Isabella Swan, 17 ans, déménage à Forks, petite ville pluvieuse dans l’Etat de Washington, pour vivre avec son père. Elle s’attend à ce que sa nouvelle vie soit aussi ennuyeuse que la ville elle-même. Or, au lycée, elle est terriblement intriguée par le comportement d’une étrange fratrie, deux filles et trois garçons. Bella tombe follement amoureuse de l’un d’eux, Edward Cullen. Une relation sensuelle et dangereuse commence alors entre les deux jeunes gens : lorsque Isabella comprend que Edward est un vampire, il est déjà trop tard.
Avis de Cherycok :
Je suis Cédric, 46 ans au moment où j’écris ces lignes, technicien informatique, amateur de films de vampires que je qualifierai de « bestiaux ». J’entends par là que la figure du vampire romantique m’emmerde au plus haut point et que je suis bien plus branché 30 Jours de Nuit (2007) de David Slade, Vampires (1998) de John Carpenter ou encore Une Nuit en Enfer (1996) de Robert Rodriguez. Mais alors, qu’est-ce que je branle à regarder le premier film de la saga Twilight, adapté des romans pour midinettes de 12 à 18 ans, avec sa romance à l’eau de rose et ses vampires sans canines pointues qui brillent au soleil ? Eh bien après m’être auto-lancé le défi de voir la filmographie de Steven Seagal, après m’être auto-lancé le défi de voir l’intégrale des presque 20 Puppet Master, il est venu le temps du défi de voir la saga Twilight composée de cinq films de 2h environ. Et puis aussi pour essayer de comprendre le phénomène. Oui, j’aime bien me faire du mal, ça permet ensuite d’apprécier des petites séries B qui ne paient pas de mine. Et puis je suis dans ma période « vampires », ça tombe bien.

Alors pour affronter ce nouveau défi, je vais le prendre comme une expérimentation. Il est objectivement impossible que j’apprécie cette saga, alors je me suis dit que, si je me préparais mentalement pour aborder la chose avec les yeux d’une jeune fille de 15 ans aux hormones en plein essor, peut-être que je pourrais comprendre. Mieux encore, peut-être que je pourrais arriver à apprécier un minimum la chose. Alors j’ai appuyé sur le bouton Lecture de la télécommande en me disant que j’étais une adolescente de 15 ans et que j’allais voir une romance avec des vampires fait pour les adolescentes de 15 ans qui veulent voir une romance avec des vampires. Bon, je vous l’annonce tout de suite, l’expérience fût un échec et même si en étant indulgent, je sauverais quelques petites choses dans ce naufrage, on est quand même dans un film sincèrement dégueulasse où il est difficile de trouver quelque chose qui va. Qu’on ait 15 ans ou 46 ans, difficile de ne pas remarquer cette mise en scène complètement à côté de la plaque. Certes, on est possiblement moins difficile à 15 ans, mais il s’est passé quoi avec cette caméra !?! Ça bouge constamment, ça tourne tout le temps, ça travelingue (oui, j’invente des mots) sans cesse, à un point que ça en devient vite très fatigant pour les yeux. Catherine Hardwicke doit détester les plans fixes car elle est incapable de poser sa caméra, se disant peut-être que cela permet artificiellement d’amener du mouvement dans les scènes d’exposition. Un traveling, ça doit avoir un sens, une caméra qui tourne autour des personnages, ça doit vouloir dire quelque chose, ça participe à la narration visuelle. Mais ici, c’est juste gratuit et c’est très rapidement fatigant pour les yeux. On se plaint qu’aujourd’hui, les films ont souvent une photographie terne, mais c’était déjà le cas dans la deuxième moitié des années 2000 et Twilight en est l’exemple même. Tout est morne, tout est gris ou bleuâtre, tout est pâle. Là aussi, ça peut avoir une signification quand c’est bien fait, quand ça sait gérer ce côté sombre, mais on a juste l’impression que l’équipe technique s’est dit que, comme c’est un film de vampires et que les vampires ont le teint pâle, la photo du film doit l’être tout autant. Parce que c’est con apparemment un ado de 14 ans, il faut tout leur prémâcher pour qu’il comprennent que c’est daaaaaaaaaaark. C’est dark mon cul oui, c’est niais que ça n’en peut plus !

Cette romance… bordel de merde cette romance. Oui, ça vire aux gros mots parce que passée 1h de film, on n’en peut déjà plus de scène romance. Le sous-titres du film est « Fascination » et le film nous le montre looooonguement que notre héroïne est fascinée par ce jeune camarade de classe accessoirement vampire Le film nous le montre looooonguement que le dit camarade vampire est fasciné par cette jeune fille. Il n’arrive pas à lire dans ses pensées voyez-vous, et ça, ça l’intrigue. Et puis c’est prude, mais que c’est prude ! Si comme moi vous avez grandi dans les années 80/90 et qu’il y avait des paires de boobs dans à peu près tous les films, sachez qu’ici, une scène dans laquelle ils se léchaient les doigts a été coupée. Oui, faudrait pas choquer les américains un peu trop puritains. Et puis même à 14 ou 15 ans, on le voit que tout le monde joue hyper mal. Entre Kristen Stewart qui n’est jamais juste, balançant des répliques avec un naturel qui ne semble pas avoir sa place dans son jeu ; entre un Robert Pattinson blanc comme un cul qui passe son temps à avoir le visage figé avec des yeux beaucoup trop ouvert pour faire un regard naturel ; entre la tripotée de rôles secondaires qui gravitent autour d’eux qui soit surjouent leurs répliques, soit ne semblent pas forcément croire à ce qu’ils sont en train de jouer (coucou Billy Burke) ; on se retrouve devant une tripotée d’acteurs qui jouent tellement mal qu’on en vient à regretter l’époque AB Production. Et j’exagère à peine ! Et puis on en parle de ce qu’ils font des vampires ? Oui, on en parle de ce qu’ils font des vampires. Alors le vampire version Stephenie Meyer, bon, il est romantique, ok. Mais il n’a pas les canines pointues, il scintille au soleil façon boule à facettes sans que ça lui fasse mal, il ne se nourrit que d’animaux parce qu’il est végétarien et ne veut pas être comme les vilains vampires qui se nourrissent d’humains, il peut sortir en plein jour tant que c’est nuageux. Oui, « végétarien », c’est le terme employé dans le film. Ah, et quand il rencontre un groupe de vampire agressif, ils se feulent dessus comme les chats. Après, c’est des gens normaux hein, ils jouent au baseball, ils aiment monter dans les arbres, ils aiment prendre des postures désinvoltes… Bordel de merde, la vision du vampire, je vous jure, même pour une gamine de 14 ans, on est à la limite du foutage de gueule. Bien entendu, quitte à ne pas mettre de boobs, autant ne pas mettre non plus de gore. Mais alors, pourquoi je dis un peu plus tôt que je sauverais quelques trucs de ce naufrage ? Parce que je salue l’effort d’avoir mis en scène quelques bastons où les acteurs/cascadeurs mouillent la chemise, à grands renforts de câbles, plutôt qu’un tout CGI qui aurait sans doute été bien dégueulasse. Il y a malgré tout deux ou trois plans à sauver également, avec par exemple des paysages plutôt bien mis en valeur. C’est peu, oui, mais on se contente de ce qu’on a, surtout quand il ne se passe pas grand-chose et que donc on se raccroche aux branches pour ne pas rejoindre Morphée.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ Quelques plans plutôt honnêtes ♥ Des scènes d’action regardables |
⊗ Mais que c’est niais ! ⊗ La photographie ⊗ La mise en scène ⊗ Le jeu des acteurs/trices |
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| Nouveau défi, nouvelle saga, et quand je vois ce que donne ce premier volet de Twilight, je me dis que le chemin va être long et douloureux tant le résultat est proche de la catastrophe. Je ne suis clairement pas le public visé, mais difficile malgré tout de comprendre un tel succès. | |

Titre : Twilight : Chapitre 1 – Fascination / Twilight
Année : 2008
Durée : 2h02
Origine : U.S.A
Genre : Vampires pour midinettes
Réalisateur : Catherine Hardwicke
Scénario : Melissa Rosenberg, Stephenie Meyer
Acteurs : Kristen Stewart, Robert Pattinson, Billy Burke, Sarah Clarke, Matt Bushell, Gil Birmingham, Taylor Lautner, Gregory Tyree Boyce, Justin Chon, Anna Kendrick





















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