[JV] Atelier Firis (2016 – Playstation 4)

Firis, 15 ans, vit depuis toujours dans son petit village d’Ertona. Elle possède un don, celui de trouver avec facilité du minerai. Utile pour un village minier caché dans une montagne. Mais Firis, n’ayant jamais vu le monde extérieur, rêve d’aventure, du ciel bleu à perte de vue, de la mer, de tout ce qu’elle ne connait pas et n’a pas le droit de découvrir, le monde extérieur étant considéré comme dangereux. Sa vie change lorsque Sophie, une alchimiste, débarque dans le village et lui apprend les bases de l’alchimie. Possédant un don pour l’alchimie, Firis obtient le droit de sortir du village pour explorer. À une condition. Elle a une année pour passer l’examen et devenir une alchimiste licenciée, ou alors elle devra revenir à Ertona.


Avis de Rick :
Grand amateur de RPG, et surtout de JRPG, je ne m’étais pourtant jamais penché sur la licence Atelier, publiée par Koei Tecmo et développée par Gust. Pourtant, ce n’est pas faute de ne pas tomber dessus. Il faut dire qu’à la manière de Call of Duty ou Assassin’s Creed pour les AAA, les jeux Atelier sortent tous les ans, c’est comme ça. Et débarquent en plus en France, sous titré anglais, mais ça c’est monnaie courante pour les jeux de niche, seul le dernier opus en date, Atelier Ryza 2, aura eu droit à ses sous titres anglais. Et donc, me voilà à vous parler de l’opus de 2016, débarqué en Europe et en Amérique en 2017, Atelier Firis. Et j’ai sans doute très bien fait de débuter la saga par Atelier Firis, tant l’aventure aura été addictive. Et pourtant, ici, on s’éloigne clairement du RPG dit grand public. Pas de quête pleine d’aventure (enfin si, mais pas comme d’habitude), pas de monde à sauver d’un ténébreux méchant, il n’est pas question de vie ou de mort. Rien de tout ça. Atelier Firis, c’est un RPG relaxant, zen, qui pousse à l’exploration, où les combats peuvent être limite totalement zappés, à moins de vouloir obtenir la fin de chaque personnage qui se joindra à nous au fur et à mesure de l’aventure. On y incarne donc en toute logique Firis, une jeune femme de 15 ans, ayant passée sa vie dans son village caché au cœur d’une montagne, et qui ne rêve que d’une chose, découvrir le monde, voir ce qui se passe derrière la lourde porte de son village qui ne s’ouvre que pour laisser les chasseurs aller faire leur boulot dehors, et revenir avec de la nourriture. La vie de Firis est bouleversée par l’arrivée de Sophie et Platcha, les héroïnes du précédent jeu donc, qu’il n’est pas nécessaire d’avoir fait d’ailleurs je rassure. En explosant la porte du village, Firis découvre donc les deux alchimistes, et va se prendre au jeu, et nous aussi. Firis se trouve enfin un but dans la vie, et une raison d’aller dans le monde extérieur. Elle veut étudier l’alchimie, apprendre, découvrir.

Le chef du village, tous comme les parents de Firis ne voient au départ pas ça d’un bon oeil, mais après quelques menues exigences, nous voilà enfin dehors. Après une introduction d’environ 2h certes. Introduction de l’univers, des personnages, et des premières bases de l’alchimie. Firis est donc, après cette introduction, à l’air libre, accompagnée par sa sœur Lianne. Et comme je le disais, pas de grand méchant stéréotypé, pas de monde à sauver, rien de tout ça. Le but de l’aventure ? Dans un premier temps, atteindre une grande ville pour y passer l’examen, et par extension, le réussir, afin de devenir une alchimiste confirmée, et surtout, afin de pouvoir rester hors d’Ertona, la ville de Firis, de continuer l’aventure. Firis, et donc le joueur, aura 365 jours, une année donc, pour explorer le monde et atteindre son objectif. Un compte à rebours constant affiché à l’écran. Et les journées, elles défilent, vite. Récolter des ingrédients fait passer le temps, marcher aussi, se battre contre la faune et flore aussi. Toute action fait inévitablement passer le temps, les journées s’enchainent, le cycle jour nuit, bien que très brusque dans ses transitions, est présent et plaisant. Et bien entendu, faire de l’alchimie, et donc, créer des objets, fait passer le temps encore plus vite, certains objets nécessitant parfois six heures pour être créé, mais parfois, bien plus, cela pouvant aller pour certains gros objets importants jusqu’à 72 heures. Oui, 3 jours qui défilent juste pour créer un objet.

Et voilà, en gros, c’est ça Atelier Firis. Une quête initiatique, une constante exploration, la découverte du monde qui nous entoure. Et Gust, le studio, dont j’avais déjà pu tester le jeu Blue Reflection (une suite vient d’être annoncée, j’en suis heureux), a fait un excellent boulot pour que le joueur soit un peu dans la peau de Firis. Des explications s’imposent. Bon, déjà, ceux qui aiment les jeux rapides, bourrins, sauver le monde, ou qui aiment tout détruire ont déjà fuis, une bonne chose de faite ! Donc, Gust a semble-t-il bien travaillé les différents éléments de son monde pour que Firis découvre tout ça en même temps que le joueur. Ou l’inverse. Une fois sorti d’Ertonia, nous voilà face à un monde ouvert. Ou plutôt, de multiples zones ouvertes toutes reliées entre eux. Une pression sur le pavé tactile de la Playstation 4 et la carte de la zone s’affiche, avec la liste des points d’intérêts, des feux de camps où l’on peut installer notre atelier portable et donc, faire de l’alchimie et sauvegarder notre partie, ainsi que parler avec les membres de notre groupe ou bien dormir pour restaurer notre vie, notre magie et j’en passe. Mais pas que, la carte affiche également les grottes de la zone, et les quêtes actives. MAIS, car il y a un mais, un bon gros mais, et surtout un bon gros MAIS positif, la carte, en arrivant dans les zones diverses et variées (forêt, temple, désert, prairie, villes) est vide. C’est au joueur et donc à Firis d’explorer le monde qui nous entoure, pour ainsi dessiner la carte au fur et à mesure de nos explorations, y découvrir les points d’intérêts, des villages, des feux de camps, des grottes, mais également de multiples matériaux à récolter et de nombreux PNJ à qui parler, pour en apprendre plus sur le monde qui nous entoure, ou souvent, récupérer une quête, car les quêtes sont oh combien nombreuses. Au bas mot, au moins, chaque zone contient bien 30 quêtes environ.

Libre à vous de vous balader, de prendre votre temps pour faire des quêtes, et ainsi récupérer à la fois de l’argent, et des points d’idées. Bref, le monde d’Atelier Firis a été bien pensé pour pousser le joueur à explorer le monde qui l’entoure, à être curieux, à parfois s’éloigner du chemin qu’il pensait prendre pour découvrir une nouvelle zone totalement différente de la précédente, bien qu’à l’opposé de son objectif principal. Car rappelons le, dans la première partie du jeu, pouvant tenir un bon 30h voir plus, ou parfois moins sans doute pour les connaisseurs de la saga, et bien le temps est limité. Firis a 365 jours pour arriver à bon port, dans la bonne ville. Mais pas que, puisque pour réussir l’examen, et même pour s’inscrire, il faudra avoir trois lettres de recommandation de la part d’alchimistes confirmés. Mieux vaut donc ne pas perdre de temps dans des endroits trop éloignés, ou s’amuser à faire absolument toutes les quêtes, car l’horloge tourne, là pour nous rappeler constamment notre objectif. Un excellent point, qui vient finalement mettre un minimum de tension dans une intrigue mince, puisque l’intrigue, elle est en retrait. Et comme le monde s’ouvre à nous en explorant, et bien, il va falloir trouver soit même les dits alchimistes. Non, pas de pointeur sur la carte nous indiquant dans quelle ville ou dans quelle zone il faudra trouver nos lettres de recommandations, c’est au joueur d’explorer et d’être curieux. Et n’ayez crainte, le jeu contient en tout cinq possibles lettres de recommandations. Manquer une zone ou un alchimiste n’est donc en soit pas si grave. Même si je dois bien avouer qu’une fois la grosse quête de Flussheim (la première grande ville que l’on croise) accomplie, permettant alors de découvrir une seconde carte tout aussi grande, j’étais en stress. Déjà plus de 150 jours passés, une grande map de faite mais que deux lettres de recommandations et une nouvelle map à découvrir intégralement. Allais-je y arriver ?

Et bien pas d’inquiétudes, malgré le gros monde qui s’ouvre à nous, cette première partie ne devrait pas poser plus de problèmes que ça. Firis n’est pas un jeu fait pour nous mettre en stress constant, mais plus un jeu qui doit nous émerveiller. Et une fois arrivé à destination, il faudra bel et bien passé l’examen, découpé en trois parties. Un examen écrit (des questions avec réponses multiples), un examen basé sur l’alchimie, et un examen basé sur le total de dommage en combat. C’est une fois l’examen réussi (examen pas très dur, mais possible de l’échouer, ça m’est arrivé, et j’ai rechargé ma partie) que Firis s’ouvre encore plus. Nous n’avions jusque là qu’effleurer le jeu, son contenu, son univers. Les quêtes continuent, la pression de l’horloge disparaît puisque Firis est libre, de nouvelles zones s’ouvrent à nous, chaque personnage rejoignant notre équipe a sa propre fin, et certains cheminements nous donnent des éléments très utiles, comme un bateau volant (permettant ainsi le voyage rapide), le fait de pouvoir aller sous l’eau. Et puis, de nouveaux ennemis, des boss optionnels, plus de recettes d’alchimie. Atelier Firis est un jeu riche qui a encore plus à proposer dans sa seconde partie. J’aurais d’ailleurs découvert énormément de choses durant cette seconde partie, puisque sans la pression de l’année et de l’examen, je pouvais explorer à ma guise, et me plonger avec plus de facilité dans son système d’alchimie, découvrant des éléments importants finalement après plus de 50 heures de jeu, maitrisant enfin tout ce qu’il fallait maitriser. Car il est temps d’en parler de cette fameuse alchimie au cœur du titre. C’est simple, c’est bien pensé, c’est addictif, et pour peu que l’on se prenne au jeu, on y passera du temps.

Il faut d’abord trouver une recette. Si l’on peut en apprendre certaines en lisant des livres, et que certaines se débloquent, automatiquement en faisant des quêtes, principales ou optionnelles, d’autres se débloqueront en faisant des actions spécifiques, comme créer tel ou tel objet, récolter certaines substances et j’en passe. C’est bien pensé, pas dur mais pas trop facile non plus, bien que certains indices pour débloquer quelques recettes sont un peu trop vagues. Une fois la recette en main, il faudra avoir les bons ingrédients, et donc les récolter. À savoir que les ingrédients ont une qualité (représentée par un chiffre, allant de 0 à 999), et des « traits » bien spécifiques. On pourra par exemple trouver dans certaines zones de l’eau avec des bonus comme l’augmentation des HP, des MP, ou de toutes les statistiques de tant de point. Une fois les ingrédients réunis, on passe au chaudron. On choisis l’objet à créer, on choisis soigneusement les ingrédients, en fonction de la qualité mais surtout de ses bonus, puis on choisis un possible catalyseur, ce qui peut donner des bonus en plus, et surtout, permettre de placer dans l’objet créé jusqu’à trois bonus présents parmi ceux des ingrédients. On se retrouve là face à une grille, où il faudra placer nos ingrédients représentés par des blocs comme dans un bon vieux Tetris. En prenant en compte que certains emplacements donneront des bonus ou de récupérer plus de bonus d’ingrédients, et que les ingrédients ont aussi un système de couleurs permettant d’améliorer telle ou telle spécificité. C’est assez pointu, plutôt fun au final, et bien addictif comme je le disais. Puis hop, on mixe le tout, on obtient notre objet, on choisit jusqu’à trois bonus, et voilà.

L’alchimie, c’est important, c’est la clé de tout, et on découvre toujours de nouvelles choses. Oui, j’aurais mis 60h à découvrir qu’en favorisant certaines couleurs d’objets, on pouvait obtenir des bonus importants. Oui, quand j’ai créé mon premier balais volant, je ne me souviens de rien, je plaçais juste mes objets, prenais mes bonus et basta. Ce qui m’a bloqué dans une zone tardive du jeu, où il fallait favoriser lors de la création du fameux balais une couleur pour obtenir un bonus permettant de voler au dessus du vide et de l’eau. Ah ! Bon, mieux vaut tard que jamais comme on dit toujours. Mais surtout, l’alchimie sert à tout. Créer des bombes à utiliser en combat, créer d’autres matériaux pour plus d’objets, ou tout simplement, créer nos armes et armures, ainsi que nos accessoires. Certes, certains marchands peuvent vendre des objets, mais entre un objet de qualité 40 sans bonus et une armure de qualité 150 boostant toutes nos stats de 10 points, rajoutant 50 points de vie et permettant de récupérer des MP à chaque tour, il n’y a pas photo non ? Pareil pour les bombes. Entre acheter une bombe de qualité 50 qui explose, ce n’est pas mieux une bombe de qualité 110 avec des bonus de flammes, des dégâts augmentés de 50% et un bonus de 25% de coups critiques ? Bon, et bien voilà, tout est dit, l’alchimie, c’est la vie !

Après, forcément, nous ne sommes pas aveugles, Atelier Firis, malgré tout le bien que je viens de vous en dire en long, en large, en travers, en diagonale (en hommage à son alchimie tiens), ce n’est pas le JRPG ultime. Il est clairement à présent dans mes favoris, car cela fait toujours du bien d’avoir un concept différent, pas basé sur les combats mais sur l’alchimie, de ne pas devoir sauver le monde mais l’explorer, mais il faut bien parler de l’enrobage, de la technique. Atelier Firis a des décors qui éblouissent. C’est mignon, c’est enchanteur, et ça va avec la direction de l’histoire. Mais soyons clairs, ce n’est pas très beau, loin de là. Parfois, des éléments vont s’afficher tardivement, certaines textures ne sont pas très jolies, les personnages ont des animations parfois trop statiques. Alors ce n’est pas moche, puisque comme je le disais, c’est enchanteur et mignon, mais c’est loin d’être parfait. Les rares dessins lors de certains événements sont également mignons. Mais voilà, c’est dit pour le visuel. En terme de gameplay, c’est simpliste en dehors de l’alchimie, mais ça fonctionne. On trouve le défaut de beaucoup de JRPG de niche, à savoir des sauts visuellement ridicules, et quelques problèmes de collisions lorsque l’on se retrouve dans des endroits exigus, mais rien de grave. Rien de génial non plus, mais ça fait le boulot. Musicalement, ça va dans le sens du jeu, c’est joyeux, presque coloré si la musique avait une couleur, et c’est très agréable à l’oreille, surtout que chaque lieu, chaque ville, chaque combats en fonction de si l’ennemi a un niveau ridicule ou bien trop élevé pour nous à sa musique, et c’est un excellent boulot. Le doublage Japonais est également charmant, avec Firis qui s’exclame pour tout et rien en découvrant le monde, et qui rend le personnage attachant. Tout comme la galerie qui nous rejoint au fur et à mesure de nos explorations.

Galerie dont je n’ai pas parlé jusque là. Si l’on commence l’aventure à deux, avec notre grande sœur Lianne, il est possible de rencontrer et de faire entrer dans notre équipe de choc de nombreux personnages secondaires, qui ont tous leurs problèmes, leurs histoires. C’est souvent très intéressant d’ailleurs. Certains peuvent être ratés, aucun n’est obligatoire. Si l’on n’a pas envie de payer un mercenaire avec une somme qui nous parait énorme dans la première partie, pas de souci. Si l’on n’a pas envie de créer un objet pour dépanner un mystérieux voyageur, pas de souci. Le cas contraire, notre équipe grandie. Jusqu’à 6 personnages peuvent nous rejoindre, pour seulement 4 actifs en combats. De quoi faire, entre leurs événements, les capacités propres à chacun, le fait que les alchimistes sont plus faibles (en HP) mais bien plus puissants dans l’utilisation d’objets en combats, il y a clairement de quoi faire. Mais ah oui, au départ, je parlais du son. Un doublage Anglais est également présent, mais juste, pourquoi ? Je ne l’ai pas testé passé le menu et son « Atelier Firis » prononcé à l’anglaise qui m’aura fait passer immédiatement dans les options pour mettre le Japonais. Entre son contenu gargantuesque et surtout charmeur si l’on adhère au genre et au design général très Japonais, Atelier Firis est une excellente pioche, un jeu qui pousse à l’exploration, à la découverte, et ou tout s’imbrique bien puisque tout a été pensé dans ce sens là. Et je vous le dis alors que j’ai déjà 70 heures au compteur, et qu’il me manque encore deux fins de personnages, et que je les aurais !


GRAPHISMES
Si Atelier Firis n’est pas franchement beau, si on adhère à son style, il reste charmant, et la découverte constante de nouveaux lieux fonctionne. Pour le premier monde ouvert d’un si petit studio, c’est même plutôt bon.
JOUABILITÉ
Les combats sont très secondaires, laissant place avant tout à l’exploration, et bien entendu, l’alchimie. Tout est bien détaillé, mais le système est si riche que même 50 heures après, on découvre de nouvelles choses naturellement.
DURÉE DE VIE
En soit, la première partie du jeu, se déroulant sur un an, nécessite environ 30 heures. Mais une fois achevée, le jeu s’ouvre encore plus, les quêtes affluent, et Firis doit alors décider de ce qu’elle veut faire de sa vie, et c’est là que les choix comptent, et que les 10 fins différentes se débloquent. 82h furent nécessaire pour le 100%.
BANDE SON
Comme son histoire et ses graphismes, la musique est souvent douce, parfois enjouée. Ça colle très bien à l’univers.
CONCLUSION
Atelier Firis, ce fut une aventure rafraichissante, qui pousse à la découverte, à l’exploration. Doux, féérique, intéressant malgré une intrigue clairement en retrait, on découvre toujours de nouvelles zones, de nouvelles recettes, de nouveaux éléments pour explorer, le tout avec pleins de fins différentes et une envie de toujours découvrir plus.

note65



Titre : Atelier Firis
Année : 2016
Studio : Gust
Editeur : Koei Tecmo
Genre : Alchimie

Joué et testé sur : Playstation 4
Existe sur : Playstation 4, PS Vita et PC
Support : un disque


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Auteur : Rick

Grand fan de cinéma depuis son plus jeune âge et également réalisateur à ses heures perdues, Rick aime particulièrement le cinéma qui ose des choses, sort des sentiers battus, et se refuse la facilité. Gros fan de David Lynch, John Carpenter, David Cronenberg, Tsukamoto Shinya, Sono Sion, Nicolas Winding Refn, Denis Villeneuve et tant d'autres. Est toujours hanté par la fin de Twin Peaks The Return.
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