[Film] The Woman (2011)

Un père de famille à l’apparence tout à fait normale découvre lors d’une partie de chasse en forêt une femme vivant à l’état sauvage. Il finit par la capturer et la ramène chez lui où il l’enferme dans son garage. Avec l’aide de sa femme et de ses trois enfants, il va tenter de l’éduquer.

Avis de Rick :
Lucky McKee, on n’en avait plus beaucoup entendu parler. Révélé en 2002 par l’excellent May avec Angela Bettis dans le rôle titre, la suite de sa carrière aura été dans l’ombre, entre un épisode de Masters of Horror en 2006 et quelques films oubliés depuis, voir complètement inconnus du public. C’est avec The Woman en 2011 qu’il vient faire parler de lui à nouveau. Coécrit avec Jack Ketchum et basé sur leur propre roman, The Woman choqua en festival et se bâtit rapidement une petite réputation qui lui permit de faire parler de lui et d’avoir un public, pour un film qui en apparence ne propose rien de neuf. Jugez plutôt : une famille modèle, une femme animale capturée et une tentative d’éducation. Les films traitant d’une femme à l’état animal, ce n’est pas nouveau, même le cinéma asiatique s’y est collé avec par exemple Shimizu Takashi et son très intéressant Marebito. Seulement McKee a l’intelligence de ne pas faire ce qu’on attend de lui, si bien qu’aux premiers abords, il est extrêmement difficile de parler de The Woman. The Woman donc, c’est avant tout l’histoire d’une famille, une famille normale et civilisée. Le père a une agence immobilière, la mère s’occupe de la maison, les trois enfants vont à l’école, le fils s’entraîne constamment au basket. Le rêve Américain personnalisé se retrouve devant nous, une famille irréprochable, qui s’aime et s’entre-aide, pour le meilleur et pour le pire. Surtout pour le pire, puisqu’en nous montrant explicitement les mécanismes de cette famille et l’arrivée de la fameuse femme animale du titre, McKee va s’amuser à nous montrer toute la crasse qui se cache sous la surface lisse des choses et de cette famille, une famille qui cache bien son jeu, pour se protéger, ou par peur.

Une scène d’ouverture à l’ambiance étrange

The Woman est un film que l’on adore, ou que l’on déteste. Mais dans tous les cas, c’est un film qui marque les esprits, autant dans la forme que dans le fond. Le fond donc, cette famille Américaine « normale ». McKee et Ketchum au scénario s’amusent comme des fous à décortiquer la psychologie des différents membres de cette famille, et surtout en apportant un soin très particulier à tous les personnages féminins du métrage. En effet, les hommes, très présents (le père et le fils) ne nous sont décrits que comme des… animaux, des bêtes, qui ne savent s’exprimer que par la violence, psychologique et physique, et par le sexe. Le mari n’hésite pas à tromper sa femme, à draguer ouvertement sa secrétaire, et ce toujours avec le sourire et avec assurance. Le fils lui ne pense qu’à lui même, à ses pulsions d’adolescent, des pulsions la plupart du temps perverses. Les hommes ne sont pas décrits comme des personnages amicaux, complexes ou franchement intéressants. Leur psychologie est simple, mais dérangeante.

Une famille normale et unie…

Les femmes, elles, sont beaucoup plus complexes et intéressantes, puisque nous verrons à travers les différents personnages un peu toutes les psychologies possibles et imaginables, entre la femme animale, ne s’exprimant que par la violence, la mère de famille, soumise à son mari et sa famille, qui n’est là que pour subvenir aux besoins des autres, besoins familiaux, sexuels ou autre. Nous avons la fille, Peggy, maltraitée, renfermée sur elle même, timide, déprimée, qui se cache, incapable de réagir face au monde qui l’entoure qu’elle ne comprend pas. La toute petite fille, innocente, souriante, n’ayant pas encore la capacité et la mentalité de comprendre le monde qui l’entoure, fort heureusement pour elle. Et à côté de ça, nous avons la professeur de Peggy, miss Raton (ouais, en VF, ça peut faire rire), une femme libre, qui dit ce qu’elle pense, s’habille de manière plus ou moins sexy. Oui, ce qui intéresse les deux auteurs, ce sont bien les femmes et leurs différentes facettes, et on est gâtés à ce niveau là, tant tous les personnages traités sont intéressants et prenants. La relation entre tous les personnages est en effet des plus intéressantes. Et comme les acteurs sont tous habités par leur personnage (on retrouve Angela Bettis encore et toujours), c’est du tout bon. Le fond de The Woman est pertinent et développé, et s’éloigne souvent de ce que l’on pourrait considérer comme un film d’horreur traditionnel, tant l’horreur est psychologique plutôt que visuelle.

The Woman, l’élément qui va faire éclater les valeurs familiales

Car McKee va aussi déstabiliser le spectateur au niveau de la forme de son film. Vendu comme un film violent et profondément choquant, The Woman marque en effet, mais plus par son aspect psychologique que visuel, tant la violence, la vraie, tarde à montrer le bout de son nez. Le réalisateur va en effet nous faire attendre de très longues minutes avant de faire exploser la violence, avec une réalisation calme et lente, des plans élégants. La violence n’arrivera finalement que lors de son final, dantesque, gore et surtout un peu plus (trop ?) grand guignol, comparé à tout ce qui a précédé. Le film baigne dans une ambiance malsaine du début à la fin, une ambiance très étrange, une très lente montée de la tension pour mettre le spectateur mal à l’aise par les différents propos qu’on lui balance au visage. La scène d’ouverture nous plonge dans une étrange ambiance visuelle et surtout sonore.

Peggy, une jeune adolescente triste

Pour habiller son film et sa très lente descente aux enfers, le réalisateur a fait appel à Sean Spillane pour la bande son de son métrage. Une bande son aux allures de rock pop qui surprend allégrement dans un film de genre, mais qui continue de donner au film des allures étranges de film hybride, de film choc qui a autre chose à raconter que de nous montrer une violence constante et facile comme beaucoup le font de nos jours. The Woman est bien plus que cela, et exactement pour cela, il ne plaira pas à tout le monde. Son ambiance est malsaine, le spectateur est dans l’attente constante de voir la violence exploser, et McKee joue avec nos nerfs en faisant durer cette attente le plus longtemps possible, parfois trop pour certains spectateurs qui seront vite ennuyés par cette explosion des barrières et des valeurs familiales. Aussi gore et différent de ce qui précédait qui soit, le final s’inscrit dans la logique de la thématique du film, et termine le métrage de belle manière (une scène se situe après le générique d’ailleurs, scène très étrange). Que l’on soit plongé dans cette histoire ou ennuyé, passionné ou dégoûté, cela ne change rien au fait que pour des raisons évidentes et un talent d’écriture certain, The Woman restera dans les esprits.

Angela Bettis en mère de famille un brin soumise

Lucky McKee revient de loin en signant The Woman, une nouvelle réussite du genre qui part dans des directions inattendues et ne plaira pas à tout le monde.

 

 


La bande annonce qui nous montre l’univers étrange et sa superbe musique (très rock pop) 

 

 

Titre : The Woman
Année : 2011
Durée : 1h38
Origine : U.S.A
Genre : La famille c’est sacré
Réalisateur : Lucky McKee

Acteurs : Pollyanna McIntosh, Carlee Baker, Shana Barry, Marcia Bennett, Angela Bettis et Sean Bridgers


25 Comments

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  1. On m’a conseillé ce film plusieurs fois, je l’avais même passé à mon père qui avait beaucoup aimé. Ta critique ne fait que confirmer tout ce que j’ai entendu ^_^

    1. “the woman” releve du “sublime”,ton analyse est a chier connard.

      1. Hey gros débile, on t’as pas appris la politesse ? On a le droit de pas être d’accord et d’être poli non ? Y’a vraiment des abrutis finis sur le net, ça fait peur. Limite on dirait un gosse de 12 ans là, alors qu’il en a 47… (une adresse mail en apprend beaucoup sur les gens…).

        Va te pendre va…

      2. Si t’aimes pas mon analyse, t’as juste à ne pas la lire ou nous dire ton avis structuré sur le film, gros con (ouais, je m’adapte à l’âge 🙂 )

  2. Après je connais des personnes, l’ambiance était trop étrange pour eux ou le film trop lent et ils ont pas adhéré. Le film n’est pas facile mais je conseille vivement, ça fait plaisir de voir un film de genre avec un vrai propos derrière, même si parfois facile pour les personnages masculins.

  3. J’ai beaucoup aimé ce film également comme toi Rick. Et il reste très dérangeant dans ce portrait de famille qui fait mal au coeur … très dérangeant, car plutôt réaliste dans son approche. Dire que ce genre de personne, mal dominant; obsédé, voir connard tout court de merde existe par millions … GIRL POWER par vidange d’intestins ! La classe.

  4. J’ai appris des trucs intéressants dans cet article. Notamment que “Marebito” est intéressant, et comme c’est un film que je n’ai pas vu, ben ça m’intéresse^^
    Et aussi que ce film de McKee est plus complexe que ce que j’en ai entendu.

    Sérieux j’en ai marre des polémiques autour des films. Des fois ça me coupe l’envie alors que ça ne m’étonnerait pas que les gens exagèrent ou comprennent de travers. J’avais entendu dire que le film était misogyne, violent envers les femmes (je suppose que la femme animale s’en prend plein la gueule par les hommes pervers ?)
    Et du coup j’ai eu peur du film d’exploitation bêtement gore et gratuitement violent, plein de viols et de torture, sans profondeur ni personnages intéressants.
    On dirait que ce n’est pas ton ressenti^^

    Et puis bon…la dernière fois que j’ai entendu pareille polémique c’était autour de “I saw the devil” et même si je trouve que le film en fait trop, je trouve surtout qu’il perd son propos dans le grand guignol, et pas qu’il est insoutenable à voir.

  5. Alors comme ma critique le dit, je te le conseille vivement. Il n’y a que la scène finale qui vire un peu plus au grand guignol gore, mais ça reste hyper court, et après 1h30 hyper malsaine bien que suggestives, au final ça passe plutôt bien.
    Je l’avais eu pour une bouchée de pain en DVD sans avoir lu les critiques, et j’avais adoré. Si bien que lorsque j’avais trouvé le Blu-Ray pour une bouchée de pain, je l’ai repris ^^

    1. Après j’avoue que j’ai quand même du mal avec les films de torture ou d’humiliation ou ce genre de machins, hein.
      Les trucs gores pour le gore, qui finissent forcément par dégouter le spectateur, je trouve que c’est “facile”, c’est de la surenchère qui n’instaure pas de la peur mais du dégout d’images crades.
      Je n’apprécie ça que lorsque c’est rigolo façon “Braindead”. Sinon je vois pas l’intérêt. Autant aller regarder des photos de blessures ou d’accidents sur le net si on a l’esprit pervers…^^
      C’est pas un truc de ce genre ?
      Je demande parce que bon…j’ai quand même remarqué que vous aimez “Grotesque” ou “a serbian film” ici. Et…je les ai pas vus, mais ça m’attire pas du tout. Rien à carrer de ce genre de sensations fortes où on voit des mecs se faire torturer pendant 1h…

  6. Pour répondre à tes questions Matt, et Rick confirmera j’en suis sûr :
    Avec Lucky Mckee, pas de risque de tomber dans la facilité et le sensationnalisme gratuit !
    McKee n’est pas homme à se vautrer là dedans..
    Ses films ont une âme et une vraie profondeur, et c’est carrément le cas de “The Woman” !
    En plus, le scénario est co-écrit par Jack Ketchum, qui n’est pas un mariole non plus.
    (l’adaptation de son livre “The Girl Next Door” par Gregory M.Wilson en 2007 est d’ailleurs excellente !)

    Je n’ai pas vu “Grotesque”, mais “A Serbian Film” oui, et pareil, ce n’est pas du tout un film de boubourse avec du gore et de la violence gratuite à 3 francs-6 sous à la Hostel ou d’autres purges sans intèrêt..
    “A Serbian Film” a quelque-chose à dire et à faire passer, mais de nombreux spectateurs non-avertis et non-initiés ne l’ont pas compris !

    Après, c’est à toi de voir, mais ces films valent clairement le détour ! 😉

    1. Je sais pas moi, je me base sur ce que je lis ici-même. Dans la critique de Grotesque il est mentionné “Hostel promettait du lourd ? et pourtant y’a que dalle. Grotesque en fait beaucoup plus dans le gore traumatisant”
       
      Donc bon…quand tu dis que “hostel” c’est du gore à 3 francs 6 sous, et que je lis dans la critique de Grotesque qu’ils en font beaucoup plus et que Hostel c’est mignon à côté, je me dis que c’est carrément pas pour moi.^^
      Et donc comme vous semblez aimer ça (je ne juge pas), je veux juste m’assurer que c’est pas le cas de ce “the woman”. Pourquoi ça a tellement choqué dans les  festivals alors ce truc ?

  7. Alors dans le cas de The Woman, bon tout a été dit en fait. Comme toujours en effet avec McKee, il y a un fond, ce n’est pas gratuit, malgré tout le côté malsain et j’en passe. Et oui Ketchum au scénar, ça aide aussi grandement. Toujours pas vu The Girl Next Door, mais The Lost aie aie quel film quand même !

    Grotesque est carrément un cas à part, et vu ce que tu dis, clairement pas pour toi Matt en effet. Il est choc, gore, mais il parvient à marquer pour son final qui justifie le titre. D’ailleurs je l’avais vu avec un ami, et arrivé à cette fin, mon pote a levé un sourcil en s’exclamant “ah oui… c’est GROTESQUE en effet”. Mais c’est un film vraiment à part.

    A Serbian Film, il n’est pas parfait, il est en effet bien choc, mais il y a autre chose, et malgré tout ça, il y a une mise en scène habile, un habillage sonore génial (musiques, bruitages), un montage également plutôt habile par moment. Après A Serbian Film, je l’ai “apprécié” (si on peut utiliser ce mot pour ce genre de films), mais de là à le conseiller, non. Car y a des chances de rejet et j’ai pas envie de me prendre des baffes après 😀

    1. Ok merci^^
      C’était juste pour être sûr. Quand les films font polémique, j’imagine toujours le pire, genre un truc qui ressemble à un snuff movie ou je ne sais quoi…
       
      Mais de nos jours les gens aiment bien faire des polémiques pour rien, c’est pour ça que ça m’agace. ça me coupe l’envie, parfois sans vraie raison^^

  8. Je précise que j’ai bien aimé May (j’ai le DVD), il est assez dérangeant (et j’ai toujours du mal à voir la fin parce que moi et les yeux…j’ai une sorte de crainte vis à vis de ça) Mais Angela Bettis est super dans ce film.

    Et son “sick girl”, bien qu’imparfait, est tout de même rigolo.

  9. Grotesque est effectivement réputé pour pas mal secouer, mais pas de façon gratuite et non-sensique…à l’inverse d’Hostel qui vise le grand public de base en enquillant les conneries qui suffisent aux simples “consommateurs”.
    C’est dans ce sens que Grotesque fait plus fort qu’Hostel (en même temps, c’est pas difficile, c’est tellement bas du front Hostel !) 😀

    Et pour moi, si “A Serbian Film” a choqué, c’est parce que pas mal de spectateurs se sont arrêtés à certaines images sans se soucier du sujet fort et profond développé par le film..
    A force de voir des trucs lisses et lénifiants, certaines personnes ne savent plus regarder ET comprendre un film (un peu comme les gens qui conduisent en regardant à 2 mêtres devant leur voiture..et qui ne comprennent pas ce qui se passe quand il arrive un truc..)

    1. Après je peux comprendre aussi que les gens n’aiment pas voir des tonnes et tonnes de violence, hein. Qu’il y ait un message ou non derrière. Question de sensibilité.

  10. Après dis toi bien que la polémique, c’est toujours bon pour un film, c’est du marketing gratos. Sad but true. Même si ce ne sont pas toujours bien sûr les marketteux qui lancent les polémiques, y a le public aussi mais bon.
    May est génial et très dérangeant oui, j’ai le dvd aussi. Il m’avait beaucoup marqué également (les yeux, ça dérange pas mal de monde), et quelques moments m’avaient amusés, vu ma passion pour le cinéma et que je fais des films, de voir un personnage qui se fait ses petits films d’horreur fauchés dans son coin 😉
    Sick Girl, bon j’en ai parlé il y a peu dans ma critique, j’aime bien. Car McKee, Bettis, et Erin Brown (car si tu n’avais pas compris, j’ai une affection assez particulière pour elle, breef ahah)

    Hostel, disons que c’est… mmm… divertissant, mais lisse et fade. Le choc attendu, je ne l’ai pas eu.
    Mais oui, dés qu’un film utilise les images pour faire passer un truc derrière, ben forcément le public ne comprends absolument pas.

    1. Non mais déjà un film qui fait sa pub sur “le film le plus gore jamais vu” ça m’énerve. C’est comme si on disait “le film avec le plus grand nombre de jumpscares jamais vus”
      ça semble artificiel, juste pour choquer. Moi je veux une bonne histoire avant tout.
      Et du gore j’en ai vu. J’ai vu des Gordon, des Yuzna, Braindead, des films de zombies, I saw the devil, etc. Mais je ne les ai pas spécialement aimé (ou pas) grâce (ou à cause) de leur violence. C’est secondaire pour moi. ça doit servir l’histoire.
       
      Et comme je le dis plus haut, je peux comprendre le rejet d’un certain public qui est choqué par l’ultra violence. On ne peut pas leur en vouloir.

  11. Ayé, vu le film.
    Pfiou…j’ai rarement été aussi content de voir un perso se faire défoncer à la fin. Quel horrible sac à merde le père de famille !
    Bon j’ai pas trop compris pourquoi le film a fait scandale comme quoi il est misogyne ou je ne sais quoi. J’ai envie de dire qu’il dénonce plutôt la misogynie.
    J’ai bien aimé, même si techniquement on ne peut pas dire que le film soit “agréable” à voir^^

    Sur le plan technique, j’ai quand même trouvé certains effets de style un peu agaçants, comme ces “flash” qui montrent un perso, un acte violent en plan rapproché, entrecoupés d’un plan plus large calme. ça fait un peu montage épileptique, pas trop fan de ça.

    Mais sinon le film est bien.
    Euh…j’ai pas trop pigé qui est le truc planqué avec les chiens. Une autre fille à lui ? j’ai zappé un truc peut être ?
    Je sais pas comment la mère a tenu si longtemps sans rien faire ou dire à qui que ce soit. Punaise, ça existe les gens aussi passifs qui acceptent des trucs pareils ?

    Bref bon film. Un film qui te met un coup de poing dans les burnes donc pas très “plaisant”^^ mais bien réalisé.

  12. Ah la dernière fois que j’ai du être content de voir un sadique recevoir la monnaie de sa pièce, ça devait être dans 8mm justement, avec les mecs qui font des snuff movies.

  13. Ah ben voilà, content qu’on ai réussi à te motiver à voir ce film que je trouve super. Pas agréable comme tu le dis, mais intéressant. Il va à fond dans son délire, c’est malsain mais pas forcément toujours démonstratif, sauf la fin mais comme tu dis, on est tellement content qu’il prenne enfin cher le père de famille que ça a un petit côté grotesque plaisant.
    Les effets de montage ne me dérangent pas, ils font parti des choix du film qui est un film qui agresse à tous les niveaux : sonore parfois, visuel, dans le fond. Mais en effet, la polémique, ce sont ceux qui n’ont pas forcément compris. Ce n’est pas parce que le film montre de tels actes qu’il les cautionne, bien au contraire.
    Pour le personnage qui est avec les chiens, le film ne donne pas franchement d’indications, ça peut être autant quelqu’un de la famille, ou une précédente victime du sadisme du père, enfermé depuis des années (enfin je le vois plus comme ça). J’ai acheté la semaine dernière le livre écrit en même temps que le film par Ketchum et McKee, à voir s’il y a plus de petits détails là-dessus, je te dirais.

    1. En fait le truc étrange avec cette précédente victime c’est…les autres membres de la famille sont-ils au courant ? Vu comme la mère est choquée du traitement infligé à la femme, on se demande si elle était au courant ou pas.
      La petite fille n’est clairement pas au courant, mais c’est flou en fait.
      C’est le seul truc qui fait qu’on s’interroge sur la crédibilité d’une telle situation. Si tout le monde était au courant (le fils n’a pas l’air surpris en tous cas), comment la famille a-t-elle pu garder le silence, ne jamais prévenir les flics ni rien (enfin surtout la mère et la grande fille) ?
      ça existe les gens aussi passifs ?
       
      Enfin je sais qu’il existe des cas de femmes qui sont au courant que leur mari viole leur fille mais qui ne disent rien. C’est juste…que je ne comprends pas de tels comportements, c’est dingue.

      1. La mère est au courant, elle le dit clairement dans un dialogue juste avant le final, avant l’arrivée de la prof, en disant qu’elle n’en peut plus, entre la “femme” et “ce qui se passe avec les chiens”. C’est trop lourd de sous entendu avec la révélation derrière pour être anodin.

         

        Mais oui, malheureusement, des gens aussi passifs, ça existe. C’est dingue, c’est triste et dur pour eux, et dans le cas du film, pour nous en tant que spectateurs, mais ça existe…

        1. Oui, c’est vrai. C’est ce que j’ai trouvé curieux. ça veut donc dire qu’elle a déjà vu ce genre de truc se produire avant mais qu’elle ne craque que maintenant. Eh ben…
           
          Je serais curieux de savoir ce qui explique ces comportements. La peur de perdre ce qu’ils ont s’ils dénoncent les gens de leur famille ? Mais pourquoi ont-ils peur de perdre des trucs qui les font se sentir mal ?
          Enfin c’est bizarre, on aurait bien envie de leur dire qu’ils sont complices tellement des gens ont souffert à cause de ces comportements passifs, mais c’est à se demander s’ils n’ont pas de sérieux problèmes psychologiques pour rester bloqués à ne rien faire comme ça.

          1. C’est malheureusement un des points de la nature humaine : la peur de perdre le peu qu’on a, même si c’est quelque chose de négatif. Et aussi la peur du regard extérieur, de ce qu’ils penseront.. Du coup quand on part de ça, forcément, ça les enferme dans une spirale de destruction, et d’auto destruction surtout. Vis-à-vis de la loi par contre, ça en fait des complices oui, assistance au meurtre ou autre je ne sais pas les termes techniques. 

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