[Film] Massacre à la Tronçonneuse : La Nouvelle Génération, de Kim Henkel (1994)

Un groupe de jeunes adolescents revenant de leur soirée de promotion de fin d’étude se retrouvent perdus en plein Texas suite à un accident de voiture dans les bois, dont le conducteur de la seconde voiture se fait tuer. Ils partent chercher de l’aide mais attirent bien vite la convoitise de la famille Sawyer, famille cannibale. Ainsi, cette nuit de bal va se transformer en véritable cauchemar.


Avis de Rick :
Kim Henkel, coscénariste du premier film de la saga, est mécontent du résultat sur le second opus signé Tobe Hooper et le troisième signé Jeff Burr. Il profite alors d’un petit souci de droits pour demander à Robert Kuhn de produire le métrage. L’intention du réalisateur est de revenir à la source, et de livrer la vraie suite du film original. Ainsi, le second et le troisième opus n’existent plus, et ce nouvel opus doit se situer après, des années après, tout en étant finalement un banal remake déguisé. Comme l’était déjà le troisième opus finalement. Pour retrouver l’ambiance du premier opus, Kim Henkel décide de tourner de nouveau au Texas (le troisième était filmé dans la région de Los Angeles), refait appel au compositeur original (Wayne Bell), et nous sort donc une famille de cannibales assez proche de celle de l’originale, avec le grand-père, Leatherface, le gars conduisant un camion de réparation, et même une femme cette fois-ci. Et donc ça donne quoi ? Et bien, il suffit de savoir que le film n’eu qu’une sortie très limitée en 1994 avant de ressortir en 1997 (pour la France, il faudra attendre 2000) grâce à la nouvelle notoriété de ses deux acteurs principaux pour se faire une petite idée. Oui, ce quatrième opus, et donc ce second remake déguisé en suite, est une catastrophe ambulante. Si la saga a eu des hauts (le premier) et des bas (le second, troisième, le dernier à ce jour), jamais elle n’aura plongée aussi bas dans la médiocrité absolue. À ce niveau, on ne peut même plus parler de médiocrité.

On nous invite à suivre une bande de jeunes (deux femmes et deux hommes) qui après un accident, sont paumés en plein cœur du Texas. Pas de bol, le conducteur de la dépanneuse est un psychopathe joué par un Matthew McConaughey en roue libre comme on ne l’avait jamais vu ! Pour raccorder son métrage au premier de Tobe Hooper, Kim Henkel utilise des bruitages similaires (le son de l’appareil photo de la scène d’ouverture de l’original, replacé avec beaucoup de bon goût et de maladresse lors d’une séance photo à un bal de fin d’années), et une trame similaire. Les personnages se font capturer les uns après les autres, courser par Leatherface, et l’héroïne finira elle aussi par se faire capturer afin de nous donner une nouvelle scène de repas (la quatrième de la saga… en 4 films !). Pourquoi pas, tant que cela est bien fait ! Mais le souci, c’est que Kim Henkel n’est pas un bon réalisateur, ni un bon directeur d’acteur, et il va nous le rappeler à chaque instant. Pire, passé la moitié du métrage, son scénario va partir dans un délire lourd venant dénaturer totalement le cœur de la saga. Oui maintenant, Leatherface se travestit et se fait même rabaisser par l’héroïne, ce qui semble le rendre bien triste !

Se déroulant de manière prévisible et peu passionnante, le métrage atteint le point de non retour lors de l’arrivée de la fameuse scène de repas donc, qui dépassera toutes les limites et deviendra insupportable. Pire, pour les fans de l’original, ce sera une honte et un manque de respect total. Le scénario part dans tous les sens, rajoute des personnages pour donner un sens nouveau à toutes ces péripéties, Matthew McConaughey et Renée Zellweger redoublent d’intensité pour paraître fou et en deviennent risibles, et même irritants, sans parler de cette dernière scène montée avec les pieds et censée rendre hommage au grand Alfred Hitchcock. On peut le dire, c’est raté, et ce nouveau métrage dans la saga rate totalement tout ce qu’il entreprend. Et ce ne sera pas une rapide apparition de Marilyn Burns pour raccorder encore une fois le tout avec le premier opus qui viendra augmenter le verdict final. Quand c’est nul, c’est nul !

LES PLUSLES MOINS
♥ Ben…. (réflexion intense)
♥ Euh… Il y a bien une course poursuite rythmée
⊗ Mal joué
⊗ Réalisation sans intérêt
⊗ Rapidement très irritant
⊗ Final débile et mal venu
note8
Après deux opus dispensables, Kim Henkel parvient l’impensable : livrer le pire film de la saga !



Titre : Massacre à la Tronçonneuse : La Nouvelle Génération – Texas Chainsaw Massacre : The Next Generation

Année : 1994
Durée :
1h22
Origine :
U.S.A.
Genre :
Slasher
Réalisation : 
Kim Henkel
Scénario : 
Kim Henkel
Avec :
Renée Zellweger, Matthew McConaughey, Robert Jacks, Tonie Perensky, Joe Stevens et Lisa Marie Newmyer

 Texas Chainsaw Massacre: The Next Generation (1994) on IMDb


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pti denis
31 octobre 2018 20:50

Le plus faible de la sage, je suis bien d’accord.
Même le dernier en date est moins nul que celui-là. Tout est loupé, incroyable!

Par contre Rick, le film est sorti chez nous en 1998 (du moins à la location en VHS), voir la critique du Mad Movies 116 (Novembre 1998).

Ghoulish
Administrateur
22 avril 2019 22:26

Je suis aussi d’accord, c’est une bouse infâme. Une honte à la saga. Je crois bien d’ailleurs qu’à la base, Kim Henkel voulait en faire une sorte de remake plus ou moins officiel, mais, au vu du résultat, le film ne s’est plus vendu ainsi.
Ceci dit, Leatherface se travestit dans le film original. Il porte un autre masque avec du rouge à lèvres, on le voit d’ailleurs le changer et l’ajuster dans un plan coupé ( en bonus des DVD et Blu-ray il me semble ). Mais ici, c’est tellement mal fichu que c’est ridicule. Comme le reste de cette bobine moisie.

Ghoulish
Administrateur
24 avril 2019 17:56

Non, moi je vais carrément me procurer le Blu-ray qui vient de sortir aux USA. Nous ne sommes plus le premier avril ? Bon tant pis qu’à pas de jour pour faire des blagues.
J’avoue que le Blu-ray de l’original est excellent, bien meilleur que la copie dégoûtante sortie en DVD, avec un redoublage abominable. Là, on retrouve enfin le doublage d’origine de la version cultissime éditée par René château.