[JV] Shenmue III (2019 – Playstation 4)

En sortant enfin de la grotte avec Shenhua, Hazuki Ryo se rend au village de Bailu. Les deux comprennent rapidement que quelque chose ne tourne pas rond, et que le père de Shenhua a disparu. Au même moment, deux bandits ont fait leur apparition au village, village qui semble énormément lié aux deux miroirs, celui du dragon et celui du phœnix que Ryo possède.


Avis de Rick :
Voilà bien le jeu que personne n’aurait cru voir un jour. Pouvoir parler de Shenmue 3, et par extension, pouvoir y jouer, c’est en soit déjà un miracle, quelque chose d’unique. Lorsque Shenmue premier du nom sort sur Dreamcast en 1999 (2000 en Amérique et en Europe), c’est le dernier pari fou de Sega, mais surtout, sa dernière chance lors de la guerre des consoles, face à son grand rival de toujours, Nintendo, mais surtout face au nouveau venu, Sony. Budget record pour l’époque (47 millions), jeu original mettant en avant des genres et des mécaniques jamais abordées dans le monde du jeu vidéo, mais reprises partout par la suite (exploration, monde ouvert en 3D intégrale, pouvoir parler à tout le monde, les PNJ avec leur propre emploi du temps, QTE, doublage intégral de tous les personnages, la liste est longue). Pourtant, le jeu fut un échec, et n’a pas séduit tous les joueurs, ce qui est normal, tant la proposition fut radicale. Rythme posé, voir lent (très lent pour le premier jeu, chapitre introductif de l’histoire), c’est avec Shenmue 2 que la saga trouve un équilibre plus abordable, et signe la fin de son aventure. Mettant en scène les chapitres 3 à 5 de l’aventure (qui en compte 16, tout de même), Shenmue 2 sort en 2001, et sera le dernier jeu développé par Sega pour la Dreamcast, qui annonce l’arrêt de sa production. Shenmue 2 est plus vaste, plus intéressant, mieux pensé, montre de nombreux ajouts, des arrangements, de nouveaux personnages. La même, mais en mieux donc, avec un rythme posé mais bien mieux géré, plus de combats, des scènes de filatures, un lieu pouvant être vu comme un long donjon, plus de QTE, des Freeze QTE, deux lieux extrêmement vastes à visiter, plus de jobs pour gagner de l’argent, des bras de fer, des combats de rue… Shenmue 2 était l’évolution logique de la saga, se faisait plus épique, et Shenmue faillit mourir. En fait, non, Shenmue était mort en 2001.

Les années passent, les fans ne connaitront donc jamais la fin de l’aventure. Ryo va-t-il venger son père ? Quels secrets renferment les deux miroirs ? Qui est donc Shenhua, personnage apparu à la fin de Shenmue 2, mais dont Ryo rêvait dés le premier opus ? C’est lors de l’E3 2015, alors que le créateur de Shenmue était dans l’ombre depuis des années, que le futur s’annonce. Shenmue est de retour, avec le soutien plus ou moins relatif de Sony, Suzuki a un nouveau studio, Shenmue 3 est sur les rails, et l’aide des fans est demandée. Après un kickstarter record de 6,3 millions de dollars, le développement de Shenmue 3 peut réellement commencer, en utilisant l’Unreal Engine 4. Oui, Shenmue 3 aura lieu, mais doit revoir certaines ambitions à la baisse. Si les premiers étaient des vitrines technologiques et surtout les jeux les plus couteux à leur époque, Shenmue 3 a un budget modeste, entre une autre petite compagne, le kickstarter et un peu d’aide de studios divers, on peut estimer le budget final entre 10 et 20 millions de dollars. Ce qui est peu.

Avec l’inflation, le premier Shenmue avait coûté 70 millions, et aujourd’hui, le jeu le plus couteux n’a pas couté 70 millions (dans ces eaux là, on a Metal Gear Solid V, avec 80 millions), mais se situe aux alentours des 800 millions pour Red Dead Redemption 2 (voir plus suivant les sources) ! Autant dire qu’avec ces 10 ou 20 millions, Shenmue 3 ne sera pas une vitrine technologie, mais on nous promet un jeu fait pour les fans, la continuité de l’histoire, les retrouvailles avec les personnages, l’univers, son rythme si particulier. Et on ne nous a pas menti dans le fond. Pour le meilleur et parfois pour le pire. Mais surtout, Shenmue 3, c’est le premier jeu vidéo du studio, le premier travail de l’équipe sur ces supports là (PC et Playstation 4) et le premier travail de l’équipe sur ce moteur graphique. Mais avant, permettez-moi de vous dire que je ne suis pas un fan de la première heure de Shenmue. J’aime beaucoup Shenmue, mais j’en reconnais les défauts. Et que, malgré tout, j’ai beaucoup aimé ce troisième opus, pour ce qu’il était. Car dés le lancement du jeu, on retrouve Ryo et Shenhua exactement là où on les avait laissé en 2001. Shenmue 3 est là, comme s’il était sorti en 2003. Sauf qu’il sort en 2019. Ce qui apparemment n’a pas plu à beaucoup de monde, notamment la presse dite spécialisée, qui a très souvent descendu le titre en flèche, notamment en France, le jeu ayant été bien mieux accueillit à l’étranger, et au Japon.

Alors oui, suivant certains standards dit actuels, Shenmue 3 peut faire peur, semblant être bloqué dans cette capsule temporelle, comme s’il avait été développé directement après la sortie de Shenmue 2, était resté dans un carton jusqu’en 2015, avant de subir un petit polissage HD et de pouvoir sortir. Mais pourtant, Shenmue 3 aura été une expérience que j’ai adoré. Une expérience non plus innovante, puisque le jeu reprend ce qui fait de Shenmue, et bien, du Shenmue, mais qui reste fidèle à sa vision, à ce qu’il est, ce qu’il doit être, et emmerde le reste, littéralement. Cela se remarque mannette en main, face au maniement lourd de Ryo (mais beaucoup moins lourd qu’à l’époque tout de même). Oui, tourner est parfois difficile, on reste parfois bloqué contre une malheureuse petite chaise (mais pour rappel aux mauvaises langues, dans Resident Evil 2 Remake de 2019, Leon et Claire pouvaient également être bloqués par une chaise ou un petit muret). Oui, pour ramasser un objet, c’est à l’ancienne, avec passage en vue subjective, la main de Ryo qui attrape l’objet, l’attente de la validation du joueur et finalement, l’objet est à nous. Et oui, comme dans Shenmue 2, si une mini carte est présente en bas à gauche de l’écran, les objectifs n’y sont pas indiqués, Ryo écrivant ses objectifs dans son carnet, et c’est à nous de savoir où aller, où est tel PNJ. L’aventure reprend donc là où nous étions restés, en 2001, et c’est le village de Bailu qui s’ouvre à nous dans un premier temps. Ah, et oui, pour un open world de 2019, Bailu est de taille extrêmement modeste, avec ces quelques maisons, sa place du marché, son champ de tournesol, quelques petites zones, le lac qui est avant tout un coin de pêche, et basta. On ne fait pas dans le démesure ici.

Mais c’est très bien. Shenmue n’a pas besoin d’un monde énorme et vide, mais préfère le faire à taille humaine, un petit village rural donc, et peupler ce petit monde de PNJ qui ont leur petite vie, vont travailler le matin, rentrent chez eux le soir. Rien de novateur, juste… et bien, du Shenmue. Ou dans un style néanmoins plus rythmé et blindé de combats, du Yakuza. Par la suite, une seconde carte s’ouvre à nous, avec la ville portuaire de Niaowu, bien plus grande, mais malgré tout risible si on la considère comme un open world. Beaucoup auront crachés sur Shenmue 3, et notamment, sa patte graphique, allant jusqu’à qualifier le jeu, au choix, de moche, ou de jeu venant de la génération précédente. C’est autant vrai que faux. Vrai car on ne peut le nier, il y a un retard technique. Vrai car on ne peut le nier, ces animations sont parfois rigides, parfois ratées. Et que finalement, tout semble venir d’un lointain passé, entre ces cinématiques en champ et contre champ, ses dialogues parfois maladroits, ses soucis de collisions dans de nombreuses zones, certaines animations faciales à côté de la plaque, une grosse rigidité générale, quelques éléments qui popent au dernier moment si l’on s’amuse à passer le jeu à courir. Mais oui, c’est aussi faux, car en l’état actuel (jeu joué en 2021 donc), le jeu est fluide, son visuel est charmant, ses décors sont vivants (l’exploration de certaines maisons par exemple respire le réalisme, explorer la maison d’un tailleur de pierre fourmille de détails si bien que l’on croit clairement à l’endroit où l’on évolue), certains panoramas et effets de lumières flattent la rétine, et le design de certains personnages est réussi. Shenmue 3 donne l’impression étrange en réalité d’être un jeu en retard, fidèle à ses origines, mais malgré tout amélioré. Car il n’y a pas photo, si Shenmue 1 et 2 étaient des claques à l’époque, Shenmue 3 est plus beau, mais malgré tout en retard. Sans que cela ne soit catastrophique.

Car Shenmue 3, c’est comme les deux premiers, une invitation au voyage, une invitation à explorer, à prendre notre temps. Chaque jour, on se lève, à 7h, on part en direction du village, on peut s’arrêter du dojo pour s’entrainer dans nos postures ou nos coups, affronter un ennemi, ou bien continuer et s’arrêter à une boutique pour demander à couper du bois et ainsi gagner un peu d’argent, ou bien aller directement à notre objectif, interroger les villageois. Ou aller au lac pour pêcher, et aussi gagner de l’argent. Ou aider des enfants ou d’autres villageois pour quelques quêtes secondaires. Si l’envie nous prend, on peut aller au stand pour jouer à des jeux de hasards, comme des jeux de dés ou autres, ou aller à la toute petite salle d’arcade, qui, malheureusement, Shenmue 3 n’étant plus un jeu Sega, ne contient plus les jeux cultes du studio, développés par Suzuki pourtant, mais que l’on retrouve dans les jeux Yakuza. Et puis en sortant de la salle, on peut faire nos courses au marché, acheter de la nourriture, ou échanger des jetons contre des prix, et s’arrêter en haut d’une colline pour admirer le coucher de soleil, avant de cueillir quelques herbes pour les vendre à un herboriste le lendemain, et rentrer à la maison de Shenhua, pour lui parler, apprendra à la connaître, et aller se coucher. Shenmue 3, c’est prendre son temps, vivre à son rythme, explorer, vivre en Chine en 1987. Ce dernier point d’ailleurs, discuter avec Shenhua, aura été ironiquement un de mes moments préférés du jeu, tant sa relation avec Ryo semble sincère, réaliste et touchante. Si l’on passe outre un aspect très daté dans la manière de mettre en scène ses dialogues, et outre des sous titres très étranges, donnant des situations extrêmement comiques (ce que quelqu’un connaissant un minimum le Japonais pourra passer outre). Oui, les sous titres font parfois n’importe quoi, font passer Ryo pour un con même des fois, ou un être insensible, et le forcera à toujours dire bonjour quand il parle à quelqu’un, même quand il lui a déjà parlé 4 fois dans la même journée, alors que le dialogue oral commence clairement par « Shenhua » et non pas par « Konnichiwa ». Des choix de sous titres très étranges donc, présents tout le long, et ça ne s’améliore pas. Quand Shenhua nous conseille de nous coucher tôt car une longue journée (une longue quête donc) nous attend le lendemain, Ryo confirme, oralement, ce choix. Mais le sous titre, lui, à la ramasse, dira un « je te remercie »…

Mais voilà, Shenmue 3 conserve ce qui faisait de Shenmue du Shenmue, dans son rythme, dans son ADN, dans tout. Quitte à se foirer parfois. Et à être exceptionnel à d’autre. Et même si j’aime me faire l’avocat du diable (j’ai beaucoup aimé le jeu), il faut bien que tout le monde soit d’accord sur certains aspects, et notamment sur les combats. Le système a été entièrement revu. Heureusement, les combats sont rares, mais le nouveau système n’est pas du tout pratique. Il est compréhensible que les créateurs n’ont pas pu reprendre le système d’autrefois, calqué sur Virtua Fighter, sans doute pour des soucis de droits (Sega, qui n’a plus rien à voir avec Shenmue). Mais le nouveau système est étrange. Parfois logique, mais parfois bien trop frustrant voir bancal. Ainsi, il faut s’entrainer, via des mini jeux, pour augmenter notre niveau, autant pour les coups (en se bâtant gentiment contre des maîtres en arts martiaux), que notre niveau général, notre endurance (qui représente notre vie). Il y a donc des petits exercices pas toujours passionnants mais réalistes et courts à faire pour augmenter de niveau. Et finalement, plus que la maitrise des coups ou des combo, ce sera nos niveaux qui vont déterminer si nos coups sont puissants et si l’on peut y arriver, plutôt que notre skill. Cela se remarque en combat, puisqu’il y a un temps d’attente énorme pour donner des coups. Car oui, Shenmue utilise uniquement les boutons de la manette et non pas les directions, et du coup, une touche ne correspondant pas à un coup en particulier (vous savez, genre X pour un coup de poing ou triangle pour un coup de pied). Du coup, si l’on appuie sur une touche, Ryo attend sagement de voir si l’on donne juste un coup, ou si le joueur va appuyer sur une autre touche pour sortir un combo. Frustrant, surtout que du coup, parfois, notre ennemi va en profiter pour nous enchainer.

La seconde mauvaise surprise de Shenmue 3, qui d’après certaines rumeurs, aurait également du être implémentée dans Shenmue 2, c’est la barre de vie, et donc d’endurance. Car oui, endurance ou vie, c’est la même chose dans le jeu, et courir réduit notre endurance, faire quelque chose réduit notre endurance. Et donc notre vie. Et donc, si tout à coup, sans prévenir, on se retrouve en plein combat, en fin de journée, avec une barre d’endurance et donc de vie presque vide, et bien tant pis, on doit se taper un combat perdu d’avance. Au début du jeu, c’est énervant. Notre barre se vide vite. Mais après quelques entrainements, il faut avouer que je pouvais faire quasiment toutes les journées du jeu sans même manger une fois, ou juste une fois. Frustrant et gênant durant les premières heures, on en vient à oublier ce détail. Heureusement. Un défaut pendant 5 ou 6 heures avant de se faire oublier. Mais ce sont bien là mes plus gros problèmes avec Shenmue 3, tant le reste m’aura finalement donné ce que j’attendais clairement de lui. Beaucoup se seront plaint donc de l’aspect technique, mais vous attendiez quoi pour un budget si petit ? Beaucoup se sont pleins de la rigidité et de la lourdeur de l’ensemble, mais vous auriez dit quoi si Ryo pouvait sauter partout et que le bouton R1 (qui ouvre ici l’inventaire d’ailleurs) faisait absolument tout comme dans un Assassin’s Creed ? Beaucoup se sont plaints du rythme posé de l’aventure, mais vous auriez dit quoi si Shenmue 3 était un jeu rythmé façon Far Cry avec 40 événements aléatoires à la minute qui ne nous laissent jamais souffler ? Je ne cherche pas à faire passer Shenmue 3 pour le chef d’œuvre qu’il n’est pas, mais juste pour le jeu qu’il a voulu être.

Même si certains défauts et lourdeurs auraient pu être corrigées, clairement ! Un autre défaut souvent cité est, finalement, le scénario de l’aventure. Car on dit souvent haut et fort que Shenmue 3 ne fait absolument pas avancer l’intrigue générale. Eeeeeeetttt… c’est le cas oui. Mais ne dit-on pas parfois que le cheminement compte plus que la destination ? Surtout que la destination, je la vois à des kilomètres, à savoir un duel contre Lan Di, soit gagné, soit abandonné (le développement scénaristique quoi), et un Ryo retournant au Japon, permettant la plus grosse nostalgie possible en revoyant tous les personnages rencontrés durant son périple durant son retour. Shenmue 3 ne rapproche pas Ryo de son objectif en tout cas, c’est vrai. MAIS Shenmue 3 a malgré tout un atout, c’est qu’en terme de background, il est bien plus chargé que les deux précédents. On en apprend énormément sur les miroirs, leur origine, leur création, leur lien avec le village de Bailu, ce que Lan Di cherche, introduit quelques nouveaux personnages importants, amis comme ennemis, et surtout, au cœur de cette aventure, il y a Shenhua. Shenmue 3 est clairement son jeu. Et cela se remarque, et se dévoile, de manière subtile. Parler à Shenhua tous les soirs en rentrant, lui poser des questions, en apprendre plus sur son passé, et finalement, lui répondre, s’ouvrir à elle en dévoilant notre propre passé, cela va développer Shenhua, va développer la relation entre les deux personnages, et petit à petit, amener quelques moments subtils et mystérieux. Car Shenhua a clairement un pouvoir, peu importe sa nature, psychologique, psychique, mystique, peu importe. Cela est mit en avant durant plusieurs passages du jeu, et donne clairement de l’épaisseur au personnage, et finalement, de la vie à l’ensemble. Elle est la plus grande réussite du titre.

Là où par contre on pourra être quand même déçu, c’est que si le scénario de Shenmue 3 révèle beaucoup tout en stagnant, on aurait aimé en voir plus, avancer plus, non pas par caprice, mais par logique des choses. On aura attendu 18 ans pour Shenmue 3, sans savoir si la suite viendrait un jour, et c’est en cela que son scénario pourra frustrer. Oui, lorsque l’on joue à Shenmue 3, on n’y pense pas, mais lorsque tout à coup (après plus de 50 heures pour moi, j’ai pris mon temps), la fin est là, c’est à ce moment précis que la frustration et la petite déception arrive. Et en terme de mécanique pure et dure, notons le retour de manière très modérée des QTE. Ils sont rares, très rares. Tellement rares que le premier débarque après bien 5 heures de jeu et que je l’aurais raté par inattention, et que le second ne débarquera que 6 ou 7 heures après. Tant mieux au final, tant cette mécanique, inventive et originale dans Shenmue 1 et 2, est devenue totalement énervante de nos jours. Il fallait le souligner. Voilà, je pense que le tour a été fait. Comment achever ce texte donc ? En disant que Shenmue 3 n’est pas le désastre prononcé par certains, ni le chef d’œuvre espéré ? Oui mais c’est facile. Que Shenmue 3 ne s’adresse qu’aux fans ? Ah mais clairement, mais en même temps, le joueur lambda, je ne le vois pas acheter un jeu portant le chiffre 3 s’il n’a pas fait les deux premiers (sauf s’il est con, mais ça, c’est son problème). Mais Shenmue 3 est une expérience assez unique, qui ne se rapproche que de deux autres jeux, et ces jeux, ce sont Shenmue 1 et 2. Continuité directe à tous les niveaux donc, et si le joueur sait être patient, prendre son temps, explorer, vivre dans cet univers virtuel, il y trouvera de bonnes choses, quelques réponses. Et encore et toujours un cliffhanger, bordel de merde ! La plus grosse qualité du titre, c’est d’être resté fidèle à ce qu’il est, à sa ligne de conduite, à une époque où beaucoup de jeux se prostituent pour plaire au plus grand nombre.


GRAPHISMES
Si Shenmue III n’est pas une claque graphique, son style reste fort sympathique. Les décors sont jolis, les panoramas sublimes, certains personnages sont visuellement réussis. Mais oui, d’autres textures sont mauvaises, les animations pas top…
JOUABILITÉ
Comme en 2001 ! Rigide, lourd, mais néamoins plus permissif la plupart du temps, et avec quelques tardifs QTE. Si se déplacer et faire sa vie dans ce monde aura été cool, le nouveau système de combat par contre ne m’a pas du tout convaincu.
DURÉE DE VIE
Environ 40 heures pour terminer l’aventure en ligne droite, en prenant tout son temps. Comptez plutôt 60h pour les quelques quêtes annexes (environ 20, avoir tous les coups spéciaux, les capsules de jouet. Et bien plus si vous voulez la torture qu’est le platine : pêchez 1000 satanés poissons !
BANDE SON
Des doublages à l’ancienne mais néanmoins convaincants dans l’ensemble, et de très jolies musiques.
CONCLUSION
Shenmue 3 divise, Shenmue 3 se devait de diviser, et avec tant d’attente (18 ans), il était impossible de satisfaire tout le monde. Shenmue 3, le souci pour beaucoup, c’est que ça n’a pas évolué depuis 2001. C’est son charme, et sa faiblesse. Mais l’expérience, pour ceux qui ont fait les deux premiers, a son charme, indéniablement, et on prend plaisir à se perdre et prendre son temps, à explorer, à parler aux gens. Ce n’est pas parfait, c’est parfois obsolète, mais c’est charmant, attachant, parfois beau, et c’est déjà bien. Maintenant, espérons une suite avant 2030…

note65



Titre : Shenmue III
Année : 2019
Studio : YS Net
Editeur : Deep Silver
Genre : Vivre comme un Japonais dans un village Chinois

Joué et testé sur : Playstation 4
Existe sur : PC, Playstation 4
Support : un disque


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