[Série] Too Old to Die Young, de Nicolas Winding Refn (2019)

Dans les bas-fonds de Los Angeles, le quotidien d’un officier de police endeuillé à la suite du meurtre de son coéquipier. Autour de lui, des tueurs à gages, des yakuzas, des cartels mexicains, la mafia russe et des gangs d’adolescents assassins.


Avis de Rick :
Le cinéma de Refn a toujours divisé. Que ce soit la première partie de sa carrière, plus souvent tournée caméra à l’épaule et blindée de dialogues, avec la trilogie Pusher et Bleeder, ou sa seconde partie, réellement débutée avec Valhalla Rising, beaucoup plus esthétisée et mutique. Il faut dire que la violence et le sexe ont très souvent bercés son cinéma, ses thématiques, et que ça, ça ne laisse pas indifférent. Mais passé son opus grand public, à savoir Drive en 2011, qui le révéla au grand public et lui offrit le prix de la mise en scène à Cannes, c’est le drame pour beaucoup. Only God Forgives apparaît pour beaucoup comme une œuvre abscon, misogyne, ultra violente, et sur stylisée. Pour moi, certes un film radical dans ses idées et sa mise en scène, mais une œuvre forte, extrêmement puissante même, magnifiquement filmée, qui fut ma claque de l’année 2013. Un de ses films où, en sortant de la salle, j’étais silencieux, avant de m’exclamer que cette année là, c’était LE film que j’aurais aimé moi-même réaliser, avant de sortir mon téléphone pour immédiatement commander sur Amazon la sublime OST de Cliff Martinez, fidèle compositeur de Refn depuis Drive, et également fidèle collaborateur de Steven Soderbergh depuis son premier métrage. Puis en 2016, il y avait eu The Neon Demon, soit le film que j’attendais le plus cette année là, que j’avais pu voir deux fois en avant première. La première fois avec un ami pour une simple séance, la seconde fois pour une séance spéciale en compagnie de Nicolas Winding Refn et de Elle Fanning. J’y avais retrouvé tout ce que j’aimais dans Only God Forgives, l’aspect cauchemadesque et écrasant plus distillé au sein d’une œuvre plus longue, dont le plus gros reproche que je lui ferais finalement aujourd’hui est d’avoir changé radicalement sa fin. Car oui, en grand curieux et amoureux de cinéma que je suis, j’ai lu le scénario, et pas de bol, je trouvais la fin originale jamais tournée beaucoup plus forte. Moins symbolique sans doute, mais intéressante.

Alors autant dire que voir la prochaine œuvre de Refn, lui que je suis depuis de longues années, ça me faisait envie. Et que à la manière de Twin Peaks The Return, avec lequel Too Old to Die Young partage quelques points communs (on y reviendra), Refn était bien le seul qui pouvait me faire m’asseoir devant ma télévision pour mater compulsivement 13 heures. Oui, car à la manière de Lynch, bien que leurs styles et leurs thèmes soient différents, Refn est un artiste, parfaitement identifiable, et lorsqu’il se décide à livrer une série pour Amazon, il ne faut pas s’attendre à une série traditionnelle. Refn est un réalisateur de cinéma, tout comme Lynch, et aborde donc forcément sa série différemment. Too Old to Die Young a le format épisodique d’une série, mais peut se voir comme un long film de 13 heures. Mais comparé à l’œuvre de Lynch, Refn fait un choix encore plus curieux dans les faits. Chaque épisode, à la durée bien variée, oscillant entre 1h40 et 1h10 (et 30 minutes pour le dernier) peut également se voir comme un long métrage à part entière. Mais Refn sur une aussi longue durée, c’est aussi l’assurance de voir son style, ses tics, ses manies et ses réflexions étirées de manière extrêmes. Et forcément, ça divise encore plus. Petit coup d’œil ailleurs. « la série de Nicolas Winding Refn s’avère d’une prétention, d’une lenteur et d’une violence insupportables ». Ah ben oui, c’est un peu le même avis que certaines critiques sur ses deux derniers métrages. À croire également que pour beaucoup, Refn, c’est Drive, donc son film le plus commercial. Mais un film ayant pourtant par certains aspects ce qui fait son cinéma d’aujourd’hui : stylisation (mais moins de néons certes), lenteur générale du récit, ultra violence rare mais frontale.

Mais je ne vais pas mentir, Too Old to Die Young n’est pas la meilleure œuvre de l’auteur. Pusher 2 dans son style et Only God Forgives dans un autre gagnent toujours le podium pour ma part. Sa série n’est pas parfaite également, et je lui trouve quelques défauts parfois gênants. Et oui, comme beaucoup le signalent, surtout parmi ses détracteurs, Too Old to Die Young est prétentieux. La série est faite par un réalisateur qui après avoir douté énormément sur le tournage de Only God Forgives, notamment par peur de décevoir le public attendant de lui un Drive 2, s’affranchit des attentes du public pour livrer ce que lui veut faire, et le fait avec assurance. Si un plan doit durer une éternité pour permettre un panoramique virtuose à la caméra et permettre à une note particulière du score de Cliff Martinez d’apparaître à tel moment, même si pour le commun des mortels, c’est beaucoup trop long, et bien tant pis, ce plan durera une éternité. Si tous les personnages semblent mutiques et n’aiment pas parler, et que cela peut friser l’auto-parodie, doublée parfois d’auto-citation (Miles Teller en clone de Ryan Gosling, John Hawkes en tueur avec un seul œil), et bien tant pis. Et si les scènes nocturnes doivent toutes être tournées au néon pour donner une ambiance particulière quitte à sembler une redite des deux précédentes œuvres du réalisateur, et bien tant pis aussi, cela lui donne une signature particulière et un style identifiable à 300 kilomètres.

Enfin, je parle, je parle, mais de quoi ça parle donc cette série au titre étrange, cette série de 13h en 10 épisodes qui n’en est pas vraiment une ? Miles Teller joue un flic, Martin Jones, pas tout blanc, et qui apparaît même parfois comme antipathique lorsqu’il ne sait pas gérer sa vie. Son partenaire se fait tuer devant lui très rapidement dans l’épisode 1, et comme souvent chez Refn, la violence amène la violence, souvent plus violente et frontale que l’acte initial. Martin va se retrouver à bosser la nuit pour un gang local, devenant tueur. Mais sans doute par bonne conscience, sa vie va changer. Non, le meurtre lui sera toujours présent, mais Martin ne va pas tuer bêtement les personnes qu’on lui demande. Il faut que la personne le mérite. Oui un peu à la manière de Dexter dans la série éponyme. Martin va refuser par exemple de tuer un Japonais car la raison de ce contrat, c’est uniquement qu’il doit…8 000 dollars. Sa justice à sa façon va le mener sur le chemin d’un autre tueur, ancien du FBI, Viggo (superbe John Hawkes), travaillant pour Diana (toujours superbe Jena Malone), qui punissent les violeurs, tueurs et autres raclures libérées par la société. Simple ? Oui, comme toujours chez Refn, qui coécrit ici l’œuvre avec l’auteur de comics Ed Brubaker (avec l’aide de Halley Wegryn Gross sur les deux derniers épisodes). Simple mais plus complexe, puisqu’une multitudes de personnages, de thèmes, et un gros bordel va rentrer dans le récit, doucement. Très doucement. Un cartel mexicain, une prêtresse de la mort, une guerre de gang, des frères tournant du porno gay, sans oublier le père de la petite amie de Martin, simple adolescente de 17 ans au début de l’aventure.

Tout le paradoxe de cette œuvre de Refn, c’est à la fois la multitude de thèmes abordés, de personnages, mais sa lenteur générale, qui semble donner un rythme stagnant, et donne une impression de rêve éveillé. Enfin, de rêve… de cauchemar. Car même s’il est ponctué d’humour, Too Old to Die Young est un cauchemar malsain et sans fin, qui colle à la peau la plupart du temps. Les situations s’enchaînent, certes doucement, et le grotesque s’invite souvent dans la partie pour nous faire rire, Refn parodiant certains aspects attendus de telle ou telle situation. Une rencontre plutôt malsaine avec le père de la petite amie de Martin, et voilà que le père invite Martin dans la chambre de sa fille pour lui parler, tigre en peluche dans les mains, à imiter le grognement de l’animal. Une course poursuite rythmée aux sons électriques de Cliff Martinez entre Martin et deux crapules, et voilà que la poursuite finit par durer toute la nuit sur l’autoroute au son d’une chanson d’amour passant à la radio, jusqu’à ce que… l’une des deux voitures tombe en panne. L’humour est très présent dans l’œuvre, et pourtant, ce n’est pas une comédie, loin de là, le malaise revient rapidement au galop. Comment ne pas citer deux des moments les plus malsains de la série, durant l’épisode 5 avec ces frères faisant passer des auditions pornos, ou durant l’épisode 7 lors d’une scène surprenante mais qui ne semble jamais vouloir adoucir son ton, allant toujours plus loin. La série part souvent dans un ton, plus dans un autre opposé, optant pour une liberté totale de ton, et de propos, parfois salvateur, mais parfois laissant également un peu songeur il est vrai. Mais Too Old to Die Young a les qualités des œuvres de Refn quoi qu’il arrive. La mise en scène, esthétisée à l’extrême, est sublime, et les plans, s’enchaînant doucement, ont tous l’air de tableaux figés dans le temps. La photographie de Darius Khondji (Seven, La Cité des Enfants Perdus) est magnifique, de jour comme de nuit, au néon ou en lumière naturelle, le score musical de Cliff Martinez est, et j’en ai marre de le dire à chaque fois, absolument parfait.

Les acteurs, oui, ils parlent tous doucement, très doucement, mais ils font ce qu’on leur demande, et ont pour la plupart une présence à l’écran. Miles Teller, Cristina Rodin, Jena Malone et John Hawkes en tête. J’ai d’ailleurs énormément apprécié la relation entre Martin et Viggo ici. Certains de leurs dialogues font mouche et m’auront même passionné, par ce qu’ils racontent. Et au cours des 13 heures de l’aventure, Refn parvient à livrer des scènes parfois fortes et inoubliables. Et en parlant furtivement des acteurs, n’oublions pas de citer le caméo amusant de Kojima Hideo, créateur de la saga de jeux vidéo Metal Gear Solid… qui aura digitalement recréé Refn pour lui donner un rôle dans son prochain jeu sortant en fin d’année. Pour un créateur de jeu vidéo adorant autant le cinéma (il adore Carpenter, il avait adoré Grave de Julia Ducourneau), le voir ici fait plaisir. Par contre, là où la série de Refn divise énormément, forcément, c’est par son rythme, Refn utilisant son style habituel, mais l’étirant sur 13 heures. Ça passe ou ça casse comme on dit. On y adhère ou pas. On peut être hypnotisé, ou s’emmerder ferme. Et à l’image de Twin Peaks The Return, beaucoup de spectateurs auront lâchés prise, après seulement un ou deux épisodes. Je vous parlais du lien entre les deux séries, et celui-ci est bien présent, dans l’approche du médium série, en s’en affranchissant presque intégralement, mais du coup, également en terme de rythme, lent pour tenter de nous hypnotiser, mais dans certains choix, dont celui de redéfinir l’aventure intégralement lors de ces deux derniers épisodes, et en flirtant parfois avec un aspect plus surréaliste et fantomatique. Sauf que Refn n’est pas Lynch, et n’en a du moins pas la subtilité, Too Old to Die Young étant une œuvre plus frontale et rentre-dedans, et du coup, moins subtile.

Ce qui ne me dérange pas, chaque artiste a son style, et est à l’aise avec une façon de s’exprimer ou une autre. Mais Too Old to Die Young n’est pas parfait, et ne m’aura pas transporté au même niveau que la série de monsieur Lynch. Car malgré tous les bons côtés cités, malgré mon implication dans ce visionnage, mes rires sur certaines scènes, mon exclamation devant la beauté plastique, et mon côté « ah…ok…je ferme ma gueule » en me prenant de méchantes claques malsaines dans la gueule, Too Old to Die Young souffle parfois le chaud et le froid. Le chaud, on l’a abordé, et heureusement, il est souvent présent. Mais il y a le froid. L’épisode 2 par exemple, intéressant sur le papier en forme de tragédie à la Shakespeare, et parsemé de tableaux magnifiques (la scène dans le club vers la fin) ou de moments comiques (la scène du repas) ne m’aura pas intéressé. Désolé Mexique, mais ta chaleur aux couleurs saturées m’aura moins intéressée que les néons de Los Angeles. Simple, même cas de figure lorsque Refn se recentre sur ces Mexicains durant l’épisode 6. Ce qui peut être ironique, l’épisode 2 étant souvent le moins bien noté de la série, mais l’épisode 6 étant souvent le mieux noté. Là où beaucoup auront eu besoin de temps pour rentrer dans la série (jusqu’à l’épisode 3 ou 4), j’aurais pour ma part été hypnotisé durant l’épisode 1, avant de lâcher prise à l’épisode 2, et de retrouver les sensations du premier épisode sur le troisième. Dans le même ordre d’idées, Refn veut changer la donne de sa série sur les deux derniers épisodes, changeant de ton, de thèmes, de beaucoup de choses au final. Et ce changement radical, osé, ne m’aura pas totalement convaincu, notamment le dernier épisode, beaucoup plus court que les autres, et me paraissant un peu vain.

Il aurait peut-être été plus judicieux de terminer l’aventure à l’épisode 8, quitte à livrer dans quelques années une saison 2 sensiblement différente. Et puisque tout le monde semble cracher sur la série pour sa lenteur générale, parlons en plus en détail pour conclure. La lenteur ne me dérange pas. En 2017, Twin Peaks The Return en série (même si encore une fois, série, film de 18h, le débat se pose) et Blade Runner 2049 étaient les deux œuvres à voir absolument, si ce ne sont les seules si l’on n’est pas boulimique de cinéma comme moi. Un film lent n’est pas forcément chiant. Mais Refn, en étirant son style sur tout de même 13 heures, livre quelques moments moins convaincants. Parfois, il stylise ses scènes, étire et dilate le temps, et nous amène à une conclusion satisfaisante, soit pour la scène, soit en nous amenant dans un état quasi hypnotique (encore une fois, à la manière de Lynch sur sa série). Mais il ne réussit pas son pari à tous les coups, et on notera quelques ratés par moment, notamment sur la fin, comme si son procédé s’épuisait. 10 épisodes étaient peut-être trop ? Mais Refn a fait ce qu’il voulait, et a pu s’exprimer, et dans le fond, c’est bien là le plus important. Laisser les auteurs s’exprimer, que l’on aime ou rejette leurs œuvres. Too Old to Die Young sera autant adoré que détesté, fascinera autant qu’il dégoûtera, et dans le fond tant mieux. Pour ma part, sans atteindre la maestria que l’on retrouve chez Lynch, la série de Refn trouve une place dans mon cœur, et j’y retournerais sans doute dans quelques temps, quelques années, une fois le produit intégralement digéré, pour un regard nouveau, un regard qui confirmera tout le bien que j’en pense, ou malheureusement en accentuera certains défauts. Mais pour l’heure, je retourne plonger dans les notes sombres et électriques de ce brave et fidèle Cliff Martinez !

LES PLUSLES MOINS
♥ Une mise en scène esthétique fascinante
♥ Le score de Cliff Martinez
♥ De bons acteurs
♥ Un climat oppressant et malsain
♥ Des scènes très drôles
♥ Quelques épisodes juste géniaux
⊗ Le dernier épisode décevant
⊗ J’aurais moins adhéré aux épisodes 2 et 6
⊗ Quelques scènes moins convaincantes
Quoi qu’on pense de lui, Nicolas Winding Refn n’en fait qu’à sa tête et continue son chemin dans l’esthétisation de la violence au néon sur un rythme lent. Pour certains, beaucoup trop lent et trop violent. Ce n’est pas parfait, loin de là, mais on a là l’œuvre d’un artiste qui nous offre sa vision sans concession. Parfois ça marche et ça fascine, d’autres fois ça laisse perplexe. Mais à l’heure où le cinéma, bien que nous offrant de belles surprises de temps en temps, se fait plutôt morne et évite les prises de risques, voir une telle œuvre qui fait ce qu’elle veut faire et se fout du reste quitte à être parfois méprisée, c’est à saluer.



Titre : Too Old to Die Young
Format : 10 épisodes pour un total de 13h
Origine : U.S.A.
Genre : Policier
Créé par : Nicolas Winding Refn et Ed Brubaker

Acteurs : Miles Teller, Augsto Aguilera, Cristina Rodio, Jena malone, Nell Tiger Free, John Hawkes, Babs Olusanmokum, Gino Vento, Celestino Cornielle et William Baldwin

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Cherycok
Administrateur
23 juin 2019 10:13

Ta critique ne fait que confirmer que le cinéma de Refn, dans son ensemble, n’est vraiment pas quelque chose pour moi. Rien que visuellement, j’ai parfois un peu du mal quand je regarde les screenshots. La deuxième capture, ce bleu au niveau de la fenêtre, la lampe bien jaune, je trouve que ca a un côté super artificiel et qui sonne faux. Alors c’est sur une image fixe, peut-être qu’en mouvement ça passe bien hein, mais là comme ça, ça ne m’attire pas du tout. Plus le côté ultra lent, poseur, prétentieux, vraiment pas ma came.

J’ai passé la série à un de mes collègues qui a plutôt bon gout, voyons s’il est du même avis que toi. La série a de plutôt bonnes critiques en général ? J’avoue que je n’ai pas trop fouillé…

Lecteur-Régulier du site
Lecteur-Régulier du site
Reply to  Cherycok
1 juillet 2019 10:01

Je suis plutôt du même avis mais pas tout à fait pour les mêmes raisons.

Perso, je trouve que Refn et Cosmatos sont de bons cinematographer y a aucun doute (même si ils se sont très inspirés dun génial argento pour les éclairages de couleurs pruimaires).

Par contre, niveau écrivains et réalisateurs, c’est pas au même niveau. J’ai l’impression que ces 2 réal pensent qu’il suffit d’une bonne cinématographie et d’une bonne OST au synth pour faire un bon film.

Hélas, la réalité est plus complexe.

Donc, pour résumer, je pense, vraiment, qu’ils seraient beaucoup plus efficaces en tant que cinématographes pour de grands réalisateurs.

Voir un film de Carpenter / Lynch / Cronenberg avec à la photo Refn ou COsmatos, là ça mettrait tout le monde d’accord.

Cherycok
Administrateur
Reply to  Rick
23 juin 2019 19:13

Mon collègue aime Refn, et Le Parisien, je ne mets pas ca dans la presse spécialisée ^_^

Feroner
Administrateur
23 juin 2019 12:44

Refn comme beaucoup j’ai décroché avec “Only God Forgives” c’était tellement poseur et mutique que ca en devient ridicule j’ai ri plusieurs fois devant le film les autres spectateurs on du me prendre pour un fou. Ca a pas l’air de s’arranger quand je lis ta critique.
Pourtant j’y croyais au début pusher Bronson j’ai adoré.
Il parlait d’adapter l’incal une BD don je suis un grand fan mais ca me parais juste impossible

Oli
23 juin 2019 17:18

Fan des PUSHER, VALHALLA RISING, DRIVE… décontenancé par ONLY GOD… même en sachant à quel film il rend hommage à travers son drôle de trip. NEON DEMON mouais. Là je crois que je n’ai pas aimé. Mais je n’en suis pas sûr… J’hésite à me lancer dans la série…

Merci pour la review.

Oli
23 juin 2019 17:20

Au fait Rick, tu vas acheter le prochain jeu de Kojima day-one ?!? 🙂 Y’a Refn au casting ah ah ah !

Matt
Matt
23 juin 2019 19:53

En ce qui me concerne, ce que je ne comprends pas avec ce réal, ce sont ces réactions extrêmes.
Ce n’est pas ma came mais je ne trouve pas ça insupportable, prétentieux, lent et chiant.
Mais d’un autre côté je ne comprends pas non plus les éloges de fou. Only god forgives raconte l’histoire d’un fils influencé par une mère castratrice qui veut le forcer à venger son frère alors que le frère en question était un connard. Et du coup ça fout le bazar. Voilà. Mais c’est filmé avec des néons partout, un rythme lent et hypnotique, et donc c’est génial ? pourquoi ?
Je ne trouve pas ça à chier, mais je ne vois pas non plus ce qu’il y a d’extraordinaire.
Refn filmerait un mec aller faire ses courses avec des néons partout et on trouverait des gens qui disent que c’est un chef d’oeuvre du cinéma^^

Matt
Matt
23 juin 2019 19:57

Ce que je peux trouver intéressant dans ce genre de cinéma, c’est quand la forme s’accorde avec le thème de fond.
Par exemple, je n’ai pas vu the neon demon, mais une façon de filmer très esthétisée, des lumières qui font “fake”, ça peut complètement coller à l’univers de la mode où tout est embelli et faux.
Sauf que du coup…vu que Refn fait ça pour n’importe quelle histoire qu’il raconte, ça ne semble pas fait exprès pour the neon demon…
Et ça perd en pertinence.

Matt
Matt
23 juin 2019 20:14

Et moi contrairement à toi Rick c’est ce Only god forgives qui m’a fait décrocher du truc.
Avant j’avais bien aimé Bronson ou Drive (pas vu les Pusher, et pas encore Valhalla Rising)
Mais son esthétique des neons là…
Justement pour the neon demon, why not ? Mais vu qu’il est sorti après Only God forgives qui partait déjà dans ce délire, j’arrivais plus à prendre son esthétique au sérieux. Il ne semble pas l’utiliser au service de l’histoire et du milieu de la mode vu que pour son film précédent c’était déjà tout plein de neons et de plans fake.

Matt
Matt
Reply to  Rick
23 juin 2019 22:53

“l’esthétique me parle, l’aspect cauchemardesque avec ses couleurs écrasantes, les silences lourds, l’utilisation du son (et d’infrabasse dans certaines scènes dans mes souvenirs) fonctionne sur moi à merveille”

Mais c’est un peu gratuit quoi. ça ne sert pas à grand chose.
Alors que je vois davantage ça pertinent pour l’univers de la mode justement^^

Faze
Faze
15 juillet 2019 5:55

Bon …je suis toujours pas plus avancé à la fin de ta chronique. (Très bonne et pointue au passage)

J’adore Refn , sauf le Only god , qui est certe une pépite en photo , cadrage et univers sonore mais qui m’en a touché une sans faire bouger l’autre.
Et The neon demon , si à la fin du film j’étais mitigé , force est d’admettre que malgré son unique visionnage , ce film me travaille toujours et certaines images sont bien ancrées dans ma petite tête … bref ce genre de film qui se bonifie quand on le laisse insidieusement vous envahir , tel un venin qui agit lentement.

Bref y a pas 36 solutions pour se faire son avis , va falloir se trouver une fenêtre de temps libre de … 13 heures. 😀

Faze
Faze
Reply to  Rick
16 juillet 2019 0:19

Exactement , je préfère un film qui m’échappe et me fait sortir de ma zone de confort mais qui grave en moi des images et des sensations qui persiste longtemps qu’une marvelerie , sympa et divertissant mais qui me fait l’effet d’un burger king et me laisse sur ma faim quelques heures après.

Maintenant Only god est le seul Refn depuis Drive que j’ai pas eu la chance de voir au ciné , ça doit sans doute y contribuer.
Et l’effet l’après Drive qui a dû me décontenancé , car le côté prétentieux que beaucoup lui reproche ne m’a jamais gêné vu que le gars est réellement doué. (Reproche que Lynch se tape aussi dés qu’un critique comprend mal ou pas le film …)

Bref je m’égare , et comme toi je pourrais discuter des heures sur mon homonyme danois.

Sinon plus pragmatique : c’est dispo que sur la plateforme de amazon pour le moment où on peut espérer une sortie physique rapide ?

Faze
Faze
16 juillet 2019 1:21

Soderbergh prétentieux lui aussi ? Pourtant quand je regarde Solaris , sa version est bien plus simple (et pas simpliste) et accessible que la version Tarkovski , qui elle pour le coup tombe parfois dans la branlette intellectuelle.
Liberace , Hors d’atteinte , L’anglais ,Erin Brockovich , la série Ocean et autres Magic Mike , soit ses films commerciaux , sont de bons rilms parfois peut être un brin poseur et démonstratif mais j’y voit nulle prétention , juste un bon réalisateur qui fait des films efficaces sans arnaquer son public …

Après je connais surtout le Soderbergh commercial , mais si vous voulez du prétentieux je vous invite à voir le dernier Jean-Luc Godard ! 😀

Faze
Faze
17 juillet 2019 0:22

Bon je vais essayer de procurer certains de ses films dit prétentieux et me faire mon opinion.

Faze
Faze
Reply to  Rick
18 juillet 2019 0:45

Tu parles de Sasha Grey !?

Faze
Faze
22 décembre 2019 1:04

Ah parce que j’aime savoir comment se comporte nos chers acteurs en dehors des plateaux … héhé mon coté voyeuriste et people.

Donc en plus d’être jolie est elle gentille la “Chacha” ?

ps : oui j’ai pris mon temps pour répondre.

Faze
Faze
22 décembre 2019 23:21

On dirait mes ex-s. (pour le “déçu je suis”)

Mais je viens de me remettre à jour niveau carte bancaire donc je vais pouvoir refaire des commandes via le net et donc découvrir Amazon Prime.
Après comme dit plus haut , c’est surtout de temps dont j’ai besoin , mais j’ai clairement pas abandonné l’idée de voir cette série ! (et de trouver un Bone Tomahawk en version physique hahaha)

Sinon pour Sasha , ça confirme ma théorie sur les actrices de X , souvent supers gentilles et la tête bien plus remplie que les pages des scénarios de leurs films.