[Film] Ju-On : Beginning of the End, de Ochiai Masayuki (2014)

Yui trouve enfin un travail : enseignante dans une école primaire. Elle remarque immédiatement l’absence du petit Toshio, absence de longue date si elle en croit le carnet d’appel. Elle ne sait pas encore qu’un terrible drame a eu lieu dans la demeure du petit Toshio.


Avis de Rick :
Ju-On est une saga qui ne veut pas mourir. Commencée il y a déjà plus de 15 ans avec deux films pour la télévision Japonaise, son créateur lui-même, Shimizu Takashi, réalisa ensuite deux remakes pour les salles obscures Japonaise, avant de partir en Amérique pour réaliser deux nouveaux remakes pour le compte de Sam Raimi. Motivé le bonhomme pour livrer 6 fois le même film… Malheureusement, l’aventure ne s’arrêta pas là, avec un nouvel épisode DTV pour le marché Américain, puis deux spin-off V-Cinema au Japon, Black Ghost et White Ghost, sympathiques. 2014 signe l’arrivée d’un nouvel opus, un reboot. Oui, on connaît l’univers par cœur, il n’y a plus grand-chose voir rien à dire, mais la saga revient aux origines. Et cette fois-ci, c’est Ochiai Masayuki qui s’y colle, capable du meilleur (Infection), du sympathique (Parasite Eve) comme du pire (Spirits, le remake Américain de Shutter). Que va-t-il bien pouvoir ajouter à une saga aussi longue, surtout en remakant (rebootant) le premier opus ? Et bien ma foi, rien de particulier. Ju-On : Beginning of the End, ne fait que reprendre une formule que l’on connaît très bien pour ne pas forcément y ajouter du neuf. On reprend Toshio (très présent), sa mère Kayako (beaucoup moins présente), les scènes chocs comme la scène de la mâchoire ou la scène de l’escalier, le professeur de Toshio qui cette fois-ci est une femme (Sasaki Nozomi – My Rainy Days, Death game Park, Ring 0), les sons glutineux de fantômes, la fragmentation narrative, et c’est parti pour un tour.

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Pourtant, malgré son côté très prévisible et surtout n’ajoutant pas grand-chose malgré et quelques scènes s’amusant quelque peu à déformer son modèle datant d’il y a 15 ans, ce nouvel opus n’est pas la catastrophe annoncée. Certes, on a parfois l’impression de revoir une nouvelle fois le même film, mais l’ensemble est fait avec suffisamment de sérieux et quelques plans sont vraiment réussis, si bien que jamais le métrage n’ennuie ou ne semble faire tâche. Est-ce une raison suffisante pour nous fournir une nouvelle fois le même film ? Assurément pas ! Là est tout le paradoxe de ce nouvel opus, bien filmé, bien écrit, fait avec sérieux, mais qui pourra lasser le connaisseur ou le fan ayant vu tous les opus. Les nouveautés sont maigres en effet. Quelques nouveaux personnages que l’on ne connaissait pas forcément, quelques nouvelles situations, une Kayako que l’on voit par moment de son vivant, ce qui était rare auparavant, mais une mécanique et des effets que l’on ne connaît qu’un peu trop bien pour surprendre.

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Toshio vole totalement la vedette à sa mère, et poursuivra sans relâche ceux qui pénètrent dans la demeure, et le réalisateur s’amuse à changer quelques lieux et situations, tout en gardant leur finalité. Ainsi, la scène du lit dans l’appartement se retrouve délocalisée dans l’infirmerie de l’école, mais son déroulement tout comme son final sera identique. Ce clair manque de surprise fera que ce nouvel opus ne fera jamais peur. Les apparitions sont souvent prévisibles (mais certaines fonctionnent tout de même), on devine parfois ce qu’il va se passer à l’avance. Néanmoins, oui, le film est fait avec grand sérieux, et le réalisateur ajoute quelques rares nouveaux éléments, parfois étranges puisque semblant provenir d’autres films. Les spirales sont très présentes dans le métrage, et ce dés le début, nous ramenant à Uzumaki, l’ambiance étrange en moins. Le tout se fait rythmé, peu surprenant, mais agréable à l’œil, jamais ennuyeux, si bien que l’on passe malgré tout un bon moment. Le film a du suffisamment marcher au Japon puisqu’un nouvel opus, toujours signé Masayuki Ochiai est prévu pour le 20 Juin 2015, sobrement intitulé Ju-On : The Final. Final ? Vraiment ?

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Un remake/reboot qui n’ajoute pas grand-chose et ne fait que reprendre une formule que l’on connaît trop bien. Divertissant et sympathique, mais rien de plus.

Note :

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 JuOn beginning of the endTitre : Ju-On : Beginning of the End – Ju-On : Owari No Hajimari – 呪怨: 終わりの始まり
Année : 2014
Durée : 1h30
Origine : Japon
Genre : Fantômes
Réalisateur : Ochiai Masayuki

Acteurs : Sasaki Nozomi, Aoyagi Shô, Takahashi Haori, Triendl Reina, Hanazawa Miho et Kuroshima Yuina

 Ju-on: Owari no hajimari (2014) on IMDb


Galerie d’images :

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Rick

Grand fan de cinéma depuis son plus jeune âge et également réalisateur à ses heures perdues, Rick aime particulièrement le cinéma qui ose des choses, sort des sentiers battus, et se refuse la facilité. Gros fan de Lynch, Carpenter, Cronenberg, Refn et tant d'autres. Est toujours hanté par la fin de Twin Peaks The Return.

11 Comments

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  1. Vu récemment et clairement un film pas mauvais mais qui n’apporte rien.

  2. Oui c’est clair, on a l’impression de voir encore une fois le même film même si c’est fait avec sérieux et que quelques moments fonctionnent. J’attend de voir le prochain annoncé comme “final” dans le titre.

  3. Ah ouais 6 fois le même film le premier réal ?
    J’avoue que je n’ai vu que le premier film cinéma japonais, ainsi que le premier téléfilm (dispo dans les bonus du DVD du premier film)
    Curieusement je crois que j’ai préféré le téléfilm. Il m’a fait plus d’effet.
    Je n’ai pas spécialement envie de voir les 50 remakes et suites…

  4. Et bien tu es donc comme moi. Enfin, je les ai absolument tous vu, mais j’ai une très forte préférence pour les téléfilms. Je ne sais pas, sans doute le grain dégueulasse Mini-DV qui donne une ambiance particulière et assez malsaine, le côté plus libre sans doute aussi dans la création. Les films ciné sont en soit sympas, mais déjà une redite, mais en plus clean je trouve.

    1. Oui voilà.
      Par contre je ne savais pas qu’il y avait plusieurs téléfilms. Dans les bonus du premier film ciné, il y a un truc intitulé téléfilm mais je ne sais pas si c’est la totalité des petits bouts de films TV avec différents persos mis bout à bout, ou si c’est juste le premier téléfilm et qu’il y en a un autre que je n’ai pas vu.

      1. Alors il y a en fait deux téléfilms, le premier est en bonus sur le dvd du premier film (celui que tu as vu donc), et le second, bon aussi malgré la première demi-heure foutage de gueule (reprenant la fin du premier téléfilm) est en bonus sur le dvd du second film.

        Deux téléfilms, deux films cinéma au Japon, puis trois remakes Américains, puis deux spin-off au Japon (White Ghost et Black Ghost) puis 2 nouveaux remakes dont celui-ci était le premier.

        1. Eh ben…
          Bon cela dit ça m’ennuie de devoir me procurer le 2eme film pour voir le 2eme téléfilm qui contient 30min du premier^^

  5. Tu as vu Marebito, du même réal Shimizu ?
    Je sais pas ce que ça vaut.

  6. Je suis un des rares fans de Marebito. Le film divise pas mal, il faut dire qu’il a un rythme assez lent, et qu’il a été tourné en peu de temps en Mini-DV, donc il a un grain d’image particulier et une photographie parfois assez brute. Mais j’adore le sujet du film et certaines de ces idées, ça me parle. Quitte ou double donc avec ce film ^^

    1. C’est vrai que j’ai pu lire qu’il était intéressant…mais aussi chiant et laid^^
      Bon…obligé de tester moi-même alors.

  7. Je dirais pas chiant. Lent oui, après ça dépend si le sujet t’intéresse et si tu rentres dans le film ou non. Ça passe ou ça casse oui.
    Après laid, bon c’est de la mini-DV, c’est pas très beau en effet, MAIS pour avoir beaucoup tourné en Mini-DV à mes débuts aux alentours de 2004/2007, je peux te dire qu’il y a malgré tout une certaine maîtrise de l’équipe technique pour livrer des plans recherchés et pas baveux niveau couleurs, surtout que les capteurs Mini-DV ont ultra tendance à faire virer toutes les couleurs à l’orangeatre pas beau du tout.

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