Hung est un représentant de commerce habitué à la malchance et aux imprévus. Sa vie est si mouvementée que sa femme, pourtant policière, n’arrive plus à le prendre au serieux lorqu’il lui compte ses mésaventures. Alors lorsqu’un jour il se retrouve complètement par hasard mêlé à une rixe entre assassins et gangsters, il ne pourra compter que sur lui-même pour échapper à la police, au duo de meurtriers ainsi qu’aux triades…
Avis de Sacré Vandale :
Le début des années 90 était une période de transition pour le cinéma de Sammo Hung. Il sortait d’une décennie ultra prolifique qui l’a installé comme un grand réalisateur (acteur, producteur et directeur des combats aussi !) de Hong Kong. Connu pour son côté touche-à-tout, il réalisa dans cette période bon nombre de comédies populaires, mais aussi un film de guerre, un western et des films d’horreur. Et ce sans jamais délaisser la comédie ni le kung-fu. Mais à l’aube de la décennie 90, ce cinéma avait quelque chose de relativement démodé… Le public était beaucoup plus intéressé par la fraîcheur des mo lei tau modernes à la Stephen Chow, des films ultra violents et glauques de catégorie 3, ou encore du renouveau que proposaient Swordsman et Il Était une Fois en Chine en termes de divertissement populaire et de style identitaire à exporter dans le monde entier. La comédie kung-fu version Sammo Hung avait donc à ce moment-là un petit goût de réchauffé… C’est sans doute pour cette raison qu’il s’est essayé alors à deux grosses bizarreries dès 1990, puis 1991, avant de finir par s’assagir en trouvant son nouveau style. Slickers vs Killers est la dernière de ces expérimentations régressives.

Le film s’ouvre sur un moment de comédie absurde, justement digne d’un mo lei tau. Avec cette conversion stérile et non-sensique du patient avec son psy qui confond ses mots dans un cabinet-bateau au parquet glissant. La scène a néanmoins le mérite de nous poser les bases du personnage principal qu’est Hung : c’est un vendeur habitué à mentir pour vendre ses produits, si bien habitué qu’on ne le prend plus au sérieux dans son intimité. S’ensuivent des moments de comédie légèrement longuettes mais amusantes. Les interactions font très années 80, avec une femme indépendante comme adversaire, des blagues poussives sur l’homosexualité, des clins d’œil populaires et un peu beauf… le tout baignant dans une atmosphère innocente et légère enrobée d’un petit morceau de piano enfantin. On est en terrain connu, et malgré le caractère légèrement ringard il faut reconnaître que c’est efficace ! Après cette quarte heure de comédie mainstream à l’hongkongaise, l’intrigue du film se lance enfin via un assassinat dans lequel Hung se retrouve mêlé. Pas besoin de justifier cette situation plus que ça, ni de trouver un prétexte alambiqué ; le personnage se retrouve tout simplement au milieu d’une rixe lorsqu’elle se déclenche en pleine rue. Première scène de combat du film, nerveuse et assez tendue du fait de sa gravité : c’est un attentat meurtrier. Hung en tentant de se défendre découvre le visage d’un des assassins, et va devenir sa prochaine cible afin d’éviter qu’il le dénonce. Mais de toute manière, il aura beau raconter sa nouvelle mésaventure, personne ne voudra le croire…

On se retrouve donc dans le schéma habituel chez Sammo, qui est de présenter un personnage simple, naïf et naturellement bon (autant que possible) sur qui le sort s’acharne. Mais ici la menace prend une autre dimension, on la sent plus angoissante et grave. On est habitué chez Hung à voir cette pauvre victime subir nombre d’injustices et être mêlée aux pires complots malgré son innocence évidente. Cette fois-ci la situation est plus palpable, plus simple dans un sens, donc plus effrayante ! Le tueur va devenir obsédé à l’idée de tuer son témoin, jusqu’à en faire une véritable psychose. Dans l’idée ça devrait créer une atmosphère terrifiante mais le jeu de Jacky Cheung est beaucoup trop grossier et expressif pour une quelconque crédibilité horrifique. Son acting se limite quand même fortement à des yeux exorbités et des grimaces dignes de son apothéose dramatique dans Une Balle dans la Tête. Tout ça tend plutôt son obstination criminelle vers le burlesque, et ça n’est pas un mal. D’autant que même si le jeu de Cheung reste à désirer (comme “presque” toujours…), son personnage n’est pas dénué d’intérêt. On ressent toute sa folie et son caractère perturbé. Il forme un très chouette duo avec l’autre assassin joué par Lam Ching-Ying, plus sage et lui aussi victime de l’imprévisibilité de son partenaire. Cela permet à des personnages pourtant malveillants et immoraux d’avoir un petit côté attachant, ça fonctionne plutôt bien. Parce que même si l’ambiance est assez stressante et que les combats sont violents lorsqu’ils y sont mêlés, le binôme est aussi une source non négligeable de gags et de légèreté. Comme cette scène très drôle chez le psy avec un quiproquo digne d’un théâtre de boulevard. C’est un dosage étonnamment bien maîtrisé entre sentiment de menace anxiogène et détachement cocasse. Cette ambivalence est clairement une des réussites principales du film.

Car l’identité relativement horrifique du long métrage reste clairement assumée malgré tout. Sammo Hung s’était bien fait les dents en réalisant et en participant à des ghost kung fu comedy dans les années 80, et on ressent que cela fait toujours partie de son style. Ces films adoptaient un ton également assez loufoque et grotesque (en partie par superstition d’ailleurs, il fallait montrer patte blanche) mais utilisaient des codes et un style pourtant clairement du domaine de l’épouvante. Offrant à chaque fois cette dualité si particulière entre peur et rire. On retrouvait cette ambivalence dans Pantyhose Hero, son précédent film. Une sorte de slasher tout aussi bizarre (et réussi) où un duo de policiers vont devoir se faire passer pour des homosexuels afin de trouver le meurtrier. Même si on s’éloigne naturellement de la ghost kung fu comedy car il n’est plus notion de fantastique, on ressent malgré tout indiscutablement les réminiscences de ce cinéma. Comme dit, dans ce Slickers vs Killers, le personnage principal est traqué tout du long, par un tueur inquiétant et obsédé dont le caractère illuminé effraie presque. Les différents masques, expressions du visage, rires possédés etc … appartiennent clairement au champ lexical du cinéma horrifique moderne. Hung est souvent réduit à fuir et se cacher, offrant des moments de tension et de crispation. Les combats aussi semblent avoir une dimension plus brutale et glaçante. Bien qu’ils semblent moins nombreux que d’habitude, ils restent très énergiques et intenses. Le personnage de Hung hurle, se débat, tente de survivre comme il le peut. Le ridicule de la situation se mêle toujours à un stress bien présent. Car Hung en tant que héros malchanceux typique, se retrouvera forcément bien souvent dans les pattes de ses deux bourreaux par d’absurdes concours de circonstances. C’est drôle et grinçant, on frissonne et on rit : pari réussi. Ces deux facettes se mélangent très bien mais j’imagine que pour certaines personnes le côté anxiogène ne permettra pas de laisser place au rire. Et que pour d’autres la dimension comique et ironique les empêchera de s’investir dans la tension horrifique du film.

Dans ce statut d’œuvre aussi hétérogène qu’homogène parfaitement représentative des paradoxes de son réalisateur, Slickers vs Killers en a aussi les tares. Pour commencer un rythme pas toujours très agréable à suivre. C’est habituel chez Sammo, on passe d’un moment de tension épileptique et étouffant à un moment de comédie qui s’éternise jusqu’à un certain écœurement. Même si ce film est loin d’être son pire à ce niveau, il faut malgré tout le souligner. Idem au niveau du traitement des femmes, où ça souffle encore le chaud et le froid… La période Girls with Guns a existé, donc on ne craint plus de faire des personnages féminins forts, qui savent se battre et s’imposer. Et même si c’est très présent dans ce Slickers vs Killers, notamment via le personnage de la femme de Hung, on n’échappe pas pour autant à quelques archétypes pénibles… Les femmes sont des êtres affirmés et émancipés, oui, mais cela ne les empêche pas d’être puériles et hystériques. Tous les personnages du film le sont plus ou moins, comédie cantonaise oblige, mais dans le cas des femmes, le tout se dilue plus difficilement. La femme de Hung est très professionnelle, juste et droite, mais son caractère possessif la rend immature alors qu’elle-même semble assez volage. Problème similaire chez la psy qui se retrouve impliquée dans cette histoire et qui va finir par s’amuser à créer la zizanie dans le couple simplement pour se divertir, alors qu’elle semblait bien plus appliquée et sérieuse. Toutes ces lubies étranges se retrouvent et explosent durant ce long passage de fin de film qui casse le rythme du récit et qui est semblable à une téléréalité agaçante. Le scénario fait que Hung ainsi que sa psychiatre doivent vivre dans le même bâtiment avec les policiers chargés de les protéger des tueurs. Policiers qui sont bien évidemment la femme de Hung et son partenaire visiblement amoureux d’elle. Et plutôt que se consacrer à la tension dramatique et au suspense de la situation, où le danger peut survenir à tout moment… le film décide plutôt de se focaliser sur ce ridicule carré amoureux pendant de longues minutes.

Et même si le spectateur a volontiers accepté de croire à cette farce barrée et doucement macabre jusque-là, ce passage détruit toute la crédibilité et les tensions jusqu’alors établis. Toute cette histoire, toutes ces péripéties grand-guignolesques pour nous amener à ce que tous les personnages féminins importants du récit se retrouvent en nuisette à courtiser le personnage principal par vanité, c’est simplement ridicule. Et plutôt gênant de surcroît. Sans être mauvaise langue, on a presque l’impression de tomber tout d’un coup sur un porno timide, gêné à l’idée de s’assumer, c’est assez déplaisant. Le film nous suggère tout du long une probable liaison adultère entre la policière et son partenaire, également d’un rapprochement entre Hung et sa psy, et ce simplement pour aboutir à ce moment consternant où chaque individu jaloux dans ce quatuor va tenter de surprendre les infidélités de chacun. C’est lourd, et franchement inintéressant. Ça tire en longueur et ça met sur pause un scénario pourtant réussi et prenant. Et c’est clairement dommage que l’aboutissement du développement des personnages féminins soit ce crêpage de chignons infantile et stérile. Elles valaient mieux que ça. De même pour le partenaire de la policière, joué par Collin Chou, qui a une conclusion assez lunaire. Bien qu’on devine tout au long de l’œuvre qu’il a une dent contre Hung et qu’il se sent en compétition avec lui, son aboutissement en tant que personnage est un peu déconcertant. Non pas que l’idée était mauvaise, mais elle apparaît bien trop précipitamment, et manque cruellement de développement malgré de petits indices (pourtant bien trop softs) disséminés ci et là. Tous ces éléments rendent le final assez perturbant. Bien qu’on aboutisse enfin à cette catharsis ardemment désirée qui fait du bien après ce moment de télé-novela lourdingue (via une violence libératrice et déroulante) … Subsiste malgré tout un certain sentiment de confusion.

Mais selon moi, le passage le plus incompréhensible reste ce moment en début de film où il est question d’un quiproquo insoutenable et parfaitement anxiogène, sans que cela ne soit un choix artistique volontaire ! A un instant du film, en échappant aux assassins, Hung met KO sa collègue et concurrente (ce sont des choses qui arrivent en entreprise). Il la cache sur le toit pour être à l’abri en attendant qu’elle se réveille. Celle-ci finit par rouvrir les yeux et par un sentiment de désorientation et une animosité évidente envers Hung, se persuade qu’il l’a violée. Ouille. Le viol n’est pas vraiment une source si efficace de plaisanterie, donc le quiproquo a un goût amer et carrément acide. Mais c’est du cinéma beauf cantonais de l’époque, donc on laisse couler en sachant que la volonté était simplement de créer une énième situation risible de malentendu. Sauf que non, le film a l’idée incroyablement indélicate d’accentuer cette séquence, en allant jusqu’à faire en sorte que la collègue aille porter plainte au commissariat et que tout le monde débatte de la véracité de l’accusation. Donc d’un coup l’intrigue principale décide de s’arrêter pour nous faire le procès de Hung en tant que potentiel violeur, et c’est insoutenable. Pourquoi faire ? Encore une fois le but était sans doute de rire de sa malchance mais on franchit tout de même un cap très douteux ! Le personnage ne se justifie même pas vraiment, comme s’il avait été accusé d’une banalité et que s’en défendre serait une perte de temps et d’énergie. Et celle qui s’imagine avoir été violée est tristement réduite à une mégère malveillante qui veut seulement le dénigrer et réaffirmer son statut de femme forte après cette simple humiliation. Le spectateur connaît la réalité de la situation, et il sait que Hung est innocent mais que la femme en question pense réellement avoir subi cet acte. Et personne ne réagit correctement dans le film, la parole de la victime est remise en cause, minimisée, caricaturée… On la réduit à un physique, pas assez belle pour être crédible en victime de viol, trop agitée pour qu’on ait envie de la croire. Mais quelle horreur ! Et cerise sur le gâteau, ce personnage féminin finira à l’hôpital… Et cherchera avec l’aval de sa mère, à séduire l’homme qu’elle pense encore être son violeur parce que diminuée et au physique désormais accidenté personne d’autre ne voudra plus jamais d’elle. C’est une catastrophe. J’essaye à chaque fois de remettre les œuvres dans leur contexte, en acceptant leurs maladresses comme étant les résultantes d’une génération passée encore trop aveugle à bon nombre de problèmes. Mais là c’était trop pour moi, c’est de la culture du viol dans tout ce qu’elle a de plus nocif et révoltant. Heureusement tout ce passage est très secondaire à l’intrigue du film, mais il reste atrocement long et détestable. Aussi futile pense-t-il être.

Heureusement au niveau de la réalisation (même durant ses mauvais passages) c’est de qualité. Sammo Hung était déjà un vétéran, et cette période hybride et expérimentale lui a permis de s’amuser. On retrouve comme dit plus haut, plusieurs récurrences. Que ce soit ses thématiques (jusqu’à un relatif écœurement à ce stade de sa filmographie). Quelques acteurs fétiches (Joyce Godenzi par exemple, future épouse d’ailleurs). Un mélange de ses styles et de ses tons, devenant une sorte de pot-pourri de son cinéma, anarchique et fun, comme un hommage inconscient à ses heures de gloire. Même la blague insoutenable sur le viol semble faire écho à une scène similaire, mais légèrement moins révoltante, dans Spooky Spooky. Sammo n’a plus rien à prouver à personne en termes d’action et de chorégraphie martiale, et cette liberté se ressent à chaque scène. Comment faire rire le spectateur, tout en sachant accentuer la tension stridente de la menace, et se renouveler un minimum au bout de plus de 10 ans de carrière ? Sammo répond à ces questions dans ce Slickers vs Killers, peut-être même sans le faire exprès. Il ne souhaite évidemment rien révolutionner, et encore moins son cinéma. Sa transition plus sérieuse et profonde se fera avec le médiocre Moon Warrior un an plus tard, mais surtout avec le merveilleux Blade of Fury l’année qui suit. Des œuvres qui correspondent bien plus aux standards de leur époque. Slickers vs Killers quant à lui reste une œuvre ringarde, qui s’imagine n’avoir plus rien à prouver à quiconque. Et il s’agit pour lui autant d’une qualité que d’un défaut…

Les combats sont impeccables, prenants, foisonnants. En 1991, il fallait tout de même une impression de modernité, et celui-ci se ressent dans l’utilisation de traveling, d’une caméra mouvante, tremblante, pour insister sur la violence et la peur. Non pas que cela soit des nouveautés dans le cinéma de Hung, mais on le sent clairement plus à l’aise avec la caméra. Celle-ci sait mieux où se positionner, comment gérer ses plans. C’est surtout dans les scènes d’action où on sent une certaine variété de cadrages et de placements. Le réalisateur a de la bouteille, il sait comment rendre l’action percutante, personne ne peut le nier. Mais plutôt que de se reposer totalement sur ses acquis, autant innover légèrement avec la tambouille : la caméra est plus volatile, elle s’amuse avec les plongées, les mouvements bruts… Le montage suit cette logique et s’avère nerveux, vif, mais heureusement assez loin du désordre du début 80, où l’action était rendue assez confuse avec un montage qui se voulait punchy mais s’avérait souvent trop saccadé et donc quelque peu illisible. Ici tout semble plus propre et mieux maîtrisé, c’est l’expérience ! Mais on notera tout de même quelques irréductibles ralentis encore trop présents, qui cassent un peu la fluidité des combats… Idem pour l’humour qui, même s’il tente le mo lei tau sporadiquement, reste fortement ancré dans la décennie antérieure. Mais pour peu qu’on soit amateur de ce style de comédie, on se régale toujours. Même si ici ça flirte légèrement avec la limite.

| LES PLUS | LES MOINS |
| ♥ Souvent drôle et prenant ♥ Le mélange des genres qui fonctionne ♥ Le duo d’assassins ♥ Les combats |
⊗ Rythme qui s’effondre à des moments précis ⊗ Le passage du « viol » ⊗ Le moment téléréalité |
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| Slickers vs Killers est sans doute la dernière grosse folie de Sammo Hung, lui conférant ce statut d’œuvre culte et bizarre. Aussi bien slasher décérébré que vaudeville crétin, c’est un film qui marque. Sorte de défouloir régressif parfois très bien pensé, parfois mal fichu et lourdingue… Il reste un divertissement honnête où Hung et ses comparses s’amusent follement, et c’est très communicatif ! | |

Titre : Slickers vs Killers / 黐線枕邊人
Année : 1991
Durée : 1h35
Origine : Hong Kong
Genre : Thriller comique barré
Réalisateur : Sammo Hung
Scénario : Szeto Cheuk-Hon, Barry Wong
Acteurs : Sammo Hung, Carol Cheng, Lam Ching-Ying, Collin Chou, Jacky Cheung, Joyce Godenzi, Yu Li, Richard Ng, Tommy Wong, Teddy Yip, Billy Ching, Billy Lau





















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