[Série] Twisted Metal – Saison 2 (2025)

John Doe et Quiet participent au tournoi mortel Twisted Metal, un derby de démolition organisé par Calypso, un personnage mystérieux. Tandis qu’ils tentent de survivre à l’assaut de nouveaux ennemis et à des visages familiers comme le clown meurtrier Sweet Tooth, les choses se compliquent pour John lorsqu’il retrouve sa sœur perdue de vue, la justicière Dollface…


Avis de Cherycok :
Je vous ai parlé récemment de comment j’ai avalé les 10 épisodes de la première saison de la série Twisted Metal, qui adapte l’univers de la saga vidéoludique du même nom. Forcément, vu comment cette première saison était fun, je n’allais pas en rester là et je me suis donc lancé dans la foulée dans la saison 2. Et devinez quoi ? Eh bien j’ai là aussi avalé les 12 épisodes de cette saison 2 en à peine trois soirs parce que, devinez quoi, c’était aussi fun que la saison 1. Pourtant, bien qu’elle soit dans la continuité, reprenant là où la série s’était arrêtée jusque-là, ce que propose cette saison 2 est différent et au final bien plus proche de ce que proposent les jeux vidéo, là où la saison 1 était en quelques sortes un long prologue qui installait le monde postapocalyptique et qui présentait les personnages principaux. C’est certain, on perd ici un peu en spontanéité et en nouveauté, mais la série commence enfin à ressembler à Twisted Métal avec un tournoi mortel qui va être au cœur de la saison. Alors amis des voitures bricolées, des armes qui mitraillent, des explosions et de personnages bien barrés, welcome on board !

Un des reproches qu’on pouvait faire à la première saison, c’est que le cœur des jeux, à savoir les tournois, n’y était pas. Cette saison 2 corrige le tir et va exploiter le tournoi mais aussi et surtout tous les personnages complètement fous qui gravitent autour. La compétition va se dérouler en plusieurs étapes, chacune d’elle diminuant petit à petit le nombre de participants, jusqu’à l’étape finale et son gagnant qui aura droit à faire un vœu, n’importe lequel, qui sera obligatoirement réalisé par l’organisateur du tournoi, le sinistre Calypso qui, tout du long, ne se contente pas d’être simplement l’organisateur, il est aussi là pour prendre un malin plaisir à voir les participants se détruire entre eux dans ce spectacle improbable. Bien que le tournoi à proprement parler ne commence réellement qu’à l’épisode 5, tout le début de saison est là pour à la fois approfondir les personnages survivants de la première saison, mais aussi nous présenter tout un tas de nouveaux personnages que les amateurs des jeux de la saga reconnaitront immédiatement. La série ne s’attardera pas longuement sur tous, mais certains comme Mr Grimm, et son passé commun avec la mascotte de la saga Sweet Tooth, ou Axel et son véhicule infernal composé uniquement de deux roues gigantesques sur lesquelles il s’accroche avec d’énormes mains cybernétiques. Dans cette saison 2, le personnage de Quiet devient bien plus important. Elle n’est plus simplement la partenaire de John Doe, elle acquiert son propre arc narratif, son propre objectif pour le tournoi, et quelque part sa propre vision politique du monde. Sweet Tooth, déjà génial dans la saison 1, prend bien plus de place dans cette saison 2 et s’avère tout aussi attachant malgré ses tendances psychotiques et sa furieuse envie de séparer des têtes du reste de leurs corps. Son duo avec Stu fonctionne très bien, et son conflit avec le nouveau personnage Mr Grimm (et l’histoire commune qui est évoquée) amène une certaine profondeur au personnage. Quant au personnage principal de John Doe, il n’est clairement pas laissé de côté et c’est d’ailleurs lui qui va proposer le principal arc narratif émotionnel avec le personnage de Dollface, qui est en fait sa sœur (pas de spoiler ici, la fin de la saison 1 nous le dit), qui se souvient parfaitement de lui alors que John, amnésique, ne se souvient pas d’elle. Malheureusement, cette saison 2 ne prend pas le temps de développer certains autres personnages secondaires, comme Vermin et son camion (le Roach Coach, arborant fièrement un énorme cafard sur son toit). Un personnage certes absurde, utilisé pour l’humour et le côté grotesque de l’univers, mais qui aurait pu être bien plus intéressant s’il avait eu un peu plus de substance.

Le méchant de cette saison, Calypso, est une des bonnes surprises et Anthony Carrigan (Superman, Death of a Unicorn) a la gueule de l’emploi pour le représenter à l’écran. Le personnage est d’ailleurs des plus mystérieux, semblant vieux de plusieurs centaines d’années, doté de pouvoirs étranges qu’on ne nous explique jamais pour amener un soupçon de mystère sur son origine. Car ce n’est pas juste l’organisateur de ce tournoi, on comprend vite que c’est un personnage très manipulateur, qui a énormément de poids dans le monde de la série, un connard de première qui sera clairement présent dans la saison 3 et qui risque d’ailleurs de prendre une tout autre envergure. Pour en revenir à cette saison 2, l’équilibre entre l’émotion et l’action est mieux dosé. L’humour est toujours noir et déjanté, mais le rythme se fait meilleur et surtout les scènes d’action sont encore plus funs que celles de la première saison puisque se rapprochant ici clairement de ce qu’on peut trouver dans les jeux. On est toujours dans du mitraillage à outrance, dans de la roquette qui fait des gros boums, dans du dérapage plus ou moins contrôlé sur le bitume, le tout avec plusieurs véhicules iconiques à l’esthétique de manière générale plus proche de celle des divers jeux Twisted Metal. L’ensemble du casting semble parfaitement à l’aise dans cet univers déjanté et est conscient de ce qu’il est en train de tourner, se permettant du coup de parfois se lâcher et de s’amuser du côté absurde et sanglant de l’univers. Il n’y a qu’à voir l’épisode bien barré du bal de promo pour s’en convaincre. Mais une fois de plus, la série a l’intelligence de ne pas adapter littéralement un jeu particulier de la saga, mais de construire sa propre continuité en allant juste piocher ce dont elle a besoin dans les jeux pour rendre crédible ce qu’elle raconte. Et quand on voit ce que le dernier épisode nous spoile pour la saison 3, il y a clairement matière à faire quelque chose d’encore plus grand et d’encore plus fou. Alors certes, tout n’est pas parfait. Comme dit plus haut, certains personnages secondaires auraient mérités plus d’attention. Il y a également certains effets spéciaux et décors qui trahissent le faible budget de la série (bien que cela semble supérieur à la saison 1). On pourrait également reprocher une certaine redondance dans la construction de cette saison 2, avec par exemple des courses mortelles qui, d’une course à l’autre, ont un peu de mal à se renouveler. Mais au final qu’importe car cette série se doit d’être regardée sans trop réfléchir et simplement profiter sur le moment du fun qu’elle procure. Tout n’a pas à être philosophiquement travaillé, tout n’a pas à laisser une trace indélébile. Certaines choses se doivent d’être appréciées sur le moment juste pour se faire du bien, et Twisted Metal est de ces choses là.

LES PLUS LES MOINS
♥ Les personnages
♥ L’ambiance post-apo réussie
♥ Le côté déjanté
♥ Les scènes d’action
♥ La bande son
⊗ Certains personnages délaissés
⊗ Un manque de budget qui parfois se voit

Avec cette saison 2, la série Twisted Metal devient bien plus proche de la saga vidéoludique qu’elle adapte et le résultat est toujours aussi fun et déjanté. Avec son format 30min, les épisodes s’avalent sans qu’on voie le temps passer.



Titre : Twisted Metal
Année : 2025
Durée : 12 x 30min (Saison 2)
Origine : U.S.A
Genre : Que le carnage commence !
Créé par : Rhett Reese, Paul Wernick, Michael Jonathan Smith
Scénario : Rhett Reese, Paul Wernick, Michael Jonathan Smith

Acteurs : Qnthony Mackie, Stephanie Beatriz, Joe Seanoa, Mike Mitchell, Tahj Vaughans, Anthony Carrigan, Saylor Bell Curda, Richard De Klerk, Patty Guggenheim


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Auteur : Cherycok

Webmaster et homme à tout faire de DarkSideReviews. Fan de cinéma de manière générale, n'ayant que peu d'atomes crochus avec tous ces blockbusters ricains qui inondent les écrans, préférant se pencher sur le ciné US indé et le cinéma mondial. Aime parfois se détendre devant un bon gros nanar WTF ou un film de zombie parce que souvent, ça repose le cerveau.
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