[Film] Til Death Do Us Part, de Timothy Woodward Jr. (2023)

Une jeune mariée en fuite doit lutter contre son ex-mari et ses garçons d’honneur pour retrouver sa liberté.


Avis de John Roch :
Comparé à Wedding Nigthmare avec lequel il n’a rien en commun si ce n’est la robe de mariée, Til Death Do Us Part lorgne plus du coté de Kill Bill. Dans le film de Tarantino, la mariée quittait Bill pour se ranger, celui-ci envoie son escadron de tueurs lui régler son compte. Dans Til Death Do Us Part, c’est pareil : une fiancée quitte l’autel le jour de son mariage, son futur mari envoi son escadron de garçons d’honneur lui régler son compte, une histoire traitée sous l’angle du home invasion et du film de baston. Une promesse jamais tenue, Til Death Do Us Part délaisse l’action au profit du développement d’un scénario calamiteux. Ce qui frappe dès les premières minutes, c’est la longueur des premières scènes qui laissent transparaître un début de problème de rythme. Impression confirmée par la suite, Til Death Do Us Part aligne les scènes d’exposition anormalement étirées alors que des coupes étaient évidentes pour fluidifier le récit. Til Death Do Us Part est un film surprenamment bavard sans aucun sens du rythme ou de la dynamique.

Quant à l’ intrigue, elle tente de jouer sur le mystère autour du départ de la fiancée, au détail près que les personnages parlent beaucoup trop. Qu’ils ne prononcent jamais leurs noms devrait déjà vous mettre la puce à l’oreille, qu‘ils répètent sans cesse qu’ils sont des tueurs et qu’une organisation mystérieuse soit impliquée devrait sans doute vous amener sur le bon chemin et surtout à avoir une longueur d’avance sur une succession de flashbacks envahissants et vains qui plombent un rythme déjà bien plat. Le métrage n’a pour ainsi dire plus rien à raconter arrivé à son dernier tiers, pourtant il continue sur cette voie en osant dévoiler un fin mot de l’histoire pourtant évident, jusqu’à un final qui se veut un twist mais semble avoir été tourné à l’arrache pour combler ce qui ressemble à une incohérence laissée en suspens dans l’introduction. Les personnages sont aussi chiants que le reste. Il y a une tentative de leur donner une personnalité un peu décalée et ainsi amener une touche d’humour mais il y a un manque d‘équilibre dans leur développement.

Ainsi certains font partie du décor, d’autres ont une alchimie ratée, le principal antagoniste en fait des tonnes et devient vite insupportable avec sa diarrhée verbale qui ne s’arrête jamais. On sauvera de ce désastre Natalie Burn, chorégraphe et danseuse de formation, qui assure dès lors qu’elle distribue les kicks et les clés de jambes. Parce que oui, il y a tendance à l’oublier pendant ces 1h51 de vide, mais Til Death Do Us Part est un home invasion avec des bastons. Mais ce point, le réalisateur de la chose, Timothy Woodward Jr., semble s’en tamponner. Non seulement il faut s’accrocher pour en voir une démarrer, mais elles sont aussi beaucoup trop courtes et ne dépassent pas le stade de passes trop rapidement expédiées. De plus, la mise en scène manque comme le reste de panache, subsiste une poignée de plans passables, mais rien qui ne justifie la vision de cette catastrophe qui rate tout ce qu’elle entreprend.

LES PLUS LES MOINS
♥ Natalie Burn ⊗ La mise en scène qui manque de panache
⊗ Le scénario
⊗ Des bastons trop courtes
⊗ Radin en action
⊗ Un rythme absent
⊗ Des scènes d’ exposition interminables
⊗ C’ est beaucoup trop long
⊗ Ça tourne vite à vide

Home invasion avec des bastons sur le papier, Til Death Do Us Part est en l’état un piètre métrage. 1H51 de vide, sans rythme, sans action et sans intérêt.



Titre : Til Death Do Us Part
Année : 2023
Durée : 1h51
Origine : USA
Genre : Mr. et Mrs. Smith
Réalisateur : Timothy Woodward Jr
Scénario : Chad Law et Shane Dax Taylor
Acteurs : Natalie Burn, Cam Gigandet, Ser’Darius Blain, D.Y. Sao, Neb Chupin, Orlando Jones, Jason Patric, Sam Lee Herring
Til Death Do Us Part (2023) on IMDb


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Auteur : John Roch

Amateur de cinéma de tous les horizons, de l'Asie aux États-Unis, du plus bourrin au plus intimiste. N'ayant appris de l'alphabet que les lettres B et Z, il a une nette préférence pour l'horreur, le trash et le gore, mais également la baston, les explosions, les monstres géants et les action heroes.
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