Vétéran du Vietnam et médecin, Johnny Woo est un homme paisible. Si tranquille qu’il refuse la bagarre en dépit de sa maîtrise des arts martiaux. En apprenant la mort de son frère dans un tournoi clandestin de kickboxing, Johnny Wood n’a pas d’autre choix que de serrer les mâchoires et les poings. Pris dans le tourment d’une guerre de gangs et de règlements de compte, il trouve enfin les assassins de son frère…
Avis de Cherycok :
Il faut battre le fer tant qu’il est encore chaud paraît-il, alors à peine sorti de Le Cercle de Feu (1991), me voilà lancé dans sa suite, Le Cercle de Feu 2 : L’Affrontement, sortie deux ans plus tard. Et il y a fort à parier que je me fasse rapidement le troisième et dernier opus de cette saga qui semble avoir rapporté pas mal de pognon à PM Entertainment grâce à son succès dans les vidéoclubs. La recette est simple, on reprend les mêmes, et on recommence, même s’il ne reste plus à la barre que le réalisateur PM maison Richard W. Munchkin, pour un film qui se fait bien plus généraux que Le Cercle de Feu premier du nom, mais qui en voulant être bigger and louder tombe dans le grand n’importe quoi pour le plus grand plaisir des amateurs de nanars et autres bisseries. Plus c’est con plus c’est bon, parait-il, est-ce le cas ici ? Oh que oui et on prend bien plus de plaisir à voir ce deuxième film que le premier qui restait au final bien trop sage, en plus de ne pas encore avoir la patte PM Entertainment.

Ici, fini la version boxe thaï de Romeo et Juliette du premier film. Les amourettes entre Don Wilson et Maria Ford, ça a déjà été fait dans Le Cercle de Feu, on ne prend pas la peine de refaire la même chose. Les animosités d’antan semblent avoir disparues, tout le monde a fait la paix, les deux familles se mélangent l’une l’autre et tout le monde est pote. Il y a une continuité entre les deux films avec bon nombre d’acteurs qui reprennent leur rôle, mais s’ils ont arrangé ce qu’ils voulaient arranger pour faire ce qu’ils avaient envie de faire, à savoir mettre des mecs forts en arts martiaux du côté du gentil Don Wilson pour que, ensembles, ils aillent péter la gueule à un nouveau groupe de méchant, mais on reviendra plus tard sur eux. Ils ont tué le cousin du héros ? Mais c’est oublié ça ! Ils ont poignardé sa chérie ? Rien de grave, c’était une égratignure, on ne va pas rester fâchés pour ça voyons. Dès la première scène, on retrouve plusieurs des marques de fabrique de PM Entertainement, qui manquaient clairement dans le premier film, avec une course poursuite motorisée, de la tôle froissée, des carambolages, une explosion beaucoup trop grosse et même un mec en feu filmé au ralenti. Et punaise, ça fait plaisir pour quiconque aime dans les films d’action le bruit du pneu qui crisse et l’odeur de la poudre ou du kérosène. Et les 20 premières minutes nous donnent un gros smile car on se dit que si les 1h15 restantes sont du même acabit, on risque dépasser un bon petit moment régressif bien décérébré. Mais passées ces 20 minutes, on assiste impuissant à un changement radical et tout le reste du film va se dérouler dans les souterrains de Los Angeles, des sous-sols mal éclairés. A partir de là, le film se transforme en quelque chose proche du cinéma post-nuke italien du début des années 80 et de série B efficace, on va passer à bon gros nanar pur jus. Néons flashy, bidons enflammés, décors semblants sortis d’un futur dévasté, et puis une série de gangs tous plus improbables les uns que les autres, que n’auraient pas reniés Enzo G. Castellari et autres Ruggero Deodato. Il y a par exemple le gang des éboueurs, habillés de bric et de broc ; le gang de blacks habillés et maquillés de fluo, dont le chef, fan de nunchaku, ne se déplace qu’en faisant des saltos ; citons le gang des skaters / rollers, arborant fièrement des lunettes de ski et des casquettes à l’envers ; Ou encore le gang des bombasses sexy qui attirent les égarés par leurs charmes…

Et puis enfin, il y a la grande attraction du film, le gang des grands méchants bodybuildés qui semblent tout droit sortis d’une soirée cuir / moustache où on n’écoute que du Village People, n’hésitant pas à conduire une moto licorne, organisant des tournois à mort dans une grande cage de fortune afin d’assouvir leur soif de meurtre, le tout avec des coupes de cheveux so 90’s. Notre cher Don « The Dragon » Wilson va donc traverser ce grand repaire souterrain en cassant la gueule à tout le monde, tandis que ses potes vont nettoyer derrière lui. Comme dans le premier film, et à l’exception de Sy Richardson (Repo Man, Invasion Los Angeles), le jeu d’acteurs est complètement aux fraises. Mais surtout, on a un Don « The Dragon » Wilson qui atteint des hauteurs stratosphériques de n’importe quoi. J’ignore si on lui a dit qu’il fallait qu’il arrête d’être monolithique et que, du coup, il se lâche complètement, mais il surjoue absolument tout. Et du surjeu de compétition hein. L’amateur de nanar que je suis n’a pu s’empêcher de regarder ce film un sourire béat aux lèvres. Et puis comme Le Cercle de Feu 2 n’a plus besoin de développer la relation entre Don Wilson et sa chérie, et qu’en plus cette dernière est absente la quasi-totalité du film pour cause d’enlèvement, il y a la place pour mettre des tonnes de scènes d’action. Il y a certes quelques scènes de remplissage, c’est vrai, dans la deuxième moitié du film, mais ce n’est pas moins d’une douzaine de scènes d’action qui vont être disséminées durant tout le long, avec en plus deux courses-poursuites et plusieurs explosions impressionnantes. Les amateurs d’arts martiaux peu exigeants seront servis avec un festival de coups de pieds en tout genre. Ça se castagne beaucoup, avec des affrontements dans la lignée du premier film, à savoir bourrins et violents, avec quelques très jolis mouvements, et même ici un côté plus énervé et rapide que dans Le Cercle de Feu, mais c’est toujours filmé à l’américaine et gâché par un montage qui découpe bien trop les choses pour qu’on puisse réellement les apprécier. D’autant plus que, comme presque tout se passe dans des souterrains assez obscurs, c’est en plus bien trop sombre. Pourquoi ce choix de souterrain ? Était-ce pour économiser du budget après avoir tout cramé avec les effets pyrotechniques du début et de fin de film ? Était-ce vraiment voulu pour changer radicalement du premier film ? Dommage. Il manque également une chose qui empêche Le Cercle de Feu 2 de rentrer dans le cercle très fermé des nanars de luxe, pas l’ombre d’un boobs ! Il y en avait plein dans le premier film, il y avait en plus moyen d’en mettre avec le gang des femmes sexy, mais rien du tout. C’est une honte, quelle ignominie !

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ La touche PM Entertainment ♥ Bien rythmé et généreux en action ♥ Un casting qui s’amuse ♥ Des moments bien WTF |
⊗ Quelques scènes de remplissage ⊗ Un jeu d’acteur aux fraises ⊗ Un scénario ? Quel scénario ? ⊗ La mise en scène des combats |
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Note : |
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| En voulant jouer la carte du bigger and louder, Le Cercle de Feu 2 se montre extrêmement généreux en action et n’hésite pas à lorgner vers le post-apo italien du début des années 80. Les amateurs de grosses bisseries apprécieront sans doute ! | |

Titre : Le Cercle de Feu 2 : L’Affrontement / Ring of Fire II : Blood and Steel
Année : 1993
Durée : 1h34
Origine : U.S.A
Genre : Revival post-nuke 80’s
Disponibilité : DVD
Réalisateur : Richard W. Munchkin
Scénario : Paul Maslak, Richard W. Munchkin, Steve Tymon
Acteurs : Don Wilson, Maria Ford, Sy Richardson, Dale Jacoby, Vince Murdocco, Ian Jacklin, Evan Lurie, Charles T. Kanganis, Eric Lee, Ron Yuan, Elena Sahagun, Michael DeLano
























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