[Film] Running Man, de Paul Michael Glaser (1987)

L’histoire du film se déroule en 2017. Un policier est arrêté pour avoir désobéi aux ordres en refusant de tirer sur une foule innocente et affamée. Lorsqu’il s’évade de prison, il est remarqué par un animateur de télévision qui veut l’engager (contre son gré) pour son émission The Running Man dans laquelle un homme doit échapper à des tueurs lancés à ses trousses afin d’être libéré de prison.


Avis de Rick :
En général, ce qui est amusant à revoir les films des années 80 se déroulant dans le futur, c’est que l’on a toujours imaginé un futur qui n’a pas eu lieu. Oui, Retour Vers le Futur 2 avait tout faux, nous n’avons malheureusement pas d’overboard et la saga Les Dents de la Mer n’a pas dépassé le 4ème film. Oui, New York n’est pas devenu un pénitencier de haute sécurité. Et oui, nous n’avons toujours pas de réplicants parmi nous. Running Man est de cette catégorie, de ces films qui nous prédisaient un avenir souvent sombre et différent. Et coup de bol, l’histoire se déroule en 2017, ça tombe bien, on y est, et j’ai décidé cette année de revoir le film. Et autant le dire, je n’étais pas fan du film à l’époque (pour des raisons X ou Y), et si aujourd’hui, je l’apprécie, et bien ça a vieillit et c’est devenu par de très nombreux aspects assez kitch. Et pourtant, le film touche au but sur un point : la télévision est devenu de plus en plus important pour beaucoup, et la télé réalité est devenue au fur et à mesure des années toujours plus abrutissante. Nous n’atteignons pas (encore ?) le niveau du film mais tout de même. Et même si c’est kitch, Running Man nous permet de voir des choses que l’on aime à l’écran, à savoir une critique de l’Amérique, un Schwarzenegger bad-ass qui sort des punchlines dés qu’il peut et un peu d’action décérébrée. Schwarzenegger est donc capturé pour un crime qu’il n’a bien évidemment pas commit car il est gentil, et on l’envoi dans une émission de télé réalité où il va devoir survivre avec ses compagnons.

En direct, trois épreuves où lui et ses amis vont devoir survivre aux assauts de tueurs lancés à leur trousse pour faire plaisir au public et faire de l’audimat. Car oui le gouvernement est méchant, on peut tuer des criminels en direct à la télé, ça fait de l’audimat, et c’est toujours mieux d’avoir le public abrutit devant son poste de télé que dans la rue à faire n’importe quoi. L’idée n’est pas mauvaise, le film divertissant sur toute la ligne, mais il est vrai que dans sa mise en image, que ça parait kitch aujourd’hui. Entre les tenues des différents participants à l’émission, les émissions de télé qui sont hyper douées et passent des vidéos qui sont le montage de scènes déjà vues dans le film, et bien ça fait fort. Voir nos victimes potentiels en tenues moulantes et fluo, et bien, ça fait rire, le futur de la télé réalité n’est pas comme ça. Pareil pour les fameux traqueurs. Si certains ont de la gueule lorsqu’ils foncent vers leur cible tronçonneuse géant à la main, d’autres sont plus discutables, comme par exemple Dynamo et son costume aux couleurs qui clignotent et qui envoi des éclairs bien kitch. Forcément, le sérieux du film en prend un grand coup. Au niveau des défauts d’ailleurs, on pourra également souligner la mise en scène parfois assez plan plan de Paul Michael Glaser, qui notamment lors du final, ne donne pas de grande envergure ou de dynamisme à la scène. Issu du monde de la télé (les séries Miami Vice, Starsky & Hutch), il se contente de filmer simplement des échanges de tirs et puis… et puis voilà.

Heureusement le reste du temps, notamment lorsque nos personnages sont dans l’émission, le montage rend l’action plus dynamique et amusante, et les situations qui s’enchaînent aident le tout. Et il faut bien ça, plus les échanges totalement nawak entre Schwarzi et le présentateur télé pour remonter le niveau, car Running Man n’est pas franchement un très bon film. Oui, sa mise en scène comme déjà dit n’est pas exceptionnelle, la vision du futur au final assez limitée puisque la plupart du temps le film se déroule dans des décors en ruines. Alors oui, toutes les scènes se déroulant elles sur le plateau de télévision sont excellentes tant le personnage de Killian (le présentateur) est bien joué et hypocrite au possible (et second degré), mais au delà, c’est le Schwarzenegger show, mais sans le pouvoir destructeur sans limite d’un Commando. Un peu comme si le film, hors du plateau de télévision, voulait se prendre beaucoup trop au sérieux et ne s’assumait pas vraiment, ce qui est vraiment dommage. Reste un divertissement oui sans prise de tête il est vrai, plutôt rythmé, avec quelques excellentes scènes, mais qui n’a pas marqué les spectateurs à l’époque, et ne les marquera toujours pas aujourd’hui. Assez anecdotique donc.

LES PLUSLES MOINS
♥ Les punchlines
♥ Le présentateur télé
♥ Plutôt rythmé et divertissant
⊗ Un peu kitch
⊗ Une mise en scène passe partout
⊗ Au final gentillet et oubliable
note8
Running Man est un divertissement un peu kitch aujourd’hui et n’allant pas à fond dans son délire. Reste que certains moments sont efficaces et qu’on passe dans l’ensemble un bon moment.



Titre : The Running Man

Année : 1987
Durée :
1h41
Origine :
U.S.A.
Genre :
Science Fiction
Réalisation : 
Paul Michael Glaser
Scénario : 
Steven E. de Souza d’après le roman de Stephen King
Avec :
Arnold Schwarzenegger, Maria Conchita Alonso, Yaphet Kotto, Jim Brown, Jesse Ventura, Marvin J. McIntyre et Richard Dawson

 The Running Man (1987) on IMDb


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Feroner
Éditeur
7 avril 2017 16:52

Ca m’a pas fais le même effet que toi de le revoir ca faisait super longtemps et puis gamin je voyait pas trop le fossé entre ce genre de film et terminator ou Total recall… alors que maintenant oui et ca fait mal.

La télé toute puissante et les jeux humiliant de la téléréalité c’est plutôt
les années 2000 en 2017 ont est plus dans l’ère d’internet et des réseaux (anti)sociaux la preuve que fait on en ce moment? Et je suis prêt a parier que tu n’as pas revu ce film a la télé.

Il y a un truc étonnant dans ce film a la fin Swarzy lance une sorte de révolution il a la barbe et fume le cigare impossible de pas faire le lien avec Fidel Castro on est en 1987 et les relations entre les USA et Cuba sont encore bien tendue.

Oli
10 avril 2017 11:35

Vu à l’époque, et j’avais adoré ! Bon, j’avais 12-13 ans aussi 🙂 Revu il y a moins d’un an, et franchement, c’est relativement mauvais techniquement parlant. Mais… ça demeure fort sympathique, surtout vu sous l’angle de la nostalgie. Alors par contre, les amis de Darkside Reviews, s’il vous plait, n’écorchez pas le nom de famille d’Arnold dans la fiche du film, ni dans les tags, ah, ah, ah !

Paganizer
14 avril 2018 18:26

Ce film reste un de mes préférés de la filmographie de notre cher Arnold (avec Total Recall, les 3 premiers Terminator, Commando, Double Détente, Jumeaux et même Kindergarten Cop !)
Pour ma part, cette œuvre avait un côté visionnaire quand on constate qu’aujourd’hui, la TV est vraiment devenue à bien des niveaux, un vecteur de contrôle et d’abrutissement des masses !
Certes, le film a pas mal de côtés kitchs et n’atteind pas le niveau d’autres films avec Schwarzy, mais le spectacle offert reste vraiment plaisant même au 21e siècle et ce n’est pas rien.
On a de plus droit à quelques punchlines bien senties dont :
“Maintenant ton Sub-Zéro, tu peux l’appeler Zéro tout court !”
Et puis, Arnold en combi intégrale jaune et ajustée, il faut reconnaitre que ça n’a pas de prix ! 😀
Pour moi, vraiment un grand classique de la science-fiction fantastique des 80’s.

Paganizer
15 avril 2018 19:38

Très juste, l’ère d’Internet a quelque peu éclipsée la “petite lucarne”, même si ce média reste étonnament très présent..
Aujourd’hui avec le Net, c’est plutôt la vie privée qui se retrouve parfois bafouée et exploitée à on ne sait trop quelles fins..
Finalement, chaque avancée technologique a vraiment ses bons côtés…et ses zones d’ombre !

fredalo
fredalo
23 avril 2019 21:59

Ce film et surtout un plagiat honteux du prix du danger d’Yves Boisset

fredalo
fredalo
Reply to  fredalo
23 avril 2019 22:00

est

Faze
Faze
24 avril 2019 5:13

C’est surtout une adaptation d’un roman de Stephen King sorti en 1982 , soit un an avant le film de Boisset.