[JV] Tales from Candlekeep : Tomb of Annihilation (PC, 2017)

Sur la péninsule mortelle de Chult, un groupe d’aventuriers doit traverser des jungles dangereuses, des labyrinthes et des donjons pour trouver et inverser la cause de la malédiction de la mort. Choisissez de jouer l’un ou plusieurs des cinq aventuriers (Artus Cimber, Asharra, Birdsong et Dragonbait, Qawasha) pour faire face à de nombreux défis périlleux et ennemis mortels tout au long de la quête.


Test de Cherycok :
Ça fait un petit moment que je ne vous avais pas parlé d’un petit jeu que personne ne connait et dont tout le monde se fout. Il n’y a qu’à voir le nombre de commentaires sur mes dernières (rares) chroniques de jeux. Hormis Battle Chaser (merci Matt), les autres n’auront pas attiré les foules. C’est bien dommage car des jeux comme Wasteland 2, Cat Quest, The Incredible Adventure of Van Helsing ou encore Hard West valent vraiment le coup d’œil. Mais qu’importe. Et comme je ne joue quasiment jamais à des jeux AAA, je vais une fois de plus vous parler d’un petit jeu inconnu au bataillon : Tales from Candlekeep : Tomb of Annihilation. Un jeu de niche qui parlera surtout aux amateurs de dungeon crawler façon jeu de plateau, voire aux amateurs de tactical rpg au tour par tour, créé par le studio québécois BKOM Studios dont c’est ici le premier jeu PC/Mac après moult jeux et applications sur iOS et Android. Un premier essai non sans défauts mais plutôt agréable.

Tales from Candlekeep : Tomb of Annihilation est donc un jeu de type dungeon crawler au tour par tout qui se base sur le système d’aventures des jeux Donjons & Dragons. Il s’inscrit dans la lignée de ces nombreuses adaptations de jeux de plateau au format numérique qui voient le jour depuis quelques temps (Scythe, Terraforming Mars, Smallworld, Carcassonne, …) puisqu’il se base sur le jeu Tomb of Annihilation sorti au début de l’année 2017 en s’inspirant de l’aventure Tomb of Horrors écrite par Gary Gygax en 1978. Le joueur incarnera l’un des 4 aventuriers, 5 s’il possède tous les DLC, voire tous en même temps, afin de trouver les origines de la malédiction qui s’est abattue sur la péninsule de Chult. Pour cela, il devra accomplir quarante à cinquante quêtes principales/secondaires à travers jungle et donjons. Sur son chemin, il récoltera tout un tas de ressources plus ou moins rares qui lui permettront de se fabriquer armes, armures, et autres objets pouvant l’aider à progresser plus facilement. Au fur et à mesure de sa progression, ses personnages gagneront en expérience, monteront en niveaux, en explorant les diverses cartes générées aléatoirement.

Tales from Candlekeep : Tomb of Annihilation s’appuie donc sur le jeu de société Tomb of Annihilation et va utiliser les mêmes mécanismes. Vous allez naviguer de quête en quête sur la carte principale, chacune pouvant être jouée en mode normal, difficile ou héroïque. Bien entendu, plus vous monterez la difficulté, plus vous gagnerez d’expérience et d’or. C’est également depuis cette carte générale que vous pourrez regarder les caractéristiques de vos personnages et crafter de nouveaux objets. Autant le dire tout de suite, on est ici dans du craft extrêmement basique. Chaque personnage pourra se fabriquer une arme principale, une arme secondaire, une armure, un objet utilitaire, le tout décliné en 5 modèles différents, de basique à légendaire. Bien entendu, plus on tend vers le légendaire, plus il faudra de composants rares et plus cela coutera de pièces d’or. Aucune originalité en soi mais il vous faudra faire des choix car, à moins de grinder vos personnages en faisant, refaisant et rerefaisant X fois les quêtes, et y passer par conséquent des dizaines et dizaines d’heures, il n’est pas possible de tous les équiper avec l’item légendaire de chaque catégorie. Mais qu’on se rassure, ce n’est pas nécessaire pour terminer le jeu, et ce même en mode difficile, surtout si comme moi vous aviez les DLC qui, lorsque activés, vous procurent un joli petit pactole de départ (en plus de débloquer le 5ème personnage comme expliqué plus haut.

Et puis il y a donc ces fameuses quêtes, qui occupent 95% du temps de jeu. Dès que vous vous lancez dans une quête, le jeu positionne vos personnages sur la première tuile de la carte à découvrir. Oui, des tuiles, comme dans le jeu de plateau, délimitées même par cette fameuse encoche façon puzzle qui va les associer les unes avec les autres. Pour découvrir les tuiles suivantes, il suffit qu’un de vos personnages termine son tour sur le bord de celle où il se situe, et on découvre ainsi la map petit à petit jusqu’à avoir réussi les objectifs de quête : Tuer X monstres de tel type, trouver l’entrée de tel labyrinthe, ouvrir X coffres, …
Les mécaniques de jeu sont assez classiques pour qui connait un peu les tacticals au tour par tour ou les jeux de plateau. Il y a un système de cases, avec un quadrillage, et vos personnages auront une action de mouvement, et une action… d’action : frapper, lancer un sort, utiliser certaines compétences. Certaines compétences sont gratuites et ne crament pas votre action. Du classique sauf que, adaptation de jeu de plateau lui-même adapté d’un jeu de rôle, tous les tests se font via un lancer de dé à 20 faces (D20). Il vous suffit de cliquer pour l’arrêter et ainsi découvrir votre jet qui, additionné à votre statistique utilisée pour le test en cours, vous donnera votre résultat total qui devra être supérieur au seuil de difficulté. Sur les tuiles, on trouve monstres, pièges, énigmes, coffres, et évènements aléatoires. Libre à vous de rester groupés, de séparer votre groupe afin de naviguer là-dedans et d’accomplir l’objectif.

Il y a du bon et du moins bon dans Tales from Candlekeep : Tomb of Annihilation. Le jeu est plutôt joli graphiquement… tant qu’on reste en extérieur. Les donjons eux sont bien plus basiques et au final visuellement sans réel intérêt. Les personnages sont eux aussi des plus corrects, très typés AD&D, aussi bien dans leur race que dans leur classe, et donc les amateurs seront en terrain connu. Les mécanismes de jeu sont simples et fonctionnent parfaitement grâce à une jouabilité réduite à son strict minimum (mais il n’y a pas besoin de plus dans ce genre de jeu). Par contre, certains partis pris sont assez étranges. C’est assez frustrant de devoir terminer son tour pour découvrir des tuiles car le potentiel monstre qui s’y trouve est lui activé immédiatement, mettant le héros immédiatement en péril, surtout lorsque les ennemis qui apparaissent sont nombreux. On s’y fait rapidement, en préparant ses autres personnages à cette éventualité, mais le procédé est malgré tout assez étrange. On prend plaisir à fouiller les maps grâce à leur génération aléatoire permettant de renouveler l’intérêt mais le jeu devient malgré tout assez vite répétitif. En effet, les décors ne sont au final que peu variés et il en est de même avec les ennemis, créant cette lassitude qui empêche d’y jouer trop longtemps d’affilée. Le plaisir reste là malgré tout si on aime le genre, mais les sessions ne dépassent que rarement 2h. La durée de vie du soft avoisine les 15h. Il est vrai que c’est assez court et on a l’impression que le jeu n’a pas été complètement terminé dans le sens où tout l’Est de la carte générale est vide de quêtes alors que l’Ouest en est farci. Un peu comme si, faute de temps ou de budget, on avait mis fin brutalement au développement pour pouvoir sortir le jeu. Ou alors un DLC payant viendra combler ce « trou » dans la carte mais pour le moment, pas d’info là-dessus.


GRAPHISMES
Plutôt joli dans son ensemble malgré les décors vite répétitifs. Le moteur de jeu tourne très bien, même sur des configurations modestes.
JOUABILITÉ
Nous sommes dans un tactical au tour par tout, donc tout est ici très simple et bien pensé et ne requiert pas d’avoir des réflexes hors du commun. Clic gauche, clic droit, une touche du clavier pour faire tourner la caméra et le tour est joué.
DURÉE DE VIE
Une 15aine d’heures pour plier la quête principale et toutes les quêtes secondaires. Cela peut paraitre peu pour un jeu proposé à 28€ dans sa Complete Edition mais suffisant à cause de son côté un peu répétitif.
BANDE SON
Sans être exceptionnelles, les musiques accompagnent bien l’expérience de jeu.
CONCLUSION
Du bon et du moins bon dans ce Tales from Candlekeep : Tomb of Annihilation mais pour qui aime les tacticals au tour par tour façon dungeon crawler, le jeu se montre des plus agréables. Pas indispensable mais sympathique.



Titre : Tales from Candlekeep : Tomb of Annihilation
Année : 2017
Studio : BKOM Studios
Editeur : BKOM Studios
Genre : Dungeon Crawler numérique

Joué et testé sur : PC
Existe sur : PC, Mac
Support : Dématérialis

 


Cherycok

Webmaster et homme à tout faire de DarkSideReviews. Fan de cinéma de manière générale, n'ayant que peu d'atomes crochus avec tous ces blockbusters ricains qui inondent les écrans, préférant se pencher sur le ciné US indé et le cinéma mondial. Aime parfois se détendre devant un bon gros nanar WTF ou un film de zombie parce que souvent, ça repose le cerveau.

9 Comments

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  1. Oh tu sais Chery, je pensais que beaucoup de jeux de niches n’auraient aucuns commentaires, mais Matt est arrivé et il me met des coms sur des jeux que personne connait 😛 Bon, pas tous quand même hein, j’ai encore pleins de chroniques de jeux à 00 coms, mais qu’importe. Puis on joue à ce qu’on aime 😉

    1. Ah mais on est d’accord. Là le jeu que je me suis commencé, c’est pareil, c’est un tactical au tour par tour, MUTAN YEAR ZERO, ca n’interessera pas grand monde, mais moi c’est un genre que j’adore ^^

      1. Il faut que je continue d’ailleurs le tactical au tour par tour PHANTOM DOCTRINE, j’avais commencé et vrai qu’avec la fatigue en ce moment, et le fait que ce genre de jeux ne pardonne pas, je l’ai mis un peu de côté ^^

  2. Mais je vous en prie^^
    Bon après je ne vais pas faire exprès de mettre des coms partout non plus.
    Là pour le coup, ce n’est pas trop mon type de jeux.
    Mais j’aime bien aussi les jeux indé qui ne font pas 40Go et qui peuvent proposer quelque chose de neuf.
    Je suis fan de certaines licences AAA, mais on va pas se mentir : ça se ressemble un peu tout^^
    Tiens bah il suffit de voir que Darksiders 3 se fait défoncer parce qu’il ne propose pas de monde ouvert ou une aventure qui dépasse les 10h. Euh…ouais enfin…le 2eme jeu avait justement fait du remplissage avec un mon de ouvert vide et super chiant à parcourir. Et si on demande à tous les jeux de proposer la même chose…elle est ou la diversité ?
    En fait quand t’es un jeu AAA, t’as pas trop le droit de dire “fuck” aux standards populaires.

    Bon après je n’ai pas joué à Darksiders 3, mais ça peut pas être plus relou et décevant que le 2eme.

  3. Me suis pris Hellblade Senua’s Sacrifice sur Switch d’ailleurs.^^
    Il a de la gueule pour un jeu Switch, le downgrade visuel inévitable est franchement acceptable.

    1. J’ai vu une video comparative aujourd’hui de Hellblade justement entre la version PS4 et la version Switch. Le downgrade était inévitable vu la différence de puissance des 2 consoles, mais la switch s’en sort plutot bien. Faudrait vraiment que je me decide à prendre un jeu switch à me finir tranquilou dans le lit pendant que Iris lit des bouquins plutot que de glander sur ler téléphone. J’avais pensé à Skyrim, histoire de lui donner une 23ème chance, mais la longueur du titre me rebute, du coup je pensais effectivement à ce Hellblade pourquoi pas

  4. Ah ben oui tu peux te tenter Hellblade Chery, il est court, plutôt sympa dans son ambiance et ses énigmes (bon un brin répétitives les énigmes), intéressant dans sa thématique. En gros tu en auras pour quoi, entre 6 et 8h suivant comment tu joues il me semble de mémoire.

    1. Je viens de vaincre le boss des illusions dans Senua. Punaise les combats sont intenses, ça me plait bien^^
      Je les ai passé en mode normal d’ailleurs au lieu du mode “auto” J’ai pas envie que le jeu rende les combats faciles^^
      C’était sympa les énigmes pour arriver au boss.

      1. Le jeu en mode auto pas tenté non plus, pas trop mon genre de me faciliter la tâche, j’achète un jeu pour y jouer après tout normalement ^^
        Les énigmes sont malgré tout un poil répétitives je trouve, souvent les symboles à retrouver d’une zone à l’autre.

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