Vétéran du Vietnam et médecin, Johnny Woo est un homme paisible. Si tranquille qu’il refuse la bagarre en dépit de sa maîtrise des arts martiaux. En apprenant la mort de son frère dans un tournoi clandestin de kickboxing, Johnny Wood n’a pas d’autre choix que de serrer les mâchoires et les poings. Pris dans le tourment d’une guerre de gangs et de règlements de compte, il trouve enfin les assassins de son frère…
Avis de Cherycok :
Des films comme Bloodsport, Kickboxer ou Best of the Best, qui ont été des gros succès, ont lancé la mode des films d’arts martiaux sur le marché de la vidéo. On a vu fleurir tout un tas de pseudos suites, mais aussi de nouvelles licences (Bloodfist) avec dans le premier rôle un spécialiste des arts martiaux. Bien que moins connu que Van Damme ou Seagal, Don « The Dragon » Wilson, plus d’une dizaine de fois champion du monde de kickboxing, a été l’une des figures les plus présentes de la série B martiale de vidéoclub des années 90 et l’une de ses plus « célèbres » sagas est sans contexte Le Cercle de Feu, produite par une des compagnies les plus célèbres de la séries B 90’s, j’ai nommé PM Entertainment Group. Nous allons donc nous intéresser aujourd’hui au premier volet de cette trilogie, sorti en 1991, et qui compte en plus à son casting un de mes acteurs fétiches de cette période, le bien nommé (contrairement à la jaquette VHS française) Gary Daniels. Bon, ce n’était pas fou-fou Le Cercle de Feu, mais j’étais malgré tout content de le voir.

Premier film de Rick Jacobson, qui œuvrera pas mal par la suite dans la série B martiale (Kickboxer Cop, Full Contact, Bloodfist VII) et du réalisateur maison de PM Entertainment Richard W. Munchkin, la conception de Le Cercle de Feu aura été ultra rapide puisqu’il qu’entre l’écriture du scénario et sa première projection, il ne se sera écoulé que 6 mois. Oui, on était pressé de faire de l’argent à cette époque. En même temps, le scénario a été facile à écrire puisqu’il reprend l’histoire de Romeo et Juliette de William Shakespeare, avec ces deux personnages qui tombent amoureuses mais dont les familles sont en guerre l’une contre l’autre. Cette « guerre », c’est l’occasion de rajouter tout un tas de scènes martiales, afin de montrer qu’on a au casting des spécialistes qui savent lever bien haut la gambette. Et c’est vrai qu’entre Don Wilson, Gary Daniels, mais aussi les moins connus Vince Murdocco (Fist of Honor, To Be The Best), Dale Jacoby (Karate Tiger, Rocky 5) ou encore Steven Vincent Leigh (To Be The Best, Sword of Honor), Le Cercle de Feu rassemble un certain nombre de champions du monde dans leur discipline. Mais bon, ce n’est pas parce qu’on est bon pour faire des coups de pieds retournés qu’on sait jouer la comédie et, une fois de plus, Don The Dragon Wilson brille par son manque de jeu. On sent qu’il essaie, mais ses expressions faciales pour essayer de faire ressentir la tristesse de son personnage, pour essayer de nous montrer comment il drague, ou tout simplement lorsqu’il réfléchit, ça a plus tendance à nous faire sourire qu’à réellement nous impressionner. Mais il n’est pas le seul à ne pas savoir réellement jouer et une bonne partie du casting est à côté de la plaque et leur mauvais jeu couplé à une VF bien gratinée (avis aux amateurs), ça faut un combo assez succulent pour les amateurs de bisseries. Steven Vincent Leigh est peut-être celui qui s’en sort le mieux, mais on est loin d’être dans du … Shakespeare. De plus, les personnages sont stéréotypés et caricaturaux au possible et ce qui faisait l’originalité du film, se calquer sur Romeo et Juliette, devient au final ce qui le pénalise le plus avec une pseudo-romance complètement ratée, entre personnages à claquer, dialogues mièvres et mise en avant beaucoup trop prononcée au détriment des scènes d’action qui sont pourtant mises en scène comme si elles étaient le cœur du film.

Certaines scènes frôlent le ridicule. Non, elles ne le frôlent pas, elles tombent en plein dedans. Comme cette danse au bal masqué et ce déguisement qu’arbore avec un énorme sérieux Don Wilson et qui pourrait faire échapper des fous-rires si on n’est pas vigilant. Ou encore cette auscultation un peu particulière à l’hôpital et sa petite musique fluette, suivi d’un montage de détente à la fête foraine, même topo. Et puis il a une bonne dose de nudité complètement gratuite, avec des plans boobs dès que le film en a l’occasion car les années 80 ne sont pas si loin. Un mec et une femme aux mœurs légères entrent dans un jacuzzi ? Boobs. Une femme vient réconforter son copain avant son combat ? Boobs. Une douche ? Bah boobs voyons ! Ils savaient bien à l’époque qu’il ne fallait pas grand-chose pour qu’un jeune homme soit heureux : des mecs qui se tapent dessus et des boobs. Mais derrière ces boobs, il y a malgré tout un film qui aborde des thématiques comme le racisme ou la difficulté de s’intégrer. Bon, sauf qu’il s’y prend comme un manche et on se retrouve avec des dialogues aux allusions très racistes, quand ils ne le sont pas frontalement. On sent l’envie de sensibiliser le public, mais ce n’est clairement pas fait comme ça devrait. Et les combats dans tout ça ? Eh bien ils sont chorégraphiés et surtout filmés à l’américaine de cette époque, c’est-à-dire assez violents, mais avec un montage qui ne laisse jamais réellement apprécier correctement les chorégraphies d’Art Camacho. Mais pour ce genre de produit, ça reste malgré tout acceptable, avec un côté parfois bien bourrin, à l’exception de la scène dans la rue où les figurants font un peu n’importe quoi. Et puis un combat om Gary Daniels nargue son adversaire avec des grands écarts dans tous les sens, ça ne se refuse pas. Les artistes martiaux sont bons dans tous les cas et leurs mouvements plutôt agréables à l’œil, mais dommage que les combats semblent trop répétés et que, pour le coup, ils ne semblent pas naturels, trop préparés, et manquent de fluidité.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ Un joli casting martial… ♥ Des combats amusants… ♥ Des boobs ! |
⊗ … mais ça joue comme des patates ⊗ … mais pas bien montés ⊗ Le côté raciste de certains dialogues ⊗ Une romance envahissante |
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| Au final, Le Cercle de Feu n’est ni bon ni mauvais. C’est une petite série B martiale moyenne, certes regardable et devant laquelle on peut prendre un peu de plaisir, mais PM Entertainment a largement fait mieux. | |

LE SAVIEZ-VOUS ?
- Ce film faisait partie d’un contrat de trois films avec PM Entertainment initialement prévu pour Loren Avedon qui l’a refusé en cherchant quelque chose de plus grand et Don Wilson signé à la place. Les deux autres films étaient Out for Blood (1992) et Cyber Tracker (1994). Avedon a déclaré plus tard qu’il regrettait sa décision.
Titre : Le Cercle de Feu / Ring of Fire
Année : 1991
Durée : 1h37
Origine : U.S.A
Genre : Romeo et Juliette version boxe thaï
Disponibilité : DVD
Réalisateur : Rick Jacobson, Richard W. Munchkin
Scénario : Jake Jacobs, Richard W. Munchkin, Steve Tymon
Acteurs : Don Wilson, Maria Ford, Vince Murdocco, Dale Jacoby, Steven Vincent Leigh, Gary Daniels, Michael DeLano, Eric Lee, Ron Yuan, Shaun Shimoda, Jane Chung























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