[Film] Chupacabra Territory, de Matt McWilliams (2016)

Quatre amis partent en voyage pour faire un reportage sur le Chupacabra, en s’aventurant dans une zone interdite. Vont-ils survivre ?


Avis de Rick :
Oui je sais, on va encore me dire pourquoi je regarde un found footage sachant que je déteste le genre ! Mais oui, je suis un éternel curieux, alors quand un obscur found footage sort en Angleterre, passant de Chupacabra Territory à Lair of the Beast pour son titre, avec au casting l’éternel duo Sarah Nicklin / Michael Reed, oui je suis faible et je fonce. Et au fur et à mesure du film, plusieurs interrogations se posent à moi ! Pourquoi je m’obstine alors que le genre me donne la migraine passé 20 minutes ? Pourquoi je m’obstine alors que j’aime avant tout les belles images ? Et surtout, pourquoi un tel scénario ? Le souci du found footage, c’est qu’en général, quand on en a vu un, on les a tous vu. Et c’est le cas ici, avec quatre amis qui s’aventurent où il ne faut pas, en pleine forêt, pour faire un reportage sur une créature imaginaire, le Chupacabra. Retirez d’ailleurs cette créature du script, et oui, on pense pour les plus connus au Project Blair Witch (que je déteste) ou pour les moins connus à l’anglais A Night in the Woods (que je déteste). L’originalité ne se trouve pas dans son récit, d’ailleurs, l’originalité n’est pas forcément de mise ici malheureusement. C’est longuet, cliché, les personnages sont exactement ce que l’on peut attendre d’eux, c’est-à-dire des jeunes (enfin fin de vingtaine) qui parlent cul et bières, qui boivent, et qui quand ils courent, ne coupent pas la caméra pour nous fournir des plans à la limite de la gerbe.

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Oui, Chupacabra Territory, c’est du pur found footage. Assez énervant d’ailleurs au début. Énervant car en plus de ne rien nous proposer de nouveau, voir Sarah Nicklin et Michael Reed, ayant prouvés par le passé qu’ils étaient d’excellents acteurs, jouer des personnages stupides et irritants, et bien c’est dommage. Sarah Nicklin joue donc la fille qui croit au Chupacabra, s’exclame dés qu’il se passe quelque chose, tandis que Michael Reed passe son temps à boire des bières. À leurs côtés, deux autres personnages, un discret faisant souvent office de caméraman, et un autre ami qui ne croit absolument pas au Chupacabra, et dit d’emblée qu’il n’aime pas la campagne ni le camping. Mais mec, que fais-tu là alors ?? Comme tout film du genre, le tout commence doucement, avec quelques interviews des locaux, des passages anodins du quotidien, des discussions en voiture. Puis les personnages arrivent enfin dans le feu de l’action, et c’est là qu’on se demande ce qu’il s’est passé avec le scénario. Dommage car malgré la caméra folle, le réalisateur (également scénariste) parvient par moment à instaurer quelques scènes qui fonctionnent, notamment vers la fin quand ça se bouge.

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Oui, la traque de nuit du Chupacabra, alors que l’on ne voit pas à deux mètres, trois mètres avec la vision nocturne, et ben, ça marche par moment, quand le réalisateur joue sur le silence et l’attente, pour finalement nous dévoiler quelque chose, ou parfois pas. Mais oui, le scénario vient enterrer tout ça. Car il faudra m’expliquer la logique dans la présence des scènes de masturbation féminine et des scènes de sexe à des moments critiques et normalement stressants. Un élément étrange, et le personnage de Sarah ira plus loin dans la forêt pour se toucher. Une séance de spiritisme en quelque sorte tourne plutôt mal, et la dame emmène son compagnon dans la tente pour une partie de levrette vite fait bien fait. Je n’ai rien contre le sexe dans le cinéma de genre, ces scènes sont même souvent un élément vendeur (dans les slashers par exemple) et parfois aident même à poser une ambiance ou à montrer l’attachement entre deux personnages (comme dans Beyond the Dunwich Horror, avec les mêmes acteurs d’ailleurs). Mais ici, rien, le néant, ça arrive comme ça histoire de pouvoir mettre quelques plans boobs (comme l’arrivée d’autres campeurs, dans ce même but). Ça ne mène à rien, et Chupacabra Territory ne restera pas dans les mémoires, étant au final un found footage tout ce qu’il y a de plus classique parfois, mais plutôt cohérent, avant que le tout ne s’emballe et ne mène plus à rien.

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LES PLUSLES MOINS
♥ Quelques scènes fonctionnent
♥ Le début plutôt cohérent
⊗ Juste un found footage ultra classique
⊗ La caméra folle
⊗ Les personnages énervants
⊗ Pourquoi les scènes de sexe ?
note25
Comme on pouvait s’en douter, le résultat n’est pas fameux. Techniquement, c’est un found footage comme les autres, mais le scénario n’est en plus pas palpitant et se fait incohérent.

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chupacabra_territoryTitre : Chupacabra Territory – Lair of the Beast

Année : 2016
Durée :
1h30
Origine :
U.S.A.
Genre :
Found Footage
Réalisation : 
Matt McWilliams
Scénario : 
Matt McWilliams
Avec :
Sarah Nicklin, Michael Reed, Alex Hayek, Bryant Jansen, Elliot Book et Donnie Brinker

 Chupacabra Territory (2016) on IMDb


Galerie d’images :

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Rick

Grand fan de cinéma depuis son plus jeune âge et également réalisateur à ses heures perdues, Rick aime particulièrement le cinéma qui ose des choses, sort des sentiers battus, et se refuse la facilité. Gros fan de Lynch, Carpenter, Cronenberg, Refn et tant d'autres. Est toujours hanté par la fin de Twin Peaks The Return.

6 Comments

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  1. Faut que tu arrêtes définitivement les found footage Rick, qu’il y ait Sarah Nicklin ou pas ^^

  2. Qui dit qu’un jour on aura pas une nouvelle surprise genre REC ? ^^

  3. Ben le premier REC était très sympa tout de même hein ^^ Bonne ambiance, un concept justifié par les personnages, huis clos. Bon après oui, toute la vague qui a suivie derrière (et avant) ….

  4. Ton problème n’est pas le found-footage en lui même Rick , ce sont plus tes choix qui sont maladroits.

  5. Dans le cas de ce film là, oui totalement, je l’admet. Après même les films du genre qui sont réputés, et ben au final, à une ou deux exceptions près, je ne les aime pas non plus. C’est un genre que j’ai du mal à comprendre et à aimer vu que dés sa base, je n’aime pas les choix du genre.

    J’en retente toujours de temps à autres en espérant une surprise ou que mon intérêt remonte, mais rien à faire.

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