[News] Himizu : Venise, extrait et festival de noirceur ?

Les festivals n’ont pas beaucoup de sens. En général ils servent seulement de longues séances de masturbation intellectuelle à une élite autoproclamée comme telle. On va quand même dire quelques mots de HIMIZU, le nouveau film de Sono Shion, puisque celui-ci est reparti avec un petit prix de la dernière Mostra de Venise : le prix Marcello Mastroianni du meilleur espoir, récompensant les prestations des jeunes Sometani Shôta et Nikaidô Fumi.


HIMIZU est l’adaptation d’un manga de Furuya Minoru. Sono Shion a, malgré tout, adapté l’intrigue suite au terrible tsunami qui a ravagé la région du Tohoku. D’ailleurs je m’interroge : la Mostra de Venise aurait-elle sélectionné le film s’il n’avait pas fait référence à ces tristes évènements ? Pour connaître la réponse il faudrait savoir quand le long métrage en question a été sélectionné…

Bref. HIMIZU doit sortir au printemps 2012 dans les salles obscures japonaises, et depuis quelques jours un clip de sept minutes non sous-titré traine sur la toile (personnellement, je ne l’ai pas regardé). Si ça vous intéresse, voici la vidéo en question :

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Cherycok
Administrateur
15 septembre 2011 8:40

“En général ils servent seulement de longues séances de masturbation intellectuelle à une élite autoproclamée comme telle.”

Tu va pas te faire des amis là ^^ Perso, je ‘en carre complet de la population qui va à des festivals, mais je pense que tu y va un peu vite sur la généralisation… J’ai été invité plusieurs fois par le passé, j’y ai jamais foutu les pieds lol. J’aime déjà pas les salles de ciné, donc ça aide pas lol.

I.D.
15 septembre 2011 11:07

Je fais parti de cette élite autoproclamée comme telle et j’aime ça. C’est cool la masturbation intellectuelle Oli.

Gouchi
15 septembre 2011 11:10


[…]
Il n’y a de souffle créatif et de talents en devenir que dans les marges et la mauvaise réputation. Ce parti pris (car c’en est un) a probablement longtemps expliqué « l’irrespectabilité » de la manifestation auprès d’une certaine presse, d’un certain pouvoir ou de certaines institutions.
Constat risible, 20 ans plus tard, au regard de la profusion en France de manifestations sans âme ou de la récupération des institutions et festivals prestigieux qui fricotent avec le genre, ou par essoufflement, découvrent sur le tard des auteurs déjà confirmés, afin de leur faire prendre l’air marin.
[…]

Source : Edito Etrange Festival 2011.

Oli
15 septembre 2011 12:00

Les Oscars, Cannes, Berlin, Venise, moi ça me donne envie de vomir. Ce n’est plus du cinéma. Mais si vous avez des arguments pour défendre les pique-assiettes tapissés de tapis rouges qui meublent ces réunions en analysant chaque film comme on refait le monde, je vous écoute. Mais ça ne me fera pas changer d’avis pour autant. Bien évidemment.

I.D.
15 septembre 2011 15:36

Punaise Oli, t’es vache. Il ne faut pas généraliser en stigmatisant de la sorte. Les festoches offrent à pas mal de cinéaste l’opportunité de faire des films (comme ceux dont tu cites). Ils montrent également une visibilité pour des œuvres de cinéma qui ne l’ont pas dans les multiplexes. Après tout dépend de la façon que tu décides d’appréhender leur travail. Comme partout et dans tout, il y a des choses détestables, les piques-assiettes qui jouent de la branlette dont tu causes mais ça, j’y porte pas plus d’importance. Ca fait parti d’un folklo’ ridicule mais bon, perso’ je parviens à passer outre. Y a du négatif mais il y a aussi du positif là-dedans. Tu cites de gros festoches, penses-tu la même d’évènement moins important comme bientôt avec le Festival Franco Coréen du Film ou bien le Festival du Cinéma Chinois de Paris ?

Oli
15 septembre 2011 16:50

“Tu cites de gros festoches, penses-tu la même d’évènement moins important comme bientôt avec le Festival Franco Coréen du Film ou bien le Festival du Cinéma Chinois de Paris ?”
Bien sûr que non, je ne me permettrai pas de tirer à boulets rouges sur des passionnés. Je me souviens, il y a longtemps lorsque j’habitais à Lyon, que j’avais croisé le directeur du festival asiatique dans la rue en train de distribuer des prospectus pour son truc. Bon après ça n’excusait en rien le fait que des bobines étaient oubliées et qu’on nous l’annonçait qu’une fois entrés dans la salle obscure 🙂

I.D.
15 septembre 2011 16:56

Malin le dirlo du festoche ! 😀
 
N’empêche que je suis sûr que tu trouves tout autant de passionnés à Cannes comme à Venise. Malheureusement les histoires de gros sous entachent la chose et peut rendre l’évènement détestable vu de l’extérieur. Ainsi va la vie…