Pendjab, 1995. Jaswant Singh Khalra est un simple employé de banque. La disparition et la mort de son ami d’enfance va l’amener à poser des questions aux habitants, interroger la police et découvrir peu à peu une horrible vérité. Il va alors mener un combat acharné auprès des différentes autorités et faire éclater au grand jour le plus grand génocide de l’histoire récente de son pays.
The Almighty Modi

Honey Trehan sur le tournage du film
Avis de David Vergne :
On ne peut pas parler de Satluj sans revenir sur son parcours du combattant pour parvenir jusqu’à nous et, par la même occasion, faire un (tout) petit point sur le système de censure du gouvernement actuel. Le film est préparé en 2020 et son tournage s’étale sur toute l’année suivante, pour une sortie initialement prévue en 2023. Le réalisateur mène son projet tranquillement et comme il l’entend, jusqu’à achever sa postproduction courant 2022.
C’est là que les ennuis commencent. En décembre 2022, on apprend que le film, initialement intitulé Ghallughara — un terme qui signifie « massacre » ou « holocauste » en sikh — est bloqué depuis six mois par le Central Board of Film Certification (CBFC), l’organisme indien chargé de la certification des films. Le CBFC demande d’abord 21 coupes, puis 85, ainsi qu’un changement de titre pour accorder sa certification. Les producteurs portent alors l’affaire en justice et font intervenir le Shiromani Gurdwara Parbandhak Committee (SGPC), l’organisme chargé de la gestion des principaux lieux de culte sikhs. Cette intervention fait officiellement basculer la sortie du film sur le terrain, déjà miné, de la politique indienne.
La production obtient finalement gain de cause, mais le film est rebaptisé Punjab 95, en écho au film Punjab 1984 d’Anurag Singh, un drame familial situé en pleine insurrection. Une entente de façade, puisque, le film est retiré au dernier moment de la programmation du Festival International du Film de Toronto en 2023.
Courant 2024, une nouvelle date de sortie est annoncée pour le 7 février 2025. Mais le CBFC revient à la charge, cette fois par l’intermédiaire de son Revising Committee, et réclame désormais 127 coupes. Une liste d’aberrations :
- Remplacer le nom de Jaswant Singh Khalra par celui de Jaswant Singh Sutlej, effaçant ainsi le véritable nom de l’activiste des droits de l’homme, et modifier également le nom de son épouse
- Supprimer toute mention de la région de Tarn Taran, où débute l’enquête et où sont découverts les premiers éléments permettant de mettre au jour les milliers de victimes, ainsi que toutes les scènes se déroulant au Canada et à Londres lors des réunions de la World Sikh Organization, où Jaswant Singh Khalra présentait l’avancée de son enquête, jugée « inappropriée »
- Supprimer les mots « basé sur des faits réels », « Delhi », « loi », « système », « État » et « Indira Gandhi »
- Couper entièrement la scène d’introduction, ainsi que toutes les scènes montrant des violences policières
- Modifier le nom de la ville de Trilokpuri, lieu de massacres de sikhs commis lors des émeutes de 1984, et le remplacer par celui de Khanpuri, une ville associée à une importante communauté musulmane — une manière de déplacer la responsabilité des violences vers une autre communauté

Le réalisateur sur le tournage de sa terrifiante scène d’introduction
Malgré les recours et justifications des producteurs et du réalisateur qui ont basé leur film sur des témoignages, enquêtes et rapports d’époque, le film voit sa sortie de nouveau annulée et son trailer sur Youtube supprimé. Face à cette censure sans fin, Trehan et son acteur principal Dosanjh décident de ne plus sortir le film et arrêter de mutiler leur montage. Le réalisateur dira :
« Je suis resté silencieux pendant deux ans, car je voulais voir où mèneraient toutes les exigences du CBFC. Mais j’ai réalisé que « Panjab ’95 » raconte l’histoire d’un homme qui a œuvré pour la dignité de tous ces corps non réclamés. Dès lors, si je ne le défends pas, quel droit ai-je de raconter son histoire ? De toute façon, avec autant de coupes, ce n’est pas mon film. Il est monté et réalisé par le CBFC ; c’est donc à eux d’en revendiquer la paternité. »
Le réalisateur ira tout de même à Cannes en 2025 et y organisera quelques projections privées afin de trouver des distributeurs internationaux. Mais, une fois encore, la pression de New Delhi se fera sentir jusque sur la Croisette : « Il y a environ trois mois, les autorités m’ont appelé pour faire annuler la projection privée. Elles ont également fait pression sur les propriétaires de studios indépendants pour qu’ils ne diffusent pas “Punjab 95”. »
Le film rejoint ainsi la liste des projets qui grattent un peu trop le BJP, le parti nationaliste au pouvoir depuis 2014, et qui n’ont pas peur de parler des dérives de certains courants idéologiques du pays, de les montrer, ou simplement de revenir sur des épisodes du passé qui ne collent pas avec la réécriture de l’Histoire officielle voulue par Narendra Modi.
Punjab 95 se retrouve donc confronté à des problèmes comparables à ceux rencontrés par Santosh, qui aborde notamment les violences liées au système des castes et les violences visant les musulmans, L2: Empuraan, le thriller malayalam qui a dû modifier certaines scènes après une semaine d’exploitation parce qu’il mettait en scène le massacre d’une famille musulmane par des nationalistes hindous, ou encore Dhadak 2, une romance entre un Dalit et une femme de haute caste. Tous ces films doivent, à des degrés divers, composer avec des demandes de modifications avant leur sortie, auxquelles s’ajoute une forme de censure pouvant intervenir en amont ou au sein même des productions. Même Monkey Man, réalisé par Dev Patel, avait modifié certains éléments visuels — notamment la couleur des drapeaux associés aux méchants du film passant du safran du BJP au rouge dans la version finale — afin d’éviter des problèmes lors de sa sortie en Inde.

L’affiche du film annonçant sa première mondiale au TIFF 2023, finalement annulée à la dernière minute
Revenons à Ghallughara / Punjab 95 / Satluj : quatre ans après la fin du tournage, trois ans après sa grande première au TIFF, annulée au dernier moment, et après autant d’années passées dans les mâchoires de la censure, le réalisateur n’en démord pas. Il fait preuve d’un courage assez rare dans son industrie et n’hésite pas à mettre le nez dans le caca du CBFC :
« Le CBFC ne m’a fourni aucune explication justifiant l’exigence d’un si grand nombre de modifications. Ils se bornent à affirmer que la sortie de Punjab ’95 risquerait de troubler l’ordre public au Pendjab. Je leur pose alors la question suivante : puisque tant de films de propagande aux sujets sensibles, tels que The Kashmir Files, The Kerala Story ou The Bengal Files, sont sortis sans que l’ordre public ne soit rompu dans les États concernés, pourquoi mon film constituerait-il une menace ? »
On serait tenté de lui répondre que ces films-là — auxquels on pourrait ajouter Uri, Dhurandhar et autres mollards de propagande pour gogols — vont davantage dans le sens du récit politique porté par le pouvoir actuel et de son idéologie de l’hindutva. Finalement, c’est le 3 juillet 2026 que le film, retitré Satluj — du nom de la rivière qui traverse le nord de l’Inde avant de poursuivre son cours jusqu’au Pakistan — est balancé sur la plateforme ZEE5 India dans sa version intégrale.
Victoire ? Minute papillon… Le film disparaît quarante-huit heures plus tard, sans aucune explication, puis disparaît également de ZEE5 International le 11 juillet, là encore sans explication.
Heureusement, le film va poursuivre sa vie sur les disques durs, les clouds et tous les autres moyens de piratage essentiels à sa survie et à sa diffusion. Il est depuis projeté sous le manteau, au Pendjab mais aussi au sein de la diaspora sikhe à travers le monde. Le parfait effet Streisand. Et même s’il présente certaines limites, le film est un gros morceau de cinéma : bien énervé, parfois imparfait dans son positionnement, mais important, aussi bien pour le travail de mémoire que pour le contrepoint qu’il apporte à une industrie qui célèbre largement le pouvoir en place. Et c’est donc un véritable acte de résistance, un mouvement qui a envahi la région depuis le mois de juillet où la population s’organise dans les villes et villages, sur des parkings ou dans des ruelles pour diffuser le film.


Photos de projection du film interdit en juillet 2026
La loi du Pendjab

Bad cop / Bad cop
Si le film peut s’apprécier vierge de toute connaissance préalable, il est tout de même recommandé d’avoir quelques dates et éléments de contexte en tête.
Le Pendjab est une région située à cheval sur le nord-ouest de l’Inde et le Pakistan, elle-même divisée entre plusieurs territoires. Elle rassemble historiquement des populations musulmanes, hindoues et sikhes. La région connaît une importante prospérité agricole, notamment grâce au vaste système d’irrigation développé sous l’Empire britannique.
Dans ce contexte apparaît, au début des années 1970, un mouvement indépendantiste sikh réclamant la création d’un État indépendant — le Khalistan — afin de mettre fin à ce que ses militants considèrent comme la domination indienne. Le mouvement bénéficie notamment de soutiens au Pakistan. Les actions des militants indépendantistes, qualifiés de « terroristes » par les autorités indiennes, se multiplient au fil des années, avec des violences visant aussi bien les représentants de l’État que la population civile. La situation atteint son paroxysme en 1984, lorsque des militants sikhs armés occupent le Temple d’Or d’Amritsar.
Après l’échec des négociations, la Première ministre Indira Gandhi lance l’opération Blue Star afin de déloger les militants du complexe religieux. Le bilan officiel fait état de 83 soldats morts et de plusieurs centaines de morts sikhs, même si les estimations du nombre de victimes civiles restent controversées. Trois mois plus tard, Indira Gandhi est assassinée par deux de ses gardes du corps sikhs, en représailles à l’opération. L’assassinat déclenche des émeutes et des massacres antisémites visant les sikhs dans plusieurs régions du pays, faisant plusieurs milliers de morts.
Au Pendjab, l’État va alors instaurer un régime de gouvernement direct, privant de fait la région d’un gouvernement local autonome, tandis que la police bénéficie de pouvoirs considérables pour lutter contre l’insurrection séparatiste. Voilà pour l’ambiance entre Delhi et sa population sikhe.

Jaswant Singh Khalra (Diljit Dosanjh) documente les atrocités de son gouvernement
Satluj démarre donc vers la fin de cette période agitée, en 1995, alors que l’insurrection vit ses derniers instants. Le film commence par une scène qui chope le spectateur comme rarement vu cette année : ambiance nocturne, patrouille de flics sikhs en train de boire des coups et de plaisanter sur des sujets dérisoires. Ils ont l’air vachement sympas, ces gars-là, en fait. Puis la bascule.
Il s’agit en réalité d’une expédition punitive, avec bizutage des jeunes recrues et mise à mort de jeunes hommes présentés comme des terroristes. C’est cru et froid : on abat les types sans sommation, avant de jeter leurs cadavres dans le fleuve Satluj pour faire disparaître les corps. La mise en scène est glaciale, filmée à bonne distance. Il y a chez le réalisateur Honey Trehan une retenue qui pousse le film vers un réalisme profondément malaisant et qui, avec cette scène d’introduction, choisit de faire du spectateur un témoin plutôt qu’un voyeur.
Le chef de l’escouade, interprété par Suvinder Vicky, accompagne ses subalternes avec un naturel désarmant. L’acteur livre une performance fabuleusement inquiétante et incarne l’un des personnages les plus flippants vus à l’écran ces dernières années, à ranger aux côtés des ecclésiastiques du Rapito de Marco Bellocchio.

Quand le diable interprété par Suvinder Vicky vient manger chez toi
À partir de ce moment-là, le film amorce sa première partie et nous fait suivre Jaswant Singh Khalra, qui va peu à peu découvrir l’ampleur des massacres. Tout commence avec le meurtre d’un ami, puis la disparition de sa tante. Ses recherches le conduisent jusqu’à la morgue, où il découvre l’existence de ces fameux corps « non réclamés ». Et c’est là que le film devient passionnant.
Magnifiquement interprété avec classe par Diljit Dosanjh, Jaswant Singh mène son enquête en plongeant dans les registres administratifs. En recoupant les dates, les lieux et les bons de commande correspondant à des quantités phénoménales de bois — utilisé pour les crémations—, Jaswant Singh met progressivement au jour une véritable machine de mort systémique, allant jusqu’à recenser quelques 25 000 personnes abattues. La police utilise ce système pour kidnapper, torturer et éliminer littéralement tout ce qui bouge.

Jaswant Singh Khalra (Diljit Dosanjh), une classe imperturbable face à l’horreur.
Des jeunes, des vieilles femmes, des enfants, des activistes… Peu importe, tant que cela permet de racketter les familles ou d’augmenter le body count. Car le système de promotion des officiers dépend directement du nombre de cadavres qu’ils collectionnent. La perversion est totale. Même les flics qui refusent de participer au système et tentent de démissionner se retrouvent avec une balle dans la tête — parfois avec toute leur famille. Le réalisateur décrit toutes ces horreurs froidement, avec toujours cette distance « naturaliste » qui fait flipper. Les scènes « d’interrogatoire » sont terrifiantes et sa description de la banalité de l’horreur fait penser au cinéma de Saeed Roustayi et à La Loi de Téhéran, un film qui mettait lui aussi les mains — et les pieds — dans la crasse d’un système répressif totalement normalisé. L’aspect film dossier fait penser au cinéma de Sidney Lumet (Contre-enquête et Le prince New York pour leur description d’un homme face à un système). La quête et le courage de Jaswant connaîtront une fin tragique : il disparaîtra lui aussi.
Pendjab Connection

Samudra Singh interprété par Arjun Rampal qui débarque en enfer.
Le film lance alors sa seconde partie en faisant intervenir un agent du CBI, qui débarque pour enquêter sur la disparition de Jaswant. Interprété par Arjun Rampal, lui aussi impeccable, le policier comprend rapidement les raisons de la disparition de Jaswant et prend en chasse la meute de flics sanguinaires. Le film se concentre alors sur la recherche d’un témoin, les scènes de tribunal et toute une série de flashbacks et de témoignages consacrés aux agissements des tortionnaires. La femme de Jaswant prend également davantage de place, décidant de poursuivre le combat de son mari, tandis que le réalisateur insiste sur la déchéance du flic interprété par Suvinder Vicky. Ce monstre est progressivement lâché par sa hiérarchie et finira par se jeter sous un train. Et c’est là que le film montre certaines de ses limites, en se « contentant » finalement de punir cette escouade de mauvais flics et de leur faire porter le chapeau.

« Miroir miroir, qui est le meilleur boucher ? »
Le réalisateur donne tout de même une belle présence à leur hiérarchie avec le personnage de leur supérieur direct, l’abominable Surjit Singh Bitta, interprété par Kanwaljit Singh. Son personnage est inspiré du véritable « supercop » du Pendjab, Kanwar Pal Singh Gill, également surnommé « The Butcher of Punjab ». Un homme à la carrière pour le moins originale : en parallèle de sa carrière d’artisan de la lutte contre l’insurrection au Pendjab, il devient président de la Fédération indienne de hockey. Contraint de démissionner à la suite d’une affaire de corruption, il se reconvertit ensuite comme expert du contre-terrorisme auprès du gouvernement sri-lankais, participant à la lutte contre les Tigres tamouls au début des années 2000. Il sera également l’un des conseillers de Narendra Modi lors des violences du Gujarat en 2002 et des pogroms contre les musulmans.

L’abominable vérité
Satluj nous montre une belle brochette de flics absolument horribles mais présente, au détour de quelques lignes dialogues leur point de vue, afin d’éviter l’aspect film de propagande. Comme le dit le réalisateur : « Certains critiques ont qualifié mon film d’œuvre de propagande. Si vous dites que c’est un film de propagande, alors laissez-le sortir comme tous les autres. Si les autres peuvent sortir, pourquoi pas celui-ci ? On me reproche aussi de ne pas avoir évoqué l’autre camp. Quiconque souhaite réaliser un film sur l’autre camp est tout à fait libre de le faire. Nous vivons dans un pays libre, une nation libre, où règne la liberté d’expression. Et pour être clair, mes personnages principaux parlent bel et bien de l’autre camp ». Le film, synthétise il est vrai au détour d’un dialogue du monstre Bitta, la problématique de ces flics « Vous ne savez pas combien de coups sont tirés sur nous avant que nous ne ripostions ». Il y a aussi les scènes de désarmement de la population ou encore l’attentat mortel sur le Ministre du Pendjab qui viennent illustrer la dangerosité de l’époque. Mais pour plus de détails, ce ne sont pas les films de propagande sur l’autre côté qui manque.
contre les Tigres tamouls au début des années 2000. Il sera également l’un des conseillers de Narendra Modi lors des violences du Gujarat en 2002 et des pogroms contre les musulmans.

La reconstitution de l’attentat du Ministre en Chef du Pendjab en 1995
Si le réalisateur maintient son récit à hauteur d’homme et ne s’étend pas sur les connexions politiques bien plus vastes — notamment certaines zones d’ombre entourant son héros et son soutien supposé aux Khalistanis ou comment l’élite sikh pro inde a été mise au pouvoir dans les années 90—, c’est pour mieux maintenir, une fois encore, la tension horrifique de cette histoire. Car c’est bien d’horreur dont il s’agit.
Le sound design sinistre appuie lourdement sur cette dimension, tout comme la photographie, qui semble tout droit sortie d’un film de serial killer. La palette de couleur terne, le travail sur les ombres et les compositions du cadre avec des personnages souvent à contrejour produisent une ambiance étouffante. L’illustration d’une horreur quotidienne, sans complaisance, au bilan monstrueux. C’est le combat d’un citoyen pour les droits de l’homme dans un pays qui s’est littéralement torché avec le concept, un pays qui donne carte blanche à une armée de bouchers récompensés et promus en fonction de leur body count. Honey Trehan opte pour une représentation de la violence à contrepied de la surenchère actuelle, où chaque film semble vouloir être plus choquant, plus gore que le précédent. Ici c’est froid, sourd, systémique, noyé dans le flot d’une rivière sombre, à l’image des méandres de l’administration. Le parfait miroir de la violence étatique, qui s’abattra sur le film lui-même, en le faisant disparaître, comme tous ces corps jetés au bûcher.
Grand film.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ Les acteurs ♥ La réalisation hyper solide et sa superbe photo terne en basse lumière ♥ « Entertain, educate, elevate ». On a les trois |
⊗ Pour chipoter, un film forcément partisan -même si terriblement factuel- mais le point de vue proposé ici fait un bien fou dans l’industrie actuelle indienne. |
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| Au-delà de sa (non) sortie rocambolesque Satluj est un film important et précieux. En plus de sa maitrise cinématographique, le réalisateur propose un véritable geste politique en mettant les pieds dans le plat de l’histoire récente de son pays. Un film dossier d’horreur, absolument édifiant et terrifiant. | |

Titre : Satluj
Année : 2026
Durée : 2h44
Origine : Inde
Genre : Drame / Biographie
Réalisateur : Honey Trehan
Scénario : Honey Trehan, Niren Bgatt, Utsav Maitra
Acteurs : Diljit Dosanjh, Arjun Rampal, Kanwaljit Singh, Suvinder Vicky, Geetika Vidya Ohlyan, S. M. Zaheer, Saurabh Sachdeva, Amit Dhawan, Varun Badola













Sources :



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