[Film] The Furies, de Tony D’Aquino (2019)

8 jeunes femmes sont kidnappées et relâchées au beau milieu du bush australien. Kayla, l’une d’entre elles, pense d’abord à une blague de mauvais goût jusqu’à ce qu’elle tombe sur deux autres victimes poursuivies par un homme masqué armé d’une hache. Se rendant compte qu’elles ne sont que de vulgaires proies d’une chasse à l’homme organisée par une bande de sadiques, leur cauchemar ne fait que commencer.


Avis de John Roch :
Avec The Furies, l’Australien Tony D’Aquino propose pour son premier long métrage un jeu de massacre qui mélange survival et battle royale. Des femmes kidnappées se réveillent en pleine forêt avec autant de boogeymen à leurs trousses. L’originalité, c’est que chacun des tueurs est associé à une victime et doit la protéger tout en assassinant les autres. Si elle meurt, il explose. Il ne faut pas chercher d’explication aux événements qui se déroulent dans The Furies. Le film a pour point de vue unique celui de l’héroïne de l’histoire, et le récit en temps réel permet de recentrer l’action pour qu’elle tienne sur une durée de 1h22. On apprendra donc rien des motivations des antagonistes, sur le principe du jeu auquel ils participent, quelle est la récompense pour y survivre avec sa belle, pourquoi ils ont des looks craignos, qui est à l’origine dudit jeu et pourquoi il y a des implants dans les yeux des personnages qui filment tout. Tout juste il y a un début de développement de l’histoire dans un final incroyablement bâclé lorgnant du coté de Hostel qui montre que Tony D’Aquino a pensé son film comme un début de franchise.

La structure même du film ne permet pas de développer le semblant d’univers mis en place par le réalisateur, mais il permet de présenter le concept qui part d’une bonne idée sans vraiment l’exploiter. Le film expose les règles du jeu, mais ça ne dure jamais plus que le temps d’une scène et ça ne va jamais plus loin et au lieu de livrer un jeu de massacre où victimes et bourreaux se mélangent, Tony D’Aquino tire de son concept un banal slasher qui tente de se démarquer tout en tombant dans tous les clichés possibles : l’héroïne altruiste, celle qui veut survivre peu importe le moyen, celle qui vire psychopathe… Les personnages ne sont de toute façon jamais vraiment présentés et ne sont que là pour brailler et se faire massacrer. Il y a aussi quelques idées étranges, comme de faire de l’héroïne une épileptique dont les crises la font voir à travers les yeux des tueurs, pas forcement nécessaire en plus d’un rien casser le rythme assez soutenu.

Si il laisse sur sa faim, The Furies n’est pourtant pas forcement désagréable. Si le concept n’est pas exploité, il a le mérite d’être présent et de renouveler une intrigue qui reste néanmoins prévisible de bout en bout. Le film se rattrape également avec de très bons effets spéciaux réalisés à l’ancienne, au centre de meurtres parfois assez gores et visuellement c’est plutôt joli, merci aux paysages Australiens. The Furies ne parvient tout de même pas à se démarquer et n’est finalement jamais surprenant. Rien n’est exploité, rien n’est développé, le métrage échoue à être autre chose qu’un DTV de plus malgré une volonté évidente de faire le contraire.

LES PLUS LES MOINS
♥ Les effets spéciaux
♥ Les décors naturels
♥ Le rythme
♥ Le concept
⊗ Un concept qui n’ est pas exploité
⊗ Un scénario qui ne développe rien
⊗ Finalement prévisible et peu surprenant
⊗ La fin

Malgré la volonté de se démarquer du lot en mélangeant survival et battle royale, The Furies n’exploite pas assez son concept pour convaincre totalement et n’est au final qu’ un DTV horrifique de plus.



Titre : The Furies
Année : 2019
Durée : 1h22
Origine : Australie
Genre : Battle royale
Réalisateur : Tony D’Aquino
Scénario : Tony D’Aquino
Acteurs : Airlie Dodds, Linda Ngo, Taylor Ferguson, Ebony Vagulans, Danielle Horvat, Tom O’Sullivan, Jessica Baker, Kaitlyn Boyé
The Furies (2019) on IMDb


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Auteur : John Roch

Amateur de cinéma de tous les horizons, de l'Asie aux États-Unis, du plus bourrin au plus intimiste. N'ayant appris de l'alphabet que les lettres B et Z, il a une nette préférence pour l'horreur, le trash et le gore, mais également la baston, les explosions, les monstres géants et les action heroes.
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