[Film] Empire of the Sharks, de Mark Atkins (2017)


Dans un futur proche, la surface de la Terre est recouverte par l’océan et le puissant Ian Fien règne d’une main ferme et cruelle sur les populations de survivants grâce au contrôle qu’il exerce sur son armée de requins. Mais lorsqu’il s’en prend à Willow, une jeune fille dotée du même pouvoir, c’en est trop pour le jeune et impétueux Timor qui décide de partir à l’assaut de la forteresse avec l’aide de brigands recrutés en chemin.


Avis de Cherycok :
Voilà six mois que je ne vous avais pas proposé un film de requins en CGI moches. Mais non, ne partez pas ! Hey, mais revenez, il est un peu mieux que la moyenne celui-là ! Enfin, « mieux », tout est relatif. Disons qu’il est moins pire que la moyenne de ce que nous pond le duo The Asylum / Syfy, et rien que pour ça, ça mérite qu’on s’y intéresse ! Ah ben voilà, il n’y a plus personne. Eh bien tant pis, je vais continuer à écrire pour moi alors, vu que j’étais en manque de squale moche et d’idées à la con. Bah oui quoi, c’est vrai, c’est sympa les films de requins. Bon, c’est mieux quand ils sont biens, je le concède. Mais même quand ils sont pourris j’aime bien moi. Ça me fait rire quand c’est nul. Je ne dois pas être normal. Ou alors c’est les autres qui ne sont pas normaux ? Non, ça doit être moi, ils disent tous que c’est caca et j’ai des goûts de chiotte, c’est raccord. Ce n’est pas grave, moi j’aime bien. Donc j’aime bien le caca ? Suis-je scatophile du cinéma ? Tant de questions sans réponse. Mais bref, parlons du film.

En 2016, la chaine Syfy commande à ces chers tâcherons de chez The Asylum un nouveau film de requin. Ces derniers s’exécutent et mettent en chantier Planet of the Sharks, sorte de version très très lowcost de Waterworld, avec à la barre un de leur réalisateurs maison Mark Atkins. Vous ne le connaissez pas ? Ce n’est pas très grave, vous vous en porterez mieux. Mais pour les curieux, il est à la barre des chefs d’œuvres Road Wars, Android Cop, 6-Headed Shark Attack (prochainement sur le site !), Knight of the Dead ou encore P-51 Dragon Fighter. Que du lourd dans le film de merde qui pue bien la raclure de bidet. Et contre toute attente, Planet of the Sharks rencontre son petit succès sur la chaine alors que, il faut bien l’avouer, c’est effectivement de la bonne raclure de bidet, même si, des bonnes idées étaient présentes (mais pas exploitées). Il n’en faut pas plus à Syfy pour commander une suite et c’est Mark Atkins qui une fois de plus s’y colle. Bah oui, quand on a un réalisateur pourri qui fait de la merde, il faut savoir le garder et lui confier des projets, c’est somme toute assez logique. C’est ainsi qu’arrive l’année suivante le doux étron qui nous intéresse ici, Empire of the Sharks, une suite qui n’en est pas tout à fait une mais qui en est une quand même. Bref, on ne sait pas trop, mais c’est dans la lignée. Nous sommes donc toujours ici dans une histoire où la population vit sur la mer façon Waterworld et la première surprise, c’est qu’on sent un réel effort pour créer un univers. Certes, c’est pompé jusqu’à plus soif sur le film de Kevin Costner, mais tout de même, c’est déjà plus évolué qu’un truc crétin de bikinis bitches qui vont se faire attaquer sur la plage par un requin mutant sorti d’on ne sait où. Oui, pas de truc improbable ici de requin sans âge qui aurait été décongelé ou issu d’expériences génériques qui auraient mal tourné. Comme dans 95% des productions lowcosts du genre. Et je tenais à le souligner parce qu’il est de bon ton de rendre à Atkins ce qui est à Atkins. Et puis la bande son n’est pas si mal dis-donc. On sent que Mad Max Fury Road est passé par là mais, punaise, y’en a au moins un qui a fait son travail correctement !

Bon, par contre, à part les quelques petits trucs corrects évoqués plus haut, le reste est, comme on s’y attendait, bien bien moisi. Déjà, qu’est-ce que c’est que ce héros ? Je ne sais pas d’où tu sors Jack Amstrong, mais une chose est sûre, c’est qu’il faut tout de suite arrêter le cinéma mon petit gars. Même René des Musclés avait un meilleur jeu d’acteur et une palette d’émotions plus large. Faut pas rester là petit gringalet, allez allez, faut penser à la reconversion, parce que là ce n’est pas possible, c’est nul nul et nul. Et prends avec toi certains de tes petits potes là parce qu’ils sont aussi mauvais que toi. Et au contraire, il y en a certains, on a l’impression qu’ils se sont dit « punaise, c’est le rôle de ma vie, faut que je donne tout. A moi la gloire ! ». C’est ainsi qu’on se retrouve avec une Ashley de Lange (la série Blood Drive) en mode Rey dans la dernière trilogie Star Wars, fronçant les sourcils à chacune de ses scènes, ou un Jonathan Pienaar (plein de films inconnus au bataillon) cabotinant à en tomber dans le ridicule tellement il est à fond dans ce qu’on lui a demandé. Le scénario est mis en place en 7 minutes top chrono, puis le film va se mettre en enchainer les plus gros clichés qu’il a pu trouver. Petit exemple : l’équipe du héros va être composé d’une blonde bien roulée, d’un Mexicain et d’un black. Original non ? Néanmoins, cela va permettre de jouer à un petit jeu histoire de s’occuper un peu pendant que les images défilent : on sait qu’ils vont tous mourir, mais dans quel ordre ? Les paris sont lancés ! Si jamais vous voulez vous lancer dans l’aventure, je vous propose un autre jeu pour vous occuper : Combien d’incohérences et de faux-raccords allez-vous trouver dans cette bobine ? Attention, prévoyez un calepin car vous n’aurez pas assez de doigts (orteils compris) pour tous les compter. Allez, un petit juste pour le plaisir : c’est fou cette tendance qu’ont les figurants à se jeter à l’eau pour plus de sécurité lorsque leur maison de fortune flottante se voit attaquer par des requins. Et les CGI dans tout ça ? Bah euh… ils sont ce qu’ils sont quoi, ni plus, ni moins, bien au contraire. Stagiaire’s style on va dire. Et puis comme on n’en avait pas créé assez, on en réutilise plusieurs fois, voyez l’genre ? Et en plus, et ça c’est le pire de tout, y’a même pas un plan boobs. Mais où va le monde, je vous le demande moi !

LES PLUS LES MOINS
♥ Quelques moments de suspense
♥ Ambiance sympathique
⊗ Des faux raccords à la pelle
⊗ Un jeu d’acteur aux fraises
⊗ Des CGI pourris
⊗ Cliché, es-tu là ?
Note :
Note nanar :
Le duo Syfy / The Asylum signe une fois de plus avec Empire of the Sharks un film de requins bien perrave. Certes, il arrive à se différencier de ses congénères grâce à un petit effort pour créer une ambiance sympa, mais cela reste tout juste regardable.

LE SAVIEZ VOUS ?
• Empire of the Sharks a été vendu à de nombreux pays : Espagne, Allemagne, France, Japon, Angleterre, Brésil, Grèce, Pologne, Portugal, … On se demande comment The Asylum arrive à produire autant de bouses, eh bien c’est ça le secret !
• Le film a été diffusé le 5 aout 2017 sur Syfy dans le cadre de la quatrième semaine « Sharknado » qui se terminait par la première mondiale de Sharknado 5.


Titre : Empire of the Sharks / L’Empire des Requins
Année : 2017
Durée : 1h29
Origine : U.S.A
Genre : Waterworld 2 ? Ah non…
Réalisateur : Mark Atkins
Scénario : Mark Atkins

Acteurs : Jack Armstrong, Ashley De Lange, John Savage, Thandi Sebe, Leandie du Randt, Tauriq Jenskins, Tapiwa Musvosvi, Jonathan Pienaar

 L'empire des requins (2017) on IMDb


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Faze
Faze
16 janvier 2021 3:23

Un peu de scatophilie , René des musclés et un nanar pas terrible.
Au moins ça nous fait une chronique bien sympa !

ps : niveau JV tu as très bon goût , je te rassure ! 😀