Duke essaie d’aider Robbie à comprendre que grandir n’a rien d’effrayant. Lors de vacances dans un chalet en forêt, Robbie trouve le Nekkomeownicon et tente de parler à sa mère défunte. Mais ses paroles sont entendues par le Léviathan et sa horde de démons.
Avis de John Roch :
Partir à la pêche au Z est toujours un exercice périlleux, en particulier quand on atteint l’ultime frontière entre l’encore tolérable et l’irregardable. Puis parfois il y a des surprises, des choses inattendues gorgées de qualités qu’il serait dommage de dénigrer pour une question d’amateurisme. Steve Rudzinski n’a peut-être pas le pognon, mais il a des idées. Chose qu’il a su démontrer avec la trilogie CarousHELL. Au départ, CarousHELL est un slasher avec une licorne de carrousel tueuse, puis il y a eu le second opus qui basculait dans un délire inattendu donnant une autre direction à la saga. 10 ans après avoir commencé son histoire pas banale, et 3 ans après le dernier film de ce qui était alors une trilogie, Steve Rudzinski revient avec un quatrième épisode et surprise : CarousHELL 4 (ou C4rousHELL, ça fait plus classe) n’est pas le film de trop, au contraire le réalisateur à de nouveaux réussi à donner un nouveau souffle à sa saga. Petit rappel des faits. Duke est une licorne de carrousel tueuse qui en avait après un gamin et partait chez lui pour tuer tout le monde. Il aurait été facile de répéter la formule pour le second opus mais il n’en est rien. Dans CarousHELL 2, Steve Rudzinski développe la personnalité de sa licorne de carrousel pour en faire le anti-héros de l’histoire, lui donne un passé qui le rattrape et un fils mi-humain mi-licorne de carrousel : Robbie, convoité par une nazie pour ses pouvoirs magiques.

Après un CarousHELL 3 qui concluait d’une bien belle manière les aventures de Duke, qui avait-t-il encore à raconter sur cette licorne ? Et bien pour ainsi dire rien, mais c’est là que Steve Rudzinski réussi son pari. Au lieu de se focaliser sur Duke, c’est cette fois Robbie qui est au centre du récit. Ce dernier utilise sa magie pour ne pas grandir car il ne veut pas que les choses changent. Son père part alors avec lui en week-end dans une cabane perdue au fond des bois dans laquelle le fiston trouve le Nekkomeownicon, le livre des morts version chat dans lequel se trouve une incantation pourrait faire revenir sa mère d’entre les morts. Si cela fonctionne, cela ramène également les précédentes victimes de Duke que ce dernier va se faire une joie de massacrer. On reprend les même et on recommence ? Pas tout à fait, Duke va bien sur faire face à ses anciens ennemis: Larry le gamin du premier film, Elsa la nazie responsable de la transformation de Duke du second volet et de Usagi, le lapin de paques qui aspirait la force des objets inanimés vivants du troisième opus. S’il y a un effet best of (d’autres personnages reviennent également), ils ne sont pas seuls et c’est là que Steve Rudzinski boucle totalement l’histoire de Duke. Finalement la dernière chose à raconter sur le personnage c’est ce qu’il s’est déroulé entre les deux premiers opus, période pendant laquelle la licorne a assassiné du monde comme expliqué au début du second volet, parfois pour des raisons si connes qu’elles en deviennent comiques. Entre deux massacres toujours aussi gores, le réalisateur met en parallèle la rencontre entre Robbie et la mère qu’il n’a jamais connu, parle du passage de l’enfance à l’adolescence, de la peur de vieillir, du changement et des choses précieuses que l’on perd au fil du temps qui passe. C’est inattendu et ça fonctionne vraiment bien, Steve Rudzinski aime ses personnages et l’univers qu’il a créé. La sincérité se ressent, chaque opus diffère des autres et c’est ce qui rend cette saga si attachante.

En bon passionné de cinéma qui tourne des films dans son coin sans budget (on parle ici de 15.000 Dollars), Steve Rudzinski rend hommage au cinéma qu’il aime. Entre Hellraiser, Maman J’ai Encore Raté l’avion et même le shōnen dans un final qui part en vrille dans une scène en images de synthèse garantis 100% sans IA, le réalisateur fait de CarousHELL 4 un énorme hommage à Evil Dead. Entre le nom des personnages, la mise en scène plus mobile que dans les films précédents, les répliques, un caméo de Tom Sullivan (qui illustre le sadisme de Sam Raimi envers le personnage de Ash) et des détails de partout, le réalisateur ne cache aucunement son amour pour Sam Raimi. Techniquement parlant vu le budget c’est très soigné. Tourné dans une maison de l’horreur de Pittsburg, Steve Rudzinski exploite bien son décor à coup de néons et bien que l’ensemble soit parfois cheap, notamment au niveau de certains effets spéciaux et maquillages, CarousHELL est, vu le genre de film auquel on a à faire, un métrage qui à mine de rien de la gueule. A l’image des précédents volets, CarousHELL 4 est un film vraiment attachant, sincère et plein de bonnes intentions. Alors oui, parfois c’est cheap, mais on ne peut enlever au réalisateur la franchise avec laquelle il tourne un film qu’il serait encore une fois dommage de dénigrer pour une question d’amateurisme.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ C’est court ♥ Une suite qui parvient une nouvelle fois à surprendre ♥ La forme de soin apporté à l’écriture ♥ C’est gore ♥ C’est drôle ♥ La sincérité qui se ressent ♥ Techniquement pour ce que c’est, c’est soigné |
⊗ C’est cheap, histoire de prévenir… |
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| À l’image des précédents volets, CarousHELL 4 est un film vraiment attachant, sincére et plein de bonnes intentions. Alors oui: c’est cheap, mais on ne peut enlever au réalisateur la franchise avec laquelle il tourne un film qu’il serait encore une fois dommage de dénigrer pour une question d’amateurisme. | |


Titre : CarousHELL 4 / C4rousHELL
Année : 2026
Durée : 1h06
Origine : U.S.A
Genre : Evil Dead, avec une licorne
Réalisateur : Steve Rudzinski
Scénario : Aleen Isley et Steve Rudzinski
Acteurs : Steve Rimpici, Autumn Ivy, B. Barnabei, Aleen Isley, Sarah Brunner, Henrique Couto, Ben Dietels, P.J. Gaynard, Ian Sunny



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