Mark Goddard, un flic de Los Angeles qui a un penchant pour la violence, est recruté par une société de police secrète qui rend justice en dehors de la loi.
Avis de John Roch :
Dans The Sweeper, connu en France sous les noms Sweeper Le Nettoyeur et L’Exécuteur, Jeff Fahey est un bon flic, mais il a des problèmes. On ne sait pas trop pourquoi mais visiblement il a bavé sur les rouleaux de la personne qu’il ne fallait pas, qui envoie une escouade de sbires tuer toute sa famille. A partir de là, on pourrait penser que The Sweeper reprend la formule de Zero Tolerance mais ici, PM Entertainment nous la fait à l’envers. On aurait dû s’en douter dès le générique dans lequel le nom de Jeff Fahey n’apparait pas en premier, que dans les années 90 de The Sweeper, on écoute encore du disco en pattes d’eph et si vous doutiez encore que l’acteur allait être le héros de l’histoire, il se fait fumer à peine dix minutes après le début de cette production PM à laquelle Jeff Fahey a participé à titre symbolique. Lorsque The Sweeper est mis en chantier, Richard Pepin et Joseph Merhi essayaient de monter en gamme et en ambition. C’est lors d’une discussion entre Jeff Fahey et Joseph Merhi que ce dernier évoque un projet de comédie dramatique écrite par Robert Downey Sr., ce qui intéresse grandement le premier. Il accepte alors un petit rôle et se positionne en tant que producteur associé sur The Sweeper pour pouvoir par la suite participer à un projet qui capotera avec PM pour devenir plus tard Hugo Pool.

Ce n’est donc pas Jeff Fahey le héros de l’histoire, mais son fils joué par C. Thomas Howell quand il est grand et devenu flic comme son père. Seulement l’assassinant de sa famille à laisser quelques traces sur sa personnalité, il est du genre impulsif et à tirer ou à cogner avant de réfléchir à la situation. Ça lui arrive de tuer des gens aussi et lorsque The Swapper débute, il en est à son neuvième criminel refroidi et ça à la LAPD, ça débloque un niveau supérieur. Il est directement approché par la JI, pour Justice Incorporated, un groupe de flics qui comme lui ont été recrutés par une branche secrète du gouvernement qui les laisse faire les vigilantes en leur versant plein de pognon. Au départ, C. Thomas Howell n’est pas chaud car tuer plus par plaisir que par vocation professionnelle ce n’est pas son truc, mais vu que le chef de l’organisation a le bras si long qu’il peut faire la lumière sur l’assassinat de sa famille, il va naturellement accepter de faire tout exploser pour découvrir la vérité. Les scénarios chez PM, on commence à connaitre la chanson : on s’en cogne, tant qu’il y a de l’action, le reste… ici, il n’est pas forcement écrit avec les pieds, mais il met des choses en place sans jamais les exploiter par la suite. Que le film tente de mettre en place une société secrète de vigilantes qui punissent ceux qui passent entre les mails du filet de la justice, soit. Mais l’exploiter aurait été sympa aussi car en l’état on n’en verra rien ni personne. De plus, la JI s’occupe des dealers, tueurs et violeurs, mais donne à C. Thomas Howell pour mission de démanteler un gros cartel entre deux visites chez son ex pour régler ses histoires de couple. Ce n’est pas forcement désagréable à suivre, pas plus que n’importe quel film d’action fonctionnant sur les mêmes schémas et clichés, mais non seulement l’intrigue est anémique, mais elle est aussi superflue de A à Z. Rien ne tient vraiment la route dans ce qui se met en place et en plus de ça, le script réussi à prendre pour un con le spectateur sur la longueur.

Ceci n’éclipse pas le plus gros problème de The Sweeper : Son acteur principal. Non pas que C. Thomas Howell se contente du minimum syndical en cachetonnant, il a même collaboré à nouveau avec PM qui lui a offert deux films dont il est le héros et le réalisateur, mais il n’a pas les épaules pour le rôle. Celui qui a commencé sa carrière chez Steven Spielberg, Francis Ford Coppola et John Milius a du mal à convaincre en flic dur à cuire bien qu’il est à noter une bonne implication dans les scènes d’action car il est temps d’y venir et sur ce point, c’est un carton plein. Si The Sweeper prend son temps avant de vraiment démarrer le temps qu’il expose son scénario, c’est pour mieux surprendre par la suite. On reste chez PM avec ce que ça implique comme bastons, gunfights inspirées par le cinéma HK et explosions de partout à la puissance 10, en plus de cascadeurs qui sautent d’immeubles, parfois en feu. Cette production est connue pour être l’une des plus ambitieuses sortie de chez PM en termes d’action et cela se ressent. The Sweeper a un atout dans sa manche (le même que l’excellent PM Rage avec Gary Daniels) en la personne de Spiro Razatos. Le coordinateur des cascades et réalisateur de seconde équipe livre des scènes d’action et des poursuites tout simplement folles, à l’image de celle où un bad guy fait péter des bouteilles de gaz à coup de uzi en faisant exploser des bagnoles, ou de celle qui clôture le film qui mêle explosions de véhicules légers et lourds, mais aussi le décès de quelques-unes des neufs caméras qui ont servies à capturer toute cette furie pyrotechnique, C. Thomas Howell qui n’en revient pas de ce qui lui arrive et si cette fois il n’y a pas d’hélicoptère, il y a un avion qui s’invite à la fête. The Sweeper c’est PM à son meilleur. Un film qui ravira les amateurs de B movies d’action dopés aux explosions et aux cascades de dingue, et même les autres…

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ De l’action ♥ Des explosions, plein d’explosions ♥ Des cascades de dingues |
⊗ C. Thomas Howell a du mal à convaincre ⊗ Le scénario… il existe… |
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| The Sweeper c’est PM à son meilleur. Un film qui ravira les amateurs de B movies d’action dopés aux explosions et aux cascades de dingue, et même aux autres… | |


Titre : The Sweeper / Sweeper Le Nettoyeur / L’Exécuteur
Année : 1996
Durée : 1h30
Origine : USA
Genre : PM
Réalisateur : Joseph Merhi
Scénario : Jacobsen Hart, William Applegate Jr. et Heather Ferreira
Acteurs : C. Thomas Howell, Jeff Fahey, Ed Lauter, Kristen Dalton, Janet Gunn, Felton Perry, Max Elliott Slade, Cynda Williams





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