Une comète est sur le point de s’écraser sur la Terre et de provoquer un cataclysme sans précédent. John Garrity décide de se lancer dans un périlleux voyage avec son ex-épouse Allison et leur fils Nathan pour rejoindre le dernier refuge sur Terre à l’abri du désastre.
Avis de Cherycok :
Depuis quelques années, Gérard Butler s’est spécialisé, avec sa société de production G-Base, dans le film d’action mid-budget, avec des bobines entre 20 et 50 millions de budget, ce qui lui permet une liberté créative totale dans la pression du box-office comme c’est le cas pour les énormes productions hollywoodiennes aux budgets colossaux. Pour beaucoup, un film de Gerard Butler est presque devenu une garantie de passer un bon moment sans prétention devant une série B de luxe et certains réalisateurs semblent apprécier travailler avec lui comme par exemple Ric Roman Vaugh qui a mis en scène, avec Butler en tête d’affiche, La Chute du Président (2019), Kandahar (2023), Greenland – Le Dernier Refuge (2020) et Greenland : Migration (2026). Et comme justement Greenland : Migration sort prochainement en DVD / blu-ray chez Metropolitan à l’heure où j’écris ces lignes, on va faire les choses bien et parler dans un premier temps du premier Greenland qui se distingue de beaucoup d’autres films catastrophe par son refus du spectaculaire gratuit en collant à la peau de ses protagonistes principaux. Et c’est clairement une réussite.

Greenland a subit de plein fouet l’effet Covid-19. Prévu pour sortir en 2020 après un tournage se terminant juste avant le début de la pandémie, le film n’a pas le droit à une sortie en salles aux Etats-Unis. Il arrive directement en VOD avec des recettes estimées à 32M$ avant d’être acheté par Amazon Prime. Dans plusieurs autres pays du monde, il a droit à une courte sortie en salles et si on cumule tout, Greenland aurait généré environ 52M$ de recettes, un score qui pourrait paraitre moyen mais qui s’avère au final des plus satisfaisant étant donné sa période de sortie. C’est du moins suffisant pour qu’une suite soit envisagée mais nous parlerons de cette suite en temps voulu. Greenland semble se faire prévisible et dès les dix premières minutes, avec ce couple en difficulté et cette comète qui fonce droit sur la Terre, on a l’impression qu’on va deviner comment va se dérouler le film et quelles sont les cordes sur lesquelles le scénario va tirer. Les clichés sont là, la famille qui se retrouve séparée, les médicaments de l’enfant (diabétique) qui se perdent, la longue traversée d’épreuves avant qu’ils soient de nouveau réunis, mais il y a malgré tout quelques petites surprises auxquelles on ne s’attend pas forcément et qui font qu’on reste concentré du début à la fin. Rien de novateur malgré tout ici, mais une tension et un suspense bien gérés et sans réel temps mort. Les personnages vont être confronté à tout un tas de défis physiques mais aussi mentaux en tentant de survivre à ces évènements. On pourra reprocher au film de vouloir mettre un peu trop de rebondissements et sans cesse de nouveaux obstacles à surmonter, mais on n’est malgré tout pas loin d’un très bon équilibre. Le trio d’acteurs est très convaincant et arrive à parfaitement retranscrire cette famille imparfaite. Greenland est intelligent dans la manière dont il traite ses personnages et, couplé au jeu crédible, ils ne sont que plus attachants d’autant plus que le réalisateur les traite avec une certaine honnêteté. Baccarin et Butler ont une très bonne alchimie et il y a un moment que Butler n’avait pas été aussi bon. Certes, ce n’est quelque part pas un rôle très difficile, mais c’est bien plus sérieux que ses rôles habituels de dur à cuire où il passe son temps à cogner, grogner et parler avec un accent américain à couper au couteau.

Greenland va mettre en avant les actes irrationnels de personnes désespérées dans ce genre de situation, dans un film qui va rester le plus réaliste possible avec une morosité et un sentiment de fatalité qui vont prendre une part assez imposante au fur et à mesure que le film avance et que cette menace venue du ciel se fait grandissante. Le film joue sur les émotions et le suspense plutôt que sur une apocalypse pure et simple, bien qu’il présente malgré tout quelques scènes de catastrophe pure. Mais on est loin de certains films de Roland Emmerich qui misaient essentiellement sur les scènes de destruction. En utilisant son budget moyen pour privilégier le drame humain plutôt que les effets spéciaux spectaculaires à outrance, il devient infiniment plus captivant, ce qui rend chaque scène incroyablement tendue d’autant plus mémorable. La mise en scène de Ric Roman Waugh tire pleinement parti de toutes les scènes d’action à petite échelle. Celles-ci ont un caractère chaotique qui ne fait que renforcer leur attrait, et il y a encore suffisamment de plans de destruction planétaire causée par la comète pour nous rappeler l’enjeu colossal qu’il y a malgré tout derrière la fuite des personnages. Ces scènes de destruction sont malgré tout régulières, bien que pas toujours frontales, et vont offrir aux amateurs de ce genre de divertissement ce qu’ils attendent, même si, on faut l’avouer, la qualité des CGI est malheureusement un peu aléatoire. Autant certains passages sont très réussis (le slalom en voitures entre les bouts de comète qui tombent), autant d’autres laissent clairement à désirer (la première confrontation de Butler avec le désastre). Greenland s’attarde donc beaucoup sur cette famille dysfonctionnelle, avec le personnage de John (Gerard Butler) qui semblait peiner à assumer complètement son rôle de père et de mari, mais qui va malgré tout se lancer à corps perdu dans cette mission très périlleuse pour rejoindre sa femme et son fils. Bien que Greenland s’intéresse au final plus à la dimension humaine qu’à la fin du monde, jamais cela ne ralenti le rythme et les deux heures filent sincèrement à vive allure et nous font passer un vrai bon moment, sincère, certes pas toujours original mais réellement efficace.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ Un Gerard Butler sobre et convaincant ♥ Bien mis en scène ♥ Une tension très bien gérée ♥ Bien rythmé Quelques rebondissements sympathiques |
⊗ Des CGI parfois un peu ratés ⊗ Malgré tout assez classique ⊗ Des personnages pas assez approfondis |
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| Greenland est un film catastrophe solide et efficace, qui surprend en privilégiant la tension psychologique à la destruction de masse façon Roland Emmerich. Non, les mid-budget n’ont pas disparu et quand ils sont bons, il faut le souligner. | |

Titre : Greenland – Le Dernier Refuge / Greenland
Année : 2020
Durée : 1h59
Origine : U.S.A / Angleterre
Genre : Film catastrophe
Disponibilité : DVD / Blu-ray / 4K
Réalisateur : Ric Roman Waugh
Scénario : Chris Sparling
Acteurs : Gerard Butler, Morena Baccarin, Roger Dale Floyd, Scott Glenn, Randal Gonzalez, Rick Pasqualone, Nicola Lambo, Alan Pietrusweski, Scott Poythress





















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