[Avis] Infernal Affairs 2, de Andrew Lau et Alan Mak

1991. Kwun est le vrai maître de Hong Kong. Quand celui-ci vient à mourir, c’est son fils Hau qui devient le nouveau parrain. Le commissaire Wong infiltre alors le jeune Yan dans la bande, qui est en vérité le demi-frère de Hau. Sam, travaillant pour Hau, infiltre à la même époque le jeune Ming dans la police.

Avis de Rick :

Infernal Affairs fut le carton au box office inattendu de l’année 2002. Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que la même équipe rempile, non pas pour un, mais deux métrages. Et malgré son titre, Infernal Affairs 2 est une préquelle, revenant sur les débuts de Ming et de Yan, le mafieux et le flic, chacun infiltré dans le camp adverse, mais revenant ainsi sur le passé des deux autres personnages importants du premier film, le commissaire Wong et le mafieux Sam. Alors, une préquelle était-elle vraiment nécessaire ? Dans le fond, non, le premier film aurait pu se suffire à lui même. Et pourtant, après seulement quelques scènes, Infernal Affairs 2 en impose, et se pose là comme la préquelle utile développant enfin les personnages, les rendant ainsi plus humain et attachants qu’ils ne l’étaient. L’équipe du premier film rempile, Alan Mak et Felix Chong signent le scénario encore une fois, et Alan Mak coréalise à nouveau avec Andrew Lau, ancien directeur de la photo. Rien à redire, en quelques instants, on reconnaît parfaitement la patte des auteurs, tant Infernal Affairs 2 ressemble comme deux gouttes d’eau au premier film. Niveau acteur, Eric Tsang et Anthony Wong rempile dans les rôles du mafieux et du commissaire, et c’est un vrai plaisir de découvrir leur passé, comment tout a commencé. Wong apparaît dès lors comme un personnage qui n’est pas tout blanc et ose parfois des techniques radicales pour faire avancer les choses. Une nouvelle facette de son personnage nous est alors dévoilée. On pourra en dire de même pour le personnage de Sam, joué par Eric Tsang, qui paraît alors plus humain. Il n’est pas encore le gros caïd du premier film, loin de là, et les bases du premier film vont se poser doucement.

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Andy Lau et Tony Leung ne rempilent pas pour la préquelle, et ce sont les jeunes Edison Chen et Shawn Yu qui prennent le relais, déjà aperçus dans les premières scènes du précédent film. Et ils s’en sortent à merveille, grâce à une construction assez astucieuse, à la fois de leurs personnages, et du scénario, se déroulant sur plusieurs époques. Commençant en 1991, on les découvre tout simplement apprentis, commençant le boulot d’infiltrés, et petit à petit, ils vont s’affirmer, au fur et à mesure de leurs choix et des épreuves que la vie va mettre sur leurs chemins. Le scénario tout comme la mise en scène vont toujours garder en tête cet aspect de progression, en se découpant donc en plusieurs périodes, de 1991 à 1997. Tout le background est extrêmement bien travaillé et prenant, et les deux réalisateurs vont alors se faire un malin plaisir de dynamiser tout ça avec quelques scènes fortement réussies, comme ce fut le cas pour le premier film. Mais là où le premier se permettait une grande tension dans des scènes réussies et chocs (la chute de l’immeuble, le deal surveillé par la police), le second opus tentera de refaire la même chose, mais avec un effet amoindri.

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Pourtant, le scénario, la mise en scène, ou tout simplement les acteurs ne sont pas en cause, ils délivrent tous le meilleur d’eux même. Le film, malgré sa durée de 2h, s’enchaîne rapidement et les scènes marquantes ne manquent pas. On pourra citer l’assassinat de trois membres de la mafia simultanément par exemple, ou encore le duel que vont se livrer Sam et son patron, ou tout simplement la relation entre le jeune Ming et la femme de Sam, donnant une toute autre dimension au personnage (et donnant envie de se refaire le premier film avec ses éléments clés en tête). A tous les niveaux, Infernal Affairs 2 se montre extrêmement maîtrisé et presque aussi passionnant que le premier film, mais par moment, l’émotion est pourtant absente. En fait (cela ne concerne que moi), le principal défaut du métrage est finalement d’arriver après le premier opus, alors qu’il se déroule avant. Malgré des scènes prenantes, nous connaissant déjà la finalité, nous savons déjà que les personnages ne peuvent pas mourir, malgré que le danger soit constant pour eux, et Infernal Affairs 2, s’il se montre passionnant, manque de réelles grosses surprises. Il étoffe le premier et permet de le développer, mais ne bénéficie pas du même effet de surprise. Une réussite tout de même.

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Infernal Affairs 2 est une excellente préquelle, contenant son lot de scènes marquantes, mais en arrivant après, il surprend moins.

note75

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Infernal Affairs 2Titre : Infernal Affairs 2 – Wu Jian Dao 2 – 無間道II
Année : 2003
Durée : 1h55
Origine : Hong Kong
Genre : Polar

Réalisateur : Andrew Lau et Alan Mak

Acteurs : Anthony Wong, Eric Tsang, Edison Chen, Shawn Yue, Carina Lau et Francis Ng


Galerie d’images :

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Flotomatik
Flotomatik
5 avril 2013 18:51

Je suis surpris ! Pas un mot sur Francis Ng dans la critique ! Pourtant c’est un des gros points positifs du film pour moi. Quand on accroche vraiment au 1er opus, le 2ème est vraiment un gros cadeau pour le spectateur. On en apprend beaucoup, les personnages gagnent beaucoup en épaisseur, et on retrouve la meme ambiance. Par contre le 3.. c’est autre chose… Mais j’imagine qu’il sera temps d’en parler dans quelques jours !

🙂

jinchu
jinchu
5 avril 2013 23:07

C’est vrais que ne pas parler de Francis c’est pas genial tellement (je trouve qu’)il a la classe dans se film………
 
Si le premier film fais quelque references a hard-boiled celui-ci fait a part belle a un certein godfather…..

Flotomatik
Flotomatik
6 avril 2013 16:06

Totalement d’accord avec toi Jinchu ! Le role de Francis Ng m’a immédiatement fait penser à celui d’Al Pacino dans Le Parrain. En plus je trouve qu’ils ont une manière de jouer qui est très similaire dans pas mal de films !