[Avis] Legend of the Wolf, de Donnie Yen (1997)

Un maitre en arts martiaux, expert en assassinat, revient dans son village natal afin d’essayer de retrouver la mémoire. Il est en effet devenu amnésique suite à une attaque où il fût gravement blessé. Là, il va se lier d’amitié avec une petite frappe et retrouver son ancienne fiancée. Mais cette dernière va se faire kidnapper par des bandits sans pitié…


Avis de Cherycok :
Ce n’est pas nouveau, Donnie Yen a un égo surdimensionné et encore plus depuis quelques années maintenant qu’il est devenu en quelque sorte l’artiste martial HK incontournable depuis le succès de S.P.L puis de Flashpoint de Wilson Yip. Sa collaboration avec ce dernier l’aura remis sur les rails après son petit exil aux U.S.A. et lui aura permis de se donner un melon comme aucune autre star de Hong Kong. Mais déjà en 1997, lorsqu’il se mettait en scène lui même dans sa première réalisation avec Legend of the Wolf, on sentait que le bonhomme avait déjà une haute estime de lui même enfilant les postes de réalisateur, producteur, chorégraphe, scénariste, et rôle principal. En résulte un film qui ne plaira pas à tout le monde mais aux scènes d’action impressionnantes malgré un micro-budget de 0.4M $US.

Avec Legend of the Wolf, Donnie Yen n’a pas envie de réaliser un énième film d’arts martiaux et veut vraiment lui donner un style bien à lui qu’on retrouvera d’ailleurs dans deux de ses autres réalisations, Ballistic Kiss (1998) et Shanghaï Affairs (1998). On sent qu’il s’inspire à droite à gauche, pompant aussi bien du coté du Ashes of Times de Wong Kar-Wai que du The Blade de Tsui Hark, tentant des effets de style parfois assez osés avec la caméra. L’esthétique dans son ensemble est assez soignée, avec des filtres dans les tons jaunes qui donnent une ambiance assez particulière au film même si l’abus de ralenti dont il use lors des combats pourra en gêner plus d’un (moi le premier).
Dommage que l’histoire ne soit guère prenante car bien trop classique pour vraiment retenir l’attention. Le coup de l’amnésie du héros qui revient à ses racines pour se souvenir, ca a été vu et revu des dizaines de fois. Même si Donnie Yen joue la carte de l’histoire dans l’histoire, ça reste vraiment très léger et certains personnages ne sont pas assez développés pour qu’on s’y attache. [SPOILER] Ca vous a fait quelque chose vous lorsque le personnage de Carman Lee se fait décapiter ? Moi pas… [FIN SPOILER]. Et puis sa vision des japonais est un peu douteuse… Même s’ils n’interviennent à aucun moment dans le scenario, ils sont décris comme des violeurs et des meurtriers. Vive le racisme primaire !

J’avoue que jusque là, Legend of the Wolf ne doit pas vous paraître très bandant, à juste titre, mais c’était sans compter sur les scènes d’action. Dans la première heure, elles sont très peu nombreuses, à peine une au tout début et une à peu près vers le milieu mais on ressent tout de suite le style de Donnie Yen. C’est ultra nerveux, ultra rapide, parfois même un peu trop, avec des coups qui s’enchainent à la vitesse de l’éclair. C’est intense, parfois très sanglant avec pas mal de giclées de sang, on ressent vraiment toute la rage du personnage principal.
Puis arrive la dernière demi-heure, une des plus impressionnantes que le ciné martial HK ait pu nous offrir, 25 minutes d’action non stop (réellement) où les combats brutaux vont se succéder, où Donnie Yen ne va pas hésiter à se mettre en scène face à 50 opposants et sortir sans quasi une égratignure, mettant une branlée monstrueuse au super kickeur Ben Lam un peu sous exploité quand on sait ce dont est capable le bonhomme (Angry Rangers, Dreaming the Reality).
Même si Donnie Yen donne cette impression d’être invincible (à une scène prêt), ce dernier tiers du film est impressionnant, tout bonnement jouissif et vaut clairement à lui seul le visionnage.

Malgré des moments un peu clichés, des incohérences, et une histoire assez lambda, Donnie Yen arrive à donner à son film un cachet indéniable grâce à des scènes d’action et surtout un final hallucinants. Pas le film de la décennie mais un sacré moment de castagne pour tous les amateurs du genre.

 

 

 
Titre : Legend of the Wolf / The New Big Boss / 战狼传说
Année : 1997
Durée : 1h30
Origine : Hong Kong
Genre : Donnie is in da place !

Réalisateur : Donnie Yen

Acteurs : Donnie Yen, Dayo Wong, Carman Lee, Ben Lam, Edmond Leung, Mak Wai Cheung, Bonnie Lai, Tony Tam, Kenji Tanigaki, Mandy Chan, Hoh Choi Chow

  


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Auteur : Cherycok

Webmaster et homme à tout faire de DarkSideReviews. Fan de cinéma de manière générale, n'ayant que peu d'atomes crochus avec tous ces blockbusters ricains qui inondent les écrans, préférant se pencher sur le ciné US indé et le cinéma mondial. Aime parfois se détendre devant un bon gros nanar WTF ou un film de zombie parce que souvent, ça repose le cerveau.
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I.D.
1 mai 2013 20:42

Bouh ! Voir Donnie associé à Dayo Wong me rappelle le décevant Satan Returns ! Ici, il semble qu’on a à faire à autre chose…

Nomad Soul
2 mai 2013 12:01

Grosse sympathie pour ce film, un peu bordélique, si ma mémoire est bonne, mais diablement jouissif, et tourné avec les tripes !

Godsamo
Godsamo
2 mai 2013 12:41

J’adore ce film, c’est du pur Donnie power. Dommage qu’il n’y ait pas une bonne édition dvd disponible.

Feroner
17 août 2022 19:28

Bon c’est vrais que c’est un peut nul. Mais niveau castagne c’est trop bon ca s’arrête pas totalement hystérique et jouissif. Un film de Kung-Fu sous coke.
« [SPOILER] Ca vous a fait quelque chose vous lorsque le personnage de Carman Lee se fait décapiter ? Moi pas… [FIN SPOILER] » Non et j’tétai même pété de rire, c’est tellement HK.