[Film] The Slumber Party Massacre, de Amy Holden Jones (1982)

Trish profite de l’absence de ses parents pour inviter quelques amies de son équipe de basket chez elle. Seulement elles ignorent qu’un fou s’est échappé de l’hôpital psychiatrique et à l’intention, avec sa foreuse, d’animer les festivités !


Avis de Rick :
1982, le slasher explose littéralement. Halloween en 1978 et Vendredi 13 en 1980 ont lancés la mode. Tout le monde veut sa part du gâteau avec ce nouveau genre qui ne coûte pas grand-chose. C’est ainsi que la jeune Amy Holden Jones récupère un scénario de Rita Mae Brown, prévu pour être une parodie du genre, et tourne pour une somme ridicule l’introduction. Elle la présente à Roger Corman, qui, conquit, lui donne environ 250 000 dollars pour tourner le film en entier. Mais étrangement, entre l’intention de la scénariste (romancière à la base, qui a commencée au début des années 70, et se sera fait connaître par des romans policiers) et le ton parodique du genre et les intentions de la réalisatrice débutante (qui n’aura signé que 4 films comme réalisatrice, mais sera plus connue comme étant la scénariste de Relic, Beethoveen ou encore Proposition Indécente) et de Roger Corman, qui veulent un slasher pur jus, il y a un fossé. Si bien qu’au final, ce premier Slumber Party Massacre a le cul entre deux chaises, pas assez sérieux pour être un vrai slasher, mais tout de même assez sanglant et contenant tous les clichés du genre, n’en faisant pas une vraie parodie. Effort raté donc ? Pas vraiment puisque malgré tout ce premier opus parvient à nous faire rire, nous offre quelques grands moments, pas mal de meurtres, des plans de nudité gratuits en pagaille et j’en passe, montrant sans détour ce que le spectateur du genre veut voir.

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En ce sens, on pourra même dire que le métrage est une réussite, puisque finalement, l’amateur de slasher n’attend que deux choses : que les filles se dénudent et que la quasi intégralité du casting y passe. Slumber Party Massacre semble souvent s’en amuser, la caméra s’attarde dés l’ouverture sur les formes avantageuses des jolies actrices, et les meurtres s’enchaînent assez rapidement. Mais il contient pas mal d’humour, et donc sans doute une petite distance avec le genre. Ainsi, les dialogues seront volontairement cons et parfois vulgaires, le visage du tueur nous sera montré dés la dixième minute, les mecs seront les premiers à mourir et prendront souvent la fuite, tandis que les femmes auront un peu plus de jugeote. Même si l’on sent qu’il y a une différence entre ce que le film aurait pu être et ce qu’il est au final, l’ensemble reste intéressant. Et pour les hommes pervers, oui, on aura des seins dès la deuxième minute car pour réfléchir à une soirée, rien de mieux qu’avoir les seins à l’air, puis des fesses en pagaille dans une scène de douche dès la septième minute, avec caméra descendant sur le postérieur des actrices sans aucune honte, et ça continuera pendant la première demi-heure.

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Le cahier de charge est donc bien là de ce côté là. Dommage que Amy Holden Jones ne fasse pas toujours les meilleurs choix à la mise en scène. Non pas que ce soit mauvais, on a souvent vu bien pire, la réalisatrice livrant d’ailleurs parfois quelques très jolis plans, de beaux travellings, et quelques idées fonctionnant avec la profondeur de champ sont intéressantes, comme lorsque d’un dialogue, le tueur rentrera discrètement derrière les personnages en passant par la fenêtre. Mais à côté de ça, notamment dans la première demi-heure, elle filme de manière plutôt plate des dialogues déjà pas forcément intéressants à la base, ce qui pourra provoquer chez certains spectateurs l’ennui. Niveau meurtre, même si cela reste assez soft, le montage fait par contre du plutôt beau boulot pour camoufler le manque d’argent. Mais la grande qualité du métrage, c’est bien son humour totalement décomplexé. Le public veut des héroïnes écervelées, et bien ici pour évacuer le stress, elles mangent une pizza, livrée par un homme ayant succombé au tueur, les yeux arrachés, alors que la boite est posée sur le cadavre. Et on ne nous ment pas sur le message de ces métrages, où le tueur traquant une femme avec une arme (souvent le couteau) pour la pénétrer (enfin, la tuer mais vous voyez) est souvent vu comme une pulsion sexuelle, puisqu’ici, le tueur tiendra dans certains plans sa foreuse dans une position très suggestive. Le bouchon est poussé encore plus loin lorsqu’il s’apprête à tuer avec sa gigantesque machine une des filles, qui d’un coup de machette… casse le bout de son engin ! Il faut voir la tête du tueur à ce moment là pour comprendre que sa virilité en a prit un coup ! Et rien que pour ça, il faut voir Slumber Party Massacre !

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LES PLUSLES MOINS
♥ Pas mal d’humour
♥ Des situations stupides
♥ Pas mal de meurtres
♥ Un slasher qui ne ment pas sur la marchandise
⊗ Première partie un peu longue
⊗ Des dialogues parfois inutiles
⊗ Ça reste une petite production fauchée
Bénéficiant d’un petit statut de film culte, Slumber Party Massacre n’est pas un grand film, mais il délivre sans complexe ce qu’on attend d’un slasher du début des années 80 : des fesses, des seins, des meurtres, du fun !

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slumber_party_massacreTitre : The Slumber Party Massacre
Année : 1982
Durée : 1h14
Origine : U.S.A.
Genre : Slasher
Réalisatrice : Amy Holden Jones
Scénario : Rita Mae Brown

Acteurs : Michelle Michaels, Robin Stille, Michael Villella, Debra Deliso, Andree Honore et Gina Smika

 The Slumber Party Massacre (1982) on IMDb


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