Un ouragan de catégorie 5 dévaste une ville côtière, et la tempête apporte dévastation, chaos et quelque chose de bien plus effrayant : des requins affamés.
Avis de Cherycok :
J’aime beaucoup Tommy Wirkola depuis que j’ai découvert un peu au hasard Dead Snow il y a environ 15 ans. Dead Snow 2, Seven Sisters, The Trip, Violent Night, … il n’y a rien à jeter dans sa filmographie avec des films allant du sympathique au génialement fun. Oui, même son Hansel & Gretel : Witch Hunters est plein de bonnes qualités et j’assume parfaitement cette phrase. Du coup, lorsque j’ai appris qu’il faisait un film de requins, un de mes pêchés mignons, mon sang n’a fait qu’un tour et je me suis jeté dessus lorsqu’il a fait son apparition sur Netflix, bien que dans l’absolument, ce n’est pas une production Netflix puisque Thrash a été développé par Columbia Pictures (Sony) pour une sortie cinéma, et Netflix a racheté les droits en mars 2026 pour une diffusion le mois suivant. Pourquoi ce changement de direction pour ce film ? Difficile à dire, mais une chose est sûre, pour qui aime les petites séries B à l’ancienne, faites sans aucun cynisme, Thrash a des arguments bien qu’il soit clairement dans le bas du tableau dans la filmographie de Wirkola.

Thrash met rapidement en place son contexte en nous présentant un énorme ouragan de catégorie 5 qui s‘abat sur une ville côtière et la submerge. Le chaos s’ensuit forcément et un petit nombre d’habitants se retrouvent piégés chez eux et doivent survivre alors que les eaux montent. Et comme si ça ne suffisait pas, des requins bouledogues et même un grand requin blanc ont décidé de s’inviter à la fête. Ce scénario vous dit quelque chose ? C’est normal, c’est à quelque chose près celui du film Crawl (2019) d’Alexandre Aja, mais avec des requins-bouledogues à la place des crocodiles. C’est certain, question originalité, on repassera et Tommy Wirkola joue la carte de la sécurité en misant sur tous les clichés habituels de ce genre de production. La prévisibilité est donc de mise et à aucun moment on est surpris par le spectacle proposé, jusque dans ses tentatives de rebondissements. Mais pourtant, ça fonctionne plutôt bien parce que Wirkola semble maitriser son sujet. Trashs nous raconte deux histoires quasi distinctes. Il y a tout d’abord ces trois frères et sœurs adolescents, dont la relation tendue avec leurs parents d’accueil violents est interrompue lorsque trois requins se mettent à nager dans leur cuisine. Il y a ensuite cette jeune femme devenue agoraphobe depuis le décès de sa mère, qui va tenter d’aider comme elle peut une jeune femme enceinte coincée dans sa voiture devant chez elle. Malheureusement, ces deux histoires ne se croisent jamais et ce que le film gagne en rythme en passant d’un des arcs narratifs à l’autre, il le perd en intensité et en véritable investissement émotionnel du spectateur car il n’y a au final pas de personnage principal marquant qui ancrerait l’histoire ou qui donnerait au public quelqu’un pour lequel réellement vibrer. C’est dommage parce que les personnages, bien que surtout fonctionnels, sont plutôt sympathiques, prennent des décisions pas trop incohérentes, et auraient ne sont pas trop énervants (c’est souvent le cas avec les enfants dans ce genre de film).

Du coup, pour quiconque a un peu l’habitude de ce genre de films, la tension n’est jamais réellement à son comble et il n’y a pas de moments réellement marquants, bien que certains passages soient malgré tout très funs. Wirkola aime le gore, et même si c’est gentillet ici, il en distille malgré tout un petit peu histoire de rappeler qu’on est bel et bien dans une série B assumée et que, bon, des requins, eh bien ça arrache des mains en deux coups de dents. Par contre, là où Thrash s’en sort réellement bien, c’est dans sa mise en scène. Nous savons pertinemment que nous ne sommes clairement pas ici dans un film au budget de blockbuster, mais pourtant la qualité de production est réellement solide. La photographie est soignée et la mise en scène visuelle des éléments de la tempête est traitée avec une vraie compétence. Il y a même des scènes réellement impressionnantes et tout a été fait pour rendre l’environnement dans lequel évoluent les personnages crédible. Si ça fonctionne aussi bien, c’est que Wirkola a réussi à trouver un bon équilibre entre CGI et effets pratiques, aussi bien dans ces décors inondés que les vilaines bébêtes qu’il y a dans l’eau, les fameux requins. A quelques exceptions près, les CGI sont plutôt bons (à l’exception peut-être du bébé en images de synthèses), mais la bonne idée a été d’utiliser des animatroniques pour les interactions proches entre les bêtes et les humains. Du coup, le rendu à l’écran a bien plus d’impact, avec des attaques rapides, sauvages, et des acteurs qui se font parfois valdinguer dans tous les sens. Et puis avec ses 1h19 au compteur qui on enlève le générique de fin, le film ne chôme pas et on sent que Wirkola n’avait pas d’autres but que celui de divertir le spectateur en lui proposant un divertissement certes bas du front, qui prend sans doute bien plus d’ampleur quand on le regarde entre potes avec une bière dans la main et en éteignant le cerveau, mais qui donne ce qu’on est venu chercher, et qui est par exemple tout ce que Sous la Seine a essayé d’être sans jamais y arriver. Ce n’est pas un grand film, non, mais ça fonctionne bien et c’est tout ce qu’on lui demandait.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ Un casting plutôt bon ♥ Bien mis en scène ♥ Le mélange CGI / practical bien géré ♥ Court et rythmé ♥ Les petites touches de gore |
⊗ Manque d’investissement du spectateur ⊗ Une tension en demi-teinte ⊗ Jamais original |
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| Très proche du Crawl d’Alexandre Aja, mais avec des requins à la place des crocodiles, Thrash est une série B assumée suffisamment rythmée pour passer un moment agréable. On a connu Tommy Wirkola plus inspiré, mais ça fait le taf comme on dit. | |

Titre : Thrash
Année : 2026
Durée : 1h26
Origine : Australie / U.S.A
Genre : Shark attack
Disponibilité : SVOD
Réalisateur : Tommy Wirkola
Scénario : Tommy Wirkola
Acteurs : Phoebe Dynevor, Whitney Peak, Djimon Hounsou, Alyla Browne, Stacy Clausen, Dante Ubaldi, Sami Afuni, Tyler Coppin, Adam Dunn, Chai Hansen, Annabel Mullion




















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