[Avis] Sayuri Strip-teaseuse, de Kumashiro Tatsumi

Titre : Ichijo Sayuri: Wet Desire / Ichijo’s Wet Lust / Sayuri Strip-teaseuse : Désirs Humides / 一条さゆり 濡れた欲情
Année : 1972
Durée : 1h09
Origine : Japon
Genre : Pinku Eiga

Réalisateur : Kumashiro Tatsumi

Acteurs : Ichijo Sayuri, Isayama Hiroko, Shirakawa Kazuko, Ozawa Shoichi, Ezawa Moeko, Shirakawa Kazuko, Awazu Go, Takahashi Akira

Synopsis : Harumi est une jeune Japonaise qui écume les bars des quartiers populaires d’Osaka. Elle n’a qu’un but dans la vie : devenir la strip-teaseuse la plus célèbre de la ville. Pour cela, elle s’entraîne avec une étonnante candeur qui séduit la clientèle de différents tripots des bas-quartiers. Mais saura-t-elle supplanter la belle Ichijo Sayuri ? Pour hâter son ascension, Harumi saisit, lorsqu’elle se présente, une singulière occasion de devenir plus populaire…

Avis de Laurent : Artisan prolifique et reconnu au sein de la Nikkatsu, Kumashiro Tatsumi fait parti de ces cinéastes qui ont marqués le cinéma érotique japonais durant les années 70. Sayuri Strip-teaseuse n’est certainement pas son film le plus maîtrisé mais il apporte cependant un témoignage intéressant de la vague roman-porno qui viendra sauver le célèbre studio de la banqueroute. Ichijo Sayuri narre les mésaventures d’Harumi, jeune strip-teaseuse arriviste et pleine d’ambition qui vient tenter sa chance à Osaka. Jusque là cantonnée à des spectacles mineurs (dont une sulfureuse séquence de lesbianisme) Harumi n’a qu’une idée en tête : voler la vedette à Sayuri. Cette dernière hypnotise, de par son spectacle érotique, des salles remplies par des hommes en mal de sensations fortes. Son numéro consiste à se faire couler de la cire chaude sur la peau et les parties intimes … tout en simulant l’orgasme. Intéressant.

Excepté pour la mise en scène des nombreuses séquences érotiques, Kumashiro Tatsumi n’a pas matière à faire véritablement décoller son récit (tout juste quelques verges innocentes). Sayuri Strip-teaseuse n’est qu’une œuvre masturbatoire de plus sans le second degré de lecture ou le sens graphique exceptionnel qui permettent à certaines œuvres estampillées roman-porno de sortir du lot. Malgré la faible durée du film, le métrage traîne à se construire et est entrecoupé de séquences de remplissage inutiles et de personnages secondaires sans grand intérêts. On reste toutefois agréablement séduit par ce duo d’actrices très convaincant. Rappelons qu’Ichijo Sayuri est une véritable strip-teaseuse, de quoi apporter une touche de réalisme salutaire dans ce monde de brutes.

Œuvre alimentaire et uniquement calibrée dans le but de ramener un maximum d’argent pour un minimum d’investissement, Ichijo Sayuri comblera tout de même les amateurs de films érotiques japonais peu exigeants. Ceux qui veulent découvrir l’univers du roman-porno via Kumashiro Tatsumi, il est préférable de se rabattre sur La Femme aux Cheveux Rouges dans lequel le cinéaste fait preuve de plus de maturité.

Note : 5/10

Laurent

Un des membres les plus anciens de HKmania. N'hésite pas à se délecter aussi bien devant un polar HK nerveux, un film dansant de Bollywood, qu'un vieux bis indonésien des années 80. Aime le cinéma sous toutes ses formes.

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