Mission of Justice (1992) à Martial Outlaw (1993) et passant par Feu à Volonté (1994) ou encore Killing Machine (1994). Mais tous les amateurs du genre s’accordent à dire qu’un des musts de sa filmographie de cette période, c’est clairement Last Man Standing, sorti en 1995, également connu sous les titres Futur Justice ou Traqués, une production PM Entertainment également considérée par les amateurs de la boite de Richard Pepin et Joseph Merhi comme faisant partie du haut du panier de PM. Et effectivement, pour qui aime ce genre de série B au rythme effréné et qui pète de partout, Last Man Standing est un met de plus agréables.

Comme souvent chez PM Entertainment, ce n’est pas par le scénario que le film brille. On va suivre ici l’inspecteur du LAPD Kurt Bellmore, adepte de méthodes expéditives mais doté d’un grand code moral, qui va se rendre compte, en cherchant à venger son coéquipier décédé lors d’une embuscade organisée par une bande de braqueurs menée par un sociopathe très violent, que tout un pan de la Police est corrompue. Lorsque la Police se rend compte que Bellmore est au courant, ce dernier va se retrouver traquée par une partie des forces de l’ordre, mais également par les bandits avec qui ils coopèrent. Avec l’aide de sa femme, ils vont tenter de faire éclater la vérité au grand jour. Voilà, du vu et revu des centaines de fois, un truc qui va d’un point A à un point B sans jamais dévier de sa trajectoire, mais ça permet à PM de faire ce qu’ils aiment faire, c’est-à-dire de mettre en images des courses poursuites avec de la tôle froissée et de tout faire péter. On sent que Joseph Merhi veut faire les choses bien jusque dans le casting qui est clairement au-dessus du lot de ce genre de série B d’action so 90’s. On retrouve par exemple l’excellent Jonathan Banks (Le Flic de Beverly Hills, la série Breaking Bad), charismatique à souhait, bien que dans un second rôle. Jonathan Fuller (Castle Freak, Arcade) livre une prestation excentrique et assez jubilatoire dans le rôle méchant excessif. Et même la jolie Jilian McWhirter (Progeny, Le Dentiste 2) évite l’écueil de la simple dame en détresse et apporte une vraie présence à l’écran, se montrant même à l’aise dans l’action. A vrai dire, le seul qui est problématique dans le lot, c’est Jeff Wincott. Lorsqu’il faut faire parler la poudre et la sueur, ce n’est pas un souci, mais dans les entre deux, c’est plus compliqué. Wincott n’est clairement pas le meilleur des artistes martiaux qui se sont essayé au DTV d’action et nous fait même parfois relativiser sur le jeu d’acteur de Steven Saumon Agile Seagal lorsqu’il faut faire ressentir de vraies émotions à l’écran. Son manque évident de charisme y est clairement pour beaucoup et difficile dans Last Man Standing de croire qu’il vient du milieu du théâtre. A en croire les « on dit », son vrai jeu d’acteur sera bien plus visible dans sa deuxième partie de carrière, à la télévision dans les années 2000, dans des rôles plus sérieux. Mais bon, ne divaguons pas et revenons en à Last Man Standing et à ce que le film nous propose de réellement bien, c’est-à-dire son action.

Le rythme de Last Man Standing est soutenu de la première à la dernière minute et cela permet sans aucun souci de la pallier les problématiques Wincott / scénario cliché. L’exposition est ici minimale et le film applique la règle d’or de PM Entertainement, une séquence d’action majeure toutes les 10 à 15 minutes. Joseph Merhi utilise parfaitement la photographie urbaine de Los Angeles et va une fois de plus s’amuser à injecter des courses poursuites motorisées ambitieuses qui ont quand même sacrément de la gueule. Celle impliquant fourgon blindé et une moto offre une dynamique assez impressionnante et aurait clairement pu sortir d’un film de Michael Bay, avec des cascades très audacieuses et bien entendu tout un tas de crashs, de voitures qui décollent du sol avec des explosions toutes plus grosses les unes que les autres. Le savoir faire de PM en la matière n’est clairement plus à démontrer et une fois de plus dans Last Man Standing, ceux qui aiment les pneus qui crissent et les gros kaboum seront aux anges. Les fusillades ne sont pas en reste et, même si on n’est pas non plus dans un film de John Woo des 80’s / 90’s, c’est là aussi d’un très bon niveau avec la violence habituelle de PM (gros impacts de balles et sang qui gicle), avec un réalisateur qui cherche constamment à ce que cette action reste lisible. Il y a aussi quelques bastons pieds /poings des plus honorables, certes filmées à l’américaine, mais qui sont ici bien plus soignées que la moyenne du genre. On sent un réel effort effectué sur tous les plans contenant de l’action car PM a bien compris que c’est ce que venait chercher le public quand il louait dans les années 90 une bobine estampillée PM dans les rayons des vidéoclubs. Ici, elles sont au n ombre de 8, ce qui dans une bobine de 1h30 donne un ratio des plus intéressants. Alors oui, si vous aimez les cascades dangereuses, les baraques qui explosent, des voitures qui font des tonneaux en se désintégrant, des coups de feu par centaines et des carambolages sans effets numériques, Last Man Standing est un des sommets du savoir-faire de Joseph Merhi en la matière. Ce n’est pas très intellectuel (ce n’est pas le but de toutes façons), mais punaise ça fait du bien de revenir aux essentiels. Clairement dans le Top 10, voire le Top 5, des actionners que PM Entertainement à pu pondre dans les années 90.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ De très bonnes scènes d’action ♥ Un rythme soutenu ♥ Un très bon méchant ♥ Une mise en scène soignée |
⊗ Le manque de charisme de Jeff Wincott ⊗ Vu et revu |
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| Avec Last Man Standing, PM Entertainment nous propose une fois de plus un divertissement généreux en tôle froissée et en pyrotechnie, sans réel temps mort, qui se tient du début à la fin. Clairement un des meilleurs films du catalogue PM. | |

Titre : Last Man Standing / Futur Justice / Traqués
Année : 1995
Durée : 1h36
Origine : U.S.A
Genre : Pan Pan Kaboum
Disponibilité : DVD / Blu-ray (import)
Réalisateur : Joseph Merhi
Scénario : Joseph Merhi
Acteurs : Jeff Wincott, Jillian McWhirter, Jonathan Fuller, Steve Eastin, Robert LaSardo, Jonathan Banks, Michael Greene, Ava Fabian, Shannon Welles, Sam Shamshak






















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