[Film] Django Unchained (2012)

Dans le Sud des Etats Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le docteur King Schultz, un chasseur de prime allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui lui permet d’identifier et de traquer les frères Brittle, meurtriers qu’il recherche. En échange, Schultz promet à Django sa liberté une fois la mission accomplie. Mais Django n’a qu’une idée en tête : retrouver Broomhilda, sa femme.

Avis de Rick :
Django à la base, c’est un film italien de 1966 réalisé par Sergio Corbucci , avec Franco Nero. Film culte, le film eu des suites, fausses suites, variantes, notamment au cours des années 70 et même en 1987 avec un film reprenant Franco Nero dans le rôle de Django. Anecdote amusante, même Miike Takashi a donné sa version du mythe avec le très sympathique Sukiyaki Western Django en 2007, dans lequel était invité, le temps de deux scènes, Quentin Tarantino, qui s’en donnait à cœur joie en faisant l’acteur. Cinq ans plus tard, Tarantino revient à Django en réalisant sa version. Les fans de Tarantino, toujours au rendez vous, salivaient d’avance, tandis que les autres furent rapidement dépités en voyant la durée du métrage : 2h45. Soit le plus long film de son auteur, grand amateur de dialogues. Si Tarantino avait mit tout le monde d’accord en début de carrière, en signant un Reservoir Dogs pourtant en demi-teinte, remake de la dernière demi-heure du film HK City of Fire, un Pulp Fiction palme d’or à Cannes (rien que ça) et une adaptation d’un roman de Elmore Leonard avec Jackie Brown, sans aucun doute son meilleur film, l’artiste commença à diviser à partir de Kill Bill Volume 1. Un film « hommage » qui pompait un peu partout, enchaînait les changements de style et ne racontait finalement pas grand chose. L’histoire arrive dans un Volume 2 de meilleure qualité, mais un brin trop bavard. La suite divisa encore plus, avec un Boulevard de la Mort ennuyeux au possible et un Inglourious Basterds bien trop long mais traversé par quelques éclairs de génie (assez rares, notamment situés en début et fin de film). Son nouveau bébé était pourtant tout de même attendu, et s’apprête enfin à pointer le bout de son nez en France, la semaine prochaine. Quelques heureux (malheureux) ont pu voir l’œuvre lors de la projection presse. Et autant le dire de suite, le résultat est loin d’être glorieux.

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Christoph Waltz, excellent, et Jamie Foxx!

Reprenant une structure rappelant énormément Inglourious Basterds, Tarantino ne surprend absolument pas, faisant ce qu’il a toujours fait : du Tarantino. C’est à dire, beaucoup de dialogues pour pas grand chose et des scènes de violence rares et courtes se voulant fun. Malheureusement, en étendant son métrage sur une si grande durée, Tarantino se tire dés le départ une balle dans le pied. Tout n’est pas à jeter bien entendu dans son dernier métrage, car comme il l’a si bien prouvé par le passé, Tarantino sait tout de même écrire des dialogues, et surtout, sait diriger ces acteurs (bien que ici le constat sera parfois mitigé). Django s’ouvre donc sur l’achat de Django (Jamie Foxx) par le Dr Schultz (Christoph Waltz, parfait). Occasion de trouver dans un petit rôle le bien trop rare James Remar (le père de Dexter dans la série du même nom). Sans doute une des scènes les plus réussies du métrage, cette ouverture met dans le bain. Relativement courte, bien jouée, se terminant dans un petit carnage aussi rapide qu’efficace, cela rappelle les quelques éclats de violence du précédent métrage du réalisateur. Mais passé cette scène, le métrage va peiner à trouver son rythme et faire preuve d’un manque de goût parfois assez flagrant, faisant du film un métrage fainéant. Toute la première heure se concentrera essentiellement sur la reconnaissance des deux frères que Schultz doit abattre, avec l’aide de Django. Django va apprendre ses méthodes, devoir se faire passer pour quelqu’un qu’il n’est pas et subir le regard choqué des autres. Car oui, un noir sur un cheval, à cette époque, ça choque le peuple, et pas qu’un peu. Cette heure est pleine de bonnes intentions, souvent réduites à néant par des choix assez étranges. On nous promet une petite bataille, les hommes foncent sur les chevaux, mais non, Tarantino retourne en arrière pour nous montrer la discussion qui précède, en vain. Django a la possibilité de se venger de ses maltraitances, et donc, Tarantino le transformera en l’opposé d’un esclave, un mec classe, vengeur, armé de son pistolet et de son fouet (dont il se servira, au ralenti SVP).

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DiCaprio, excellent également

Cette première heure fait preuve d’un manque de rythme assez flagrant et de fautes de goûts au niveau vestimentaire ou tout simplement de la photographie, qui font parfois peur. C’est un flashback, mettons un filtre (dégueulasse) sur l’image. Christoph Waltz sera le seul à véritablement tirer son épingle du jeu dans la première heure, Jamie Foxx ne livrant pas une performance exceptionnelle, tandis que les autres acteurs ne font que de bien courtes apparitions. Mention spéciale à Don Johnson n’ayant que quelques minutes à l’écran, dans une scène se voulant comique mais passant à côté de son sujet. Car oui, l’humour de Django Unchained est à côté de la plaque. La seconde partie du film, durant tout de même 1h45, se concentrera sur la recherche de la femme de Django, devenue esclave elle aussi, et mettra en vedette un Leonardo DiCaprio comme toujours parfait. Sa première apparition à l’écran lors d’une scène d’une violence assez rare et réaliste est savoureuse, l’acteur montrant encore une fois son charisme et son talent. Cette scène de par son réalisme dénote d’ailleurs avec tout le reste du métrage, respirant bon la sauce Tarantino, se voulant cool et branchée. Malheureusement pour DiCaprio et pour Waltz, Tarantino, s’il soigne comme à son habitude ses dialogues, les étire à l’infini lors de différentes scènes (ou scénettes colées bout à bout) à l’intérêt plus que discutable. Oui, comme d’habitude, chez Tarantino, on parle beaucoup, que ce soit dans les bars, à table, dans les champs, dans la prairie, en montagne, mais pour ce qui est de donner à son public ce que l’on est en droit d’attendre d’un western, Tarantino se plante et en beauté.

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Samuel L. Jackson dans un rôle plus qu’énervant!

Toute cette longue partie ne sera principalement constituée que de dialogues, parfois débités par des acteurs en grande forme (Waltz et DiCaprio donc), parfois en trèèèèèès petite forme (Samuel L. Jackson, caricatural et ridicule au possible, et surtout très énervant).  On sent parfois la tension qui monte, ou la violence qui ne demande qu’à exploser, mais cette attente est tellement longue qu’elle en devient interminable et plutôt pénible. Quand enfin Tarantino décide de se lâcher (un peu à la manière du final de Inglourious Basterds), il fait preuve d’un mauvais goût assez énervant et surtout abusif. Certes, il met en scène une violence assez décomplexée, mais si celle ci avait sa place dans un Kill Bill, qui rendait hommage à un cinéma violent et excessif, elle n’est absolument pas la bienvenue dans un western. Tarantino, a quelques séquences près, rate complètement son film, noyé dans un ennui plus que profond, au propos simpliste et pas franchement terrible, et le tout saupoudré d’une esthétisme pas toujours habille, à coup d’exagérations, de filtres sur l’image, de ralentis franchement pas terrible, ou pire, de musique à orientation rap lors de deux séquences. Tarantino est bel et bien devenu paresseux, il nous le prouve encore une fois avec brio, ou alors je suis vraiment devenu totalement insensible à son cinéma. Christoph Waltz et Leonardo DiCaprio restent, eux, toujours parfait, peu importe ce qu’il se passe à l’écran.

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Et si on parlait un peu pour changer?

Quentin Tarantino continue sa descente, après Kill bill, Le Boulevard de la Mort et Inglourious Basterds ! Django est son plus long film, et souffre de longueurs interminables, en plus de nous offrir des scènes pas toujours géniales.

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djangounchainedTitre : Django Unchained
Année : 2012
Durée : 2h45
Origine : U.S.A
Genre : Western sauce Tarantino
Réalisateur : Quentin Tarantino

Acteurs : Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio, Kerry Washington et Samuel L. Jackson


 

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Oli
11 janvier 2013 10:58

Je ne pensais pas aller au ciné pour le voir, mais tu m’as au moins fait économiser la future loc’ du DVD. Tarantino moi j’ai commencé à ne pas aimer avec KILL BILL. On dirait que le bonhomme finit par s’auto-parodier à présent. Et puis bon…DJANGO à la base c’est le super Corbucci, Franco Nero…et pas un acteur noir. J’ai l’impression que c’est encore une excuse pour balancer des tonnes de “nigger” dans les dialogues (n’ayant pas vu le film je me trompe peut-être mais je ne pense pas…). Bref il me saoule Tarantino.

sfb
sfb
15 janvier 2013 1:34

Heuuh il me semble que Des “niggers” était un peu langage de l’époque.

Vous pensez réellement que TARANTINO a fait ce film avec Jamie Foxx pour avoir l’occasion de mettre des “niggers” dans un film ?

Si c le cas libre à vous de toute façon

SFB.

Cherycok
Administrateur
15 janvier 2013 9:54

Je pense pas qu’ils aient voulu dire ce genre de chose, ca serait stupide et de leur part, et de la part de Tarantino

Supavince
17 janvier 2013 22:30

Ce qu’ils voulaient dire (je pense) et je les rejoins là-dessus, c’est que Tarantino a cette fâcheuse tendance à vouloir trop insérer de la “coolitude” dans ses films qui à force lasse et n’amuse plus au bout d’un moment. Plus d’effet de surprise. Sa marque de fabrique, son style ne surprend plus.

jinchu
jinchu
26 janvier 2013 14:49

ouais bha moi aussi je le trouve très moyen.

Seules les musiques m’ont rapellé pleins de western italiens. Si non prout pas si cool que ça.

beleg
beleg
6 août 2013 11:18

Vu hier,j’avais un peu peur de crouler sous les dialogues, mais j’ai passé un bon (quoi qu’un peu long bien sur) moment, ce qui n’était pas le cas des 2 films précédents. Une bonne surprise donc.

feroner
Éditeur
20 février 2015 18:26

Mais pourquoi tous le monde trouve le premier Django culte?
Pour moi c’est juste un film débile vulgaire joué par des acteurs de merde avec plein de violence et de sang pour faire croire qu’il se passe quelque chose, et comme souvent dans les western italien c’est tourné en muet avec un doublage Italien, Français, Anglais donc pas de VO (c’est le réalisateur qui le dit dans les bonus du “grand silence”)
Sinon j’ai trouvé ce remake qui n’a aucun rapport très bon, le meilleur Tarentino depuis “Kill Bill 1-2” (un de mes film préféré)et rien que pour Di Caprio qui est génal dans un role de salopard qui en fais des tonnes ( volontairement )le fiml vaut la moyenne.
pour moi 8,5

Realisateur
Realisateur
Reply to  feroner
24 février 2015 20:43

C’est quoi la VO d’un film où le lead cast est parfois simultanément italien, anglais/US et autrichien?

feroner
Éditeur
Reply to  Realisateur
25 février 2015 15:56

C’est bien ce que je dit il n’y a pas de VO (pas bien compris ta question)

Oli
26 février 2015 2:44

Ah ! Finalement ces com’ me rappellent que je n’avais jamais donné mon avis sur ce film. Je ne voulais pas le voir, et au final j’ai profité d’un long voyage en avion il y a deux ans pour tenter l’aventure. J’ai détesté et à cause de Tarantino j’ai eu l’impression que le temps de vol (déjà pénible) était deux fois plus long !

Pas de bol décidément, la dernière fois qu’un film avait ruiné l’un de mes longs trajets aériens, c’était INGLORIOUS BASTARDS 🙁

Matt
Matt
20 juillet 2018 23:42

Ah ben Tarantino, en voilà un autre qui divise^^
Tu n’aimes pas les Kill Bill, et ça doit être mes films préférés de lui (avec Pulp Fiction). Certes il pique un peu partout (notamment dans les films “la femme Scorpion” et “Lady Snowblood” avec Meiko Kaji qui chantait déjà les chansons Urami Bushi et Shura no hana dans ces anciens films nippons…) mais comme souvent avec lui ça tient plus de l’hommage à des trucs qu’il aime.

J’ai trouvé Inglorious Bastards plutôt naze (on dirait une suite de scènes sans rapport qui ne mettent même pas tous les fameux “bastards” en scène, et ce ne sont que des scènes autour d’une table, parfois c’est mal joué (merci Melanie Laurent)) et le craquage total avec un Hitler parodique, euh…je sais pas, j’ai vraiment pas accroché au délire.
Ce django est un peu bof aussi.

Mais j’ai bien aimé les 8 salopards, mon préféré de lui depuis Kill Bill 2.