Chez Outbuster, la plateforme de SVOD française pas comme les autres, on fait justement rien comme les autres. Et une fois de plus, ils nous proposent des films pas comme les autres, pour le plus grand plaisir des curieux et des aventuriers du cinéma. Alors vous trouverez ci-dessous leurs rentrées de mai 2026.
On vous rappelle que l’abonnement à Outbuster coute 6€ par mois (après une première semaine gratuite) et que si vous voulez y adhérer, ça se passe ICI.

TRILOGIE DE BIGAS LUNA
Bilbao / Caniche / Lola (1978/1979/1986 – Espagne)
De Bigas Luna
1h33 / 1h30 / 1h46
Bilbao : Obsédé par la stripteaseuse Bilbao, un homme se dit que c’est une bonne idée de la suivre la nuit dans la rue… et de peut-être la kidnapper en passant, juste pour voir jusqu’où ses pulsions peuvent aller.
Caniche : Il était une fois un frère, une sœur et un chien dans une grande maison héritée d’une tante décédée. Dans cette maison, un triangle amoureux malsain se dessine. Faut pas laisser les enfants jouer à papa et maman…
Lola : Lola bosse dans une usine, elle est belle et elle sait se faire respecter. Mais voilà, Lola aime un mec violent qui la traite mal et qui est toujours ivre. Le jour où Lola décide de le quitter, elle fuit à Barcelone et rencontre quelqu’un d’autre, espérant recommencer sa vie… ou pas ?
Cette trilogie fait partie de ce que Bigas Luna (de son véritable nom José Juan) appelle sa « période noire » post dictature de Franco, où – à l’instar des films de Eloy de la Iglesia – les films osent enfin s’attaquer à des thématiques taboues et sulfureuses. Bien que BILBAO n’est que son deuxième film, Bigas Luna s’y réfère comme son tout premier. C’est BILBAO qui lui ouvre les portes de la Quinzaine des Cinéastes à Cannes. Il réalise ensuite CANICHE qui reçoit un grand Prix prestigieux décerné par la Cinémathèque royale de Belgique (aux côtés de Varda, Scorcese, etc). Et après un court passage aux États-Unis, Bigas revient avec son dernier de la trilogie : LOLA.
Ces trois films présentent le fétichisme, l’érotisme et la sexualité sous des angles assez dégoûtants (plans intrusifs sur les corps comme des morceaux de viande d’un tableau un peu macabre). Sa trilogie est glauque et l’ambiance malsaine transpire sur la caméra et sur les acteurs.
Ce sombre et gore est lié aussi à ses personnages très animaux : la viande presque tout le temps crue que découpe la sœur dans CANICHE, ou l’homme prédateur qui veut dévorer (métaphoriquement ou réellement ?) Bilbao dans le film éponyme, et même la violence des vices dans LOLA, où la consommation sexuelle est une pulsion presque vorace. Et d’ailleurs, la nourriture est partout dans ses trois films et elle est plus ou moins suggestives (le lait par exemple, on comprend rapidement à quoi il peut faire référence). Donc, sans réellement rien montrer frontalement, Bigas parvient à tout nous suggérer visuellement, jusqu’à l’écœurement (estomac sensible à s’abstenir). On peut donc y voir et y ressentir un « croisement entre érotisme et mort » (dixit Maxime Lachaud dans « Bigas Luna La période noire : 1977-1987) Car dans cette trilogie où il n’y a plus de lois morales et où tous les interdits sont bravés, Bigas Luna réagit à la censure qu’a subi le cinéma espagnol, et il y va franco (sans mauvais jeu de mot).
Disponible le : 6 mai 2026




Lovely Molly (2011 – États-Unis)
De Eduardo Sanchez
1h40 – Thriller / Horreur
Molly emménage dans la maison familiale après le décès de son père. Elle est tout juste mariée, elle est heureuse et, caméra en mains, elle veut filmer chaque moment. Mais le cocon familial se déchire lorsqu’une troisième présence semble se manifester dans la maison….
LOVELY MOLLY n’est pas le film le plus récompensé de la filmographie d’Eduardo Sanchez. En même temps, difficile de supplanter le grand premier BLAIR WITCH PROJECT. On retrouve d’ailleurs dans LOVELY MOLLY une volonté de réutiliser le foundfootage, qui est d’ailleurs assez bien utilisé, ce qui est un parti pris risqué quand on sait ce que BLAIR WITCH PROJECT a lancé comme mode dans le style mockumentaire. Mais revenons à Molly, car contrairement aux autres avis d’internautes, sur Outbuster, nous l’avons vraiment bien apprécié.
Molly emménage dans la maison familiale après le décès de son père. Elle est tout juste mariée, elle est heureuse et, caméra en mains, elle veut filmer chaque moment. Mais le cocon familial se déchire lorsqu’une troisième présence semble se manifester dans la maison…
ntre possession, psychose, drogues hallucinogènes et traumatisme d’enfance, le réalisateur laisse le spectateur flotter dans le mystère qui enveloppe cette maison angoissante. Toute de pierre et gigantesque, l’endroit est parfait pour un rite satanique. Mais détrompez-vous, le film ne va pas chercher à vous épouvanter avec des jumpscares et de la musique angoissante à chaque détour de porte. L’horreur s’infiltre sur le visage de Gretchen Lodge (qui joue Molly), alors qu’elle se déshabille lentement, comme pour enlever toutes les couches d’oubli qui la recouvraient pour se mettre à nue devant le passé. On comprend rapidement le secret qui se cache dans sa peau, et c’est avec angoisse qu’on la regarde se débattre avec son histoire, au point que les vices familiaux prennent possession d’elle. Le jeu de Gretchen Lodge est magistral, car il nous aide à rester dans le flou quant à sa santé psychique : est-elle devenue folle ? Est-elle réellement possédée ? Est-elle consciente de ses actes ? N’est-ce pas les trois à la fois ?
Pour les amateurs d’horreur psychologique, LOVELY MOLLY devrait se trouver sur votre chemin. Parfois, les histoires les plus sordides sont celles qui se déroulent chez votre voisin… (Senscritique.com)
Fiche IMDB : ICI
Disponible le : 13 mai 2026


SPECIAL ISAAC EZBAN
Los Pareceidos (2016 – Mexique)
De Isaac Ezban
1h29 – Science Fiction / Horreur
Dans une station de bus, il se met à pleuvoir fort et des personnages nerveux tentent désespérément de rejoindre Mexico. Mais ce n’est pas sans compter des portes qui se verrouillent toutes seules et des poils qui commencent à pousser là où on ne les veut pas…
Sans spoiler le film, vous allez très certainement être surpris, car ce scénario ne ressemble certainement à aucun autre ! Bienvenue dans l’univers fantastique et fantasmagorique d’Isaac Ezban, qui signe avec « The Similars » son film le plus apprécié de la critique.
Dans une station de bus, il se met à pleuvoir fort et des personnages nerveux tentent désespérément de rejoindre Mexico. Mais ce n’est pas sans compter des portes qui se verrouillent toutes seules et des poils qui commencent à pousser là où on ne les veut pas…
Il serait dommage de dévoiler le pitch et le ton du film, tant ce dernier nous entraîne dans des couloirs improbables. Avec un narrateur qui intervient rarement mais toujours avec ponctualité et onctuosité, l’oeuvre d’Isaac Ezban est une ode aux films étranges des années 60. Avec son faux grain, sa caméra numérique et son noir et blanc qui tire vers le vert, « The Similars » gagne en esthétisme et nous annonce d’emblée la couleur : vous vous apprêtez à regarder un objet filmique non identifié. Alors pour les amateurs de la Quatrième Dimension, voici un métrage qui aurait pu avoir son épisode. (Senscritique.com)
Fiche IMDB : ICI
Disponible le : 20 mai 2026


SPECIAL ISAAC EZBAN
Los Pareceidos (2014 – Mexique)
De Isaac Ezban
1h40 – Science Fiction / Thriller
D’une part nous avons deux frères et un flic qui se retrouvent piégés dans une cage d’escalier infinie. De l’autre, une famille tout à fait normale, qui part en vacances voir la mer et qui se retrouve bloquée sur une route sans fin. Le seul point commun de ces deux histoires : une explosion.
« El Incidente » est le premier film du réalisateur Isaac Ezban, et on peut le dire, son premier succès. Le pitch est simple et complexe à la fois : deux histoires de boucles intemporelles, des personnages aux histoires complètement différentes et des espaces diamétralement opposés (une route sans fin sous un soleil de plomb vs une cage d’escalier infinie sous la lueur des Leds).
D’une part nous avons deux frères et un flic qui se retrouvent piégés dans une cage d’escalier infinie. De l’autre, une famille tout à fait normale, qui part en vacances voir la mer et qui se retrouve bloquée sur une route sans fin. Le seul point commun de ces deux histoires : une explosion. Et on laisse le récit dérouler la suite, et il le fait très bien, nous exposant impitoyablement sous les yeux le sort de chaque destin, et la descente (presque littérale) aux Enfers de la santé mentale de chacun des protagonistes. La tension est installée, les questions tournent en boucle dans nos têtes et le temps fait des loopings infinis durant 102 minutes.
Et contrairement à ce que l’on pourrait craindre dans ce genre de pitch intriguant et bizarre, le concept d’Isaac Ezban ne termine pas dans l’inconnu et une explication nous est donnée à la fin du film, clôturant les loops sans fin… ou les rallongeant (on n’en dit pas plus !). (Senscritique.com)
Fiche IMDB : ICI
Disponible le : 20 mai 2026


Imaculat (2021 – Roumanie)
De Monica Stan et George Chiper
1h54 – Drame
Daria est envoyée en centre de désintox parce qu’elle a essayé de l’héroïne avec son copain, et que ça a mal tourné. Entourée d’hommes, Daria est rapidement vue comme la petite protégée « immaculée ». Ce traitement spécial lui plaît bien… jusqu’à ce qu’elle se rende compte qu’il a un prix.
Daria est envoyée en centre de désintox parce qu’elle a essayé de l’héroïne avec son copain, et que ça a mal tourné. Dans le centre, entourée d’hommes et dans une tenue qui ressemble à un pyjama, Daria devient la bête curieuse, la nouvelle arrivée, la petite jeunette de 18 ans. Si au départ, les personnages se montrent comme des gros durs de prison, Daria est très rapidement perçue comme « l’immaculée » (comme le porte si bien le nom du film) : la fille pure qui attend son mec héroïnomane qui été envoyé en prison pour 4 ans.
Dans son pyjama gris-de-blanc, assorti aux murs gris-de-blanc, assortis à la colorimétrie grise-de-blanc… toute l’image donne l’impression d’être lisse et pure alors qu’en réalité… c’est plutôt nuancé. Ça fait quoi d’être une femme enfermée entre quatre murs, et être l’objet de désir de tous les regards masculins ? Sans spoil, le film bascule dans son dernier quart, révélant tout le bien que pensent les « nouveaux amis » de Daria à son égard, juste parce qu’elle est une femme, et juste parce qu’elle est censée être « pure » et donc « respectable ».
Petit fact : ce film a été choisi par la Roumanie pour représenter le pays à la 95e édition des Oscars. C’est aussi le premier film de la scénariste Monica Stan. (Senscritique.com)
Fiche IMDB : ICI
Disponible le : 27 mai 2026




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