[Avis] The king of Jail Breakers, de Itao Itsuji

Titre : The king of Jail Breakers / King of the Escape / ITAO ITSUJI NO DATSUGOKUOU / 板尾創路の脱獄王
Année : 2009
Durée : 1h35
Origine : Japon
Genre : Prison Freak (Oli copyright)

Réalisateur : Itao Itsuji

Avec : Itao Itsuji, Kunimura Jun, Ishizaka Kôji, Masumoto Shôichirô, Tsuda Kanji, Bonchi Osamu, All Kyojin, Kimura Yûichi, Miyasako Hiroyuki, Chihara Seiji, Shoufukutei Matsunosuke.

Synopsis :Japon, ère Shôwa. Suzuki Masayuki est un prisonnier à part. Intelligent et physiquement surdoué, il va se construire sa propre petite légende en devenant un roi de l’évasion : aucune, absolument aucune prison ne semble en effet susceptible de pouvoir le retenir. Cet homme au destin incertain constitue malgré tout une énigme pour la police : pourquoi se fait-il toujours facilement arrêter après chacune de ses escapades… ? (source Echec et (cine)mat)).

Avis de Slimdods : Le film de prison, un sous genre cinématographique dans lequel existe d’autres sous catégories (entre un Prophète, Les évadés et Prion On Fire, il y a douze mondes), revient de façon inattendue avec The King Of Jail Breakers. Le scénario simplet nous place en face d’un homme qui fait de l’évasion de prison son passe temps favori. Aucune geôle ne lui échappe, et à chaque évasion, un transfert vers une prison toujours plus gardée. De niveau en niveau, comme dans un jeu vidéo, notre héros s’évade, passe outre la torture pour toujours aller plus loin dans son délire … mais une question arrive vite à nous tordre l’esprit ! Pourquoi fait-il tout ça ? A raison de flashbacks bien pensés et d’un récit à la lenteur quasi hypnotique, notre héros des 4 murs s’ouvrira petit à petit à nous : un voyage étrange dans la naïveté, la contemplation, l’humour bizarre et le songe. Cet homme ne sera libre qu’une fois le but atteint mais lequel ?

La chute de fin, aussi sympa et nunuche soit elle, n’est pas l’intérêt premier du film. Le scénario suit un schéma narratif bien spécifique, parfois attachant mais malheureusement un peu trop répétitif à la longue. Même si les prisons changent régulièrement, un effort aurait pu être fait pour rendre le tout un peu plus couillu, exotique, voir fantaisiste : seuls les derniers décors et quelques flashbacks permettent de légèrement sortir d’un carcan pas toujours facile d’accès. Mais la légèreté du personnage principal, muet et unique en son genre en devient attachant à la longue, car aussi énigmatique que malin le bougre ! Il use de la patience des gardes et de son cerveau pour élaborer des stratagèmes bien tordus pour s’évader, la patience étant son atout maître ! Mais cette patience est imagé dans le film, d’où une certaine lenteur et quelques passages tout de même bien long … et une fois encore répétitif !

Mais globalement, l’ambiance du film rattrape souvent ces soucis de rythme, pour peu que l’on aime une mise en scène jouant de plans fixes à outrance et une photographie assez déprimante, quoi qu’allant parfaitement à l’époque du film. L’humour présent est aussi léger qu’une plume, pour peu que l’on adhère à cette naïveté émanant de son personnage principale qui n’hésite pas à pousser la chansonnette … étrange mais jouissif . Ce dernier sait être ironique avec ceux qui l’entourent, de sa naissance (passage qui est juste magique !) jusqu’à la fin du film. La prestation de Itao Itsuji (acteur et réalisateur ici) reste convaincante de bout en bout, au contraire d’un Kunimura Jun éternel mais restant bien trop monotone tout du long (il constate … et constate … et c’est tout, m’enfin, il n’est plus tout jeune le bougre). Suivre les deux personnages, l’un devant, et l’autre derrière les barreaux, reste un plaisir, d’autant que l’un devient prisonnier du secret de l’autre … un comble !

Ce film m’a donc en général bien envoûté par son ambiance unique et son personnage principal pas loin d’être génial. Le vrai souci du film reste sa lenteur et son récit qui semble parfois bien trop stagné, même si cela semble assumé par un Itao Itsuji voulant aller jusqu’au bout de ses idées. En ressort donc une œuvre unique, qui divisera et qui ne peut laisser indifférente. Chez moi, l’expérience fût sympathique comme tout ! A vous de voir maintenant.

Note : 6/10

ICI, un rare avis Oli.

slimdods

Rejeton Hkmaniak-O-dépressif, je suis le vrai « Bouffe tout » de la famille : du polar urbain sérieux à la comédie kitsh, du Kaiju-eiga au Wu Xia Pian volant, aucun genre n’est épargné par ma faim. D’ailleurs, j’ai un faible pour l’anticonformisme assumé et mon Tsui Hark d’époque me manque énormément. Heureusement que mon Baby Godzilla est réconfortant !

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