Aux Etats-Unis, d’étranges phénomènes se produisent, que les scientifiques ne parviennent pas à expliquer. Des témoins dignes de foi sont persuadés d’avoir été contactés par des extraterrestres sur Terre. De mystérieux hommes, vêtus de noir, enquêtent sur leurs dépositions et les menacent de représailles s’ils continuent à proférer de tels récits. Mais qui sont réellement ces agents spéciaux ? Alors que certains penchent pour des membres des services secrets, d’autres n’hésitent pas à les prendre pour des extraterrestres, chargés de faire taire les humains sur leur extraordinaire aventure. L’agent spécial Rafferty en apprend plus sur leur compte…
Avis de John Roch :
Chez PM Entertainment, on aime la SF. Cyber Tracker et sa suite, T-Force ou Dark Breed sont autant d’exemples de reprises opportunistes (tour à tour sont pompés Terminator et sa suite, Blade Runner et Alien entres autres scènes et idées reprises ici et là) dopées à l’action et aux explosions. Bien qu’il soit question d’hommes en noir dans The Silencers, ce n’est pas du coté de Men In Black qu’il faut chercher, cette production PM étant trop en avance pour se reposer sur le film de Barry Levinson. Ici, Richard Pepin Et Joseph Mehri emprunte un peu partout, en premier lieu au succès de X-Files à la télévision. Les extraterrestres existent, ils sont liés au gouvernement mais surtout ils préparent une invasion de la Terre. Pour ce faire ils ont une méthode intéressante qui marche de planètes en planètes : crasher un vaisseau sur le système à envahir, bosser avec le gouvernement pour échanger sur les technologies, et jouer les victimes en accusant le gouvernement de les exploiter. Ils passent pour pour des pantins mais en réalité, ils la font à l’envers aux terriens. Ils veulent ouvrir une porte des étoiles comme dans Stargate pour faire venir un commando de cinq aliens pour commencer l’invasion. Dans The Silencers, les aliens sont représentés sous la forme d’hommes en noir mais les men in black de chez PM, ils n’ont pas de Neuralyzer pour effacer la mémoire des gens. Eux, pour faire taire leur existence, ils prennent un regard méchant avec des yeux tout moches et menace de tuer toute ta famille si tu parles, sur un ton ferme et définitif. En l’état c’est un peu plus compliqué que ça, ils manipulent les esprits et remplacent les personnes influentes par des clones au sang vert. Heureusement Jack Scalia, après avoir affronté des androïdes dans T-Force et d’autres aliens plus moches dans Dark Breed, est là pour sauver la terre et il n’est pas seul. Arrivé d’une dimension parallèle en passant par la porte des étoiles dans une cosse de l’espace, un autre alien va lui prêter main forte.

Dès lors, The Silencers abandonne peu à peu son récit d’envahisseurs parmi nous et de conspiration gouvernementale pour se transformer en buddy movie et question personnages opposés, le duo se pose là. A l’inverse de l’agent secret dur à cuire Jack Scalia, L’alien au look situé entre l’artiste new age et le surfeur Californien est un être sensible qui aime les discours sur l’écologie et la paix. Il aime la nature, l’art et les fleufleurs, Il se met à chialer quand il voit un gamin jouer à la guerre aussi car c’est un pacifiste. Ce qui ne l’empêche pas de débarquer sur terre pour directement sortir le lance grenade pour tout faire péter et de fumer une douzaine de ses semblables. Une idée du pacifisme selon PM pas si étonnante, ils pourraient trouver un moyen de mettre des flingues, des poursuites et des explosions dans un drame intimiste qu’ils n’hésiteraient pas un instant. Malgré un léger ventre mou en milieu de métrage The Silencers est agréable à suivre en très grande partie grâce à l’alien pacifique qui entre son look et son état d’esprit est source d’humour plus involontaire que volontaire. Mais il n’est pas le seul à participer à un film très comique des fois. Citons-en vrac une vache mal incrustée qui lance un regard désespéré à un cheval pendant son enlèvelent par un vaisseau spacial, Jack Scalia qui fait un carton de tireur d’élite sur un stand de hot-dogs sans toucher ses poursuivants, le même Jack Scalia qui tente de se la péter comme un héro de polar HK mais qui privilégie les sauts de ballerines aux plongeons, ou des lignes de dialogues qui semblent avoir été écrites pour un autre film.

Entre deux explosions, on ne s’ennuie donc (quasiment) jamais devant The Silencers qui propose également, il est temps d’y venir, de l’action à gogo. Et là difficile de venir y redire quoi que ce soit tant on est dans du PM pur jus. Ça explose, ça flingue et ça tatane à tout va pendant 1h40 dans de longues poursuites à l’image de la première qui commence avec un gunfight dans une église pour se terminer par un pompage de la scène du métro de Die Hard 3 avec de piètres miniatures, ou cette poursuite sur une autoroute qui mêle véhicules en contre-sens, poids lourd, Jack Scalia qui a peur pour sa vie et hélicoptère se concluant par une cascade de cinglé. The Silencers fait partie de ces productions PM Entertainment très généreuses en action et en explosions. Le rythme est plus que soutenu, ça se suit sans aucun ennui ni déplaisir, des cascades valent le détour et que ce soit pour des raisons volontaires ou non, l’humour est présent. On reste néanmoins chez PM, The Silencers n’est pas ce qui s’est fait de mieux en termes de mise en scène, et malgré tout c’est parfois tout de même sacrément neuneu, même pour un B movie d’action de cette trempe. On n’en voudra pas à Joseph Mehri et Richard Pepin, qui réussissent une fois encore à honorer le modeste contrat d’une production PM Entertainment : divertir. Avec plein d’explosions bien sûr.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ Plein d’action ♥ Plein d’explosions ♥ Le rythme ♥ Des cascades qui valent le détour ♥ L’humour, volontaire ou non |
⊗ C’est quand même sacrément neuneu parfois ⊗ On reste chez PM, pour l’originalité du scénario, on repassera |
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| The Silencers fait partie de ces productions PM Entertainment très généreuses en action et en explosions. Le rythme est plus que soutenu, ça se suit sans aucun ennui ni déplaisir, des cascades valent le détour et que ce soit pour des raisons volontaires ou non, l’humour est présent. Le haut du panier explosif de PM. | |


Titre : The Silencers
Année : 1996
Durée : 1h43
Origine : USA
Genre : Men In Black
Réalisateur : Richard Pepin
Scénario : William Applegate Jr., Joseph John Barmettler et Richard Preston Jr.
Acteurs : Jack Scalia, Dennis Christopher, Carlos Lauchu, Lucinda Weist, Clarence Williams III, Stephen Rowe, Lance LeGault, Madison Mason, Terri Poch




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