[Avis] Rush Hour 3, de Brett Ratner

Titre : Rush Hour 3
Année : 2007
Durée : 1h30
Origine : U.S.A
Genre : Comédie / Action
Réalisateur : Brett Ratner

Acteurs : Jackie Chan, Chris Tucker, Max von Sydow, Hiroyuki Shimosawa, Yvan Attal, Youki Kudoh, Noémie Lenoir, Jingchu Zhang, Tzi Ma, Roman Polanski, Julie Depardieu

Synopsis : Dans quelques heures, l’ambassadeur chinois Han compte révéler l’identité du maître du plus puissant syndicat criminel du monde, les Triades chinoises. Lee est chargé de le protéger.
Lorsque Carter, relégué depuis quelque temps à la circulation, apprend que l’ambassadeur vient de se faire tirer dessus, il se précipite sur les lieux pour intervenir, mais il ne parvient qu’à gêner Lee et à permettre à l’assassin de s’enfuir. Déterminé à regagner ses galons, Carter insiste pour aider Lee à retrouver l’assassin et à résoudre le mystère des Triades. Les indices vont conduire l’improbable duo jusqu’à Paris.

Avis de Cherycok :
Rush Hour premier du nom était fun mais vraiment très moyen. Sa suite Rush Hour 2 lui était déjà nettement supérieure, surtout de part ses combats et son humour bon enfant. Avec Rush Hour 3, on garde toujours cet esprit fun qui caractérise bien la série mais on retombe dans le franchement, moyen à la limite du mauvais.

Toujours réalisé par Brett Ratner (X-Men 3, Dragon Rouge), l’action dans se troisième volet se situe essentiellement à France, à Paris, avec tout ce que les américains peuvent y mettre comme clichés sur nous : des intérieurs de maisons qui sentent bon les années 50, des prénoms périmés comme Georges pour Yvan Attal (Ma Femme est une Actrice) et Paulette pour Julie Depardieu (Podium) – désolé pour ceux qui portent ces prénoms mais ils ne sont plus vraiment à la mode – ou encore des spectacles de cabaret qui ressemblent toujours au Crazy Horse, sans parler du chauffeur de taxi franchouillard au possible ou des innombrables plans de la tour Eiffel sous tous les angles. Brett Ratner veut qu’on sache qu’on est en France et il le fait savoir.

Alors que dire vraiment du film… Et bien pas grand-chose à vrai dire. Rien d’original, on retrouve toujours notre duo « cabotineur » Chris Tucker / Jackie Chan dans des scènes qu’on a limite l’impression d’avoir déjà vu dans les 2 volets précédents, avec son lot de drague, de grimaces, d’accent « petit chinois » limite raciste (vive la VF…), de confrontation culture afro américaine / chinoise, et de scènes d’action qui sentent parfois le réchauffé.
Et mis à part un ou deux petits passages qui tirent leur épingle du jeu, avec notamment un combat plutôt fun contre un géant chinois de 2,20m, une course poursuite voiture / moto qui ressemble étrangement sur bien des points à celles de Operation Condor ou Mister Dynamite (vieilles motos, conducteurs tout de cuir vêtus) ou encore le passage de l’interrogatoire du chinois québécois (mon Dieu cet accent…), pas grand-chose à sauver : des seconds rôles qui jouent excessivement mal, Noémie Lenoir (Gomez et Tavarez) en tête, des SFX très approximatifs (la scène dans la Tour Eiffel à la fin), des combats inintéressants… Trop de choses qui font de Rush Hour 3 le plus mauvais épisode de la série.

La franchise Rush Hour est en train de vraiment s’essouffler et Brett Ratner devrait arrêter ici les dégâts. Même si ce troisième volet se regarde quand même sans déplaisir, on ne cesse de se dire durant tout le film qu’on aurait mieux fait de se mettre pour la énième fois un classique de Jackie que sont Police Story, Drunken Master 2 ou encoreLe Marin des Mers de Chine.

Note : 4/10

Et en bonus, voici le trailer du film :

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slimdods
26 août 2009 9:11

Brett Ratner devrait tout simplement changer de métier.

Laurent de Fanta
26 août 2009 20:21

Un film médiocre en effet, même si c’est moins abrutissant que certains mauvais Jet Li américains (Arme Fatale 4, Romeo Must Die !). Ratner est un tâcheron très moyen (sauf pour X-Men 3, le moins bon des 4 mais quand même un bon film de studio où il a dû être bien canalisé par le producteur en suivant le travail des scénaristes).

SEB
SEB
6 août 2011 17:47

daube sans nom à fuire