[Film] Death Race 4, de Don Michael Paul (2018)


Alors considérée comme illégale, « La Course à la Mort » se pratique toujours dans une prison fédérale. Après une attaque manquée contre le légendaire pilote Frankenstein, Connor Gibson, membre d’une unité d’élite doit infiltrer la prison avec un objectif : stopper « La Course à la Mort ». Il devra alors apprendre se battre dans un monde sans foi ni loi…


Avis de Cherycok :
Alors qu’on aurait pu croire à la fin de la saga Death Race avec un troisième opus made in Roel Reiné absolument catastrophique, Universal semble ne pas en avoir encore fini avec sa course à la mort puisque début 2018, alors que personne ne s’y attendait, débarque en VOD et directement en DVD / Bluray un quatrième volet tout poétiquement intitulé Death Race 4 : Beyond Anarchy. Tout un programme. Le trois ne m’ayant pas refroidi, je me lance immédiatement dans cette nouvelle suite, parce que quand on commence une saga, on la finit. C’est une règle chez moi. Tant pis s’il faut souffrir. Tant pis s’il faut saigner des yeux. Tant pis si au final j’aurais perdu 1h50 de mon existence à mater une purge intergalactique. J’avoue, je craignais le pire, car avec sa filmographie de second couteau réalisateur de suites en DTV (Jarhead 2, Lake Placid 4, Un Flic à la Maternelle 2, Sniper Legacy), Don Michael Paul, même si faiseur correct, n’est pas le réalisateur le plus bandant du monde. Et pourtant, ce Death Race 4 : Beyond Anarchy arrive à faire sortir la tête de la saga de l’eau. Et croyez-moi, le 3 l’avait enfoncé bien profond !

Petite piqûre de rappel, La saga Death Race commence en 1975 avec La Course à la Mort de l’An 2000 de Paul Bartel, produit par l’indécrottable Roger Corman. 33 ans plus tard, en 2008 donc pour les plus mauvais en maths, Paul W.S. Anderson (Event Horizon, Resident Evil) sort son remake avec Jason Statham dans le rôle-titre, tout sobrement intitulé chez nous Course à la Mort. Un actionner bourrin et testostéroné de plutôt bonne facture et très divertissant. S’en suivent Death Race 2 et Death Race : Inferno, tous deux de Roel Reiné (Le Roi Scorpion 3, The Marine 2) et avec Luke Goss (Blade 2, Hellboy 2), le premier annonçant la descente aux enfers tout en restant regardable, et le deuxième étant tout bonnement catastrophique. Pour l’amour de la blague, Roger Corman (encore et toujours) produit en 2017 un La Course à la Mort de l’An 2050, remake d’original et en résulte un divertissement fauché mais décomplexé et très fun. La boucle aurait pu être bouclée, mais Universal en décide autrement et donc en 2018 sort Death Race 4 : Beyond Anarchy. La recette est toujours la même, mais pas complètement.
Comme d’habitude, on part en Bulgarie. C’est moins cher, y’a plein de figurants à bas prix et on a des décors qui peuvent bien coller au film. On est toujours dans une ville prison que le gouvernement s’est permis de construire suite à la recrudescence de violence, et il s’y passe des courses à la mort qui sont multi-diffusées un peu partout à travers le monde. Mais la différence ici, c’est que l’univers qui nous est dépeint est bien plus destroy que dans les autres volets de la saga. On a l’impression d’être dans un post-nuke italien des années 80, avec des costumes improbables, des gueules cassées, du plan nichon gratos à toutes les sauces, et une violence encore plus gratuite que dans les autres volets.

Autre gros changement, il n’y a réellement ici qu’une seule course à la mort, celle de la fin, qui dure bien dans les 20 minutes, et ceux qui veulent y participer devront avant gagner plusieurs autres épreuves diverses et variées (courses de motos, deathmatchs où tous les coups sont permis, …). Du coup, les puristes de la série qui avaient envie de voir de la grosse bagnole se destroyer façon Destruction Derby ou Carmageddon risquent d’être un peu déçu. Pourtant, le film sait se montrer très divertissant. Le gore est très présent, avec des SFX à l’ancienne et tout un tas de joyeusetés bien sanguinolentes : tête tranchée à la tronçonneuse ou aplatie avec une masse, égorgement, et j’en passe. Quasiment pas d’image de synthèse, ce Death Race 4 est un film qui sent la tôle froissée, le kérosène et la poudre, avec des cascades qui du coup ont de la gueule. Des plans boobs comme s’il en pleuvait, avec en prime de la fesse et même du nu full frontal pour les plus frétilleurs de l’entrejambe. Une bande originale assez énervée qui ravira les fans de métal bien pêchu. Quelques petits instants nanar comme ce combattant à la faucille et au marteau nous renvoyant immédiatement à La Cité de la Peur des Nuls. Même la mise en scène fait le job. Malgré un peu trop d’effets clinquants (ralentis, zooms intempestifs, …), les différentes scènes d’action ont de la gueule. On est également content de retrouver Danny Glover (L’Arme Fatale) et cette bonne vieille trogne de Danny Trejo (Machete, Desperado), même si son personnage ne sert à rien.
Dommage cependant que Zach McGowan, qui interprète le héros du film, manque cruellement de charisme avec son regard de chien battu et ses trois expressions au total. Mais surtout 1h50, c’est trop long. Il y a trop de scènes de parlotte dispensables, et ce n’est pas ce qu’on attend de ce genre de série B bien burnée. Le rythme reste malgré tout correct, avec de l’action qui arrive à intervalle régulier. Mais on a l’impression que le film ne s’assume pas en tant que tel et qu’ils se sont sentis obligés d’essayer d’étoffer artificiellement un scénario et des personnages afin de donner un semblant de cohérence à un film qui n’en a pas besoin. Les mecs, avec Death Race, on veut juste du bourrinage assumé et bien branlé, rien de plus.

LES PLUSLES MOINS
♥ Bourrin et gore
♥ De bonnes scènes d’action
♥ Mise en scène correcte
⊗ Le héros
⊗ Un peu trop bavard
⊗ Peu de courses au final
Après un troisième opus honteux, la saga Death Race reprend du poil de la bête avec ce Beyond Anarchy qui, à défaut d’être réussi, a le mérite de proposer un divertissement honorable.



Titre : Death Race 4 : Beyond Anarchy
Année : 2018
Durée : 1h51
Origine : U.S.A / Bulgarie
Genre : Et ça continue encore et encore
Réalisateur : Don Michael Paul
Scénario : Paul W.S. Anderson, Tony Giglio, Don Michael Paul

Acteurs : Zach McGowan, Frederick Koelher, Christine Marzano, Yennis Cheung, Cassie Clare, Lucy Aarden, Danny Glover, Danny Trejo, Nicholas Aaron, Velislav Pavlov, Vanina Arias

 Death Race 4: Beyond Anarchy (2018) on IMDb
























A propos de Cherycok

Webmaster et homme à tout faire de DarkSideReviews. Fan de cinéma de manière générale, n'ayant que peu d'atomes crochus avec tous ces blockbusters ricains qui inondent les écrans, préférant se pencher sur le ciné US indé et le cinéma mondial. Aime parfois se détendre devant un bon gros nanar WTF ou un film de zombie parce que souvent, ça repose le cerveau.

8 Comments

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  1. Je n’aime pas l’original, par contre j’ai bien kiffé le remake de 2008 (je suis un fana hardcore des jeux de combat motorisé type Twisted metal, Vigilante 8, Rogue trip… et le film m’y avait fait clairement pensé).
    C’est une grosse série B bien destroy. J’ai bien aimé le 2 et le 3, le haut du panier des DTV des années 2010 (y avait quand même un minimum de budget).
    Par contre là, la durée me fait peur, si il y a des baisses de rythme, c’est dommage. Mais je me le ferais quand même, historie d’avoir un peu de carambolage gore. Par contre le côté Post-nuke Italien est également un critère de qualité chez moi ^^

  2. Punaise, j’avais trouvé le 3 imbuvable, rempli de faux raccords, filmé avec les pieds, et avec aucune implication du casting. J’avais trouvé le 2 plutôt sympa par contre. Malgré l es 1h50, le 4 passe plutôt bien. Y’a certes du blabla dont on se serait passé, mais ils compensent avec du boobs lol

  3. Meilleur argument pour vendre un film, je vais regarder de toute urgence!
    ^^
    Pas la peine de me balancer #balancetonporc, c’est de l’humour 😉

  4. Hahaha!!!! Si il y a du boobs alors, c’est que c’est de la série B valide 😀

  5. Vu et cette saga de DTV est toujours aussi sympa. De la bonne série B, gore, divertissante.

    Un petit ventre mou avant la course finale mais ça fait bien le job quand même!

  6. Le Inferno etait quand même ultra mauvais, rien n’allait dans ce dtv quand même

  7. Pour ma part, même si les opus récents sont d’honnètes divertissements plutôt burnés, je leur trouve un côté un peu trop « appat pour teenagers »…
    Mes préférés restent clairement Death Race 2000 et 2050 !
    J’ai rien contre les boobs (même si je préfère les tits personnellement !)
    Mais dans un Death Race, c’est surtout le gore et la taule froissée que je recherche !
    Pour les boobs et les butts, je préfère un bon Wynorski de derrière les fagots !
    Haaa Mélissa Brasselle…! 😀

  8. Ah mais death race 2050 est excellent (voir ma review)

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