[Avis] Parinda, de Vidhu Vinod Chopra

Titre : Parinda / The Pigeon / The Bird / परिंदा
Année : 1989
Durée : 2h55
Origine : Inde
Genre : Gangster
Réalisateur : Vidhu Vinod Chopra

Acteurs : Nana Patekar, Vidhu Vinod Chopra, Kamal Chopra, Suresh Oberoi, Anupam Kher, Anang Desai, Jackie Shroff, Tom Alter, Sameer, Hitesh, Mohan, Shweta, Jatin, Vilas Shinde, Imtiaz Hussain

Synopsis : Kishan (Jackie Shroff) est obligé d’intégrer un groupe mafieux afin de donner l’opportunité à son petit frère Karan (Anil Kapoor) d’étudier aux Etats-Unis. Bien entendu ce dernier ignore tout des activités illégales de son frère aîné. De retour d’exil, Karan est témoin du meurtre de Prakash (Anupam Kher) son meilleur ami. Pour le venger, il va intégrer le gang dirigé par Anna (Nana Patekar).

Avis de Laurent : Une dizaine d’années avant son actionner guerrier Mission Kashmir, Vidhu Vinod Chopra atteignait la consécration avec Parinda. Récompensé par 5 Filmfare Awards (dont meilleur acteur, meilleur second rôle et meilleur réalisateur), Parinda dénote radicalement de la production locale de l’époque en proposant une œuvre noire et sans concession à des années lumières des romances qui ont fait la réputation des studios locaux.
Interprété par la Dream Team de l’époque (Jackie Shroff, Anil Kapoor et Nana Patekar), Parinda offre une vision réaliste d’un Bombay gangrené par la mafia et la corruption. Après une entrée en matière assez légère et un Anil Kapoor limite agaçant de naïveté, le meurtre du meilleur ami de ce dernier servira de détonateur dans le basculement vers un film plus violent et plus radical. Les gunfights et autres scènes de tortures sont suffisamment nombreux pour que les quelques intermèdes musicaux ne puissent suffire à faire baisser la pression. Les trois personnages principaux sont parfaitement développés. Chacun d’eux possèdent sa part d’ombre et de lumière. L’interprétation est monstrueuse même si on regrettera dans la première heure la tendance à en faire trop de la part de Jackie Shroff et Anil Kapoor. Cela permet toutefois d’apprécier davantage leurs pétages de plomb respectifs. Quand à Nana Patekar, inutile de présenter un acteur qui devient de film en film de plus en plus incontournable dans l’univers des polars indiens (Ab Tak Chhappan, Aanch).
Ajoutons à cela un final des plus explosifs et agressifs dans le paysage cinématographique indien avec des retournements de situations en cascades qui font de Parinda un film totalement imprévisible et « on fire ». Du très grand art comme on aimerait en voir plus souvent.

Note : 8/10

Laurent

Un des membres les plus anciens de HKmania. N'hésite pas à se délecter aussi bien devant un polar HK nerveux, un film dansant de Bollywood, qu'un vieux bis indonésien des années 80. Aime le cinéma sous toutes ses formes.

2 Comments

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  1. Un film vraiment bon en effet, que je trouve mal rythmé à cause des chansons et d’Anil Kapoor qui surjoue trop au début, encore plus que Jackie, d’accord sur ce point-là. Une grande référence surtout pour Nana Patekar, l’un des plus grands acteurs indiens dans l’un de ses plus grands rôles, dont les trop rares scènes témoignent de son génie, notamment ses pétages de plomb effrayants.

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