[Film] Hatchet III, de BJ McDonnell (2013)

Victor Crowley n’étant qu’une légende urbaine aux yeux de la police, celle-ci se rend aux marécages de Honey Island afin de vérifier les dires de Marybeth. Mais l’horreur reprend de plus belle, et Marybeth, aidée de Amanda (l’ex-femme du sheriff et journaliste locale) va tenter de mettre fin à la malédiction vaudoue qui rendrait Victor Crowley immortel…


Avis de Cherycok :
Après la sortie de Hatchet II en 2010, son réalisateur Adam Green annonce qu’il veut encore deux nouvelles suites à son boucher du bayou de Louisiane. C’est donc en toute logique que se voit rapidement annoncé Hatchet III, sauf que Adam Green décide de laisser la réalisation à BJ McDonnell, cameraman sur les deux premiers et dont ce sera l’unique film, afin de se concentrer sur l’écriture du scénario et la production. Le film déboule en VOD 2013, puis a droit à sa sortie DVD/BR, et reçoit un avis mitigé sur les sites spécialisés qui, malgré un côté divertissant, lui reprochent de n’être au final qu’un clone du deuxième opus qui était déjà un clone du premier volet. Et c’est vrai que Hatchet III reprend la même recette : ce bon vieux marais bien glauque, un Victor Crowley toujours aussi taquin, et une tripotée de personnages dont on devine forcément l’issue. Sauf que le film se fait bien mieux rythmé que ses prédécesseurs, et surtout encore plus gore !

Tout comme Hatchet II commençait pile poil là ou Hatchet s’était terminé, Hatchet III est la suite directe de Hatchet II. On retrouve la scène de fin où elle lui explosait le ciboulot avec une grosse bastos dans la face. Sauf que, ah ah, surprise, comme on ne s’y attendait vraiment pas du tout du tout, il n’était pas vraiment mort le bougre ! Et donc deuxième baston et direct à 3min20, scène ultra gore, histoire de bien nous mettre dans l’ambiance d’entrée de jeu. Notre Marybeth, toujours interprétée par Danielle Harris, va se rendre au commissariat le plus proche avec le scalp de Victor. Sauf que ah ah, il faut trouver un subterfuge pour renvoyer du monde se faire trucider, et ça sera donc la Police qui va retourner sur les lieux pour constater l’hécatombe des deux films précédents. Sauf que Victor Crowley est maudit et condamné à revenir toutes les nuits sur les lieux de sa mort, et que donc en gros il ne peut pas mourir et que donc notre très chère flicaille va elle aussi avoir droit à finir au rayon boucherie charcuterie. Ah ah ah, mais quelle originalité ! Et est-ce que tout ceci s’arrêtera un jour ? Parce que sinon, la Louisiane risque d’être dépeuplée très rapidement. Et bien oui, le film nous donne enfin une vraie explication, abracadabrantesque certes, mais cette malédiction prendra fin, tout du moins selon les spécialistes vaudous du coin (hum) une fois que Victor aura retrouvé son père. Oui, bon, le bougre est mort, mais y’a un gars, ben il a les cendres dans une urne, et ça devrait suffire. Oui, les personnages partent à la rencontre de Victor le boucher sur des suppositions… Mais après tout, pourquoi pas, les réactions cons sont le fondement même de ce genre de péloches, et vu que la trilogie Hatchet revient en quelques sortes aux slashers des années 80, avec des meurtres toujours plus violents et gores là où les autres de notre époque sont bien plus sages, nous acceptons ce point de départ aussi fumeux que prometteur de viscères à l’air.

Alors soyons clair, ce 3ème opus n’apporte pas grand-chose au genre, pas plus d’ailleurs que les deux épisodes précédents. Mais il a le mérite d’être efficace, sans concession, et bien rentre dedans. Sa mise en scène est d’ailleurs bien plus soignée, avec un visuel plus travaillé à grand renfort de filtres colorés et de petites esbroufes bien senties. Il se veut malheureusement un peu plus sérieux, moins second degré et c’est regrettable car c’est ce qui faisait la force de la saga. Mais ce petit couac est compensé par un meilleur rythme car Hatchet III n’attend pas la 50ème minute pour nous balancer un festival de gore. Et c’est une des marques de fabrique de la trilogie, on a encore des effets spéciaux et des maquillages à l’ancienne ! Parce que oui, certains ont bien compris que le sang numérique rajouté en post-prod, c’est visuellement dégueulasse.
Et Victor Crowley est plus énervé que jamais ! Utilisation de bûches enflammées comme de couteaux de lancer, éclatement de tête au défibrillateur, vidage de tripaille, arrachage de bras à main nue, arrachage de tête depuis l’intérieur du corps en tirant sur la colonne,… Des corps entiers se font désolidariser de leurs membres à la force des mains du boogeyman. Hatchet et Hatchet II passent pour des enfants de cœur en termes de gore qui tâche, et personne ne semble dérangé de se recevoir des hectolitres de faux sang sur la figure, pas même Zach Galligan (Gremlins 1 et 2), plutôt sérieux d’habitude. A noter que Parry Shen revient dans ici un autre rôle (vu qu’il décède dans le 2 et dans le 1), et que après Robert Englund dans le 1, Tony Todd dans le 2, c’est Sid Haig (House of 1000 Corpses, Devil’s Reject) qui vient montrer sa caboche de vieux briscard. Adam Green est fan de cinéma de genre, et c’est sa façon à lui de le montrer.

LES PLUSLES MOINS
♥ Du sang, du sang, du sang !
♥ Le boogeyman, plein de poésie
⊗ Clone des deux premiers films
Hatchet III ne brille ni par son scénario, ni par son originalité. Il reste néanmoins un petit film d’horreur efficace, bourrin, et ultra gore. Avis aux amateurs donc.



Titre : Hatchet III / Butcher III
Année : 2013
Durée : 1h21
Origine : U.S.A
Genre : Tripaille et sanquette
Réalisateur : BJ McDonnell
Scénario : Adam Green

Acteurs : Danielle Harris, Kane Hodder, Zach Galligan, Caroline Williams, Parry Shen, Robert Diago DoQui, Derek Mears, Cody Blue Snider, Sid Haig

 Butcher III (2013) on IMDb





















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Rick
Administrateur
8 octobre 2016 16:26

Je l’avais également préféré au second opus lors de sa sortie. Bon depuis par contre, je l’ai totalement zappé…

nicolas
nicolas
12 octobre 2016 6:46

J’avais vu le premier dans un festival indé il y’a longtemps, celui ci à l’air d’être plus nerveux effectivement