Un homme et sa fille sont attaqués dans les bois par ce qu’ils croient être une créature de type Bigfoot. Cependant, ils commencent bientôt à soupçonner qu’ils ont peut-être tombé sur un nid d’extraterrestres dans un vaisseau spatial caché.
Avis de John Roch :
L’inspiration des distributeurs Français étant parfois ce qu’elle est et bien qu’ils aient fait l’effort de l’employer au singulier, Transmutation (Demonwarp) n’est pas à confondre avec Transmutations (Hell Comes to Frogtown) et Transmutations (Underworld). A la réalisation de ce Transmutation, on retrouve Emmett Alston dont le titre de gloire se résume à American Ninja, celui avec Shô Kosugi qu’il ne faut pas confondre avec l’autre American Ninja mettant en scène Michael Dudikoff. Avec Demonwarp, le réalisateur s’essaie à l’horreur pour la seconde fois après le slasher movie New Year’s Evil. Il ne se sera pas découvert un don en particulier, si ce n’est respecter le cahier des charges de toute bonne production tourné en douze jours pour 250.000 dollars destiné aux étagères des vidéo-clubs remplis d’inconnus qui le resteront. Surnage dans ce casting Georges Kennedy, qui cachetonnait pas mal dans le Z à cette époque mais restait une tête d’affiche qui pouvait assigner ses conditions. Pour ce film, il empoche 6% du budget pour trois scènes et impose sa fille sur le tournage. On notera également la présence de Michelle Bauer qui tombe le haut comme à son habitude à cette époque. Derrière la caméra le nom le plus connu est celui de John Carl Buechler qui aurait pu réaliser la chose, mais il a préféré aller mettre en scène le chapitre sept de la saga Vendredi 13. Ici il signe non seulement une partie des effets spéciaux mais aussi le scénario.

Dans Transmutation, une chose tombe du ciel sous les yeux d’un genre de pasteur à une époque indéterminée. Puis sans transition plan sur Georges Kennedy qui joue à un jeu de société avec sa fille. Puis sans prévenir, sans suspens, sans grâce et toujours sans transition, un big foot défonce la porte du chalet et tue la fille de Georges Kenedy. Puis sans transition toujours, voici qu’arrive sur les lieux le groupe de jeunes typiques de ce genre de films et bien que le métrage tente de la rendre moins con que la moyenne, chassez le naturel il revient au galop. Forcement le big foot s’invite à la fête pour nous massacrer tout ce petit monde. Seulement cela ne concerne que la première partie d’un film qui part assez vite dans tous les sens. Ce qu’il reste de personnages vont sans prévenir croiser des zombies, des twists sur le big foot ou encore le pasteur de l’introduction qui a, en gros, évangélisé des aliens pour en faire des suppôts de Satan. Ça évite de s’ennuyer et ça fonctionne puisque le métrage est assez rythmé, ponctué de monstres, de plans nichons et de petites scènes gores. En bon produit de consommation destiné aux vidéo-clubs, le cahier des charges est rempli et propose même sa part d’humour involontaire.

Que ce soit avec par exemple une introduction de personnages secondaires dont le dialogue tourne autour d’une crotte de nez, le big foot qui fait un massacre et braque une sono avant de s’en aller, un décor de vaisseau spatial qui ressemble à un plateau où s’est tourné un clip disco, ou ce moment impayable que l’on va appeler « la gifle de la main coupée », il y a de quoi se marrer. Il y a Georges Kennedy qui traverse le film avec un bob jaune poussin aussi, idéal pour tester la colométrie de votre écran. Transmutation est de toute façon un film assez lumineux, le réalisateur ayant eu la bonne idée de filmer l’essentiel de l’action de jour. On peut rester admiratif devant tant de vitamine D et ce refus de céder au cache misère nocturne pour pleinement exposer, bien que l’ensemble soit soigné du mieux qu’il le peut, des effets spéciaux à dominance cheepos et des monstres aux maquillages pour le moins ringards. Transmutation ravira le publique qu’il vise, à savoir les amateurs des films d’horreur à destination des vidéo-clubs qui trouveront ce qu’ils sont venus chercher : Des boobs, du gore et des monstres. En définitive, Une petite série Z qui passe vite et plutôt bien.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ Des boobs, des monstres, du gore ♥ C’est assez rythmé ♥ La seconde partie qui part dans tous les sens ♥ L’humour involontaire |
⊗ Ça reste un produit de consommation destiné aux vidéo-clubs |
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| Demonwarp ravira le publique qu’il vise, à savoir les amateurs de films d’horreur à destination des vidéo-clubs qui trouveront ce qu’ils sont venus chercher : Des boobs, du gore et des monstres. En définitive, Une petite série Z qui passe vite et plutôt bien. | |


Titre : Transmutation / Demonwarp
Année : 1988
Durée : 1h31
Origine : U.S.A
Genre : Transmutation
Réalisateur : Emmett Alston
Scénario : John Carl Buechler, Jim Bertges et Bruce Akiyama
Acteurs : George Kennedy, David Michael O’Neill, Pamela Gilbert, Billy Jayne, Hank Stratton, Colleen McDermott, Michelle Bauer, Shannon Kennedy Sullivan, John Durbin




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