[Avis] Peace Hotel de Wai Ka Fai

Titre : Peace Hotel
Année : 1995
Durée : 1h28
Origine : Hong Kong
Genre : Action
Réalisateur : Wai Ka Fai

Acteurs : Chow Yun Fat, Cecilia Yip, Chin Ho, Lau Shun, Annabelle Lau, Liu Fan, Mai Kei, Joe Cheng, Lee Siu Kei, Victor Hon

Synopsis : Dans les années 30, le roi des tueurs « The Killer » décide de se retirer au PEACE HOTEL après le meurtre de sa femme et d’en faire un sanctuaire où chacun peut séjourner sans crainte de ceux qui le traquent… Il a également juré de ne jamais mettre dehors quiconque résidait au PEACE HOTEL. Jusqu’au jour où une femme sans le sou débarque, recherchée pour le meurtre d’un chef de bande. Maintenant, il va devoir choisir entre une guerre ouverte avec le gang ou l’obliger à quitter l’hôtel.

Avis de Laurent :

Dernière apparition de Chow Yun Fat à Hong Kong avant son exil hollywoodien et première réalisation de Wai Kai Fai avant de faire les beaux jours de la Milkyway, Peace Hotel est indiscutablement une œuvre atypique à l’aube de la rétrocession hongkongaise. Produit par John Woo qui a déjà un pied aux USA, Peace Hotel brasse un maximum de genres allant du polar au western en passant par la comédie et le film d’action. Chow Yun Fat incarne un tueur sanguinaire reconverti en patron d’auberge après avoir assisté impuissant au meurtre de son épouse. Très stylisé dans la forme et annonciateur du cinéma original de Wai Kai Fai, Peace Hotel n’en est pas moins exempt de défauts. Jamais immersif, jamais impliquant … tout juste assez divertissant pour suivre passivement la série de mésaventures qui vont bouleverser le quotidien des locataires de l’auberge. Malgré tout, Peace Hotel est tout de même un film à voir par curiosité. En effet, il s’agit de l’œuvre fondatrice du style Wai Kai Fai intégrant la base de son univers artistique et scénaristique. L’ensemble est malheureusement bancal et Peace Hotel ne capitalise uniquement que sur le charisme d’un Chow Yun Fat qui ne force pas son talent. Quelques passages sympathiques de combats -un poil trop fouillis malgré Yuen Bun aux chorégraphies- et surtout un passage musical de toute beauté sauvent le spectateur de l’ennui. Pour le reste, mieux vaut se référer aux chefs d’œuvres de Wai Kai Fai au sein des studios de la Milkyway.

Note : 4/10

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Auteur : Laurent

Un des membres les plus anciens de HKmania. N'hésite pas à se délecter aussi bien devant un polar HK nerveux, un film dansant de Bollywood, qu'un vieux bis indonésien des années 80. Aime le cinéma sous toutes ses formes.
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