[Film] Sharknado 4 : The 4th Awakens, de Anthony C. Ferrante (2016)

Cinq ans après les ravages de la côte Est du dernier Sharknado, Fin et sa famille ont été sauvés miraculeusement, mais les requins et les tornades se soulèvent de plus belle dans des lieux incongrus et de manière pour le moins inattendue…


Avis de Cherycok :
Vous pensiez avoir tout vu avec les trois premiers Sharknado et leur montée en puissance dans le nawak avec des requins dans l’espace en guise de final du 3ème opus ? Vous pensiez que ces chers messieurs dames de chez The Asylum allaient s’arrêter en si bon chemin alors que leur franchise n’a jamais été aussi rentable ? Vous pensiez qu’ils allaient se dire au bout d’un moment « Non, faut qu’on arrête avec nos conneries de tornades de requins, on va vraiment finir par ne plus être crédibles » ? Que nenni ! Ils sont prêts à tout les bougres ! Et comme ils semblent avoir comme consigne « Toujours plus loin, toujours plus con », il fallait s’attendre à tout avec ce 4ème volet sobrement intitulé Sharknado 4: The 4th Awakens. Oui, un jeu de mot laid renvoyant directement au Star Wars Episode VII et son « The Force Awakens », avec son texte jaune qui défile et tout presque pour nous rappeler qu’on est bien ici dans une parodie. Oui, Sharknado, c’est fun, c’est nanar, c’est pour s’amuser, ils en sont conscients, on en est conscients, et c’est aussi pour ca qu’on regarde. Et on sait qu’avec cette saga, on peut s’attendre à tout !

On continue la même recette donc avec les mêmes ingrédients. Le réalisateur Anthony C. Ferrente rempile, tout comme Ian Zering (Beverly Hills), Tara Red (American Pie) et même David Hasselhoff (Alerte à Malibu, K2000). Et on a vraiment l’impression qu’ils ont décidé de mettre encore plus de conneries que dans les volets précédents. Le film va à un rythme effrené, et les rares moments où ça se calme, c’est pour repartir de plus belle. Dès la 9ème minute, le film nous abreuve d’un nawak le plus total avec les sharknado qui sont de retour malgré une nouvelle technologie qui avait été inventée afin de s’en prévenir. Une voiture qui chute de plusieurs centaines de mètres et qui par quelques esbroufes atterrit sans dégât ; des chippendales qui se battent à mains nues contre des requins ; des requins qui s’amusent dans une grande fontaine de Las Vegas, des héros qui s’improvisent pirates des mers sur un décor de bateau pirate qui a des canons apparemment fonctionnels et qui deviennent destructeurs lorsqu’on leur met des feux d’artifice,… Ca t’en met plein la gueule pour pas un rond d’entrée de jeu. Enfin, plein la gueule avec des SFX moisis, on est chez The Asylum tout de même. Car même si le budget est bien plus élevé qu’à l’accoutumée, 3M$US, soyons clair qu’on reste dans la continuité de la saga, et donc les images de synthèse sont ce qu’elles sont.
Mais bon, on sent d’entrée de jeu que tout le monde est en mode second degré, ça s’amuse, ça fait nawak, c’est nul à un point qu’on en rigole, jusque dans les doublages français lowcost où les enfants de 8 ans sont doublés par des adultes imitant la voix d’un enfant de 8 ans.

Le choix de continuer dans la connerie assumée semblait évident dès le départ et on peut dire qu’ils s’en donnent à cœur joie. Ian Zering combat du requin avec tout ce qui lui passe sous la main. Tara Red en mode chirurgie esthétique (elle a une tête de poisson, on comprend pourquoi elle est dans cette saga de requins ^^), qui s’était fait manger la main gauche dans le 2 (si ma mémoire est bonne), peut maintenant sortir tout un tas de trucs de son bras : lames diverses, tronçonneuse, et même un sabre laser, présentée comme une Terminator au féminin. Un Pierrenado, un Pétrolenado (qui peut incendier là où il passe), un Eclairnado, un Vachenado, et même un Nucleonado ! Oui oui, souvenez-vous, nawakis the rule ! Un Lloyd Faufman (le papa de Troma) qui vient montrer sa caboche. D’anciennes actrices de Alerte à Malibu qui causent à David Hasselhoff en lui balançant des « Il n’y a pas de sauveteur de service aujourd’hui » ou encore « j’aurais adoré être sur les plages, mais mes parents voulaient que je fasse des études plutôt qu’être en maillot de bain toute la journée ». Sharknado 4 nous balance même tout un tas de références en tout genre plus ou moins grossières : Star Wars, Star Trek, Massacre à la Tronçonneuse, Terminator 2, Ironman (oui, Tara red est blonde, GwynethPaltrow aussi… cherchez pas plus loin…), Christine et sa voiture, Aliens 2 et son armure robot, Twister (le plan avec les vaches qui s’envolent), Rocky (Gabrieeeeeeelle), Excalibur, Le Magicien d’Oz et j’en passe. Et petit clin d’œil amusant pour ceux qui s’intéressent aux films de monstres, le héros du film Lavalantula (2015) vient faire une apparition en disant qu’il ne peut pas aider nos héros car il s’occupe déjà d’une invasion d’araignées géantes. Réponse des plus funs à un Ian Zering qui se pointait dans Lavalantula pour expliquer qu’il ne pouvait pas aider car il avait déjà un problème de requins.
Et pour finir en apothéose un spectacle qui valait déjà son pesant de beignets de crevettes, le final monte encore d’un cran le nawakomètre. On se croirait dans un Marvel lowcost virant au bordel le plus total avec des robots,des rayons lasers, une tronçonneuse Fisher-Price, des requins volants qui gobent des requins volants qui eux même finiront mangés par une baleine volante, un défibrillateur fabriqué avec deux minis requins (qui ont fait un tour dans l’éclairnado, ne l’oublions pas), et même une Tour Eiffel qui tombe du ciel. Pourquoi ? Parce que.

LES PLUSLES MOINS
♥ Toujours plus con
♥ Les clins d’œil et références
♥ Beaucoup d’action
♥ Un doublage français épique
⊗ Les effets spéciaux
⊗ Le jeu d’acteur
⊗ …
Note :
Note nanar :
Sharknado 4: The 4th Awakens n’est pas un bon film. Non. Et vous vous en seriez doutés. Mais dans le genre nanar volontaire sans le sou, fun et complètement décomplexé, il s’impose comme un des fleurons de l’année 2016. Vivement juillet 2017 et son « Sharknado 5… Earth 0 ».



Titre : Sharknado 4: The 4th Awakens
Année : 2016
Durée : 1h21
Origine : U.S.A
Genre : : Nawak puissance 4
Réalisateur : Anthony C. Ferrante
Scénario : Thunder Levin

Acteurs : Ian Zering, Tara Red, MasielaLusha, Cody Linley, Ryan Newman, Imani Hakim, David Hasselhoff, Tommy Davidson, Gary Busey, Cheryl Tiegs

 Sharknado 4: The 4th Awakens (2016) on IMDb

























Cherycok

Webmaster et homme à tout faire de DarkSideReviews. Fan de cinéma de manière générale, n'ayant que peu d'atomes crochus avec tous ces blockbusters ricains qui inondent les écrans, préférant se pencher sur le ciné US indé et le cinéma mondial. Aime parfois se détendre devant un bon gros nanar WTF ou un film de zombie parce que souvent, ça repose le cerveau.

2 Comments

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  1. Doux jesus, j’avais abandonné au 3 qui m’avait plutôt… emmerdé au final ! Du coup adieu la saga, comme les “comédies nanardes” en général d’ailleurs.

  2. Toujours pas fatigué de ce genre de bobine moi. Ca me détend à ma pause méridienne. On éteint le cerveau, et on rigole devant un spectacle nawak sans doute élaboré sous substances douteuses tant les idées y sont nawak ^^

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