[Avis] Sleazy Dizzy, de Chu Yan

Titre : Sleazy Dizzy
Année : 1990
Durée : 1h32
Origine : Hong Kong
Genre : Action / Comédie

Réalisateur : Chu Yuan

Acteurs : Stephen Chow, Chen Kuan Tai, Sibelle Hu, Alex Fong, Kenneth Tsang, Chung Wing, Josephine Koo

Synopsis : Lors d’un deal qui tourne mal entre une organisation criminelle et une inspecteur infiltré (Chen Kuan Tai), ce dernier chute lourdement et perd la mémoire. Après s’être enfui de l’hôpital, il ère dans la rue et vient au secours d’une jeune femme (Sibelle Hu) qui se fait attaquer. Alors que cette dernière lui offre l’hospitalité, un voleur (Stephen Chow) s’introduit dans la maison et sur un malentendu se fait passer pour le cousin de l’inspecteur. Dès lors les 3 compères vont se mettre à la recherche des 50 millions de $HK perdu par l’inspecteur lors du deal poursuivis d’un côté par la police cherchant à récupérer l’argent et de l’autre par l’organisation criminelle décidée à l’éliminer.

Avis de Ryo Saeba : Sleazy Dizzy fait parti des premiers films que Stephen Chow a tourné suite à ses débuts dans sa période polar. D’ailleurs si le film est comédie, on retrouve également toute la panoplie du polar classique post A Better Tomorrow : les scènes de deal, fight et gunfight en entrepôt ou en boite de nuit ainsi que les classique courses poursuites en voitures. Au niveau du cast, on retrouve également Chen Kuan Tai bien connu pour son rôle dans Boxer From Shantung et figure marquante du cinéma de la Shaw Brothers, Sibelle Hu qui a débuté dans des romances à Taïwan puis avant d’être propulsé reine du cinéma d’action, un peu malgré elle, après le succès de My Lucky Star mais aussi Alex Fong en truand qui sortait tout juste de la série des “Angel” et enfin Kenneth Tsang le vétéran en chef de police que tout le monde connait via ses rôles dans A Better Tomorrow et The Killer de John Woo.

Malheureusement même si le casting est plutôt sympathique, les acteurs ne sont pas encore ou plus à leur niveau. Stephen Chow n’est pas encore l’ambassadeur du Mo Lei Tau et Chen Kuan Tai a eu du mal à passer le cap de l’ère du film d’action moderne. D’autant plus que Chu Yan à la réalisation ne semble pas très inspiré. On se retrouve donc devant une comédie d’action vraiment tout ce qu’il y a de plus classique, dont l’humour au début du métrage rappelle vaguement celui de Magnificent Scoundrels. Tel un vaudeville, on y voit Stephen Chow créer des quiproquo entre Chen Kuan Tai et Sibelle Hu avant de lui même se faire passer sur un malentendu pour le cousin de Chen Kuan Tai. D’ailleurs pendant que Stephen Chow est en train de s’infiltrer dans la maison, Chen Kuan Tai est pénard assis dans son fauteuil en train de se mater le final de A Better Tomorrow de John Woo à la télévision.

Si au niveau comique on a donc quelque chose de très basique, il en va de même au niveau des fights et des gunfights. Sibelle Hu a toujours bien entendu du mal à lever la jambe plus haut que son bassin et Stephen Chow lui nous fait son numéro de Bruce Lee habituel. Chen Kuan Tai se débrouille pas trop mal mais dans un style bourrin très old school. Il est déjà beaucoup plus à l’aise quand il s’agit de gunfight, même si là encore Sleazy Dizzy n’offre rien de transcendant. Tout comme Chen Kuan Tai qui se matait A Better Tomorrow à la télévision, Stephen Chow en profite aussi pour nous faire un petit clin d’oeil à Mark (Chow Yun Fat) lunettes de soleil sur le nez et double gun en main. Un petit mot également sur la B.O. qui est assez pauvre dans l’ensemble notamment le thème d’ouverture qui ressemble beaucoup à une musique de fête foraine.

Classique et du coup sans réelle saveur c’est ce qui caractérise parfaitement Sleazy Dizzy, un film probablement tourné assez rapidement, avec un scénario sans surprise et de l’action comédie pas désagréable mais au final très voir trop ordinaire.

Note : 4/10



0 0 vote
Article Rating
S’abonner
Notifier de
guest
9 Commentaires
le plus ancien
le plus récent le plus populaire
Inline Feedbacks
View all comments
Martin
Martin
21 juin 2011 0:15

J’espere au moins qu’Alex nous fait son numéro de frime à deux balles!

Cherycok
Administrateur
21 juin 2011 0:24

En tout cas, sur l’avant dernière capture, il fait vachement bien le role du mec qui téléphone ^^

Martin
Martin
21 juin 2011 1:02

“il joue le caïd et se fait plomber comme une merde”
du Alex seconde période donc, tendance mal rasé et agressif.
Tu n’as plus qu’a nous chroniquer celui là 🙂
http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/guysinghosthand/

Supavince
Supavince
21 juin 2011 7:59

C’est vrai qu’il m’avait déçu celui-là…
Dans la période “polar” de Stephen Chow, je préfère retenir par exemple The unmatchable match où il est en duo avec Michael Chan ou encore Final Justice avec cette fois-ci Danny Lee partageant la vedette. C’est pas non plus des grands films mais on est bien dans l’ambiance de l’époque avec notre dose de second rôle qu’on aime, type Shing Fui On, Ricky Yi, William Ho et j’en passe et ma foi c’est ce qui compte… ^^

cedsifu
cedsifu
24 juin 2011 0:02

et il revient quant stephen, on le voit plus!
Et j’aime pas quand on dit des méchanceté de Sibelle Hu… :-p

Martin
Martin
24 juin 2011 1:56

elle flingue pourtant completement Dreaming The Reality, je croyais pas le seb, mais le revisionage fut cruel :/ C’est un sujet réucurrent des discussions Gwg ^^ (avec Alex le boulet)

Martin
Martin
24 juin 2011 13:42

C’est un peu la Gabriel Wong du Girlwithgun