[Film] Critters, de Stephen Herek (1986)

De petites créatures voraces s’échappent d’une planète extra-terrestre qui envoie deux chasseurs de primes à leur poursuite. Les critters débarquent sur Terre et leur appétit vorace va chambouler la vie de la famille Brown et de toute leur communauté…


Avis de Rick :
Quelques années plus tôt, Gremlins, le succès de Joe Dante, débarquait sur les écrans. Ce qui donna l’occasion à d’autres producteurs d’exploiter le filon en faisant des clones, de plus ou moins bonnes qualités. Il y a eu les pitoyables Ghoulies (4 opus tout de même, dont un premier déjà catastrophique), et à côté de ça, les Critters, sans doute ceux qui s’en sortent le mieux, sans être des chefs d’œuvres, juste des petites séries B sans prétentions, et c’est ce qui compte, même si la qualité variera au fil des épisodes. Critters, premier du nom, sort sur les écrans en 1986. Ses ressemblances avec le fameux Gremlins de Joe Dante sont assez voyantes, sans jamais atteindre son niveau, et sans que cela ne gêne véritablement. Le film va donc tenter de mélanger frissons et humour. Seulement, le film ne fera jamais vraiment peur, et ne décrochera aucune mâchoire de rire. Il se contentera de suivre son petit bonhomme de chemin, en restant dans le politiquement correct et sans chercher à aller trop loin, et surtout, finalement, sans montrer trop les fameux Critters, préférant les tapir dans l’ombre. Il faut dire que le budget alloué au réalisateur par la New Line Cinema n’est pas énorme, seulement 2 millions, et que jouer sur la suggestion fonctionne donc mieux.

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Ayant découvert le film il y a fort longtemps en VHS, il est du coup fort utile de préciser que la sortie il y a déjà de nombreuses années du coffret intégrale en DVD change la vie (pour le Blu-Ray, on peut toujours attendre), tant le film joue sur l’obscurité. Oui, à l’époque, on ne voyait vraiment pas grand-chose, et il était parfois dur de distinguer les petites bestioles poilues. Les rares scènes sanglantes sont donc dans l’obscurité la plupart du temps, et les monstres ouvertement montrés tardivement. Oui, l’amateur de films sanglants n’aura pas grand-chose à se mettre sous la dent. Les monstres, comme dans le dernier opus de la saga, seront finalement très peu montrés, et le film se déroulera principalement dans un seul et unique endroit : la maison des Brown. Après le prologue aux effets un peu datés, le film nous présente la famille, et surtout, le personnage de Charlie, qui sera le seul à traverser l’ensemble de la saga. D’abord garçon un peu paumé et maladroit dans cet épisode, il gardera ces caractéristiques au fil des épisodes, tout en prenant de l’ampleur, et devenant chasseur de Critters. Et en parallèle, deux chasseurs de primes extra terrestres vont être envoyés sur Terre afin d’éradiquer la menace des Critters. Deux chasseurs assez stupides, sans visage, et ayant la capacité de dupliquer l’apparence de ceux qu’ils veulent. Le thème sera finalement moyennement exploité, par manque d’argent, d’ambitions, et peut-être de talent, mais les personnages se révèlent amusants, et surtout, destructeurs. Armés de fusils, sans doute armés de cartouches explosives, ils partiront à la recherche des bestioles et vont tenter de sauver la famille Brown.

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Certes oui, Critters ne propose rien de véritablement novateur, ne surprendra jamais vraiment, le métrage prenant surtout l’apparence d’un fourre tout surfant sur le succès de Gremlins en 1984, et le métrage ne s’autorisera surtout que peu de dérapages. En réalisateur, autant par ses monstres que par son ambiance et ses personnages, Critters joue la carte de la petite série B rigolote sans prétention, juste pour divertir, un pur produit d’exploitation de son époque, plutôt qu’un film original qui va faire peur à son public. Critters n’est pas prise de tête, ne fait pas toujours dans la subtilité pour cacher ses emprunts ou hommages, comme dans la scène où les Critters saccagent la maison des Brown, et dont l’une des créatures va tout simplement se retrouver face à une peluche de… E.T. et la dévorer. Une scène qui sera reprise d’ailleurs dans les opus 2 et 3 de la saga, avec plus d’humour. Mais dans le fond, dommage que Critters n’aille jamais au bout de ses idées, il y avait bien plus à exploiter pour en faire une solide série B bien rigolote, mais au final, il n’en restera qu’une petite série B, parfois maladroite et fragile, sympathique, mais sans plus.

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LES PLUSLES MOINS
♥ Des monstres sympathiques
♥ Quelques scènes drôles
♥ Une série B divertissante
⊗ Un peu lent
⊗ Pas toujours aussi drôle que ça voudrait l’être
⊗ Au final peu original
Sympathique, mais souffrant de maladresses et de sa comparaison avec Gremlins, sans arriver à être aussi fun, ni à faire peur.

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critters 1 pochetteTitre : Critters
Année : 1986
Durée : 1h22
Origine : U.S.A
Genre : Ersatz de Gremlins
Réalisateur : Stephen Herek
Scénario : Stephen Herek, Domonic Muir et Don Keith Opper

Acteurs : Dee Wallace, M. Emmet Walsh, Billy Green Bush, Don Keith Opper et Scott Grimes

 Critters (1986) on IMDb


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Rick

Grand fan de cinéma depuis son plus jeune âge et également réalisateur à ses heures perdues, Rick aime particulièrement le cinéma qui ose des choses, sort des sentiers battus, et se refuse la facilité. Gros fan de Lynch, Carpenter, Cronenberg, Refn et tant d'autres. Est toujours hanté par la fin de Twin Peaks The Return.

4 Comments

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  1. J’avoue ne plus trop avoir de souvenirs du premeir et du deuxième. Seul le 3 me remonte quelques flashs comme ça. PAs une série de films qui m’aura marqué mais je me souviens que j’avais trouvé ca rigolo à l’époque. Les petites boules de poils me faisaient triper

  2. peu de souvenir aussi , comme dit dans l’article , en vhs c’etait pas la fête coté clarté (souvent que les yeux rouges des critters ressortaient )mais je me souviens quand même d’un film sympa avec le garçon qui jouait dans madame est servi ^^

  3. Chery, comme quoi, seul DiCaprio t’as marqué en fait, donc le 3 :p Pas étonnant que ça ne t’as pas marqué en tout cas, ce n’est au final qu’un ersatz de Gremlins, mais à ce niveau, Critters se fait bien plus divertissant et plaisant qu’un Ghoulies.

    C’est tout à fait ça Scott, d’ailleurs je me souviens que limite je redécouvrais le film lorsque Metropolitan a commercialisé le coffret dvd intégral ^^

  4. a l’ocaz je reverrais au moins les deux premiers avec plaisir 🙂 revoir ca avec des yeux d’adulte et pas ceux d’un ado de douze ans ^^

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