[Avis] Barking dogs never bite, de Bong Joon-Ho

Titre : Flandersui gae / Barking Dogs never bite
Année : 2000
Durée : 1h48
Origine : Corée du Sud
Genre : Doggy style comédie
Réalisateur : Bong Joon-Ho

Acteurs : Lee Sung-Jae, Bae Doo-Na, Byeon Hie-Bong, Go Su-Hee, Kim Ho-Jung, Kim Roe-Ha, Seong Jeong-Seon

Synopsis : Un jeune chômeur diplômé à l’université (Yun-Ju) est fatigué et blasé d’entendre un chien aboyer toute la journée dans son immeuble, il décide de partir à sa recherche afin de le faire taire à jamais. En parallèle une jeune femme (Hyeon-Nam) se donne la mission  de retrouver des canidés portés disparus. Nos deux héros vont finir par se croiser et se lier d’amitié.

Avis de Drabaye :
Bong Joon-Ho a déjà plus que démontré son talent de metteur en scène, il est l’auteur de films aux genres totalement éclectiques avec le thriller (Memories of murder), le film de monstre (The Host) et le drame (Mother) en n’oubliant pas sa section dans «Tokyo» aux côtés de Michel Gondry et Leos Carax. «Memories of Murder» est l’œuvre qui propulsera son auteur hors des frontières Coréennes avec en prime un énorme succès aux multiples récompenses. Mais attardons nous plutôt sur Barking Dogs, son premier long métrage, où Bong Joon-Ho nous sert une petite comédie légère mais efficace qui en vaut largement le détour.

Dans Barking Dogs, Bong Joon-Ho nous dévoile à travers des personnages aux tendances marginales (comme à son habitude) une Corée du Sud en petite forme : une économie bancale, un taux de chômage élevé, une corruption de l’administration et des fonctionnaires, un peuple qui ne trouve pas ses marques, emporté dans une course effrénée vers le capitalisme. C’est dans ce décor bien terne que vont évoluer nos deux héros.  Yun-Ju, joué par Lee Sung-Jae (vu dans l’excellent “Public Ennemy”), est sans emploi et marié à une femme dominatrice avec laquelle il est sur le point d’avoir un enfant. Fatigué par un train-train envahissant et excédé par les aboiements d’un chien, il décide de mettre un terme à cet ennui mortel en partant à la chasse de ce perturbateur à 4 pattes. Il finit par croiser Hyeon-Nam (Bae Doo-Na, vue dans le cultissime The Host) , une jeune fille portée par l’espoir de devenir célèbre et dont la naïveté et la maladresse lui permettent d’échapper à un quotidien ennuyeux et déprimant. Elle se donne alors le rôle de détective pour chien en souhaitant révéler au monde entier ses gestes héroïques. Ce duo farfelu et très attachant  (interprété avec justesse) est accompagné de seconds rôles aussi disjonctés les uns que les autres. Un gardien d’immeuble qui raffole du ragoût de chien, chauffage Kim : une légende urbaine  (l’esprit d’un plombier redresseur de tort qui hante la cave de l’immeuble), une vieille dame éperdument amoureuse de son chien, un SDF tentant de se farcir une brochette canine en guise de barbecue improvisé, … Bref Bong Joon-Ho nous propose un bouquet de personnalités variées et des plus excentriques planté dans un décor grisonnant.

 

Le réalisateur dresse donc un portrait de la Corée du Sud et de son peuple (de l’an 2000) dans une comédie teintée de satire sociale. On ne tombe jamais dans l’humour gras, Bong a préféré user d’une fantaisie discrète et sincère. Seulement 2 ou 3 scènes nous offrent une bonne crise de rire, il y a entre autres cette course poursuite entre Yun-Ju et  Hyeon-Nam  qui se finit par un gag des plus percutant. Mis à part ces passages hilarants  (trop ?) peu fréquents, le film tend parfois (malheureusement ou pas?) à basculer dans le drame sociale. Mais la subtilité du metteur en scène permet à «Barking Dogs» de s’accaparer d’une certaine fraîcheur nous permettant d’esquisser un léger sourire à chaque instant. La direction artistique se veut très sobre, une banlieue tristounette en guise de décor, des lumières naturelles rendant l’image un peu fadasse mais plus vraie que nature, aucun artifice polluant la pellicule de filtres et compagnies. Une recette qui a au moins le mérite de nous plonger dans l’atmosphère où baigne ces personnages.
Une réalisation modeste donc, sans prétention qui peut finir par ennuyer son public par sa retenue, ses longueurs et ses plans parfois inertes. Au rendez-vous des faiblesses on peut aussi constater une photographie parfois peu inspirée au cadrage hasardeux.  Mais malgré ces petits défauts, nous nous retrouvons tout de même face à une agréable comédie au casting de choc, dégageant une folie certaine sans jamais tomber dans le “surjoué”. Le tout illustré par une bande son bien jazzy terriblement entraînante.

Dès son premier film, Bong Joon-Ho nous impose son style et les thématiques qui lui sont chères. Il nous démontre alors sa fascination pour les individus marginaux ainsi que le respect qu’il a pour les femmes en leur offrant des rôles qui les magnifient. Il se fera vite une place auprès de Park Chan-Wook et Kim Jee-Woon, appartenant tous les trois à la nouvelle vague du cinéma coréen qui se veut critique d’une société coréenne en pleine mutation.
Avec Barking Dogs, Bong Joon-ho nous livre une comédie à la fois douce et amère qui a du chien.

Note : 7/10

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temmo
temmo
17 avril 2012 21:42

ah j’ai vu ce film mais j’ai oublié, en revanche ça me donne envie de le REvoir !

I.D.
18 avril 2012 11:50

Tu m’enlèves les mots du clavier. Si j’avais à donner un avis sur ce film ce serait exactement ça, avec un 6/10 (qui est une bonne note chez moi). Barking Dog est sans doute l’un des rares films de “qualité” sudco qu’avait dégainé Asian Star et le père Dionnet. Aux côtés des Yesterday, Tube et Sword in the Moon qui font pâle figure.

I.D.
18 avril 2012 19:15

Deux titres très sympas. Je les apprécie tout particulièrement même si l’on pourrait remettre en cause leur qualité. Peu importe, je suis conquis à leur cause ! ^^

Martin
Martin
18 avril 2012 19:57

Il y a une vilaine faute dans le titre :p
Une blagounette CM2 en passant: “Tu donnes de l’eau à un chat, et il l’aboie”
 
Bises
 

nomad_soul
19 avril 2012 22:39

Merci pour l’avis et bravo pour tes premiers avis !
Vous êtes durs avec la collection Dionnet, OK, il y a bcp de bouzes, mais dans le lot, on trouve des Johnnie To plus qu’honnête, des Benny Chan (Divergence, Heroic Duo) et des Wilson Yip (Bullet over summer) sympas, du Pang Ho-Cheung (AV,  Men suddenly in black), du coréen correct (attack the gaz station), du Derek Yee (One Nite in Mongkok), et même du Ringo Lam (Victim). J’en ai passé plein, et c’est vrai que Yesterday, et les films des Pang brothers, c’est des grosses daubes, mais franchement, si on sélectionne bien ce qu’on veut, il y a du bon, et du très bon !

Cherycok
Administrateur
20 avril 2012 7:31

Ah, enfin un qui reconnait SARS WAR à sa juste valeur ^^

Sinon, je suis d’accord, y’a certes du bon et du moins bon dans la collection Asian Star, mais pourquoi ne pas se contenter de retenir que les bons ? Avant on avait pas trop le choix dans ce qui sortait en France comme films asiatiques, donc on prenait ce qui venait bon ou mauvais. Maintenant qu’il y en a beaucoup plus (voire trop même), autant trier et ne retenir que ce qui est bon

Nomad Soul
20 avril 2012 12:53

D’ailleurs, je l’ai toujours pas vu Sars War, malgré les critiques dithyrambiques de Chery ! je pense que je vais très prochainement me laisser tenter, et en partie grâce à Asian Star donc ! (et surtout grâce à vos avis ^^)

Cherycok
Administrateur
20 avril 2012 13:34

Bah ce film, c’est quitte ou double. Soit on adhère à l’humour con, mais alors con… soit on adhère pas du tout, et là, c’est le drame ^^ Perso, vu 3 fois, et ca me fait toujours autant marrer ^^

I.D.
20 avril 2012 15:52

Pour te répondre Chery’ : bah parce que. ^^ Nan plus sérieusement. Pourquoi ne pas se contenter tout simplement de tout retenir ? Lorsque tu juges une œuvre d’art, une tâche effectuée dans/pour le boulot ou un bilan politique par exemple, tu n’en gardes pas que le positif. Tu sais aussi souligner le négatif pour avancer, constater, ouvrir le débat et j’en passe. C’est également une chose importante de souligner le moins bon. 
 
Après il ne faut pas tenter de me faire écrire ce que je n’ai pas écrit, hein ? J’apprécie également beaucoup de titre dans la collection Asian Star. Il y en a beaucoup d’autres à la peine. Autant sortir peu et de qualité que de sortir beaucoup pour l’appât du gain. Après chacun son biz et sa façon de le faire. Ils ont voulu surfer sur une tendance et se sont bouffés les dents de devant. Dommage. Y a pas de sarcasme dans ces mots. Je suis pour toute entreprise de ce genre. Elle a prit des risques qui n’ont pas payé. Perso’, je n’ai pas forcément accroché à la façon de nous vendre la majorité des titres. J’adore par exemple le personnage que représente Jean-Pierre Dionnet qui m’a fait découvrir beaucoup de film dans son cinéma de quartier. Maintenant le voir se palucher sur des daubes sans nom, ça fait mal. Merci la crédibilité. Après, il les aimait sans doute ces films-là tout en étant payé pour le faire. En attendant, il n’était plus là sur les dernières salves pour X ou Y raisons qui ont circulé notamment sur le net. Ils avaient tout bonnement un catalogue à refourguer, point. Un catalogue avec du bon, moins bon et à complètement jeter.
 
Je parlais donc essentiellement des titres sudco. Merci de le souligner Drabaye. En ce qui me concerne, 8 titres à oublier (Phantom the Submarine en fait parti, j’ai pas du tout accroché) et 6 à garder (Bad Guy, My Sassy Girl, Ivre de femme et de peinture, La Pègre, Attack the Gas Station! et Barking Dogs). Windstruck est sorti chez eux ? Sinon, ça fait 7. Finalement, c’est pas si mal. Je l’avoue. J’ai parlé vite mais quand même. Bref. Ça aura au moins eu le mérite de montrer des choses différentes tout ça.
 
Sars War c’est franchement pas mal. Une bonne poilade.

Oli
20 avril 2012 16:18

Pour moi DIonnet c’est essentiellement deux choses :
– ses quelques excellentes BD (EXTERMINATEUR 17, LA VENGEANCE D’ARN, REGION ETRANGERE) – j’étais trop jeune quand il était rédac’chef de METAL HURLANT
– son passage sur Canal (aaargh LE CINEMA DE QUARTIER ! C’était presque le pendant de LA DERNIERE SEANCE dans un autre registre)
Mais après franchement je l’ai perdu de vue (en plus visiblement il s’est lancé dans le ciné coréen, donc j’ai pas perdu grand chose !)

Cherycok
Administrateur
20 avril 2012 16:32

Pourquoi tout retenir alors qu’on a le choix. Au contraire, et tu l’auras sans doute remarqué, j’ai tendance sur un film par exemple à ne retenir que les bons points et mettre de coté le spoints négatifs (quand ils ne sont pas génant). Un film qui a d’excellentes scènes d’action, mais un scénario bidon risque de me plaire quand même parce que je vais retenir les scènes d’action ^^

Une collection, c’est pareil, si dans le tas y’a de bons films, bah les mauvais à côté je ne vais pas les retenir vu que j’ai quand même trouvé matière à me divertir dans certains ^^ Je préfère avoir le choix de 10 films par exemple, quitte à ce qu’il y ait des mauvais films au milieu, plutôt que de devoir me contenter d’un seul ou de deux films, qui peuvent être bons, là n’est pas le problème. J’aime avoir le choix, que le film soit bon ou mauvais, je suis content de ‘lavoir vu car il contribue à développer ma “culture” cinématographique (notez les guillemets). Je ne cherche pas à voir que des bons, je cherche à voir des films tout court, et s’il sont bien, c’est tant mieux, s’ils sont nazes, ce n’est pas grave, le prochain sera mieux ^^

D’après toi, pourquoi je me suis tapé la quasi totalité des 50 kung fu daubesques sortis chez Bach Films ^^ Beaucoup, mais alors beaucoup de grosses merdes, mais ce que je retiens, c’est que dans le tas j’ai découvert des films que j’ai trouvé excellents, qui sont certes en minorité, mais qui sont là quand même. Les autres beaucoup moins bons n’ont que forgé ma “culture” kung fu bis (hop, le retour des guillemets ^^).

Et vi, bonne poilade SARS WAR, très bonne pour moi même ^^

Rick
Administrateur
20 avril 2012 16:38

Je n’ai pas eu “l’honneur” de tout voir dans la collection Asian Star, j’avais surtout acheté à l’époque ce qui m’intéressait, donc forcément, pour ce qui me connaissent un poil, les Miike (mais bon, c’est Japonais). En Coréen, je ne m’étais procuré que My Sassy Girl que j’aime beaucoup, mais bon, montage tronqué, dommage.

Geoffrey
Geoffrey
21 avril 2012 22:25

Il y a du bon dans la collection Asian Star.

Parmi ceux qui n’ont pas été cités : Breaking News de Johnnie To, l’ovni assez loufoque The Raid et dans une moindre mesure The legend of evil lake

Et puis c’est grâce à cette collection que Johnnie To est devenu plus connu en France…    

yume
22 avril 2012 1:38

Il y a du bon dans la collection Asian Star  […]  dans une moindre mesure The legend of evil lake 
OK ! on tient le prix de la meilleure blague du sujet ……

Jang Gerald
22 avril 2012 11:34

Ah ouais The legend of evil lake c’est quand même bien pourri ! ^^

“En Coréen, je ne m’étais procuré que My Sassy Girl que j’aime beaucoup, mais bon, montage tronqué, dommage.”
C’est marrant, mais j’ai jamais pu m’y faire à cette version, je l’ai en fait jamais regardé entièrement, la musique n’est plus la même, l’impact émotionnel s’en ressent…ce fut un réel choc après l’avoir vu 3/4 fois en director’s cut avec les sous titres anglais (ces fameux sous titres pour malentendants !).
Mais bon, après toutes ces années, je vais finir par me le refaire dans cette version, ça fait quand même 10ans qu’il est sorti. ^^
Comme le Windstruck, de la même collection, que j’avais très moyennement aimé à l’époque, trouvant ça poussif et complètement con, malgré un début bien prometteur !

Jang Gerald
22 avril 2012 11:37

Sinon y’avait un film coréen avec Steven Seagal chez Asian Star (Clementine)…ok je sais ça fait beaucoup à digérer dans un même film ! ^^

Jang Gerald
22 avril 2012 11:40

Il ne faut pas oublier non plus le chef d’oeuvre Legend of Zu !
Et en parlant ciné coréen, il y a le film qui a tout chamboulé à sa sortie en 1999 : SHIRI !!!
Pas revu depuis, mais je l’avais trouvé monstrueux !
Sans compter sur le méconnu mais excellent Kaosu du père de Sadako !

Cherycok
Administrateur
22 avril 2012 13:08

y’avait l’excellent A War Named Desire si je me souviens bien, one night in mongkok aussi non ?

Cherycok
Administrateur
22 avril 2012 16:02

Pardon, je confondais avec Bullets over summer, un autre excellent film ^^

Jang Gerald
22 avril 2012 16:07

Ouais, One nite in Mongkok, l’une des dernières grosses réussites de Derek Yee !
Et c’est bien de souligner le nouveau distributeur de Elephant films (Kaze donc) pour A War named desire, à l’époque où il était sorti, c’etait Aventi !

Cherycok
Administrateur
22 avril 2012 16:44

Hum, je croyais que tu te limitais aux Zone 2, Juliet in Love et Bio Zombie sont sortis en France ? O_o Ou alors c’était du fansub ^^

Nomad Soul
22 avril 2012 16:45

Gégé, on avait pas de coup sous la ceinture ! Et là, tu nous sors Clementine… ou comment plier un débat ! ^^
C’est vrai que j’avais oublié Clementine… ma foi en Asian Star vient de prendre un coup, mais n’empêche, il y a du bon et du très bon dans Asian Star !

Supavince
22 avril 2012 17:31

Juliet in love est sorti chez Asian star…

Geoffrey
Geoffrey
22 avril 2012 18:01

J’avoue que j’y vais peut être un peu pour Legend of evil lake mais bon j’avais trouvé ça bon ^^ d’ailleurs c’était mon premier Asian Star à l’époque, une époque je m’aventurais petit à petit dans le cinéma asiatique.
  
Par contre, SHIRI énorme !! Je l’ai revu plusieurs fois et c’est toujours aussi palpitant.

Il y a aussi SPL avec Sammo Hung, qui est assez bon tout. Par contre Divergence, j’ai pas trop aimé (de Derek Yee je crois) 

Cherycok
Administrateur
22 avril 2012 18:03

Non, de Benny Chan Divergeance

Nomad Soul
22 avril 2012 19:02

Et à HK Mania, on ne déconne avec Benny Chan ! 😀

Martin
Martin
22 avril 2012 22:29

Faudrait demander au Loup Celeste ce qu’il pense de tout ça.
“Il n’y a par contre rien à redire sur l’unique piste sonore Dolby TrueHD 2.0 (du 5.1 aurait été mieux tout de même) qui fait tout son possible pour nous immerger au sein de cette tragédie chinoise avec une excellente ouverture frontale et des dialogues d’une netteté à toute épreuve”

I.D.
23 avril 2012 9:11

Shiri, énorme ? Roh p*tain ce qu’il ne faut pas lire sans déc’ ! Nan mais autant se mater une bonne grosse prod’ ‘ricaine. Perso’, je ne vois pas la différence. Un pur produit calibré, pompé et outrageusement mal joué. De la caricature en veux-tu en voilà. Bref. Je ne perds plus mon temps à parler de cette daube. Oui, revois-le Jang Gerald parce que si tu as autant craqué pour lui qu’un Guns and Talk alors… on comprend !
 
Geoffrey, ce n’est pas Asian Star qui a permis à To d’être plus connu en France, c’est tout simplement le P2P. J’oserai même dire que ce sont ses présences à Cannes qui l’ont fait par chez nous ! Ce n’est pas avec Judo et Yesterday Once More qu’il aurait pu “conquérir” le public. Rien à redire sur Breaking News et P.T.U., là ça donne.
 
Chery’, j’en ai maté aussi des daubes Bach Films…, c’est tout. Je voulais juste l’écrire. N’empêche le Loup Celeste a raison. Dommage pour le 5.1, ça aurait mieux tout de même…

Cherycok
Administrateur
23 avril 2012 9:18

Ouais, un kung fu bis transfert vhs, en 5.1, voire mieux, 7.1, c’est le pied ^^

I.D.
23 avril 2012 9:31

J’te raconte pas ! 😉
 
> Le père Dionnet a eu au moins le mérite en tout les cas (pour ma propre expérience) d’ouvrir les portes d’un cinéma asiatique varié et éclectique qui ne se cantonne pas qu’au kung fu, et autres grands classiques. Certes quelques œuvres mineures mais qui (je trouve) ont une certaine importance dans le paysage cinématographique d’asie.
 
Tu parles notamment de son taf pour la collection Canal+, Drabaye ? Sincèrement aussi bien pour Canal qu’Asian Star, je m’interroge sur son réel impact de décision au bonhomme. Je ne suis pas sûr qu’il était OK avec l’ensemble des titres. Y avait de l’achat en package donc… mais bon, c’est un bon gars ! ^^

Martin
Martin
23 avril 2012 17:59

Quand tu vois Love Letter qui se vend à 500exemplaires, suis pas sur que ça ait sorti grand chose de l’ombre (ou indirectement, via les rips des subs qui trainent ensuite sur la toile)

Jang Gerald
23 avril 2012 18:03

“Shiri, énorme ? Roh p*tain ce qu’il ne faut pas lire sans déc’ ! Nan mais autant se mater une bonne grosse prod’ ‘ricaine. Perso’, je ne vois pas la différence. Un pur produit calibré, pompé et outrageusement mal joué. De la caricature en veux-tu en voilà. Bref. Je ne perds plus mon temps à parler de cette daube. Oui, revois-le Jang Gerald parce que si tu as autant craqué pour lui qu’un Guns and Talk alors… on comprend !”

J’te trouve dur sur ce coup là, même s’il est vrai que beaucoup de films sudco, les blockbusters d’il y a 10ans principalement, ont très mal vieilli, dont Guns & Talks justement.
Mais franchement, sur Shiri, j’avais trouvé les prestations du trio d’acteurs (que je découvrais à l’époque, en même temps que ce cinéma, 1er vcd HK d’un film coréen !) bluffantes, mais vraiment, puis le contexte, les personnages, l’action réaliste, la violence sèche…m’enfin bon, je ne l’ai pas revu depuis 10ans…on verra. ^^

I.D.
23 avril 2012 18:58

Dur, sans doute. Je ne sais pas pour être franc avec toi Jang Gerald. Je l’ai vomis Shiri. Sa vision m’a été désagréable. La même sensation qu’un film comme Typhoon quelques années plus tard. Grosse prod’ du même acabit avec duo d’acteur à la grosse cote. Shiri je l’ai vu une deuxième fois, histoire d’en être bien sûr. Sinon pour rebondir sur le com’ de Martin et indirectement celui de Drabaye, la meilleure vente Asian Star si je ne me trompe pas c’est 5000 galettes. Clementine, il me semble. Si je m’en souviens bien, c’était Xavier de Cinémasie qui m’avait causé de la chose… c’est dire l’intérêt et la sortie de l’ombre… tout dépend sans doute des titres et des cinéastes après.

Martin
Martin
23 avril 2012 19:56

Mouais, c’est surtout une ligne éditoriale dictée par ce que les ayant-droits ont bien voulu foutre dans leur package bradé. Va t’en construire une collection pérenne avec ça! Et c’est pas comme si d’autres labels ne méritaient pas autant d’attention: http://blog.hkmania.com/?p=16283
 

Jang Gerald
23 avril 2012 20:21

Ouais, Spectrum c’est autre chose, une ligne éditoriale hors norme, mais limite suicidaire, ce sont de vrais passionnés !
Et il faut se souvenir de quelques réeditions de films du catalaogue de l’éditeur (Pathé donc) de Asian Star à l’époque, à savoir A man called Hero, Rhapsodie en août…c’était inutile, voire douteux, c’était leur première fausse note !
Et il est vrai que Clementine a été leur meilleure vente à ce jour, grâce au nom de Seagal (mon dieu !)…ça c’est ce qu’il y a de plus triste !
Par contre je ne me souviens ni du film (normal en même temps, puis je me demande si je l’avais réellement terminé), ni de l’intervention de Dionnet sur ce titre, s’il y en avait une, parce qu’il arrivait à dire des choses étonnantes concernant certaines bouses !

Pour en revenir à Typhoon, que je n’ai mal/heureusement pas vu (pourtant le dvd traîne toujours, d’ailleurs CTV est un autre éditeur qui avait fait “beaucoup” pour le ciné asiat à l’époque), la carrière de Kwak Kyung Taek est l’une des plus tristes de l’histoire du cinéma, sérieusement, après un Dr K que l’on ne citera pas, il avait tout de même signé 3 petites perles : Friend, Champion et le trop méconnu Mutt Boy, après ça a été la débandade sévère, il a même été assisté sur An Eye for an Eye (pas vu non plus)…depuis plus rien, enfin il me semble !

Martin
Martin
23 avril 2012 20:58
I.D.
24 avril 2012 8:50

Y a pas à dire Spectrum Films offre du bon boulot. D’ailleurs, il faut que je me bouge à publier mes chro’ sur Made in Asie. Clair que ce sont des passionnés suicidaires qui méritent toute notre attention. En espérant que leur travail paye sur le long. Sinon, je te rejoins également Jang Gerald sur Kwak Kyung Taek. C’était l’un des cinéastes sud-coréen sur lequel je misais énormément. Aïe, aïe, aïe la déception Typhoon, A Love, An Eye for an Eye. Récemment il signait Pained avec Kwon Sang-woo. J’en avais ouvert un topic sur le forum hkm (http://forum.hkmania.com/viewtopic.php?f=5&t=1202). Je ne sais pas ce que ce film donne. L’ensemble m’a l’air d’un mélo’ bien indigeste. Je n’en écris pas plus, je ne l’ai pas vu. En gros c’est l’histoire d’un homme qui ne ressent pas la douleur physique et celle d’une femme qui la ressent de façon aiguë puisque hémophile. A voir les affiches, ils vont tomber amoureux et beaucoup pleurer…
 
Ton lien fait mal Martin. La tronche de certains titres, de vraies bouses… ouh les souvenirs douloureux qui remontent à la surface. ^^

Mari
Mari
25 avril 2012 13:35

Bonjour, voila j’ai un gros probleme car je dois voir ce film et en faire une critique avant jeudi prochain mais je ne le trouve nul part est ce que quelqu’un serait assez gentil pour m’envoyer un lien car je sens que le 0 approche à grands pas.
Encore merci beaucoup et bonne journée sous la pluie

Cherycok
Administrateur
25 avril 2012 13:44

Désolé mais tu ne trouveras aucun lien ici pour télécharger le film…

Martin
Martin
25 avril 2012 16:28

Mari, tu veux pas un Mars plutot?