Discrètement, les chefs des plus grandes organisations criminelles du monde se réunissent. Leur but : se doter d’un arsenal nucléaire. Les empereurs de la pègre n’avaient cependant pas prévu le vol d’une précieuse disquette, élément indispensable à leur plan d’armement, par de petits malfaiteurs. Ils avaient encore moins prévu que celle-ci tombe entre les mains de Johnny Wu, un médecin doté d’une force de frappe peu commune…
Avis de Cherycok :
Vous croyiez que j’allais m’arrêter en si bon chemin ? Mais non, et forcément, après Le Cercle de Feu, Le Cercle de Feu 2, voici le 3ème et dernier opus de cette saga PM Entertainment avec Don « The Dragon » Wilson, considéré par certains comme le meilleur de la trilogie. À ça je répondrais oui et non, car Le Cercle de Feu 3 est un film un peu schizophrène, et le fait que trois réalisateurs soient crédités y est sans doute pour quelque chose. C’est simple, si tout le film avait été dans la même veine que le premier acte, il aurait potentiellement fait partie du haut du panier du catalogue PM Entertainment. Malheureusement, ce n’est pas le cas et Le Cercle de Feu 3, bien que pas désagréable pour ce genre de série B so 90’s, reste dans le milieu de gamme de ce que la « célèbre » boite de production a mis sur VHS dans les années 90.

Il y avait une continuité du 1er au 2ème film, avec une grosse partie du casting qui était revenu. Ce n’est pas le cas pour ce 3ème film puisque à part Michael Delano qui reprend son rôle d’inspecteur qui ne sert pas à grand-chose, seul Don « The Dragon » Wilson est présent pour aller botter des culs. Wilson incarne toujours Johnny Wu, médecin dans un hôpital, mais on apprend que sa femme est morte, l’actrice n’ayant sans doute pas voulu rempiler, et tous les sidekicks qui l’accompagnaient dans le deuxième film ont soudainement disparu de la circulation. A la place, on aura droit à son fils, incarné par le vrai fils de Don Wilson, à un nouveau love interest, une garde forestière qui n’aime pas bien les braconniers, et à un Don Wilson qui est décidément toujours au mauvais endroit au moment mauvais moment, se retrouvant au milieu d’un trafic d’armes nucléaires contre les mafias de plusieurs pays (Italie, Russie, …) dans ce qui se fait de mieux en termes de caricature grossière de ce milieu. Dans Le Cercle de Feu III, finies les divagations post-nuke du 2ème film, le cahier des charges a fini d’être écrit et on est dans un PM Entertainment pur jus dès l’introduction avec, en même pas 10 minutes, un gunfight, une baston sur un toit, un hélicoptère qui explose, des loubards qui rentrent en moto dans un hôpital pour chercher la merde et un Wilson qui va leur faire tâter de son kick. Et puis on va par la suite avoir droit à des voitures qui explosent, des voitures qui traversent des caravanes, des voitures qui sautent par-dessus d’autres voitures, … Bref, tout ce qu’on attend d’une production PM. Tout du moins, jusqu’à ce que le film change de cap, sans doute histoire de varier un peu les plaisirs, en délocalisant son action en pleine montagne enneigée façon course poursuite à pieds au milieu des arbres et qu’à partir de là, le divertissement jouissif du premier acte se transforme en quelque chose de bien plus classique, de bien plus terre à terre, bien plus fade finalement, bien que restant malgré tout honnête.

Comme dit plus haut, on a vraiment cette impression que le film se divise clairement en deux parties bien distinctes, et même que ces parties ont un peu de mal à s’assembler correctement. Comme si tout le budget du film avait été cramé par ces carambolages, par ces explosions, et qu’à un moment on avait demandé à un réalisateur un peu plus économe de prendre le relais et qu’il avait dit aux acteurs de courir dans la montagne car ça ne coute pas cher. Allez savoir ce qu’il en est réellement. Une fois de plus, personne ne va gagner ici le prix du meilleur acteur. Néanmoins, Don Wilson s’investit vraiment dans son personnage et signe la meilleure performance des trois films, arrivant même à rendre son personnage attachant. Il faut dire que dans les deux premiers, il était complètement aux fraises et il semble un peu mieux dirigé ici. Mais mention spéciale à John Del Regno en sous Joe Pesci dans le rôle du mafieux italien, et à C. Nelson Morris dans celui de l’assassin russe qui se contente de faire les gros yeux en prenant un air méchant. Le Cercle de Feu III se fait très rythmé et il ne se passe pas cinq minutes sans qu’il y ait une scène d’action. Ça canarde, ça explose, ça se met sur la gueule, dans ce qui s’avère être final, si on prend le film sans son ensemble, une série B assez classique mais malgré tout correctement efficace si on prend le film pour ce qu’il est. On pourrait regretter que les combats mano à mano soient ici moins mis en avant, une grosse partie des artistes martiaux des deux premiers films n’étant pas présents, mais c’est néanmoins suffisamment rythmé pour nous faire oublier un scénario pas bien brillant, rempli de facilités et alignant tous les clichés du genre (la disquette que tout le monde veut, le médecin badass, …). Certes, la seconde moitié du film, peu inventive, fait un peu pâle figure comparé à la première bien plus déjantée dans son action, mais Le Cercle de Feu III fait son office pour peu que vous n’en attendiez pas grand-chose.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ Une bonne première moitié ♥ Très bien rythmé ♥ Un Don Wilson qui se donne à fond |
⊗ Une seconde moitié en deçà ⊗ Un jeu d’acteur globalement mauvais ⊗ Des bastons toujours mal montées |
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| Dernier volet de la saga, Le Cercle de Feu III est une série B regardable qui perd en route le fun de sa première partie pour se transformer en film d’action martial assez lambda. Don Wilson s’investit comme il peut, mais ce n’est pas suffisant. | |

Titre : Le Cercle de Feu III / Ring of Fire III : Lion Strike
Année : 1994
Durée : 1h31
Origine : U.S.A
Genre : Don vs Wild
Disponibilité : DVD
Réalisateur : Rick Jacobson, Jacobsen Hart, Paul G. Volk
Scénario : Joseph John Barmettler, Art Camacho, Jacobsen Hart
Acteurs : Don Wilson, Bobbie Phillips, Marcus Aurelius, Timothy D. Baker, Nathalie Barish, Art Camacho, Cash Scot Casey, Carl Ciarfalio, John Del Regno, Ancel Cook























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