[Semaine ExtremAsia] Jour 1 : Eternal Evil of Asia

Titre : Eternal Evil of Asia / 南洋十大邪術
Année : 1995
Durée : 1h30
Origine : Hong-Kong
Genre : Horreur / Erotique / Comédie
Réalisateur : Chin Man-Kei

Acteurs : Ellen Chan, Ben Ng, Elvis Tsui, Bobby Au-Yeung, Benny Chan, Chin Gwan, Lily Chung, Julie Lee Wah-Yet, Lo Meng, Ng Sui-Ting, Kingdom Yuen

Synopsis : Quatre amis, Kong, Bon, Nam et Kent, reviennent d’un séjour touristique en Thaïlande. Peu de temps après leur retour, Nam massacre sa famille avant de se jeter dans le vide. De plus, Bon, qui est sur le point d’épouser May, la sœur de Kong, se retrouve impuissant, ce qui aiguise les soupçons de May quant à sa fidélité lors de son séjour en Thaïlande. Enfin, cette dernière rencontre la mystérieuse sorcière thaïlandaise Mei, cliente de son salon de coiffure.
Peu à peu, May parvient à connaître la vérité sur ce qui s’est réellement passé. Nos quatre compères se sont attirés les foudres du puissant sorcier en violant et en tuant accidentellement sa sœur Shu Mei. Laimi est bien décidé à massacrer un à un les responsables de la mort de sa soeur.

Avis de Cherycok :
Gore, sexe et délire sont le détonant mélange du très bon Eternal Evil of Asia, un des fleurons de la catégorie 3 (films interdits aux moins de 18 ans à Hong Kong). On y suit les aventures de 4 amis en voyage en Thaïlande et qui vont réveiller la colère d’un puissant sorcier lorsque qu’accidentellement ils vont violer et tuer la sœur de ce dernier.

Côté casting, il faut avouer que c’est plutôt pas mal pour ce genre de production. En grand méchant, on retrouve l’inquiétant Ben Ng, le psychopathe du dérangeant Red To Kill de Billy Tang, et du côté des gentils, on a le plaisir de retrouver, entres autres, Elvis Tsui (Sex & Zen, Gunmen), Lily Chung (Red To Kill, Daughter of Darkness), deux habitués de la catégorie 3, ou encore la très belle Ellen Chan (Aces Go Places 5, Tiger On The Beat 2). On notera aussi la présence d’une autre actrice culte de la catégorie 3, à savoir Julie Lee Wah, que vous avez par exemple pu apercevoir dans des films comme Trilogy of Lust ou A Chinese Torture Chamber Story.
Et contrairement à ce que l’on aurait pu penser (quand on connaît un peu les films de catégorie 3), ce n’est pas Lily Chung qui passe à la casserole (elle qu’on a l’habitude de voir dénudée voire violée dans ce genre de production), mais Ellen Chan lors d’une scène finale mémorable.

Car il est effectivement question de sexe dans Eternal Evil of Asia, certes pas énormément mais à chaque fois, cela devient quasiment une scène culte. Entre cet affrontement où les 2 sorciers utilisent dans les airs le 69 ou encore le doggy comme technique de combat, ou encore, lors du final, la scène où Ellen Chan se fait violer par un Ben Ng devenu invisible pour l’occasion, je peux vous dire qu’on est gâté. Les effets spéciaux de cette scène finale sont d’ailleurs plutôt correct pour un film HK, chose à signaler tant c’est rare pour un film HK, et Paul Verheoven (Starship Troopers, Robocop) les reprendra par la suite, en mieux réalisé -budget supérieur oblige-, pour son Hollow Man avec Kevin Bacon.
Mais il est aussi question de sang, avec des scènes bien gores comme il faut, le film débutant d’ailleurs sur un massacre au hachoir (histoire de bien nous mettre dans le bain), et une fois de plus, les effets spéciaux sont plutôt réussis, avec des maquillages plus vrais que nature, comme par exemple dans cette scène ou un cadavre va finir transpercé par un néon, qui continue d’ailleurs à s’allumer et s’éteindre. Du tout bon de ce côté là donc.

Mais là où le film vaut son pesant de cacahuètes, c’est par son aspect délirant, essentiellement dans la deuxième partie, lorsque nos quatre héros sont en Thaïlande. Les situations toutes plus débiles les unes que les autres s’enchaînent non stop, à l’instar de cette scène où Elvis Tsui, après avoir dit au sorcier qu’il était un « Dick Head » (littéralement « tête de bite »), se voit lancer un sort qui va transformer sa tête en pénis !?! Quand je vous dis que c’est du gros ! Et ce n’est pas tout, car il va même se pisser dessus et commencer à se masturber en se frottant la tête de haut en bas ! Et c’est ça qui est énorme dans les films HK, c’est que les acteurs n’ont pas peur de se ridiculiser.
Cela nous donne quelques scènes bien cultes, et je ne vous parlerais pas même pas du placenta volant pour ne pas trop non plus vous gâcher le plaisir. Je ne sais pas trop ce que les scénaristes avaient fumé et bu avant de nous pondre ce film mais ça ne devait pas être de la limonade.

Bref, tout ça pour vous dire que Eternal Evil of Asia, c’est du bon, du gros, du cat III comme on les aime, et que tout fan de ciné asiatique se doit de voir, même si vous n’accrochez pas du tout à ce genre de film. C’est le genre de grand n’importe qui me fait préférer le ciné HK et qui va le placer bien au dessus des cinémas des autres pays asiatiques. Dommage qu’on en fasse plus de nos jours des comme ça, mais heureusement qu’il me reste encore plein de perles à découvrir.

Note : 8.5/10

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Supavince
19 décembre 2011 8:43

Ah oui ça c’est du bon!! ^^

La scène d’Elvis Tsui ma vraiment plié en deux et tordu de rire!!!! 😀

Martin
Martin
19 décembre 2011 15:48

Je garde mon baril de Chinese Torture Chamber Story. Mention spéciale à Julie quand même, qui se donne encore une fois à fond.