Une riche héritière est enlevée pendant une émeute. Un flic incorruptible est envoyé pour la sauver. Il devra affronter de nombreux adversaires qui se dresseront sur son chemin…
Avis de John Roch :
Après Rage et avant Recoil, Riot (ou Emeute à Los Angeles en France, à ne pas confondre avec le téléfilm du même nom avec Luke Perry) est le second opus de ce qui est appelé la trilogie des R. On ne change pas une équipe qui gagne, ainsi Richard pepin et Joseph Mehri confient le rôle principal à Gary Daniels, et la coordination des cascades et la réalisation de seconde équipe, et donc des scènes d’action, à Spiro Razatos. La trilogie des R, c’est ce qui est sorti de mieux de chez PM Entertainment, avec d’autres perles de B movies d’action des années 90 à l’image de The Sweeper. Mais s’il fallait classer ces trois films, Riot pourrait être considéré comme le plus faible. Mais plus faible ne veut pas dire mauvais, et nous sommes de nouveau face à un PM plus que fréquentable aux qualités évidentes et témoin de son au milieu des 90’s.

Dans Riot, Gary Daniels est un sergent instructeur de l’armée, qui est appelé par l’ambassade d’Angleterre lorsque la fille de l’ambassadeur, par ailleurs ex fiancée de Gary, est kidnappée par un gang lors d’une émeute qui met toute une zone de Los Angeles à feu et à sang. L’objectif est simple : rejoindre le gang en pleine zone de guerre urbaine, donner la rançon réclamée et ramener la demoiselle saine et sauve. Sauf que tout ceci n’est qu’un arbre qui cache la forêt, il est en réalité question de terroristes de l’IRA qui profitent du bordel ambiant pour un échange de prisonniers politiques, et puisque le monde est petit, le grand méchant de l’histoire a aussi un différent à régler avec Gary Daniels. Les scénarios chez PM on connait : tant qu’il y a de l’action, le reste… mais comme toujours, on va tout de même un peu en parler. A travers l’histoire signée William Applegate Jr., Riot fait écho à l’affaire Rodney King qui avait embrasé la cité des anges. Mais à y regarder de plus près, il n’y a au final rien d’original avec ce scénario coincé quelque part entre New York 1997, Les Guerriers De La Nuit, le film d’action au script signé par Shane Black (le film se déroule à la veille de Noël) et le jeu vidéo, Riot étant dans le fond une sorte de beat ’em up live. Reste que ce mélange passe bien et sert le métrage. Visuellement déjà, Riot à de la gueule, le mélange fête de fin d’année et ville embrasée fonctionne et lui donne une belle identité. Le film a d’autres atouts. On peut citer un casting cool (dont Charles Napier et Patrick kilpartick, j’adore ce nom) et surtout la présence de Sugar Ray Leonard. Il est seulement dommage que d’une part l’acting n’est clairement pas son truc, et que d’autre part son personnage soit si inexploité, au point de s’en débarrasser en milieu de métrage.

Dommage car la première baston qui ouvre Riot, dans laquelle il déboite avec Gary Daniels une douzaine de cascadeurs, montre que la boxe est un sport de combat qui était trop rarement mis en scène dans les films de baston. Question action, Riot est un brin décevant, propos à néanmoins nuancer. Le souci, c’est qu’à force de nous avoir habitué à des poursuites folles de parfois plusieurs dizaines de minutes, de crashs automobiles virant à la foire pyrotechnique et de bagnoles qui volent dans tout les sens, ne pas en avoir ici (hormis une spectaculaire, mais trop courte, scène finale) a de quoi décevoir. Ce qui ne veut pas dire que Riot ne vaut rien en la matière, bien au contraire. On reste chez PM, il y a des bazookas, des explosions et des cascades de cinglés. En fait, dans Riot, Spiro Razatos ne fait pas dans la cascade automobile et tente autre chose. Ici, il met à l’honneur ses cascadeurs pour un résultat parfois fou. Si on met de coté des personnages secondaires totalement dispensables, occasionnant quelques petites baisses de rythme. Question action, on est dans des passages parfois dingues, Gary Daniel fait ici une nouvelle fois preuve de son charisme et de ses compétences martiales face à des cascadeurs qui prennent aussi cher que dans une production Hongkongaise. Qu’ils soient sur des rollers, sur des motos cross, parfois masqués, parfois en feu, Riot excelle dans l’action et démontre à quel point Razatos est une personne importante dans le cinéma d’action, c’est limite à se demander si lui et son équipe n’avaient pas de tendance suicidaire, en plus de donner ce qui comme toujours est un modèle de film d’action. Riot est peut-être le plus faible de la trilogie des R, mais il ne l’empêche pas d’être un modèle de la série B d’action des années 90 et ce que PM Entertainment a, encore une fois, sorti de mieux.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ De l’action ♥ Des explosions ♥ Visuellement ça a de la gueule ♥ Gary Daniels ♥ Des cascades de malade |
⊗ Sugar Ray Leonard, inexploité ⊗ Ça manque de poursuites automobiles « à la PM » ⊗ Un rythme un peu branlant |
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| S’il fallait faire un point sur la trilogie des R, Riot pourrait être considéré comme le plus faible. Mais plus faible ne veut pas dire mauvais, et nous sommes de nouveau face à un PM plus que fréquentable aux qualités évidentes et témoin de son apogée au milieu des 90’s.. | |


Titre : Riot / Emeute à Los Angeles
Année : 1996
Durée : 1h34
Origine : USA
Genre : PM
Réalisateur : Joseph Merhi
Scénario : William Applegate Jr. et Joseph John Barmettler
Acteurs : Gary Daniels, Sugar Ray Leonard, Paige Rowland, Charles Napier, Patrick Kilpatrick, Kenneth Tigar, Dex Elliott Sanders, Scott Shepard, Mongo Brownlee




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