[Film] Postal, de Uwe Boll (2007)

Dans la ville de Paradise, un homme sans histoires, marié à une obèse, vivant dans une caravane, sans travail, a des soucis d’argent. Il demande à son oncle Dave, gourou d’une secte, de lui prêter de l’argent. Celui-ci, devant quelques millions de taxes, lui propose alors de voler une cargaison de peluches rares en provenance d’Allemagne afin de les revendre… Malheureusement, Ben Laden en personne veut lui-aussi s’approprier les peluches pour abattre une grande plaie sur l’Amérique.


Avis de Rick :
Uwe Boll et les jeux vidéo, c’est une grande histoire d’amour. Pour lui, mais rarement pour les spectateurs, et encore moins pour les fans des licences adaptées. Après un House of the Dead mauvais mais oh combien divertissant et rigolo, Uwe Boll enchaîna les catastrophes : Bloodrayne, Alone in the Dark, King Rising… Détesté de tous, le bonhomme récupère les droits du jeu politiquement incorrect (et interdit en Europe) Postal pour en faire un film, mais également pour en faire un gros défouloir où il fait un doigt à ses détracteurs, mais également à beaucoup de choses qu’il pointe du doigt : la police, le monde du travail, la société, le terrorisme, la religion, le gouvernement… oui rien que ça ! Verdict après 1h40 ? Et bien Postal est toujours aussi mal filmé, connaît des baisses de rythme, mais se montre divertissant, réellement rentre dedans, défoulant, stupide, vulgaire, gratuit, parfois non sensique, et il faut bien avouer que ça fait beaucoup de bien ! Comme indiqué sur la pochette Américaine, Postal, c’est un peu du South Park en live, un grand fourre tout qui manque parfois de réel fil conducteur, mais dont certaines scènes resteront dans les esprits pour leur aspect politiquement incorrect. Car dans Postal, tout peut arriver.

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Nous suivons donc le Postal Dude (Zack Ward, Presque Célèbre, Freddy VS Jason, Alone in the Dark 2), un mec banal qui a vraiment une vie de merde dans la pire ville qui soit. Marié à une obèse qui ne quitte jamais son lit et se fait prendre par les voisins, mais également des vieux et des flics, le Dude chercher du travail. Occasion pour Boll de rentrer dans le tas des sociétés, des méthodes de recrutements, mais également de pole emploi. C’est vulgaire, c’est gratuit, et ça fait rire, surtout que Boll ne recule devant rien, et tout le monde en prend pour son grade. À croire qu’il nous veut se faire fusiller encore plus que d’habitude, Boll nous offre même en scène d’ouverture deux musulmans pilotant un avion et se disputant pour savoir combien de vierges ils auront en mourant en martyres, avant que des passages ne débarquent et que l’avion ne s’écrase par accident dans les tours… Osé ! La suite l’est tout autant. Fusillade au pôle emploi, culte religieux avec femmes à poil, mendiant en mode racaille ornée de bijoux bling bling, flics ripoux, chinoise tuée à bout pourtant avec un fusil à pompe, entretien d’embauche à base de questions stupides et de chansons… Oui, Postal va loin, et on prend son pied malgré un manque clair et net de vrai fil conducteur, l’ensemble prenant plus souvent l’apparence de petites scènes mises bout à bout et filmées n’importe comment, sans logique.

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Comme dit plus haut, c’est toujours mal filmé, avec une photographie pas toujours jolie, une caméra parfois hésitante, des acteurs parfois en roue libre, mais Postal va toujours plus loin, parfois trop loin (tout n’est pas drôle) et on ne voudra retenir que son côté délirant et politiquement incorrect. Car quand on pense que le métrage ne pourra pas aller plus loin, voilà que Postal nous offre Ben Laden ami et marchant dans les champs main dans la main avec Bush, Verne Troyer en nain violé par des singes, un chat faisant office de silencieux pour pistolet, des handicapés maltraités, des enfants tués par dizaines (voir plus). Uwe Boll lui-même apparaît dans son film, jouant son propre rôle et surtout jouant la carte de la provocation en donnant une raison de plus à ses fans de le détester, criant que ses films sont financés par de l’ancien or nazi, ou encore qu’il déteste les jeux vidéo. Oui, Postal c’est un gigantesque défouloir grandeur nature parfois mal foutu, parfois drôle, parfois fou, parfois extrêmement débile, qui donne la patate si l’on en supporte les excès et la vulgarité. Uwe Boll se montre généreux dans ce qu’il nous offre, et ça, il faut avouer que c’était plutôt rare passé House of the Dead.

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Uwe Boll signe un film divertissant, prouvant qu’il peut aussi parfois offrir de belles surprises, tout en gardant tous ses défauts : mal filmé, mal rythmé, mal écrit, parfois mal joué, mal monté.

Note :

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 PostalTitre : Postal
Année : 2007
Durée : 1h40
Origine : U.S.A / Allemagne
Genre : Défouloir nawak
Réalisateur : Uwe Boll

Acteurs : Zack Ward, Dave Foley, Chris Coppola, Jackie Tohn, J.K. Simmons, Verne Troyer, Larry Thomas, Chris Spencer et Michael Paré

 Postal (2007) on IMDb


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6 Comments

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  1. Film tout bonnement excellent. Vu il y a quelques années, et complètement barré, avec des idées toutes plus stupides les unes que les autres, vraiment très très fun. Un des meilleurs UWE BOLL avec Rampage

  2. tu m’a convaincu je me suis commandé le dvd. Ca a l’air encore plus con et fou que hypertension 2 (pour moi une référence)

  3. Aussi paradoxal que celà puisse paraitre, c’est à force de lire des critiques assassines au sujet de ses films, généralement accompagnées de chapelets d’insultes diverses et variées; bref à force d’être témoin de ce que l’on appele le “Boll Bashing”, que je me suis intéressé au cas du réalisateur Allemand visiblement le plus détesté de tous les temps !
    Comment ça je suis fou ? Non non, juste bizarre parfois !
    Postal fût donc ma 1ere confrontation avec l’univers singulier du teuton, et je dois avouer qu’au départ, je me demandais un peu à quelle sauce j’allais être mangé..
    Allais-je rendre mon déjeuner dés les premières minutes ?
    Hé bien non !
    Je me suis retrouvé plongé dans un film, un univers certes particulièrement provocateur, acide et politiquement incorrect, sorte de croisement plus ou moins improbable entre South Park, Dobermann et du Tarantino sous extasy !
    Une histoire complètement perchée peuplée de personnages bien débilos et bien trash !
    Un facteur cocu et revenchard, un nain hystérique, un gourou illuminé amateur de donzelles peu frileuse, Georges W.Bush, un groupe de terroristes Talibans décérébrés (pléonasme !) menés par Ben Laden lui-même..et même Uwe Boll en personne en Tyrolien dans un rôle bien subversif comme il les affectionnes, lors d’une scène de fusillade d’anthologie dans un parc d’attractions !
    Une galerie bien frapadingue !
    (Mention spéciale à la femme nymphomane du héros, coincée dans la caravane, qui pourrait faire le “Avant” d’une pub avant-après pour Slim Fast !)
    Le film nous narre une histoire rocambolesque, riche en moments d’anthologie bien jouissifs (voir la critique de Rick)
    On retrouve bien le côté subversif, trash et provocateur du célèbre jeu vidéo PC “Postal”, interdit dans de nombreux pays, et dont le film est l’adaptation. (comme quoi, les adaptations de jeux du sieur Boll ne sont pas toutes mauvaises !)
    Bref, voilà un film totalement culte (à mes yeux en tout cas) qui mérite clairement que l’on s’y intéresse, pour peu que l’on soit ouvert d’esprit et prêt à s’attendre à tout !
    Depuis ma découverte de cette œuvre, j’ai vu pas mal de films du catalogue Boll (House of the Dead, The Last Squad a.k.a Tunnel Rats, Rampage-Sniper en Liberté, Rampage 2, Assaut Sur Wall-Street..) et je peux dire qu’en dehors de ses adaptations de jeux vidéo, plutôt calamiteuses il faut reconnaitre (Postal et le très fun House of the Dead mis à part), Uwe Boll est un réalisateur bien plus intéressant que certains semblent le penser (sans parler de ceux qui ne font que suivre le fameux “Boll bashing” en répétant ce qu’ils entendent sans avoir jamais vu le moindre film du teuton) et qui se montre capable de balancer de petits brûlots, certes imparfaits et souvent bien déviants, mais ô combien attachants et bien plus profonds et intelligents qu’ils n’y paraissent au premier abord !
    Pour ça, je dis bravo Mister Boll !

  4. Je suis un peu d’accord avec toi, et il suffit de lire mes critiques de Rampage ou Assaut sur Wall Street pour s’en rendre compte. Certes, il a fait d’immondes purges du genre Farcry, Alone in the Dark ou Blood Rayne, mais j’aime beaucoup Postal et House of the Dead que je trouve très fun. Après, j’ai un peu d’appréhension à regarder Rampage 2 et 3, j’avoue, et je n’ai pas encore vu Tunnel Rats ni son film sur la boxe (parait qu’il est pas mal celui là). Mais je m’y relancerais un jour.

  5. Rampage 2 m’a agréablement surpris, même s’il a un côté un peu plus surfait que le 1er qui était assez brut et dépouillé, il vaut le coup d’œil !
    Rampage 3 ne me tente pas par contre..
    Pour The Last Squad a.k.a Tunnel Rats, c’est franchement un bon film de guerre, certes un peu académique dans son traitement, mais qui a le mérite d’aborder un sujet peu connu de la guerre du Viet-Nam.
    Quand a son film sur la boxe, pas encore vu !

  6. Je les ai tous qui trainent les Uwe boll normalement, donc dès que je m’en sentirais le courage, je me relancerais ^_^

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