Année 2025. L’homme, victime de sa propre folie, est en danger. Les riches ont trouvé refuge sur la Lune, tandis que la Terre est un immense chaos sans loi, où seul survivent les plus puissants. Nancy, dont le mari a été assassiné, demande à Walker, mi-homme, mi-robot de retrouver l’assassin…
Avis de Cherycok :
Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas fait une petite production Roger Corman et, pour tout vous avouer, ça avait un peu manqué à l’amateur de bisseries qui sommeille en moi, surtout que j’en ai mine de rien un joli paquet encore en stock et qui n’attendent que d’être mis dans le lecteur. Oui, ça a du bon d’avoir un Easy Cash pas loin de la maison et de profiter des opération 4 DVD pour 1€. Alors j’ai pris le premier qui venait, et ce fut donc au tour de Future Kick, production opportuniste qui tente de surfer sur les succès majeurs de la science-fiction de la décennie qui vient de s’écouler. La jaquette du DVD arbore d’ailleurs fièrement cette magnifique et putassière double punchline : « Don Wilson, le Terminator du kickboxing » / « Future Kick, le Total Recall des arts martiaux ». Voilà, tout est dit, vous savez dans quoi vous mettez les pieds, mais, Corman oblige, le budget est extrêmement limité. Alors amis de la bisserie, la bisserie vous appelle, même si Future Kick ne fait clairement pas partie des meilleures…

Seule et unique réalisation de Damian Klaus, qui n’avait jusque-là « mis en boite » qu’une vidéo pour le magazine Playboy en 1987 et qui, l’année suivante, participera aux effets spéciaux des films Nemesis (1992) et Dr. Rictus (1992), Future Kick a dans son casting toute une panoplie d’acteurs et d’actrices habitués des séries B, comme par exemple Chris Penn (Best of the Best, Reservoir Dogs), le frère de Sean Penn, Meg Foster (Invasion Los Angeles, Les Maitres de l’Univers) et son regard qui tue, et bien entendu l’inimitable et monolithique Don « The Dragon » Wilson (Le Cercle de Feu, Bloodfist), champion du monde de kick-boxing et vendu comme tel dans le générique d’intro. Un gage de « qualité » pour les amateurs de bisserie tant sa filmographie est remplie de films HPN (Haut Potentiel Nanar). Des acteurs monolithiques de série B, les années 80/90 en ont vu un paquet, à commencer par l’un des plus célèbres d’entre eux, le bien nommé Steven Seagal. En jouant un cyborg sans émotion, Don Wilson pousse le concept un peu trop loin et réussir à avoir un jeu au-delà de ça, d’une platitude rarement atteinte. C’est quelque part aussi le cas de Meg Foster qui semble parfois se demander qu’est-ce qu’elle peut bien faire dans cette galère, le regard vide à balancer des répliques affligeantes de banalité. Chris Penn aussi semble se demander ce qu’il fout là, mais lui prend un chemin inverse et joue la carte du surjeu des émotions, parfois en totale roue libre pour le plus grand plaisir des nanardeurs. Le scénario est un beau bordel car il part un peu dans tous les sens. Enquête policière, serial killer futuriste, combats de rue, complot corporatiste, trafic d’organes, … On a parfois cette impression de patchwork sans toujours de la cohérence. Sans parler des scènes de strip-tease qui font office de remplissage, uniquement là pour nous montrer de la jolie donzelle en petite tenue, quand ce n’est pas pour nous donner du plan boobs complètement gratuit. Et il y en a. Pourquoi par exemple ne pas enlever le débardeur d’une demoiselle avant de lui arracher un organe à la brute ? C’est vrai quoi, c’est toujours plus plaisant pour le spectateur mâle aux hormones en pleine ébullition.

On a un champion du monde de kickboxing, mais on n’a personne pour mettre en scène des combats et Damian Klaus ne semble avoir aucune idée de ce qu’il faut faire pour que les combats aient un minimum de gueule. Les chorégraphies sont proches du néant, c’est lent, et surtout c’est monté n’importe comment et on ne comprend pas toujours ce qu’il se passe à l’écran. Les scènes d’action sont plates, sans aucun intérêt, alors que c’est ce qui aurait dû être l’attrait principal avec Don The Dragon Wilson au casting. Future Kick n’a beau durer que 1h20, il semble parfois un peu long et on regrette parfois de ne pas avoir vu la version coupée sortie dans certains pays et qui dure environ 1h10. Pourtant, il se dégage de cette entreprise une sincérité nanardesque presque touchante et si vous aimez les bisseries, ça se regarde malgré tout facilement, avec certes un sourire moqueur, mais un sourire moqueur bienveillant. Car aussi opportuniste que soit cette entreprise de la part du producteur Roger Corman, il semblerait que le réalisateur ait fait ce qu’il a pu avec les trois francs six sous qui lui ont été donné. Lumières bleues (mais aussi rouges) et abus de fumigènes sont là pour cacher la pauvreté des décors, et comme on n’a pas de budget, la technologie se compose de boules lumineuses qui parlent, de vieux macintoshs déjà dépassés à l’époque, et de lunettes de soleil géantes. Néanmoins, l’ambiance cyberpunk low-cost possède un certain charme nostalgique pour qui aime un minimum ce genre de bisserie, avec même quelques idées visuelles rigolotes mais un budget pas suffisant pour les rendre crédibles. Du coup, déjà en 1991, les effets spéciaux étaient très rudimentaires, surtout lorsque certains venaient directement de films plus anciens. Car oui, le recyclage est érigé au rang d’art pour Corman, certaines scènes viennent d’autres films qu’il a produits, comme les scènes spatiales qui sortent de La Galaxie de la Terreur (1981) et Mutant (1982), une course poursuite vient de Zone Sinistrée (1988) ou encore un strip-tease a été récupéré du film Le Strip-tease de la Mort (1989). Oui, chez Corman, le recyclage, c’est la vie et ça ne coute pas cher.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ L’ambiance cyberpunk roots ♥ Don Wilson, l’homme, la légende ♥ Le charme désuet |
⊗ Un scénario confus ⊗ Des scènes d’action foireuses ⊗ Les effets spéciaux très kitchs ⊗ Le jeu des acteurs |
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Note : |
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| Don « The Dragon » Wilson dans un rip off lowcost de Terminator et Total Recall produit par Roger Corman, tout est dit. De la série B de vidéoclub comme les années 90 nous en ont offert tant, mais les amateurs de bisseries apprécieront. | |

LE SAVIEZ-VOUS ?
- Future Kick ne fait pas que recycler des scènes d’autres production Corman, il détourne également des musiques de films. Le générique d’intro ressemble à du Terminator et le thème d’Halloween est remixé le temps d’une scène
Titre : Future Kick
Année : 1991
Durée : 1h20
Origine : U.S.A
Genre : Nanar cyberpunk
Disponibilité : DVD
Réalisateur : Damian Klaus
Scénario : Catherine Cyran, Damian Klaus
Acteurs : Don Wilson, Meg Foster, Chris Penn, Eb Lottimer, Al Ruscio, Jeff Pomerantz, Linda Dona, Shawn Phillips, Ryan MacDonald, Hayden Conner, Dana Lee, Joe Mays






















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