[Avis] Barking dogs never bite, de Bong Joon-Ho

Titre : Flandersui gae / Barking Dogs never bite
Année : 2000
Durée : 1h48
Origine : Corée du Sud
Genre : Doggy style comédie
Réalisateur : Bong Joon-Ho

Acteurs : Lee Sung-Jae, Bae Doo-Na, Byeon Hie-Bong, Go Su-Hee, Kim Ho-Jung, Kim Roe-Ha, Seong Jeong-Seon

Synopsis : Un jeune chômeur diplômé à l’université (Yun-Ju) est fatigué et blasé d’entendre un chien aboyer toute la journée dans son immeuble, il décide de partir à sa recherche afin de le faire taire à jamais. En parallèle une jeune femme (Hyeon-Nam) se donne la mission  de retrouver des canidés portés disparus. Nos deux héros vont finir par se croiser et se lier d’amitié.

Avis de Drabaye :
Bong Joon-Ho a déjà plus que démontré son talent de metteur en scène, il est l’auteur de films aux genres totalement éclectiques avec le thriller (Memories of murder), le film de monstre (The Host) et le drame (Mother) en n’oubliant pas sa section dans «Tokyo» aux côtés de Michel Gondry et Leos Carax. «Memories of Murder» est l’œuvre qui propulsera son auteur hors des frontières Coréennes avec en prime un énorme succès aux multiples récompenses. Mais attardons nous plutôt sur Barking Dogs, son premier long métrage, où Bong Joon-Ho nous sert une petite comédie légère mais efficace qui en vaut largement le détour.

Dans Barking Dogs, Bong Joon-Ho nous dévoile à travers des personnages aux tendances marginales (comme à son habitude) une Corée du Sud en petite forme : une économie bancale, un taux de chômage élevé, une corruption de l’administration et des fonctionnaires, un peuple qui ne trouve pas ses marques, emporté dans une course effrénée vers le capitalisme. C’est dans ce décor bien terne que vont évoluer nos deux héros.  Yun-Ju, joué par Lee Sung-Jae (vu dans l’excellent “Public Ennemy”), est sans emploi et marié à une femme dominatrice avec laquelle il est sur le point d’avoir un enfant. Fatigué par un train-train envahissant et excédé par les aboiements d’un chien, il décide de mettre un terme à cet ennui mortel en partant à la chasse de ce perturbateur à 4 pattes. Il finit par croiser Hyeon-Nam (Bae Doo-Na, vue dans le cultissime The Host) , une jeune fille portée par l’espoir de devenir célèbre et dont la naïveté et la maladresse lui permettent d’échapper à un quotidien ennuyeux et déprimant. Elle se donne alors le rôle de détective pour chien en souhaitant révéler au monde entier ses gestes héroïques. Ce duo farfelu et très attachant  (interprété avec justesse) est accompagné de seconds rôles aussi disjonctés les uns que les autres. Un gardien d’immeuble qui raffole du ragoût de chien, chauffage Kim : une légende urbaine  (l’esprit d’un plombier redresseur de tort qui hante la cave de l’immeuble), une vieille dame éperdument amoureuse de son chien, un SDF tentant de se farcir une brochette canine en guise de barbecue improvisé, … Bref Bong Joon-Ho nous propose un bouquet de personnalités variées et des plus excentriques planté dans un décor grisonnant.

 

Le réalisateur dresse donc un portrait de la Corée du Sud et de son peuple (de l’an 2000) dans une comédie teintée de satire sociale. On ne tombe jamais dans l’humour gras, Bong a préféré user d’une fantaisie discrète et sincère. Seulement 2 ou 3 scènes nous offrent une bonne crise de rire, il y a entre autres cette course poursuite entre Yun-Ju et  Hyeon-Nam  qui se finit par un gag des plus percutant. Mis à part ces passages hilarants  (trop ?) peu fréquents, le film tend parfois (malheureusement ou pas?) à basculer dans le drame sociale. Mais la subtilité du metteur en scène permet à «Barking Dogs» de s’accaparer d’une certaine fraîcheur nous permettant d’esquisser un léger sourire à chaque instant. La direction artistique se veut très sobre, une banlieue tristounette en guise de décor, des lumières naturelles rendant l’image un peu fadasse mais plus vraie que nature, aucun artifice polluant la pellicule de filtres et compagnies. Une recette qui a au moins le mérite de nous plonger dans l’atmosphère où baigne ces personnages.
Une réalisation modeste donc, sans prétention qui peut finir par ennuyer son public par sa retenue, ses longueurs et ses plans parfois inertes. Au rendez-vous des faiblesses on peut aussi constater une photographie parfois peu inspirée au cadrage hasardeux.  Mais malgré ces petits défauts, nous nous retrouvons tout de même face à une agréable comédie au casting de choc, dégageant une folie certaine sans jamais tomber dans le “surjoué”. Le tout illustré par une bande son bien jazzy terriblement entraînante.

Dès son premier film, Bong Joon-Ho nous impose son style et les thématiques qui lui sont chères. Il nous démontre alors sa fascination pour les individus marginaux ainsi que le respect qu’il a pour les femmes en leur offrant des rôles qui les magnifient. Il se fera vite une place auprès de Park Chan-Wook et Kim Jee-Woon, appartenant tous les trois à la nouvelle vague du cinéma coréen qui se veut critique d’une société coréenne en pleine mutation.
Avec Barking Dogs, Bong Joon-ho nous livre une comédie à la fois douce et amère qui a du chien.

Note : 7/10

56 Comments

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  1. ah j’ai vu ce film mais j’ai oublié, en revanche ça me donne envie de le REvoir !

  2. Tu m’enlèves les mots du clavier. Si j’avais à donner un avis sur ce film ce serait exactement ça, avec un 6/10 (qui est une bonne note chez moi). Barking Dog est sans doute l’un des rares films de “qualité” sudco qu’avait dégainé Asian Star et le père Dionnet. Aux côtés des Yesterday, Tube et Sword in the Moon qui font pâle figure.

  3. Au départ je voulais lui mettre 6, j’ai fait une relecture du film et je lui ai rajouté +1 pour le charme qu’il dégage et la sincérité dont il fait part, c’est tellement rare!

  4. Dans un autre genre et chez asian star windstruck et my sassy girl m’ont bien plus tout de même

  5. Deux titres très sympas. Je les apprécie tout particulièrement même si l’on pourrait remettre en cause leur qualité. Peu importe, je suis conquis à leur cause ! ^^

  6. Il y a une vilaine faute dans le titre :p
    Une blagounette CM2 en passant: “Tu donnes de l’eau à un chat, et il l’aboie”
     
    Bises
     

  7. Rectifié, un pauvre “S” orphelin ^^, punaise du coup la jaquette d’asian star contient une sacrée coquille.

  8. Merci pour l’avis et bravo pour tes premiers avis !
    Vous êtes durs avec la collection Dionnet, OK, il y a bcp de bouzes, mais dans le lot, on trouve des Johnnie To plus qu’honnête, des Benny Chan (Divergence, Heroic Duo) et des Wilson Yip (Bullet over summer) sympas, du Pang Ho-Cheung (AV,  Men suddenly in black), du coréen correct (attack the gaz station), du Derek Yee (One Nite in Mongkok), et même du Ringo Lam (Victim). J’en ai passé plein, et c’est vrai que Yesterday, et les films des Pang brothers, c’est des grosses daubes, mais franchement, si on sélectionne bien ce qu’on veut, il y a du bon, et du très bon !

  9. Je suis d’accord avec toi nomad_soul je trouve la collection de Dionnet vraiment excellente même si on y trouve quelques daubes (faisant tout de même parti du paysage cinématographique d’asie), il y a du Tsui Hark, du Takashii Miike, du Kim KI DUk, Sammo Hung… Et puis Sars War quoi !!!!

    Merci pour ton comm’ défendeur d’asian star, ah oui et j’oubliais Juliet in Love!

    Même si il parlait plus précisément du cinéma sud coréen :), malgré tout très bien représenté avec My sassy girl, windstruck, bad guy, phantom the submarine dont le scénariste est Bong Joon Ho (Mr barking dogs).

  10. Ah, enfin un qui reconnait SARS WAR à sa juste valeur ^^

    Sinon, je suis d’accord, y’a certes du bon et du moins bon dans la collection Asian Star, mais pourquoi ne pas se contenter de retenir que les bons ? Avant on avait pas trop le choix dans ce qui sortait en France comme films asiatiques, donc on prenait ce qui venait bon ou mauvais. Maintenant qu’il y en a beaucoup plus (voire trop même), autant trier et ne retenir que ce qui est bon

  11. Juste culte Sars War, d’ailleurs ça me donne envide de le re-re-re-re-re-…-re-mater.

  12. D’ailleurs, je l’ai toujours pas vu Sars War, malgré les critiques dithyrambiques de Chery ! je pense que je vais très prochainement me laisser tenter, et en partie grâce à Asian Star donc ! (et surtout grâce à vos avis ^^)

  13. Bah ce film, c’est quitte ou double. Soit on adhère à l’humour con, mais alors con… soit on adhère pas du tout, et là, c’est le drame ^^ Perso, vu 3 fois, et ca me fait toujours autant marrer ^^

  14. Pour te répondre Chery’ : bah parce que. ^^ Nan plus sérieusement. Pourquoi ne pas se contenter tout simplement de tout retenir ? Lorsque tu juges une œuvre d’art, une tâche effectuée dans/pour le boulot ou un bilan politique par exemple, tu n’en gardes pas que le positif. Tu sais aussi souligner le négatif pour avancer, constater, ouvrir le débat et j’en passe. C’est également une chose importante de souligner le moins bon. 
     
    Après il ne faut pas tenter de me faire écrire ce que je n’ai pas écrit, hein ? J’apprécie également beaucoup de titre dans la collection Asian Star. Il y en a beaucoup d’autres à la peine. Autant sortir peu et de qualité que de sortir beaucoup pour l’appât du gain. Après chacun son biz et sa façon de le faire. Ils ont voulu surfer sur une tendance et se sont bouffés les dents de devant. Dommage. Y a pas de sarcasme dans ces mots. Je suis pour toute entreprise de ce genre. Elle a prit des risques qui n’ont pas payé. Perso’, je n’ai pas forcément accroché à la façon de nous vendre la majorité des titres. J’adore par exemple le personnage que représente Jean-Pierre Dionnet qui m’a fait découvrir beaucoup de film dans son cinéma de quartier. Maintenant le voir se palucher sur des daubes sans nom, ça fait mal. Merci la crédibilité. Après, il les aimait sans doute ces films-là tout en étant payé pour le faire. En attendant, il n’était plus là sur les dernières salves pour X ou Y raisons qui ont circulé notamment sur le net. Ils avaient tout bonnement un catalogue à refourguer, point. Un catalogue avec du bon, moins bon et à complètement jeter.
     
    Je parlais donc essentiellement des titres sudco. Merci de le souligner Drabaye. En ce qui me concerne, 8 titres à oublier (Phantom the Submarine en fait parti, j’ai pas du tout accroché) et 6 à garder (Bad Guy, My Sassy Girl, Ivre de femme et de peinture, La Pègre, Attack the Gas Station! et Barking Dogs). Windstruck est sorti chez eux ? Sinon, ça fait 7. Finalement, c’est pas si mal. Je l’avoue. J’ai parlé vite mais quand même. Bref. Ça aura au moins eu le mérite de montrer des choses différentes tout ça.
     
    Sars War c’est franchement pas mal. Une bonne poilade.

  15. Pour moi DIonnet c’est essentiellement deux choses :
    – ses quelques excellentes BD (EXTERMINATEUR 17, LA VENGEANCE D’ARN, REGION ETRANGERE) – j’étais trop jeune quand il était rédac’chef de METAL HURLANT
    – son passage sur Canal (aaargh LE CINEMA DE QUARTIER ! C’était presque le pendant de LA DERNIERE SEANCE dans un autre registre)
    Mais après franchement je l’ai perdu de vue (en plus visiblement il s’est lancé dans le ciné coréen, donc j’ai pas perdu grand chose !)

  16. Pourquoi tout retenir alors qu’on a le choix. Au contraire, et tu l’auras sans doute remarqué, j’ai tendance sur un film par exemple à ne retenir que les bons points et mettre de coté le spoints négatifs (quand ils ne sont pas génant). Un film qui a d’excellentes scènes d’action, mais un scénario bidon risque de me plaire quand même parce que je vais retenir les scènes d’action ^^

    Une collection, c’est pareil, si dans le tas y’a de bons films, bah les mauvais à côté je ne vais pas les retenir vu que j’ai quand même trouvé matière à me divertir dans certains ^^ Je préfère avoir le choix de 10 films par exemple, quitte à ce qu’il y ait des mauvais films au milieu, plutôt que de devoir me contenter d’un seul ou de deux films, qui peuvent être bons, là n’est pas le problème. J’aime avoir le choix, que le film soit bon ou mauvais, je suis content de ‘lavoir vu car il contribue à développer ma “culture” cinématographique (notez les guillemets). Je ne cherche pas à voir que des bons, je cherche à voir des films tout court, et s’il sont bien, c’est tant mieux, s’ils sont nazes, ce n’est pas grave, le prochain sera mieux ^^

    D’après toi, pourquoi je me suis tapé la quasi totalité des 50 kung fu daubesques sortis chez Bach Films ^^ Beaucoup, mais alors beaucoup de grosses merdes, mais ce que je retiens, c’est que dans le tas j’ai découvert des films que j’ai trouvé excellents, qui sont certes en minorité, mais qui sont là quand même. Les autres beaucoup moins bons n’ont que forgé ma “culture” kung fu bis (hop, le retour des guillemets ^^).

    Et vi, bonne poilade SARS WAR, très bonne pour moi même ^^

  17. Je n’ai pas eu “l’honneur” de tout voir dans la collection Asian Star, j’avais surtout acheté à l’époque ce qui m’intéressait, donc forcément, pour ce qui me connaissent un poil, les Miike (mais bon, c’est Japonais). En Coréen, je ne m’étais procuré que My Sassy Girl que j’aime beaucoup, mais bon, montage tronqué, dommage.

  18. Il y a du bon dans la collection Asian Star.

    Parmi ceux qui n’ont pas été cités : Breaking News de Johnnie To, l’ovni assez loufoque The Raid et dans une moindre mesure The legend of evil lake

    Et puis c’est grâce à cette collection que Johnnie To est devenu plus connu en France…    

  19. Il y a du bon dans la collection Asian Star  […]  dans une moindre mesure The legend of evil lake 
    OK ! on tient le prix de la meilleure blague du sujet ……

  20. Ah ouais The legend of evil lake c’est quand même bien pourri ! ^^

    “En Coréen, je ne m’étais procuré que My Sassy Girl que j’aime beaucoup, mais bon, montage tronqué, dommage.”
    C’est marrant, mais j’ai jamais pu m’y faire à cette version, je l’ai en fait jamais regardé entièrement, la musique n’est plus la même, l’impact émotionnel s’en ressent…ce fut un réel choc après l’avoir vu 3/4 fois en director’s cut avec les sous titres anglais (ces fameux sous titres pour malentendants !).
    Mais bon, après toutes ces années, je vais finir par me le refaire dans cette version, ça fait quand même 10ans qu’il est sorti. ^^
    Comme le Windstruck, de la même collection, que j’avais très moyennement aimé à l’époque, trouvant ça poussif et complètement con, malgré un début bien prometteur !

  21. Sinon y’avait un film coréen avec Steven Seagal chez Asian Star (Clementine)…ok je sais ça fait beaucoup à digérer dans un même film ! ^^

  22. Il ne faut pas oublier non plus le chef d’oeuvre Legend of Zu !
    Et en parlant ciné coréen, il y a le film qui a tout chamboulé à sa sortie en 1999 : SHIRI !!!
    Pas revu depuis, mais je l’avais trouvé monstrueux !
    Sans compter sur le méconnu mais excellent Kaosu du père de Sadako !

  23. J’ai toute la collection, tous les films me font tripper (à part clémentine qui est vraiment vraiment vraiment, enfin bon)! je ne sais pas une sorte de passion poussive. Le père Dionnet a eu au moins le mérite en tout les cas (pour ma propre expérience) d’ouvrir les portes d’un cinéma asiatique varié et éclectique qui ne se cantonne pas qu’au kung fu, et autres grands classiques. Certes quelques œuvres mineures mais qui (je trouve) ont une certaine importance dans le paysage cinématographique d’asie. Je regrette pleinement l’arrêt soudain de cette collection qui se voulait prometteuse.

  24. y’avait l’excellent A War Named Desire si je me souviens bien, one night in mongkok aussi non ?

    1. A War Named Desire, c’est chez elephant films / Kaze. Et effectivement one nite in mongkok fait parti du catalogue d’asian star. Très bon polar de DErek Yee soit dit en passant !

  25. Pardon, je confondais avec Bullets over summer, un autre excellent film ^^

  26. Ouais, One nite in Mongkok, l’une des dernières grosses réussites de Derek Yee !
    Et c’est bien de souligner le nouveau distributeur de Elephant films (Kaze donc) pour A War named desire, à l’époque où il était sorti, c’etait Aventi !

  27. Oh oui je reveux du Wilson Yip de cette époque (bullets over summer, juliet in love, bio zombie même si rien à voir), ça manque méchamment. Bien que sa prod actuelle est sympatoche, le côté bling bling apparent gâche la poésie qu’il a su nous livrer auparavant

  28. Hum, je croyais que tu te limitais aux Zone 2, Juliet in Love et Bio Zombie sont sortis en France ? O_o Ou alors c’était du fansub ^^

  29. Gégé, on avait pas de coup sous la ceinture ! Et là, tu nous sors Clementine… ou comment plier un débat ! ^^
    C’est vrai que j’avais oublié Clementine… ma foi en Asian Star vient de prendre un coup, mais n’empêche, il y a du bon et du très bon dans Asian Star !

  30. Juliet in love est sorti chez Asian star…

  31. J’avoue que j’y vais peut être un peu pour Legend of evil lake mais bon j’avais trouvé ça bon ^^ d’ailleurs c’était mon premier Asian Star à l’époque, une époque je m’aventurais petit à petit dans le cinéma asiatique.
      
    Par contre, SHIRI énorme !! Je l’ai revu plusieurs fois et c’est toujours aussi palpitant.

    Il y a aussi SPL avec Sammo Hung, qui est assez bon tout. Par contre Divergence, j’ai pas trop aimé (de Derek Yee je crois) 

  32. Non, de Benny Chan Divergeance

  33. Et à HK Mania, on ne déconne avec Benny Chan ! 😀

  34. Faudrait demander au Loup Celeste ce qu’il pense de tout ça.
    “Il n’y a par contre rien à redire sur l’unique piste sonore Dolby TrueHD 2.0 (du 5.1 aurait été mieux tout de même) qui fait tout son possible pour nous immerger au sein de cette tragédie chinoise avec une excellente ouverture frontale et des dialogues d’une netteté à toute épreuve”

  35. Shiri, énorme ? Roh p*tain ce qu’il ne faut pas lire sans déc’ ! Nan mais autant se mater une bonne grosse prod’ ‘ricaine. Perso’, je ne vois pas la différence. Un pur produit calibré, pompé et outrageusement mal joué. De la caricature en veux-tu en voilà. Bref. Je ne perds plus mon temps à parler de cette daube. Oui, revois-le Jang Gerald parce que si tu as autant craqué pour lui qu’un Guns and Talk alors… on comprend !
     
    Geoffrey, ce n’est pas Asian Star qui a permis à To d’être plus connu en France, c’est tout simplement le P2P. J’oserai même dire que ce sont ses présences à Cannes qui l’ont fait par chez nous ! Ce n’est pas avec Judo et Yesterday Once More qu’il aurait pu “conquérir” le public. Rien à redire sur Breaking News et P.T.U., là ça donne.
     
    Chery’, j’en ai maté aussi des daubes Bach Films…, c’est tout. Je voulais juste l’écrire. N’empêche le Loup Celeste a raison. Dommage pour le 5.1, ça aurait mieux tout de même…

  36. Ouais, un kung fu bis transfert vhs, en 5.1, voire mieux, 7.1, c’est le pied ^^

  37. J’te raconte pas ! 😉
     
    > Le père Dionnet a eu au moins le mérite en tout les cas (pour ma propre expérience) d’ouvrir les portes d’un cinéma asiatique varié et éclectique qui ne se cantonne pas qu’au kung fu, et autres grands classiques. Certes quelques œuvres mineures mais qui (je trouve) ont une certaine importance dans le paysage cinématographique d’asie.
     
    Tu parles notamment de son taf pour la collection Canal+, Drabaye ? Sincèrement aussi bien pour Canal qu’Asian Star, je m’interroge sur son réel impact de décision au bonhomme. Je ne suis pas sûr qu’il était OK avec l’ensemble des titres. Y avait de l’achat en package donc… mais bon, c’est un bon gars ! ^^

  38. oui canal et asian star. Pour ce qui est de son impact, lui seul peut nous le dire, je ne m’avancerai pas là-dessus. En tout les cas de grands films sont sortis de l’ombre et c est ce que je retiens, car très positif.

  39. Quand tu vois Love Letter qui se vend à 500exemplaires, suis pas sur que ça ait sorti grand chose de l’ombre (ou indirectement, via les rips des subs qui trainent ensuite sur la toile)

  40. “Shiri, énorme ? Roh p*tain ce qu’il ne faut pas lire sans déc’ ! Nan mais autant se mater une bonne grosse prod’ ‘ricaine. Perso’, je ne vois pas la différence. Un pur produit calibré, pompé et outrageusement mal joué. De la caricature en veux-tu en voilà. Bref. Je ne perds plus mon temps à parler de cette daube. Oui, revois-le Jang Gerald parce que si tu as autant craqué pour lui qu’un Guns and Talk alors… on comprend !”

    J’te trouve dur sur ce coup là, même s’il est vrai que beaucoup de films sudco, les blockbusters d’il y a 10ans principalement, ont très mal vieilli, dont Guns & Talks justement.
    Mais franchement, sur Shiri, j’avais trouvé les prestations du trio d’acteurs (que je découvrais à l’époque, en même temps que ce cinéma, 1er vcd HK d’un film coréen !) bluffantes, mais vraiment, puis le contexte, les personnages, l’action réaliste, la violence sèche…m’enfin bon, je ne l’ai pas revu depuis 10ans…on verra. ^^

  41. Dur, sans doute. Je ne sais pas pour être franc avec toi Jang Gerald. Je l’ai vomis Shiri. Sa vision m’a été désagréable. La même sensation qu’un film comme Typhoon quelques années plus tard. Grosse prod’ du même acabit avec duo d’acteur à la grosse cote. Shiri je l’ai vu une deuxième fois, histoire d’en être bien sûr. Sinon pour rebondir sur le com’ de Martin et indirectement celui de Drabaye, la meilleure vente Asian Star si je ne me trompe pas c’est 5000 galettes. Clementine, il me semble. Si je m’en souviens bien, c’était Xavier de Cinémasie qui m’avait causé de la chose… c’est dire l’intérêt et la sortie de l’ombre… tout dépend sans doute des titres et des cinéastes après.

  42. Sûr il n’y a pas eu de grosses ventes, mais au moins ils ont sorti de l’ombre ( j’entends par là l’audace d’éditer des films de ce genre et donc de proposer à un public des films peu connus par chez nous) des titres asiatiques. En tant que passionné je suis ravi d’avoir accès à des films de cette trempe sur une galette, malgré un manque évident de ventes. Mais l’intérêt est d’avoir essayé à une époque où tout cela se faisait rare. Ceci nous permet d’ouvrir les yeux sur les efforts fournis par des éditeurs. Et même si Love Letter n’a fait que 500 ventes, il existe désormais par chez nous et c’est ça qui compte pour moi en tant que passionné.

    P.S. Mon dieu typhoon je l’avais zappé, Beuuurk

  43. Mouais, c’est surtout une ligne éditoriale dictée par ce que les ayant-droits ont bien voulu foutre dans leur package bradé. Va t’en construire une collection pérenne avec ça! Et c’est pas comme si d’autres labels ne méritaient pas autant d’attention: http://blog.hkmania.com/?p=16283
     

  44. Je reste positif et profite de ces films en faisant abstraction des intérêts majeurs des lignes éditoriales. J’ai vu des films grâce à eux c’est ce qui compte. Et bien évidemment ils ne sont pas les seuls, comme tu dis d’autres labels méritent autant d’attention.

  45. Ouais, Spectrum c’est autre chose, une ligne éditoriale hors norme, mais limite suicidaire, ce sont de vrais passionnés !
    Et il faut se souvenir de quelques réeditions de films du catalaogue de l’éditeur (Pathé donc) de Asian Star à l’époque, à savoir A man called Hero, Rhapsodie en août…c’était inutile, voire douteux, c’était leur première fausse note !
    Et il est vrai que Clementine a été leur meilleure vente à ce jour, grâce au nom de Seagal (mon dieu !)…ça c’est ce qu’il y a de plus triste !
    Par contre je ne me souviens ni du film (normal en même temps, puis je me demande si je l’avais réellement terminé), ni de l’intervention de Dionnet sur ce titre, s’il y en avait une, parce qu’il arrivait à dire des choses étonnantes concernant certaines bouses !

    Pour en revenir à Typhoon, que je n’ai mal/heureusement pas vu (pourtant le dvd traîne toujours, d’ailleurs CTV est un autre éditeur qui avait fait “beaucoup” pour le ciné asiat à l’époque), la carrière de Kwak Kyung Taek est l’une des plus tristes de l’histoire du cinéma, sérieusement, après un Dr K que l’on ne citera pas, il avait tout de même signé 3 petites perles : Friend, Champion et le trop méconnu Mutt Boy, après ça a été la débandade sévère, il a même été assisté sur An Eye for an Eye (pas vu non plus)…depuis plus rien, enfin il me semble !

  46. Y a pas à dire Spectrum Films offre du bon boulot. D’ailleurs, il faut que je me bouge à publier mes chro’ sur Made in Asie. Clair que ce sont des passionnés suicidaires qui méritent toute notre attention. En espérant que leur travail paye sur le long. Sinon, je te rejoins également Jang Gerald sur Kwak Kyung Taek. C’était l’un des cinéastes sud-coréen sur lequel je misais énormément. Aïe, aïe, aïe la déception Typhoon, A Love, An Eye for an Eye. Récemment il signait Pained avec Kwon Sang-woo. J’en avais ouvert un topic sur le forum hkm (http://forum.hkmania.com/viewtopic.php?f=5&t=1202). Je ne sais pas ce que ce film donne. L’ensemble m’a l’air d’un mélo’ bien indigeste. Je n’en écris pas plus, je ne l’ai pas vu. En gros c’est l’histoire d’un homme qui ne ressent pas la douleur physique et celle d’une femme qui la ressent de façon aiguë puisque hémophile. A voir les affiches, ils vont tomber amoureux et beaucoup pleurer…
     
    Ton lien fait mal Martin. La tronche de certains titres, de vraies bouses… ouh les souvenirs douloureux qui remontent à la surface. ^^

  47. Bonjour, voila j’ai un gros probleme car je dois voir ce film et en faire une critique avant jeudi prochain mais je ne le trouve nul part est ce que quelqu’un serait assez gentil pour m’envoyer un lien car je sens que le 0 approche à grands pas.
    Encore merci beaucoup et bonne journée sous la pluie

  48. Désolé mais tu ne trouveras aucun lien ici pour télécharger le film…

  49. Mari, tu veux pas un Mars plutot?

  50. Attends Martin ! T’as oublié les cent balles qui vont avec !

  51. Vivement que BJH en fasse un film ! Avec son ton acerbe et pince sans rire, ça devrait le faire.

  52. Après son tant attendu remake du transperceneige, ça pourrait le faire 🙂

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