[Film] Chucky 2 : La Poupée de Sang, de John Lafia (1990)

Quelques mois après la mort de Chucky, Andy Barclay se retrouve sans sa mère qui doit séjourner dans un hôpital psychiatrique. Il se fait accueillir dans une famille d’adoption, les Simpson, avec une adolescente rebelle, Kyle. C’est apparemment une famille saine, un couple adoptant des enfants sans parents. Cependant, des employés de la compagnie qui fabrique les poupées Brave Gars récupèrent la dépouille grillée de Chucky, et décident de la remettre en bon état. En effet, la mauvaise “rumeur” à propos d’une poupée tueuse avait fait cesser la fabrication de la poupée. Ils ignorent qu’en faisant ainsi, ils l’ont fait ressusciter, et Chucky est ainsi de retour, bien décidée à s’emparer du corps d’Andy pour de bon. Surtout qu’une autre poupée tout à fait similaire, mais inoffensive, est déjà dans la maison …


Avis de Rick :
Jeu d’Enfant, le premier opus, a été un succès. La mise en route d’une suite a été très rapidement validée malgré quelques soucis de production, faisant que la saga passe chez Universal. John Lafia, qui officiait comme scénariste sur le premier film, passe réalisateur, tandis que Alex Vincent revient prendre le rôle du petit Andy, et bien entendu Brad Dourif offre toujours sa voix à Chucky la poupée. Don Mancini revient à l’écriture comme pour toute la saga et voilà que Chucky 2 sort 2 ans jour pour jour après le premier opus. Et si le premier opus hésitait parfois dans la direction à prendre, entre thriller fantastique et slasher, Chucky 2 n’a plus à s’embêter avec ça. Nous sommes dans le second opus, nous savons directement à quoi nous avons affaire, et le métrage peut se concentrer sur ce qui fonctionne et surtout ce que le public aime et connaît, à savoir Chucky. Suite logique donc, nous suivons Andy quelques mois après les événements du premier film, placé en famille d’accueil et légèrement traumatisé. Par un tour de passe passe, la poupée tueuse est nettoyée, réassemblée, et bien évidemment, tout se passe mal, l’âme de Chucky est toujours à l’intérieur et elle part à la recherche d’Andy, la seule personne pouvant accueillir son âme car il s’agît de la première personne a qui Chucky a révélé son identité.

La première chose que l’on peut dire, c’est que cette suite ne perd pas de temps. Dès les premières minutes, ça tourne mal et paf, un mort au compteur. Puis Chucky retrouve la trace d’Andy très rapidement et le carnage peut reprendre. Enfin carnage, Chucky reste Chucky et non Jason Voorhees, mais il devient immédiatement le centre d’intérêt de cette suite. Et du coup forcément, l’humour noir par les dialogues de Chucky est beaucoup plus présent dans le métrage, tout en restant un film de genre sérieux, contrairement aux opus 4 et 5 par la suite, s’axant sur le fun et l’humour avant tout. Les punchlines de notre ami Chucky sont donc nombreuses, et fonctionnent. Chucky prend un malin plaisir à être le plus sadique possible, et va traumatiser Andy en le poursuivant dans sa nouvelle maison, et même à l’école ou à l’orphelinat. Et quand les choses tournent mal, il a toujours une arme sous la main pour « arranger » la situation. Sans renverser les codes du genre et en contenant tout les clichés inhérents du genre d’ailleurs (la famille qui ne croit pas Andy, tout comme les profs), Chucky 2 se fait plus rythmé que son prédécesseur, plus généreux et inventif dans les meurtres également, et se retrouve parsemé de bonnes idées, au départ prévues pour le premier opus d’ailleurs.

Ce second opus se fait donc généreux, et n’hésite pas à y aller à fond. Ce sera d’ailleurs sans doute l’opus où Chucky va le plus s’en prendre plein la tête. Les meurtres s’accumulent avec logique puis Chucky va être victime à son tour lors du final, sans aucun doute le meilleur final de la saga, prévu originalement pour le premier opus, se déroulant dans l’usine créant les jouets. Une vingtaine de minutes inventives, et assez jouissives. Et surtout, un final qui aurait pu mettre un terme à la saga, sauf que cinéma de genre oblige, le mal ne meurt jamais ! Chucky 2, tout en étant clairement dans la continuité du premier opus, délaisse totalement le suspense, les vues subjectives de Chucky pour créer la tension, mais mise tout sur son personnage, ses meurtres et son humour bien cynique, un peu à l’image de Freddy Krueger justement, mais ça fonctionne. La mise en scène de John Lafia (Max le meilleur ami de l’homme) est dynamique, le rythme ne faiblit pas (le film ne dure que 1h24 en plus), les meurtres sont plus violents et graphiques, et Chucky encore plus sadique. Sans doute le meilleur opus de la saga au final.

LES PLUSLES MOINS
♥ Chucky
♥ Une excellente suite
♥ Les phrases de Chucky
♥ Le long final
⊗ Un côté néanmoins prévisible
note8
Chucky 2 parvient à faire mieux que le premier film. Malgré son côté prévisible, il divertit, se fait fun, rythmé et contient le meilleur final de la saga.



Titre : Chucky 2 : La Poupée de Sang – Child’s Play 2

Année : 1990
Durée :
1h24
Origine :
U.S.A.
Genre :
Horreur
Réalisation : 
John Lafia
Scénario : 
Don Mancini
Avec :
Alex Vincent, Christine Elise, Jenny Agutter, Gerrit Graham, Brad Dourif, Grace Zabriskie et Beth Grant

 Child's Play 2 (1990) on IMDb


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pti denis
20 juillet 2017 11:16

Je préfère le premier (très sérieux, bonne ambiance) et le 4 (ultra FUN) mais je suis d’accord : cette suite est vraiment excellente, en tout cas elle atomise le pauvre numéro 3. Le 5 j’accroche pas du tout (trop d’humour, trop meta). Le 6… du DTV bas de gamme quoi, pas aussi nul que les derniers Hellraiser mais pas terrible quand même.

Encore une fois bon choix Rick 😉
Chucky 2 est à voir pour ceux qui aiment le premier. Du très bon bigger and louder!

pti denis
21 juillet 2017 9:19

Vu aussi le trailer, je suis pas sûr de le regarder, ça ne m’a pas passionné.
Par contre celui du dernier Massacre à la Tronçonneuse par le duo Bustillo/Maury me titille bien ^^

Ghoulish
Administrateur
24 avril 2019 20:44

J’avoue aussi avoir un faible pour ce deuxième épisode. Rien que le final, bien fantasque, mérite le détour. Et voir la tronche de Chucky gonfler ( dernière capture ) avant d’exploser me fait toujours autant rire. On dirait un peu Arthur l’enflure dans ‘La bande des Crados’.
Et justement c’est une sacrée enflure ! On retrouve en plus de son humour caustique, un petit côté bizarre et macabre, surtout lorsqu’il ‘tue’ l’autre poupée ( Tommy ) et l’enterre dans le jardin. Son hésitation quand Andy lui demande son nom est aussi très drôle. Beaucoup de scènes dans le film fonctionnent ainsi, on ne s’ennuie pas, on se balance des fuck ici et là, la bonne humeur règne, ça saigne, et on retrouve avec plaisir de très bons acteurs du genre ( Jenny Agutter du ‘Loup-garou de Londres’ et Gerrit Graham de ‘Phantom of the Paradise’ et ‘Terror vision’ ).
Alex Vincent, lui, améliore son jeu. Christine Elise ( future récurrente de la série ‘Urgences’ ) est bien aussi en héroïne. Donc tout ça c’est du tout bon.

Ghoulish
Administrateur
24 avril 2019 20:49

Par contre si tu ne penses pas écrire sur le 3 un jour Rick, je veux bien m’en charger lol

Cherycok
Administrateur
Reply to  Ghoulish
29 avril 2019 8:37

Tu as reçu un petit mail ^_^

Ghoulish
Administrateur
25 avril 2019 18:16

C’est certain que cet épisode est un peu à part au vu de son décor principal. La tentative de faire du ‘Full metal jacket’ dans les dialogues en est le meilleur exemple. Evidemment ce n’est pas du Stanley Kubrick mais du Jack Bender, un réalisateur TV qui livre une mise en scène un peu trop plate. Mais la présence de Chucky, d’un Andy devenu grand et de quelques personnages bien déjantés ( Andrew Robinson, s’il n’atteint pas la force d’interprétation de Scorpio dans ‘L’inspecteur Harry’, est néanmoins très drôle dans le rôle du coiffeur ). Et puis, à noter pour les amateurs, on retrouve Perrey Reeves, qui fut un temps la fiancée de… David Duchovny !!

Ghoulish
Administrateur
25 avril 2019 18:19

Je viens d’apprendre qu’ils vont sortir un remake ( enfin, reboot, c’est vrai que c’est plus la mode, bien que la frontière entre les deux soit inexistante, certains reboots étant des remakes et vice-versa… ). Un projet idiot vu que au niveau des suites, ça cartonnait bien. Aucun intérêt.