[Dossier] Survival Horror Partie 1

C’est le jour de Noël, et quoi de mieux que cette période de l’année pour se plonger dans… un bon jeu d’horreur !

Les survival horror… On peut le dire à présent… C’était bien souvent mieux avant. Mais le survival horror, à la base, qu’est ce que c’est? Un jeu dans lequel on se retrouve dans un univers hostile (parfois bien glauque) en incarnant un personnage qui va devoir survivre. Parfois, un personnage comme vous et moi, simple, peu habitué à ce genre de situations, et parfois, un gros baraqué préparé à tout avec sa mitrailleuse. Parfois, on évolue dans un scénario travaillé et psychologique, et parfois, dans un bon gros scénario de séries Z. Mais le genre aura subit bien des changements, entre ses débuts, son heure de gloire, puis sa transformation vers ce que j’appellerais personnellement le survival action. Retour sur chaque période, chaque jeu phare, indépendant ou non, vieux comme récent.

001 PARTIE 1

Alone in the Dark (1992) :

Alone in the Dark sur PC est un survival-horror qui vous propose d’évoluer dans le mystérieux manoir de Derceto, peuplé de créatures démoniaques. Vous incarnez au choix le détective Edward Carnby ou Emily Hartwood, nièce du propriétaire, pour percer les mystères de cette inquiétante demeure.

01 - Alone in the Dark 02

Et oui, Resident Evil n’aura pas été le premier Survival Horror. Petit projet indépendant chez Infogrames, le jeu prend la forme d’un jeu d’aventure où l’on doit explorer un manoir pour en trouver la sortie. L’aventure n’est pas de tout repos puisque celui-ci est envahit par divers monstres, zombies et créatures géantes. Cependant, les combats sont souvent mis de côté, il y a toujours un moyen de contourner les ennemis ou de les éliminer de manière intelligente. Le succès fut au rendez-vous, et le président d’Infogrammes demanda immédiatement une suite, avec plus d’action. L’équipe de développement préférant rester dans une optique plus survival, beaucoup ne participeront donc pas au développement du second opus, qui débarqua l’année suivante.

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01 - Alone in the Dark pochetteTitre : Alone in the Dark
Année :
1992
Studio : 
Infogrames
Editeur : 
Infogrames

Existe sur : PC – Mac Os – IOS


Alone in the Dark 2 (1993) :

Edward Carnby va tenter de sauver la petite Grace Saunders qui est enlevée par un ancien pirate du nom de One Eye Jack qui est devenu un mort vivant depuis des siècles.

02 - Alone in the Dark 2 02

Changement d’équipe pour cette suite, et cela s’en ressent. Si le surnaturel reste là, les vrais ennemis sont la plupart du temps des gangsters et des pirates. Le jeu conserve toutefois les bases de son ainé, avec les angles de caméras précalculés et les personnages en 3D évoluant dans les décors, ainsi qu’un mélange d’action et d’exploration, mais la sauce a beaucoup plus de mal à prendre, surtout que quelques bugs sont présents, et que la maniabilité se fait souvent capricieuse. Faux pas dés la première suite !

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02 - Alone in the Dark 2 pochetteTitre : Alone in the Dark 2
Année :
1993
Studio : 
Infogrames
Editeur : 
Infogrames

Existe sur : PC – Mac Os – Sega Saturn – Playstation


Alone in the Dark 3 (1995) :
Suite aux massacres de la maison Derceto et de Hell’s Kitchen, le détective Edward Carnby revient dans ce troisième volet. Cette fois, c’est une disparition qui entraine le héros à quitter son appartement lugubre. Celle d’Emily Hartwood (nièce du pendu du premier opus). Elle avait commencé une carrière à Hollywood dans le but de réaliser un western dans une ville fantôme (nommée Slaughter Gultch) située sur la faille de San Andreas. Il y a bien longtemps, la ville a été fondée par Jebediah Stone (bandit et assassin) et dirigée par sa propre armée de mercenaires. C’est en l’espace d’une nuit que Stone et ses hommes ont disparu et que la ville fut abandonnée. Malheureusement, l’équipe de tournage d’Emily dérange les esprits des disparus, qui reviennent dans le monde des vivants pour accomplir une terrible vengeance.

03 - Alone in the Dark 3 01

Dernier opus de la trilogie originale avant un retour discret en 2001 avec The New Nightmare, ce troisième opus réussit à faire mieux que le précédent (pas dur) tout en montrant des signes d’essoufflements. En effet, le graphisme commence à dater, tout comme son gameplay, toutefois amélioré comparé au précédent. Ici, il est donc bien plus simple de tirer, et surtout, de toucher sa cible. L’intrigue reste cependant intéressante et l’ambiance bonne, mais il était temps d’un peu de nouveau, qui arriva l’année suivante avec une autre saga.

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03 - Alone in the Dark 3 pochetteTitre : Alone in the Dark 3
Année :
1995
Studio : 
Infogrames
Editeur : 
Infogrames

Existe sur : PC – Mac

 


PARTIE 2

Resident Evil (1996) :
D’étranges événements se sont produits dans les montagnes entourant la petite ville de Raccoon City. De nombreuses personnes ont en effet été portées disparues, et le corps déchiqueté d’une jeune randonneuse a été retrouvé au bord d’une rivière. Les forces de police pensent alors avoir affaire à une meute de chiens sauvages ou à de plus gros prédateurs, comme des ours ou des pumas. Mais les meurtres continuent et on pense de plus en plus à une sorte de secte, qui se serait certainement installée dans l’immense forêt entourant Raccoon City. La ville décide de réagir et la police envoie alors les membres de l’équipe bravo des STARS (Special Tactics And Rescue Service), une unité d’élite spécialisée dans les interventions périlleuses et musclées, pour lever le mystère sur ces « meurtres ». Mais l’équipe Bravo a disparu au-dessus de la forêt et toutes les communications ont été soudainement coupées. Albert Wesker, alors capitaine des STARS de Raccoon City, décide d’intervenir lui-même et de partir avec l’équipe Alpha, afin de retrouver la trace de l’équipe Bravo et de mener l’enquête. À peine arrivés sur les lieux du crash de l’hélicoptère de l’équipe Bravo, les problèmes surviennent: Joseph Frost est dévoré vivant par des Cerbères, le pilote de leur hélicoptère s’enfuit avec l’appareil par crainte de se faire attaquer et le reste de l’équipe se sauve pour éviter de finir en charpie. Ils courent se réfugier dans un mystérieux manoir situé non loin de là…

04 - Resident evil 01

Resident Evil, alias Bio Hazard, est LE jeu qui popularisa le genre, le gros succès critique et public venant de chez Capcom, conçu et dirigé par Mikami Shinji. Et pourtant, quand on y regarde de plus près, Resident Evil, ce n’est qu’un petit scénario de séries Z. Un manoir, une base scientifique, une expérience qui tourne mal, des zombies, et une équipe de gros bras dont le héros commence l’aventure équipé d’un… couteau ! Le tout après une cinématique avec des images réelles, des acteurs qui ne savent pas jouer, des blonds décolorés, et un générique bien ridicule. Et pourtant, attention, Resident Evil est, à mes yeux et aux yeux de beaucoup, totalement culte ! Entre ses musiques, ses boss, son ambiance, ses décors en 2D qui tiennent toujours la route et ces personnages (en 3D très cubique, début de la 3D Playstation oblige), et la mythologie qui sera encore plus développée par la suite, il faut dire qu’il y avait de quoi passer des heures à cauchemarder.

04 - Resident evil 02

De nombreux moments restent gravés dans les mémoires, comme par exemple les chiens traversant la fenêtre juste après notre passage, l’apparition du serpent, et bien entendu, la première descente dans le labo (élément qui sera dans tous les autres jeux de la trop longue saga). Toutes les qualités et défauts de la saga sont déjà là, comme des personnages bien rigides et pas toujours simples à déplacer, le système de coffre pour pouvoir y entreposer des objets, des énigmes à deux francs six sous (donc pas cher en euros maintenant), les machine à écrire pour sauvegarder, un compte à rebours final, le fait que l’on ne puisse pas tirer en se déplaçant et j’en passe. À noter qu’une version Director’s Cut vit le jour en 1997, pour de nouveaux angles de caméra, des objets à des endroits différents et une difficulté un poil plus haute. Culte de chez culte !

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04 - Resident Evil pochetteTitre : Resident Evil / Bio Hazard
Année : 1996

Studio : Capcom
Editeur : 
Capcom

Existe sur : Playstation – Saturn – PC


PARTIE 3

Clock Tower (1996) :
L’histoire se déroule en Norvège, en 1995. Quatre orphelines, Jennifer, Lotte, Anne et Laura, sont adoptées par Mrs. Mary Barrows, qui vit dans son manoir coupé du monde (surnommé Clock Tower à cause de son imposant clocher) avec son mari. Après avoir conduit les filles dans le hall principal, Mrs. Barrows part chercher son mari. Mais au bout de quelques minutes, inquiète de ne voir personne revenir, Jennifer se lance à sa recherche. Après avoir quitté le hall, elle entend un cri et, en revenant sur ses pas, trouve la salle vide et est maintenant poursuivie par un nain défiguré portant une paire de ciseaux démesurément grande, le scissorman. L’objectif de Jennifer sera maintenant de fuir le manoir, si possible avec ses amies.

05 - Clock Tower 02

Il n’y avait pas que Resident Evil qui sortait en 1995. Dans le genre Survival Horror, il y avait aussi Clock Tower. Développé par Human Entertainment, le jeu se différencie totalement de son rival par plusieurs aspects, le premier étant qu’on ne dirige pas totalement son personnage, mais qu’il s’agît donc d’un point and click. Le curseur est à l’écran et on l’utilise pour réaliser une action, observer un objet ou résoudre des énigmes. Autre point, notre personnage principal n’est pas un détective comme dans Alone in the Dark, ni même un membre d’une unité spéciale comme dans un Resident Evil, mais Jennifer, une jeune femme, simple et fragile. Pas d’armes ici, juste la fuite est possible.

05 - Clock Tower 01

Car, autre élément qui sera reprit par la suite par Capcom (avec Resident Evil 3 Nemesis, puis lorsqu’ils récupérèrent la saga avec Clock Tower 3, ou avec Haunting Ground), ici, un ennemi va nous poursuivre sans relâche tout le long du jeu, le Scissorman, visible sur la pochette. Il faudra donc le fuir, sans arrêt, ou se cacher en attendant le bon moment pour sortir de sa cachette et souffler un peu. Comme dans Fear Effect sorti peu 3 ans après, la barre de vie est remplacée par une barre d’anxiété, augmentant ainsi encore un peu la difficulté. Pas parfait et même aujourd’hui un peu daté, ce premier opus de la saga conserve son charme et a de bons moments dans sa poche pour plaire à l’amateur du  genre.

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05 - Clock Tower pochetteTitre : Clock Tower
Année : 1996

Studio : Human Entertainment
Editeur : 
Human Entertainment

Existe sur : Playstation – SNES – PC


Parasite Eve (1998) :
L’histoire se déroule à Manhattan, autour de l’inspectrice de police du NYPD Aya Brea, et d’une chanteuse d’opéra Melissa Pearce, qui s’est transformée en un monstre. La représentation des mitochondries au sein du jeu est plus artistique que réaliste. Les mitochondries mutantes présentes dans le corps de Pearce, qui ont atteint un niveau de développement suffisant pour modifier ses cellules, ce qui entraîne chez elle une perte totale du contrôle de son corps et de son esprit. Elle mute alors et possède des attributs non-humains, comme la possibilité de voler. Elle n’est dès cet instant plus Pearce mais Eve (en référence à la mitochondrie Eve). Les mitochondries mutantes s’échappent de son corps afin de contaminer des centaines d’autres êtres, humains et animaux, qui sèment alors la terreur.

08 - Parasite Eve 04

Inédit en France pour une raison inconnue, alors que sa suite (et le troisième opus sur PSP) eux sont présents, Parasite Eve débarque en 1998. Développé par Squaresoft, que l’on connait tous bien plus pour la saga Final Fantasy. Et finalement, pour son incursion dans le survival horror, la compagnie ne change pas radicalement son concept, puisque Parasite Eve est un habile et judicieux mélange entre un RPG classique et le genre qui nous intéresse aujourd’hui. On joue Aya Brea, policière, qui va devoir affronter pas mal de créatures mutantes dans les rues (et égouts, et pas mal d’endroits) de New York, la veille de Noël. Les combats s’effectuent dans des zones restreintes, et nous font gagner des XP, permettant d’augmenter nos capacités. Les combats apparaissent, comme dans un Final Fantasy, assez aléatoirement. L’ensemble fonctionne très bien, surtout que le jeu se fait passionnant et de toute beauté.

08 - Parasite Eve 02

Squaresoft nous offre en effet comme souvent tout son savoir faire en matière de jeu vidéo, et les cinématiques sont bluffantes et sublimes. La score musical donne de l’ampleur à l’aventure, et le magnifique thème restera dans les mémoires. On pourra bien reprocher au jeu, tenant sur 2 CD, de se finir un peu trop rapidement si on le compare aux autres RPG de l’époque de Squaresoft, mais pour un survival, c’est du tout bon, et cela n’enlève rien au statut épique du jeu. Chose assez intéressante pour le souligner, le jeu adapte très librement un roman du même nom, qui sera lui même adapté au cinéma la même année, pour une adaptation cette fois-ci bien plus fidèle (et donc, scientifique et intimiste). Excellent, mixant à merveille l’horreur et le RPG.

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08 - Parasite Eve pochetteTitre : Parasite Eve
Année : 1998

Studio : Squaresoft
Editeur : 
Squaresoft

Existe sur : Playstation


Shadowman (1999) :
Vous êtes Shadow Man et avez la capacité de passer du monde des vivants au monde des morts en un claquement de doigts. Guidé par une sorcière vaudou suite à la mort de sa famille, il va devoir aller dans l’autre monde pour mettre fin au règne des cinq !

10 - Shadowman 01

Adapté d’une bande dessinée Américaine, Shadowman débarque en 1999 sur un peu toutes les machines existantes (chez Sega, Sony, Nintendo). Si le jeu prend la plupart du temps des allures de jeu d’action, son univers, glauque au possible, et ses personnages à la personnalité dérangeante et perturbée le ramène dans le genre horrifique dés les premiers instants. On joue le Shadowman, Mike, capable de passer du monde des vivants au monde des morts quand il veut. Dans les deux mondes, les ennemis seront nombreux et variés, et la carte immense, d’ailleurs fournie avec la notice pour éviter que l’on s’y perde trop (ce qui arrivera tout de même assez souvent). On évolue toujours dans des univers plus glauques, passant les niveaux pour retourner dans des lieux particuliers afin de tuer 5 tueurs en série, dont Jack l’éventreur lui-même.

10 - Shadowman 02

L’ambiance, aussi bien visuelle que sonore, est fort réussie. Les graphismes pour l’époque étaient de très bonne qualité, et l’ambiance sonore et musicale des plus réussie. Les différents affrontements étaient épiques, et certains niveaux nous offraient même quelques clins d’oeil aux films de genre (comme Le Loup Garou de Londres lorsque l’on déambule dans le métro Londonien). Très long (pas mal de niveaux, plus 120 âmes noires à récupérer, certaines très bien cachées), on pourra reprocher à Shadowman une maniabilité parfois imparfaite pour les nombreux sauts, et des tirs parfois peu précis, que des niveaux parfois un peu trop labyrinthiques, ainsi que quelques bugs de collisions. Mais dans l’ensemble, le jeu vaut le détour. Une suite vu le jour sur PS2 en 2001.

note7

10 - Shadowman pochetteTitre : Shadowman
Année : 1999

Studio : Iguana Teeside
Editeur : 
Acclaim

Existe sur : Playstation / Nintendo 64 / Dreamcast / PC


Silent Hill (1999) :
Alors que Harry Mason est en voiture avec sa fille Cheryl pour partir en vacances dans la petite ville de Silent Hill, ils sont victimes d’un accident. À son réveil, Harry remarque que Cheryl a disparue, et que la ville de Silent Hill n’est pas si accueillante que ça, et plongée dans un brouillard constant. Avec l’aide de Cybil, une policière égarée sur les lieux, il va partir à la recherche de sa fille.

11 - Silent Hill 01

Konami va venir bouleverser ce petit monde de l’horreur vidéoludique en offrant au public un jeu culte qui va radicalement changer le genre en lui même. Car s’il sera bien question d’horreur comme pour la saga Resident Evil, la façon dont Konami va aborder l’horreur sera différente, plus psychologique. Quinze ans après sa sortie, Silent Hill premier du nom parait vieillot à une époque où les jeux se rapprochent de plus en plus d’un visuel semblant réel. À sa sortie finalement, Silent Hill paraissait déjà daté et pas franchement très beau. Oui, le jeu optait pour des plans en 3D, le joueur pouvait changer certains angles de caméra tandis que d’autres étaient précalculés (comme dans Resident Evil), et ce n’était pas toujours très beau.

11 - Silent Hill 02

Parfois un peu classique dans son déroulement et surtout un peu daté visuellement et ce dés sa sortie, Silent Hill demeure un jeu culte et marquant malgré tout, ouvrant la voie à une saga culte en perte de vitesse depuis plusieurs années cependant. Souvent stressant, parfois traumatisant, l’expérience se termine assez rapidement mais reste assez dense pour passionner sur toute sa durée. Aujourd’hui, on lui préférera bien entendu les épisodes 2 et 3 sortis sur Playstation 2, plus aboutis visuellement (et même superbes) et à l’ambiance encore plus étouffante, mais voir un tel jeu débarquer sur Playstation 1 en 1999 faisait indéniablement du bien. La saga était lancé, la peur et la rouille ne nous lâcheront plus.

Pour lire la chronique complète, c’est ICI !

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11 - Silent Hill pochetteTitre : Silent Hill
Année : 1999

Studio : Konami
Editeur :
 Konami

Existe sur : Playstation


Dino Crisis (1999) :
L’histoire se déroule en 2009 sur l’île Ibis. Le Dr Edward Kirk, jeune scientifique reconnu, travaillait sur un projet basé sur une technique d’énergie pure appelée la “Tri-Energie”. Cependant, le Gouvernement, jugeant le projet non productif et finalement trop insignifiant, décida de cesser de le financer. Peu après, une dramatique explosion eu lieu au centre de recherche de Dr Kirk, qui périt en même temps que le reste de l’équipe scientifique. Mais trois années plus tard, Tom, un agent fut envoyé en espion sur l’île d’Ibis et contacta ses employeurs pour leur communiquer des informations inattendues : le Dr Kirk aurait survécu et continuerait ses recherches sur la Tri-Energie dans un centre militaire de la République de Borginie. Un corps expéditionnaire spécial, composé de quatre soldats d’élite surentraînés, est alors envoyé sur l’île d’Ibis en pleine nuit, avec pour mission d’infiltrer le centre militaire, d’intercepter le Dr Kirk et de le ramener dans son pays d’origine. Les quatre agents, Regina, Gail, Rick et Cooper sont parachutés sur les plages de l’île. Mais arrivés dans le centre, ils remarquent que quelque chose cloche : l’endroit semble désert et l’électricité est coupée.

14 - Dino Crisis 1 01

Fort du succès de sa saga Resident Evil, Capcom tente de se diversifier, mais pas trop. Ainsi débarque en 1999 Dino Crisis. Un survival sans zombies, mais avec des dinosaures, sur une île. Cela vous rappelle Jurassic Park? C’est probablement normal. Sauf que dans les faits, Dino Crisis ressemble comme deux gouttes d’eau à Resident Evil, les dinosaures au lieu des zombies. Même mécanismes, même graphismes, même ambiance, même énigmes. Visuellement, ça ressemble à s’y méprendre aux Resident Evil de cette époque (2 et 3 donc), mais des efforts de mise en scène sont de rigueur. Niveau maniabilité, pas de grands changements non plus, le système est exactement le même malgré quelques ajouts.

14 - Dino Crisis 1 02

Les énigmes, toujours présentes chez Capcom, ressemblent comme deux gouttes d’eau aux Resident Evil, et la durée de vie est sensiblement la même. Rajoutez à cela un compte à rebours final (il me semble, mes souvenirs datent d’il y a quelques années) et vous obtenez un Resident Evil avec des dinosaures. Regina malgré ses cheveux rouges à la classe, et on prend malgré tout du plaisir à évoluer dans cette histoire sans grandes surprises. Une bonne alternative de Capcom à sa saga phare au final, qui eu droit à deux suites, dont une uniquement sur X-Box.

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14 - Dino Crisis 1 pochetteTitre : Dino Crisis
Année : 1999

Studio : Capcom
Editeur :
 Capcom

Existe sur : Playstation / Dreamcast / PC


Fear Effect (2000) :
Lorsque la fille d’un puissant homme d’affaires chinois disparaît dans le dangereux protectorat hédoniste de Shan Xi dans des circonstances mystérieuses, une équipe de mercenaires, Hana, Glas et Deke, est engagée pour s’infiltrer dans la ville et tenter de la retrouver en échange d’une prime extrêmement motivante.

06 - Fear Effect 01

Eidos, alors plus connu pour sortir la saga Tomb Raider, se lance dans l’édition en 2000 du premier Fear Effect. Reprenant l’aspect de Resident Evil des angles de caméra fixes en 2D avec des personnages en 3D, le titre se fait déjà bien plus ambitieux au niveau de son histoire, puisque tout commence comme dans un polar HK mais dans le futur, avec la fille d’un homme d’affaire kidnappé, et une bande de mercenaires que l’on joue l’un après l’autre qui va se retrouver mêlée à une histoire sombre. Rien à voir avec le survival horror jusque là, sauf que passé le prenant premier niveau sur les toits de Hong Kong, voilà que l’on se retrouve dans un petit village, avec des morts vivants, des histoires surnaturelles, des monstres étranges.

06 - Fear Effect 02

Visuellement, le jeu se fait aussi ambitieux, puisque les décors en 2D sont tous constamment animés, pour un rendu assez exceptionnel bien qu’assez pixélisé aujourd’hui (enfin même pour l’époque). Les énigmes sont nombreuses et parfois bien tordues. Contrairement à Resident Evil, ici, l’inventaire s’accède en temps réelle en passant d’un objet à l’autre. Autant dire qu’il vaut mieux nettoyer une zone avant de chercher une clé pour ouvrir la porte suivante. Original, prenant, ambitieux visuellement et baignant dans une ambiance sonore discrète mais fort réussie, ce premier opus fait fort.

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06 - Fear Effect pochetteTitre : Fear Effect
Année : 2000

Studio : Kronos Digital
Editeur :
 Eidos Interactive

Existe sur : Playstation


Project Zero (2001) :
L’histoire se déroule en 1986. Le joueur contrôle une jeune japonaise nommée Miku à la recherche de son frère Mafuyu, journaliste disparu dans un vieux manoir abandonné alors qu’il faisait des recherches sur un romancier lui-aussi disparu. Armée de son seul appareil photo, Miku, piégée dans le manoir, continue à chercher son frère tout en luttant contre les spectres rodants dans la propriété. La jeune fille devra aussi percer le secret de la mystérieuse malédiction pesant sur le Manoir Himuro et concernant une jeune fille au cœur brisé vêtue d’un kimono blanc et trainant des cordes.

09 - Project Zero 01

Bien que débarquant un peu plus tardivement, Tecmo se lance lui aussi dans le survival horror en 2001 avec le premier opus de Fatal Frame (Project Zero chez nous en France). Pour se démarquer de tous ses concurrents, on incarne ici une jeune Japonaise qui n’a aucune arme, aucune compétence particulière, et qui possède uniquement pour se défendre d’un appareil photo. Les ennemis? Des fantômes, qui apparaissent un peu partout dans un manoir hanté. L’appareil photo peut être customisé, on peut récupérer différents types de pellicules, et il faut savoir bien cadrer pour infliger plus de dégats.

09 - Project Zero 03

L’ambiance est lugubre au possible, les décors et personnages sublimes, l’ambiance sonore pesante. On passe l’intégralité du jeu dans une maison hantée, à essayer de sauver sa peau. La maniabilité semble certes un peu lourde dans un premier temps et notre personnage très lent, mais on s’y fait très rapidement et on rentre dans l’ambiance du jeu sans aucun souci. Ambiance travaillée qui va par moment bien nous faire peur, même si tous les efforts ne vont pas fonctionner à merveille. On pourra lui reprocher, mais finalement, comme beaucoup de jeux de l’époque, ses nombreux allers retours d’un coin à l’autre de la demeure, gonflant ainsi un peu la durée de vie, mais pour peu que l’on y adhère, c’est un vrai petit plaisir, qui va se perfectionner au fur et à mesure des épisodes.

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09 - Project Zero pochetteTitre : Project Zero / Fatal Frame
Année : 2001

Studio : Tecmo
Editeur :
 Tecmo

Existe sur : Playstation 2 / X-Box


Forbidden Siren (2004) :
L’action se déroule dans le village fictif d’Hanuda, isolé au cœur des montagnes dans le comté de Misumi au Japon. Le 29 juillet 2003, peu avant minuit, la communauté religieuse locale se regroupe dans le clair de lune pour accomplir un rite sacrificiel. La cérémonie tourne au fiasco. À minuit, une sirène retentit dans la vallée, la terre tremble et une mer rouge sang engloutit les terres autour du village qui s’évanouit dans un espace-temps coupé du monde réel. Inexorablement attirés par le son de la sirène, les villageois s’engouffrent dans l’eau rouge pour en ressortir sous la forme de Shibitos, des morts-vivants. Ils s’affairent à une étrange construction tout en massacrant les rares humains non corrompus. Durant trois jours, dix personnes tentent de survivre au milieu de l’horreur, livrant peu à peu leur vérité.

07 - Forbidden Siren 02

Alors que le survival horror est en plein âge d’or (allant jusqu’à environ 2008), un nouveau concurrent direct débarque, qui, comme Fatal Frame (Project Zero), s’encre beaucoup plus dans la culture Japonaise que les plus grands succès tels que Resident Evil ou Silent Hill. Forbidden Siren, ou tout simplement Siren en Amérique (Sairen au Japon), tente d’innover. Sony qui s’occupe du jeu, tente d’avoir sa part du gâteau et dynamite le genre de plusieurs idées originales forts réussies, mais malheureusement contrebalancées par d’autres idées bien moins savoureuses. L’histoire, non linéaire, nous propose de suivre tour à tour divers personnages bloqués dans un village, Hanuda. On passe donc d’un personnage à l’autre constamment, d’un jour à l’autre, les retour en arrière sont nombreux mais plutôt bien trouvés. Les visages des personnages sont photoréalistes, ce qui pourra accentuer, face aux ennemis, le malaise.

07 - Forbidden Siren 01

L’un des plus grands ajouts de la saga par rapport à la concurrence sera la vision. D’une pression sur une touche puis à l’aide du stick analogique, on pourra rechercher les ennemis à proximité et voir à travers leurs yeux. Une idée originale qui redéfinit le gameplay et notre façon d’avancer dans l’aventure. Une idée géniale, qui va bien nous faire stresser. Le graphisme est sombre, l’ambiance sonore faite de nombreux sons étranges prend à la gorge, et on avance vraiment doucement. Malheureusement, face à ces idées innovantes et à son grand travail sur l’ambiance visuelle et sonore, des tares viennent gâcher la fête.

07 - Forbidden Siren 03

Dans un premier temps, le système du jeu n’est pas au point. Ouvrir une porte peut parfois être une vraie torture, tout comme monter dans une voiture et tenter de démarrer. Il faudra appuyer sur une toucher pour ouvrir un menu, puis sélectionner l’objet à utiliser, puis l’action pour pouvoir enfin monter dans le véhicule par exemple. Oui, l’interface du jeu est souvent très lourde. Ajoutons à cela une difficulté assez mal dosée, donnant à certaines missions un côté infaisable qui va en faire lâcher plus d’un (dont moi, qui n’a jamais terminé ce jeu….). Des défauts lourds qui viennent abaisser le verdict final d’une oeuvre pourtant forte et singulière.

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07 - Forbidden Siren pochetteTitre : Siren / Forbidden Siren
Année : 2004

Studio : SCE Japan Studio
Editeur :
 Sony

Existe sur : Playstation 2


PARTIE 4

Resident Evil 2 (1998) :
Leon Scott Kennedy, nouvelle recrue dans le R.P.D, est en route vers son lieu de travail pour la première fois. À son arrivée dans la ville, il voit une femme à terre apparemment morte. Il s’arrête et examine le corps lorsque soudain des morts-vivant se dirigent vers lui. Leon tente de les arrêter et se dirige alors vers un restaurant afin de leur échapper et y trouve une jeune femme, Claire Redfield, traquée par un zombie. Il la sauve mais après un accident de voiture, ils sont séparés par un énorme feu, Leon lui crie de se diriger vers le commissariat pour qu’ils s’y rejoignent.

24 - Resident Evil 2 02

Resident Evil aura été le succès surprise, et Capcom et son créateur se mettent immédiatement à travailler sur une suite. Mais de nombreux changements auront lieu, une partie de l’équipe changera, et finalement, le jeu retourna en développement (si bien qu’une version jamais sortie est connue des fans sous le nom Resident Evil 1,5). En 1998, deux ans après la sortie du premier, cette suite sort, et tente de faire plus. Deux CD, encore deux personnages, mais cette fois-ci, l’action ne se déroule plus dans un manoir, mais dans la ville entière. Du moins une partie, puisque rapidement, l’action revient dans un commissariat, avant de, fatalement, finir dans un laboratoire souterrain avec, oui, un compte à rebours. Capcom et les innovations, ce n’est pas pour tout de suite !

24 - Resident Evil 2 01

Resident Evil 2 troque donc les décors en bois du manoir par des décors en béton et en métal, comme le commissariat, donnant une atmosphère beaucoup plus froide. De nouveaux ennemis cultes font leur apparition comme les fameux Lickers, et un nouveau Tyrant, nous donnant parfois un aperçu de Nemesis dans l’opus suivant. Outre Léon qui reviendra dans Resident Evil 4 et 6, le jeu introduit le personnage de Claire qui reviendra dans Code Veronica et d’Ada Wong, fantasme de nombreux joueurs, qui reviendra également dans chaque opus où Léon sera de la partie. Malgré toutes ces innovations, ces ajouts, sa durée de vie assez longue pour l’époque, l’ambiance se fait peut-être un poil moins prenante que dans le premier opus. Reste une suite culte à un jeu culte !

note85

24 - Resident Evil 2 pochetteTitre : Resident Evil 2 / Bio Hazard 2
Année : 1998

Studio : Capcom
Editeur :
 Capcom

Existe sur : Playstation – PC – Nintendo 64 – Dreamcast – GameCube


Dino Crisis 2 (2000) :
Un an s’est écoulé depuis l’incident de la Tri-Energie… Une agence gouvernementale avait entrepris de poursuivre les recherches du Dr. Kirk portant sur la Tri-Energie et une expérience de grande envergure fut réalisée quelque part dans le Middle West. Toutefois… voulant obtenir des résultats immédiats, ils omirent de prendre les précautions nécessaires et une fois de plus un accident survint. Cette fois-ci, la base de recherche entière, une école militaire, un centre de recherches ainsi qu’une petite ville des alentours ont disparu. À leur place se trouve désormais une jungle épaisse venue d’un autre temps…

15 - Dino Crisis 2 01

En plus de remettre le couvert avec sa saga Resident Evil, Capcom offre un second opus à Dino Crisis assez rapidement. Seulement pour une fois, le changement d’orientation est total. Adieu les couloirs, l’ambiance, le stress, la fuite pour sa vie, on se retrouve devant un jeu radicalement différent. On nous offre dés le début le choix entre deux personnages, puis nous voilà dans la jungle. Les dinosaures sont nombreux, très nombreux (à l’infini même dans de nombreuses zones), les munitions sont abondantes, et heureusement, car Dino Crisis 2 n’est plus vraiment un survival horror, mais un pur jeu d’action.

15 - Dino Crisis 2 02

La preuve, les kills de dinosaures sont comptés, peuvent s’additionner, les armes sont destructrices, et l’on meurt beaucoup moins facilement. Il faut dire, avec la puissance de feu que l’on nous met dans la main, dur de laisser un simple raptor s’approcher de nous. Jeu plus facile, dit durée de vie plus faible. Dino Crisis 2 se finit assez rapidement, on meurt rarement, et les énigmes n’en portent plus que le nom tellement elles sont simples voir inexistantes. En tant sur survival horror, Dino Crisis 2 n’est assurément pas dans le haut du panier, mais le jeu, bourrin à souhait, reste très fun à jouer et s’avère être un très bon jeu d’action.

note7

15 - Dino Crisis 2 pochetteTitre : Dino Crisis 2
Année : 2000

Studio : Capcom
Editeur :
 Capcom / Virgin Interactive

Existe sur : Playstation – PC – Dreamcast


Parasite Eve 2 (2000) :
Un groupe de Créatures Néo-Mitochondriales (autrement appelées NMC) s’est emparé de la tour Akropolis, éliminant sauvagement tous ceux qui tentaient de leur barrer la route. La situation menaçant de s’aggraver plus encore, la police de Los Angeles fait appel à vos services afin d’éviter une nouvelle catastrophe. Vous incarnerez l’agent du MIST (Mitochondrion Investigation and Suppression Team – section spéciale du FBI) Aya Brea, dans une enquête qui vous mènera des bas-fonds de Los Angeles aux profondeurs du désert Mojave, dans un sinistre centre de recherche souterrain. Vous devez arrêter cette nouvelle espèce de créatures avant qu’elle n’anéantisse l’intégralité de l’humanité.

21 - Parasite Eve 2 01

Suivant en quelque sorte la voie de Dino Crisis 2, Parasite Eve 2, qui lui eu droit à une sortie en Europe (allez comprendre !) se fait plus orienté action que le premier opus. On y retrouve Aya Brea quelques temps après le premier opus. Après un prologue dans une tour de Los Angeles qui nous permet d’affronter de nouvelles créatures dans un système de combat similaire et surtout de se rassurer sur le savoir faire de Squaresoft (les cinématiques sont à tomber par terre), on se retrouve à évoluer dans un petit village paumé en plein désert. La carte semble minuscule, mais les maisons et passages secrets (souterrains) sont nombreux, et l’aventure introduit de nouveaux personnages.

21 - Parasite Eve 2 02

Malgré une ambiance un peu moins prenante et un ton plus orienté action, Parasite Eve 2 passionne, surtout qu’il se fait beau et conserve les qualités du premier opus, puis vire en seconde partie à la Resident Evil, avec son laboratoire souterrain (mais sans compte à rebours attention), et avec de nouveaux ennemis, redoutables, certains avec des armes, voir invisibles. La dernière partie du jeu se fait assez épique, et surtout, si l’on n’a pas fait évoluer certaines capacités magiques du personnage, se fait extrêmement dur, notamment le boss de fin en deux parties qui peut parfois provoquer des crises de nerfs. Si le jeu peut décevoir comparé à l’opus original, il reste néanmoins un très bon jeu.

note75

21 - Parasite Eve 2 pochetteTitre : Parasite Eve 2
Année : 2000

Studio : Squaresoft
Editeur :
 Squaresoft

Existe sur : Playstation


Resident Evil 3: Nemesis (2000) :
Deux mois se sont écoulés depuis l’incident du manoir. Jill Valentine, membre des STARS et rescapée du manoir, est restée à Raccoon City pour enquêter sur un laboratoire secret d’Umbrella. Elle tente d’échapper à la ville infestée par le virus-T, 24 heures avant les événements de Resident Evil 2. Dans son périple plutôt laborieux, elle tombe nez à nez avec Brad Vickers, un membre des STARS. Partant à sa poursuite, Jill se dirige alors vers le poste de police (celui des événements de Resident Evil 2). Devant l’entrée, elle croise Brad, grièvement blessé, qui est rattrapé par une grande créature, le Nemesis. Ce dernier est un être génétiquement modifié créé par la société biochimique Umbrella dans le but de tuer les agents spéciaux de la police de Raccoon City.

25 - Resident Evil 3 01

Capcom continue sur sa lancée et lance en 1999 (2000 en Europe) un nouvel épisode sur la première Playstation. Dernier opus sur la première console de Sony même, Resident Evil 3 annonce un changement dans la saga qui se confirmera par la suite. Forcément le plus joli opus de la saga sur PS1, le jeu se déroule en même temps que Resident Evil 2 et met un peu plus en avant le côté action. On y joue Jill Valentine, héroïne du premier épisode (dans une très belle tenue assez courte mmm mmm) qui va devoir trouver un moyen de quitter la ville avant sa destruction tout en survivant aux attaques du Nemesis, une arme créée par Umbrella afin d’éliminer les STARS, un monstre gigantesque qui va vous poursuivre tout le long du jeu. Ce monstre va amener une petite dose de stress supplémentaire, tout en insérant dans le jeu des moments à choix multiples. On pourra par moment affronter le monstre pour le mettre temporairement hors d’état de nuire, ou fuir. Quelques ajouts arrivent dans le gameplay, comme la possibilité d’esquiver les attaques, très utiles contre les chiens zombies.

25 - Resident Evil 3 02

Même si le jeu va beaucoup plus souvent dans l’action (jouez en mode facile et vous commencez avec un fusil d’assaut, c’est dire), ce troisième opus se permet plus de nouveauté que le second. Outre les esquives, les choix multiples, le Nemesis à fuir (ou combattre), le jeu nous permet de grimper les escaliers sans avoir droit à une animation en vue subjective interminable (pour les portes, ça ne change pas), de faire des demi-tour. Les énigmes sont encore plus simples également, et le jeu ajoute pour la première fois le mode Mercenaire, qui sera présents dans les opus suivants (4, 5 et 6). Encore un très bon jeu dans la saga pour clore la période de la première Playstation.

note85 coeur24

25 - Resident Evil 3 pochetteTitre : Resident Evil 3: Nemesis / Bio Hazard 3: Last Escape
Année : 2000

Studio : Capcom
Editeur :
 Capcom

Existe sur : Playstation – PC – Dreamcast – GameCube


 Alone in the Dark: The New Nightmare (2001) :
L’histoire se passe le 31 octobre 2001. Charles Fiske, meilleur ami et partenaire d’Edward Carnby, a été retrouvé mort au large des côtes de Shadow Island, une île mystérieuse proche de la côte du Massachusetts. L’enquête de Carnby le met rapidement sur la piste de Frederick Johnson, qui informe Carnby des recherches que menait Fiske pour trouver trois tablettes anciennes capables de libérer un pouvoir incroyable et dangereux. Johnson demande à Carnby de reprendre l’enquête de Fiske afin de récupérer les tablettes. Carnby accepte et se donne pour mission de trouver le tueur de Fiske. Johnson présente Aline Cedrac à Edward, une jeune et intelligente professeur d’université. Elle fait équipe avec Edward pour récupérer les tablettes disparues et assister le professeur Obed Morton, qu’elle présume être son père. Alors qu’ils volent au-dessus de la côte de Shadow Island, l’avion d’Edward et Aline subit les assauts d’une créature inconnue. Edward et Aline sautent tous deux hors de l’avion en parachute et atterrissent chacun de leur côté : Edward dans une épaisse forêt qui entoure un manoir, et Aline sur le toit de ce même manoir.

12 - Alone in the Dark new Nightmare 01

2001 signe le grand retour de la saga Alone in the Dark. Infogrames ne fait pas les choses à moitié, puisque le jeu sort sur un nombre de consoles plutôt impressionnants, autant ancienne que nouvelle génération. Si bien que l’on se demande si le jeu a été pensé pour, par exemple, la première Playstation ou la seconde. Car il faut bien avouer que sur PS2 (le support sur lequel j’ai pu testé le jeu), Alone in the Dark: The New Nightmare ne convainc pas totalement, loin de là. Prenant la forme d’un Resident Evil, avec ses angles fixes et ses personnages en 3D (plutôt moyennement modélisés), le jeu veut voir les choses en grand en nous offrant une lampe torche à la manière du premier Silent Hill. Et il faut avouer que cet ajout est un des plus impressionnants, les effets de lumières étant impressionnants, et le faisceau de la lampe pouvant faire fuir les monstres.

12 - Alone in the Dark new Nightmare 02

L’histoire est assez longue, puisque nous pouvons jouer deux personnages, à la manière de Resident Evil 2, qui se croisent, et nous permettent de tout comprendre une fois les deux terminés. Alors, qu’est ce qui coince ? Outre quelques soucis de maniabilité, parfois un peu lourde, c’est bel et bien au niveau des temps de chargement que le jeu déçoit. Non pas qu’ils soient long, mais ils sont fréquents. Changer d’angle de caméra inflige un petit temps de chargement de quelques secondes à peine, mais qui bloquera notre avancée pendant ce temps, et surtout, stoppera même la musique. Un petit détail finalement extrêmement gênant et empêchant de prendre véritablement du plaisir.

note55

12 - Alone in the Dark new Nightmare pochetteTitre : Alone in the Dark: The New Nightmare
Année : 2001

Studio : Darkworks
Editeur :
 Infogrames

Existe sur : Playstation – Dreamcast – Game Boy Color – PC – Playstation 2


Extermination (2001) :
En plein Antarctique, la base secrète de Fort Stewart est soudainement le lieu d’effroyables événements où un commando d’élite en mission se fait piéger. Dans la peau de Denis Riley, seul rescapé avec son équipier Roger, vous partez en quête de vos compagnons en investissant le complexe.

16 - Extermination 01

Alors que Capcom rafle des millions avec sa saga culte et que beaucoup de développeurs se lancent dans le survival horror, et avant que Sony ne lance sa saga Forbidden Siren, ils essayent déjà dans le domaine, en s’inspirant clairement de The Thing de John Master Carpenter ! Extermination, contrairement à beaucoup d’autres titres de l’époque, ne propose pas d’angles fixes mais une caméra à la troisième personne suivant le personnage. Nous sommes en Antarctique, et des monstres attaquent une base. Nous jouons un membre d’un commando, armé, qui va devoir survivre et comprendre ce qu’il se passe.

16 - Extermination 02

Le scénario d’Extermination ne fait pas franchement dans l’originalité, mais pour l’époque, nous offre du changement. La 3D intégrale, le lieu de l’action à l’ambiance glaçante (normal pour l’Antarctique), des monstres que l’on avait pas encore vu, ou encore la vue subjective pour mieux tirer. S’il pompe allègrement The Thing ou même Alien (un monstre saute au visage), l’ensemble fonctionne plutôt bien. Malheureusement, outre quelques bugs et quelques moments un peu trop sombres, on pourra également trouver que le soft manque de véritable difficulté et peut donc se terminer assez vite. Au final, un soft intéressant mais dispensable.

note55

16 - Extermination pochetteTitre : Extermination
Année : 2001

Studio : Sony
Editeur :
 Sony

Existe sur : Playstation 2


Fear Effect 2: Retro Helix (2001) :
Hana Tsu Vachel est une mercenaire, mi française mi chinoise. Elle accepte divers boulots afin de racheter son contrat aux triades. Jin, son employeur, l’envoi pour une nouvelle mission avec sa petite amie Rain Quinn. Elles vont devoir s’infiltrer dans une tour hautement surveillée afin de voler le Retro Helix, antidote au virus attaquant toute la population à partir de leur code générique.

17 - Fear Effect 2 01

Alors que la plupart des développeurs se tournent vers les consoles nouvelle génération pour sortir leurs titres, Kronos Digital et Eidos nous sortent un second opus, une préquelle en fait, de leur hit Fear Effect encore sur la première Playstation. Gardant exactement le même principe que le premier opus, les mêmes graphismes, le jeu se fait pourtant plus abouti en proposant une intrigue encore plus travaillée et complexe, qui nous emporte autant dans des villes futuristiques que dans des petits villages abandonnés avant d’aller dans des lieux imaginaires comme d’anciens temples Chinois ou des tours imaginaires. L’ensemble se fait toujours passionnant, on incarne cette fois-ci quatre personnages tour à tour, et autant l’aspect gore que l’aspect coquin (lesbiennes inside) se fait plus poussé que dans l’original. Malheureusement, Kronos Digital avait commencé le développement d’un troisième opus sur PS2 qui n’aura jamais vu le jour…

Pour lire la chronique complète, c’est ICI !

note9coeur24

17 - Fear Effect 2 pochetteTitre : Fear Effect 2: Retro Helix
Année : 2001

Studio : Kronos Digital
Editeur :
 Eidos

Existe sur : Playstation


Resident Evil : Code Veronica (2001) :
Trois mois après s’être échappée de Raccoon City avec Leon, Claire est partie jeter un œil dans le laboratoire parisien d’Umbrella toujours à la recherche de son frère Chris. Elle sera capturée par un homme mystérieux pour être envoyée sur l’île pénitentiaire d’Umbrella. Elle se réveille dans une cellule et aperçoit un homme amoché qui s’approche. Elle reconnait son agresseur. Il lui ouvre la porte, lui dit qu’elle peut partir, que la prison n’existe plus et qu’une sorte de commando a balayé ses troupes. Il lui précise aussi qu’elle n’a aucune chance de quitter l’île. Elle va vite se rendre compte que le Virus T s’est, une fois de plus, répandu. La prison et tout le reste de l’île sont infestés de Zombies et autres monstres.

26 - Resident Evil CV 01

Développé en même temps que Resident Evil 3 : Nemesis, Code Veronica débarque d’abord sur Dreamcast en 2001. La saga nous remet dans la peau de Claire Redfield (Resident Evil 2), et il faut avouer qu’au départ, les changements sont mineurs. On retrouve la même interface, les mêmes personnages (Claire donc mais aussi son frère Chris), les mêmes commandes. Le système commence un peu à dater, depuis 1996, entre le menu pour sélectionner les objets toujours pas très beau et surtout les chargements à chaque ouverture de porte. Au niveau des rares ajouts, on pourra noter une caméra plus mobiles, la saga commençant à délaisser petit à petit les angles fixes. Si cet ajout permet aux décors d’être en 3D, il faut avouer que le moteur graphique n’a pas l’air d’ajouter grand-chose et que la 3D fait ressortir quelques défauts.

26 - Resident Evil CV 02

L’ambiance est souvent glaçante (ah de la neige !), et il faut bien avouer que ce Code Veronica a un aout de taille: son scénario. Même si on échappe pas aux bases cachées, aux énigmes tordues, aux comptes à rebours, aux boss démesurés, le scénario se révèle plus travaillé que d’habitude, avec notamment un bon gros hommage à Psychose. Et pourtant, avis totalement personnel, la sauce a parfois eu du mal à prendre pour moi. Serait-ce le passage à la 3D intégrale bien moins maitrisée que dans un Resident Evil 4 qui arrivera 4 ans plus tard? Le scénario qui malgré ses bons côtés, nous ressort une structure similaire aux trois premiers opus? Pourtant, Code Veronica demeure bel et bien un bon opus dans la saga, mais juste loin d’être le meilleur ou mon préféré.

note7

26 - Resident Evil CV pochetteTitre : Resident Evil : Code Veronica / Bio Hazard : Code Veronica
Année : 2001

Studio : Capcom
Editeur :
 Capcom

Existe sur : Dreamcast – Playstation 2 – Gamecube


Silent Hill 2 (2001) :
James Sunderland, veuf depuis trois ans, reçoit une lettre étrange, qui semble provenir de Mary, son épouse décédée d’une maladie. La lettre lui dit qu’elle l’attend dans leur lieu à eux, la ville de Silent Hill. James s’y rend, troublé, découvrant à la place de la petite ville touristique une ville effrayante cachée dans la brume.

30 - Silent Hill 2 01

2001 : Konami frappe fort ! Non content de nous avoir livré en 1999 le premier Silent Hill qui proposait une ambiance carrément glauque et malsaine, ils reviennent sur Playstation 2 avec un jeu détrônant carrément Resident Evil. L’argument ? Un scénario aux petits oignons, psychologique au possible, un univers malsain, un stress constant, une bande son à tomber par terre signée Yamaoka Akira (producteur également des opus 2, 3 et 4), et un visuel saisissant, véritable démo de ce que la PS2 avait dans le ventre, dés ses débuts.  Probablement le saint Graal du survival horror.

La chronique complète ICI !

note95

30 - Silent Hill 2 pochetteTitre : Silent Hill 2
Année : 2001

Studio : Konami
Editeur :
 Konami

Existe sur : Playstation 2 – X-Box – PC – PS3


Resident Evil  (2002) :
D’étranges événements se sont produits dans les montagnes entourant la petite ville de Raccoon City. La ville décide de réagir et la police envoie alors les membres de l’équipe bravo des STARS (Special Tactics And Rescue Service), une unité d’élite spécialisée dans les interventions périlleuses et musclées, pour lever le mystère sur ces « meurtres ». Mais l’équipe Bravo a disparu au-dessus de la forêt et toutes les communications ont été soudainement coupées. Albert Wesker, alors capitaine des STARS de Raccoon City, décide d’intervenir lui-même et de partir avec l’équipe Alpha, afin de retrouver la trace de l’équipe Bravo et de mener l’enquête. À peine arrivés sur les lieux du crash de l’hélicoptère de l’équipe Bravo, les problèmes surviennent: Joseph Frost est dévoré vivant par des Cerbères, le pilote de leur hélicoptère s’enfuit avec l’appareil par crainte de se faire attaquer et le reste de l’équipe se sauve pour éviter de finir en charpie. Ils courent se réfugier dans un mystérieux manoir situé non loin de là…

27 - Resident Evil remake 01

Le premier Resident Evil est et restera culte à tout jamais ! Capcom décide en 2002 d’adapter son célèbre jeu sur Gamecube, afin de lui donner une seconde jeunesse. Excellente idée, puisque le jeu se fait, fatalement, bien plus beau, et que les développeurs ajoutent des zones et personnages rendant l’aventure encore plus longue et passionnante. Dans les grandes lignes, il ne s’agît que d’un simple remake, reprenant décors, personnages, scénario. Mais en vrai, il s’agît d’un véritable lifting bénéficiant des capacités de la Gamecube (et prochainement, avec une toute nouvelle version, de la PS3 et 4), pour une ambiance encore plus sombre, plus belle, et plus flippante.

27 - Resident Evil remake 02

Jamais un Resident Evil n’aura été aussi beau. Si dans le maniement, on ne trouve rien de neuf, comparer l’expérience du jeu sur PS1 avec celle sur Gamecube et les différentes sautent au visage. Graphismes à tomber par terre, effets de lumières saisissants, ambiance sonore bien flippante, Capcom n’a pas fait les choses à moitié et nous offre un remake digne de l’original. Pour ceux pensant que le premier a vieillit, ce lifting est parfait. Si le scénario malgré ses ajouts a toujours des relants de petite série Z, l’aventure reste intense. Un must !

note95

27 - Resident Evil remake pochetteTitre : Resident Evil / Bio Hazard
Année : 2002

Studio : Capcom
Editeur :
 Capcom

Existe sur : GameCube


Clock Tower 3 (2003) :
Le jeu se passe à Londres en 2003. Alyssa Hamilton est une jeune fille de 14 ans vivant dans un pensionnat depuis trois ans. Sa mère Nancy Hamilton l’a envoyé au pensionnat après que son grand-père Dick Hamilton ait disparu. Elle lui a alors demandé de ne pas revenir avant au moins six ans. Le jeu commence quand Alyssa reçoit une lettre de sa mère lui indiquant de se cacher jusqu’à la fin de son quinzième anniversaire. Malgré l’avertissement de sa mère, Alyssa décide de rentrer au manoir familial. Elle ne trouve cependant pas sa mère mais un drôle de personnage appelé The Dark Gentleman. Il lui annonce alors que sa mère ne reviendra pas et qu’il est l’actuel locataire du manoir. Alyssa part néanmoins à la recherche de sa mère et fait d’étranges découvertes qui la font voyager dans le temps.

13 - Clock Tower 3 01

Capcom récupère la saga Clock Tower. Adieu le point and click, on se retrouve devant un pur Survival Horror à la Resident Evil comme dans n’importe quel de l’époque. Cependant, il conserve certaines idées. La barre de vie n’est donc pas une vraie barre de vie mais une barre de stress. Plus elle se remplie, puis se sauver devient difficile et notre personnage pourra trébucher, se prendre des murs… Dans ce jeu, 4 tueurs auxquels il faudra échapper, et donc 4 chapitres. Capcom a la bonne idée de ne pas reprendre les temps de chargement entre chaque passage de porte, ce qui offre une expérience plus fluide, et rend nos fuites plus vives et stressantes, sans temps de répit.

13 - Clock Tower 3 02

Graphiquement, si l’ensemble tient la route, l’ensemble se fait tout de même un peu terne. La route à prendre est toute tracée et le joueur a peu de choix, sauf dans les cachettes, à condition qu’il s’y rende au bon moment, car les ennemis ne nous lâchent pas d’une semelle. Si certains passages restent hardu, l’ensemble est tout de même rapide et le jeu se termine rapidement. Le jeu se joue avec un certain plaisir mais on ne peut qu’être déçu tout de même devant le résultat final. on pouvait attendre bien plus de la saga, surtout reprise par Capcom.

note65

13 - Clock Tower 3 pochetteTitre : Clock Tower 3
Année : 2003

Studio : Capcom
Editeur :
 Capcom

Existe sur : Playstation 2


The Thing (2003) :
ous incarnez l’équipe du capitaine Blake qui a été envoyée pour enquêter sur la disparition de l’US Outpost 31, le groupe de MacReady (l’équipe du film). Dans ce jeu vous ne pouvez faire confiance à personne car La Chose peut prendre n’importe quelle apparence. Vous devez donc constamment rester sur vos gardes.

33 - The Thing 01

Les jeux adaptés de films donnent rarement de bons jeux. The Thing, adapté du film culte de Dieu Carpenter, aura pourtant été un jeu très sympathique, et passé relativement inaperçu et même aujourd’hui totalement oublié. Le jeu parvient pourtant à retranscrire certains aspects du film avec talent. Le froid, le glace, les décors de base comme en 1982 (avec de gros ordinateurs et tout), et surtout bien entendu, la chose. Au départ discrète, faisant de petites apparitions, prenant possession (enfin, la forme) de certains des membres de notre équipe, avant des apparitions plus fréquentes et monstrueuses plus on avance, le jeu rend plutôt bien hommage au film de Carpenter. Contrairement à beaucoup de jeux de l’époque, pas d’angles fixes en 2D, mais de la 3D intégrale, et surtout, on n’avance jamais seul, mais en équipe (qui se réduit parfois, satanée chose !).

33 - The Thing 02

Si graphiquement l’ensemble respecte le film et nous offre de bons moments et quelques détails intéressants, on ne pourra pas dire qu’il s’agissait du top du top pour l’époque. Le scénario, se situant directement après le film, sait se faire intéressant à suivre malgré un certain manque d’originalité par moment. Certains passages se montrent particulièrement durs, surtout si l’on perd une partie de son équipe et que l’on gaspille un peu ses munitions, restreintes, mais là est tout l’intérêt d’un survival horror me direz-vous. Si l’ensemble aurait pu être mieux, ne boudons pas notre plaisir de continuer l’aventure The Thing, bien avant le carnage cinématographique de la préquelle/remake !

note7

33 - The Thing pochetteTitre : The Thing
Année : 2003

Studio : Konami
Editeur :
 Vivendi Universal

Existe sur : Playstation 2 – Gamecube – PC – X-Box


Resident Evil 0 (2003) :
Le 23 juillet 1998 vers 20 h dans les montagnes Arklay, à côté de la ville de Raccoon City, l’Ecliptic Express, un train affrété au transport des personnes travaillant chez Umbrella, est attaqué par de mystérieuses sangsues. Deux heures plus tard, alors que l’équipe Bravo se rend au manoir Spencer, leur hélicoptère, suite à une panne de moteur, s’écrase dans la forêt. Une fois au sol, elle découvre une jeep de l’armée et deux militaires morts qui avaient pour mission de transférer un prisonnier à la base de Lexton pour son exécution : Billy Coen, un ex-lieutenant condamné à mort pour le meurtre de vingt-trois personnes. L’équipe décide alors de suspendre l’enquête principale et se sépare ensuite afin de partir à la recherche du prisonnier. Rebecca Chambers, jeune recrue, découvre alors le train arrêté sur la voie ferrée, et pénètre dedans, persuadée que Billy Coen s’y cache.

28 - Resident Evil 0 01

Plus rien n’arrête Capcom, qui entre deux opus, nous livre en plus des épisodes online sur PS2 (mais sans le mode online en Europe…) et des jeux de tirs. En 2003, après un remake du premier opus fort réussi, ils nous lancent une préquelle avec Resident Evil 0. On y retrouve cependant Rebecca Chambers, jeune recrue découverte dans le premier opus. La première partie, malgré des hasards de scénario assez énormes, se déroulant dans un train, est la plus prenante, même si elle nous montre déjà les défauts de l’oeuvre. Premier gros défaut, Resident Evil 0 manque clairement d’ambitions. Il ne fait que reprendre la formule des précédents, avec en plus, le moteur graphique du remake. Seul véritable ajout, ayant à la fois une qualité et un grand défaut: les coffres n’existent plus. Nous avons deux personnages, pouvant s’échanger des objets quand ils veulent. Bon point pour mieux gérer l’inventaire.

28 - Resident Evil 0 02

Malheureusement, parfois, nous sommes seuls ou les inventaires sont pleins, et il faudra alors laisser des objets sur place, au sol. Le soucis, c’est que si plus tard, à l’autre bout du niveau, nous avons besoin de cet objet, il faudra se taper un très long aller retour. Décevant et vite gonflant. À côté de ça, on nous ajoute un nouveau personnage, peu intéressant et charismatique. La seconde partie n’ajoute rien de bien neuf, puisque l’on retrouvera encore et toujours une base et tout ce que cela implique. Clairement l’opus de trop dans la première partie de la saga, avant l’arrivée deux ans plus tard de sang neuf, bien nécessaire !

note5

28 - Resident Evil 0 pochetteTitre : Resident Evil 0 / Bio Hazard 0
Année : 2003

Studio : Capcom
Editeur :
 Capcom

Existe sur : GameCube


Silent Hill 3 (2003) :
Heather Mason, une jeune femme de 17 ans, se promène dans le centre commercial de sa ville lorsqu’un détective privé nommé Douglas Cartland l’interpelle pour la questionner. Méfiante, elle lui échappe en se réfugiant dans les toilettes pour dames. En revenant dans le centre, la jeune femme est prise au piège d’un monde cauchemardesque où des créatures immondes arpentent les vestiges de la réalité. Le mal qui la frappe a un air étrange de déjà-vu. Heather devra faire face à son passé et retourner là où tout a débuté: la ville de Silent Hill…

31 - Silent Hill 3 01

Après le choc Silent Hill 2, Konami ne pouvait en rester là, et deux ans plus tard débarque Silent Hill 3, dont l’histoire est la suite directe du premier opus. Délaissant quelque peu l’ambiance et l’horreur psychologique au profit d’une histoire que l’on pourra qualifier de plus simple, mais d’une ambiance plus viscérale et horrifique encore, ce troisième opus ne déçoit absolument pas, se faisant par moment bien flippant (le passage de la maison hantée), triste (le retour dans l’appartement), graphiquement sublime (sans doute le meilleur), toujours avec une bande son à tomber signée Yamaoka Akira. Un grand jeu tout simplement, le dernier vrai grand jeu de la saga.

Lire la chronique complète ICI !

note9coeur24

31 - Silent Hill 3 pochetteTitre : Silent hill 3
Année : 2003

Studio : Konami
Editeur :
 Konami

Existe sur : Playstation 2 – PC – PS3


Obscure (2004) :
Un groupe d’étudiants s’unit suite à la disparition d’un de leur ami. Une disparition qui n’est pas la première à Leafmore High School, en effet, depuis sa création le lycée a connu un grand nombre d’élèves qui n’ont mystérieusement plus donné signe de vie du jour au lendemain, en particulier des étudiants logeant à l’internat du campus. Suite à l’intervention de la police, le maire de la ville a décidé, avec l’accord du principal du lycée, la fermeture du dortoir. Tout rentra alors dans l’ordre jusqu’à ce jour où, Kenny, devint une de ces étranges victimes… Stan, Ashley, Josh et Shannon vont tenter de retrouver leur camarade en menant leur propre enquête sur le campus tout en éclaircissant le sombre passé de leur lycée et surtout, en essayant d’y survivre au cours de cette nuit qu’ils ne sont pas prêts d’oublier…

20 - Obscure 01

Obscure (qui eu droit à une suite à laquelle je n’ai jamais touché) est, chose surprenante, un jeu français. Oui, en France, on ne fait pas que Alone in the Dark. Obscure est pourtant bien différent, puisqu’il se fait assez bourrin, plus fun. Le lieu de l’action, une université, nous renvoit d’ailleurs directement à la vague de Slasher movies qui pullulent sur les écrans ces années-là, et le jeu prend des allures de teenage game. Le jeu reprend les mécaniques du survival, mais ici, pas de subtilité à la Silent Hill, il faut tuer les ennemis.

20 - Obscure 02

Si les décors restent classiques (université oblige), l’ensemble est bien travaillé et plaisant à jouer. Le joueur contrôle deux personnages en permanence, et peut à tout moment retourner se mettre à l’abris et choisir parmi trois autres personnages. Les monstres sont peu nombreux mais plutôt bien foutus, et cela change grandement des zombies que l’on avait l’habitude de voir. Le problème d’Obscure réside dans le reste. Son scénario est très classique et l’aventure assez courte, et malgré un bestiaire assez travaillé, l’ensemble manque de réelle surprise pour marquer durablement l’amateur du genre.

note6

20 - Obscure pochetteTitre : Obscure
Année : 2004

Studio : Hydravision
Editeur :
 Microïds

Existe sur : Playstation 2 – PC – X-Box


Project Zero 2 (2004) :

Alors qu’ils sont promis à l’engloutissement au profit d’un immense barrage, les bois de Mikanami sont visités une dernière fois par les jumelles Mio et Mayu, bois dans lesquels elles ont tant joué durant leur enfance.Perdue dans ses pensées où elle se rappelle la chute de Mayu d’une falaise quand elles étaient enfants, Mio ne remarque pas que sa sœur s’enfonce seule dans la forêt en poursuivant un papillon, tout en boitant de sa jambe droite. Alors qu’elle tente de la rattraper, Mio se retrouve soudain isolée sur une route montagneuse et brumeuse. Elle décide alors de suivre les lumières qu’elle voit apparaître dans les arbres. Mayu, de son côté, débouche sur une clairière remplie de papillons écarlates. Là, tapies dans le brouillard et les ténèbres, les jumelles découvrent un mystérieux village. Ce village, appelé le Village de Tous les Dieux, occupait jadis la forêt. Mais, tandis qu’il était condamné à disparaître à cause de la construction du nouveau barrage, il s’évapora soudainement à la veille d’une fête, demeurant prisonnier d’une nuit éternelle.

22 - Project Zero 2 01

Project Zero avait livré une vision différente du survival horror, plus Japonaise, avec ces mythes et légendes, ces fantômes, et ces personnages innocents et sans défense, si ce n’est un appareil photo permettant de capturer les fantômes. Project Zero 2 reprend le même principal, sans rien ajouter, et parvient pourtant à faire mieux, à faire peur, plus peur. Angoissant serait le mot idéal. Si l’on pourra toujours reprocher les déplacements assez lents du personnage, Mayu cette fois-ci, il faut bien avouer que cela ajoute une dose de stress supplémentaire. À côté de ça, on évolue dans plusieurs lieux hantés, et l’aventure commence dans un petit village cette fois-ci.

22 - Project Zero 2 02

Pour le reste, le premier opus avait posé les bases, et cette suite ira plus loin dans l’horreur. La mise en scène, jouant avec les couleurs et les filtres sur les splendides décors, est de haute volée, tandis que l’ambiance sonore, oppressante, est toujours au top. Pour qui a déjà joué au premier opus et connait bien les mécanismes, le jeu peut se terminer rapidement, même si on pourra prendre notre temps pour admirer le travail des développeurs et savourer cette nouvelle histoire qui n’a rien à voir avec celle du premier opus. Tecmo frappe fort en tout cas, en faisant mieux que l’original en utilisant la même formule. À noter qu’une édition est sortie sur la Wii, un peu différente et avec des fins en plus.

note85 coeur24

22 - Project Zero 2 pochetteTitre : Project Zero 2: Crimson Butterfly – Fatal Frame 2
Année : 2004

Studio : Tecmo
Editeur :
 Tecmo

Existe sur : Playstation 2 – Wii – X-Box


Silent Hill 4 : The Room (2004) :
Un beau jour, Henry Townshend se réveille dans son appartement sans pouvoir sortir. Il y vit depuis deux ans à South Ashfield, et après quelques cauchemars, il retrouve sa porte d’entrée barricadée avec des chaines en métal, depuis l’intérieur. Le téléphone est coupé, la télévision ne fonctionne plus et les fenêtres sont condamnées. Les voisins ne l’entendent pas non plus. La seule issue semble être un étrange trou dans le mur de sa salle de bain, qui le mène dans une dimension parallèle effrayante.

32 - Silent Hill 4 01

Dernier opus développé pour la PS2 (qui ensuite aura droit à des portages des épisodes PSP), Silent Hill 4 part d’une idée excellente. Celle de nous faire débuter dans notre appartement, en vue subjective. Seul lieu de repos de l’aventure, nous accédons aux différents niveau par un trou dans notre salle de bain. Les décors et couleurs se font plus ternes, l’ambiance est toujours prenante même si l’ensemble part parfois un peu plus vers l’action que l’ambiance. Malheureusement, l’ensemble ne tient pas sur la durée, la seconde partie du jeu nous faisant revisiter tous les niveaux, en devant protéger notre voisine en plus. Une manière de gonfler la durée de vie mais qui retire une partie de l’intérêt du jeu…

Pour la chronique complète, ça se passe ICI !

note7

32 - Silent Hill 4 pochetteTitre : Silent Hill 4 : The Room
Année : 2004

Studio : Konami
Editeur :
 Konami

Existe sur : Playstation 2 – PC – X-Box


Cold Fear (2005) :
En pleine mer de Béring déchainée, un baleinier russe est en perdition et ne donne aucun signe de vie. Une équipe de garde-côte américain est alors envoyée pour aider l’équipage. L’équipe se déploie sur le bateau, et le protagoniste de l’histoire, Tom Hansen, se retrouve seul sur le pont arrière. Mais les messages radios de ces collègues faisant face à un ennemi inconnu prouvent que le bateau n’est pas totalement abandonné…

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L’équipe de Darkworks, responsable quatre ans plus tôt du dernier Alone in the Dark (The New Nightmare), revient sur PS2 pour nous livrer un nouveau survival horror, dans un lieu original. Pas de manoir ici, ni de forêt, ni de labo souterrain, mais un bateau. L’intégralité du jeu se déroule à bord d’un gigantesque bateau, ce qui entrainera des originalités dans le gameplay, puisqu’étant en pleine tempête, des vagues peuvent s’abattre sur le joueur, le faire glisser, voir basculer en pleine mer, de l’eau peut venir gêner la visibilité sur l’écran, et viser avec son arme peut parfois s’avérer difficile tant le lieu est instable. Si les graphismes ne sont pas les plus beaux ni les plus fins, la multitudes de détails et les petits effets font le boulot pour nous immerger dans l’aventure.

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Comme c’est la mode depuis quelques temps, le jeu est en 3D intégrale, plus de caméras fixes, et l’ensemble se fait fluide. On évolue assez librement dans la bateau, se heurtant à quelques énigmes peu compliquées pour passer certaines portes verrouillées. Le scénario lui se fait des plus classiques et la seule véritable innovation du jeu sera son lieu et ses effets. La peur sera malheureusement assez peu au rendez-vous, puisqu’il faudra la plupart du temps éliminer ses nombreux adversaires à l’aide de son arme, en privilégiant les tirs têtes. L’ensemble possède une durée de vie classique pour un survival horror, d’environ 10 heures, et cela est suffisant pour nous faire vivre l’aventure.

note7

1 cold fear pochetteTitre : Cold Fear
Année : 2005

Studio : Darkworks
Editeur :
 Ubi Soft

Existe sur : Playstation 2 – PC


Haunting Ground (2005) :
Fiona Belli se réveille prisonnière d’une cage dans le donjon d’un château. Elle vient tout juste d’avoir un accident de voiture mais a du mal à se souvenir de ce qui s’est vraiment passé. Se rendant compte que la cage dans laquelle elle se trouve n’est pas fermée à clé, elle s’en extirpe et fait la connaissance d’un gros chien qui va l’aider durant sa quête de réponses. Son but est de trouver un moyen de s’enfuir du château.

19 - Haunting Ground 01

Développé par Capcom, Haunting Ground (ou Demento en Japonais) devait au départ être un nouvel épisode de la saga Clock Tower, d’où les similitudes entre les jeux, notamment le troisième développé par Capcom, et un système similaire. On y incarner une jeune femme, sans arme, qui devra explorer un château en échappant à ses ennemis, soit en courant, soit en se cachant, dans des placards, sous des lits et j’en passe. Pas d’action ici. Nouveauté, le joueur fera l’aventure avec un chien, qui pourra nous aider à nous sortir de faux pas lorsque Fiona sera aux prises avec un ennemi. Le décor, un énorme château, est sublime et immense, et constitue un excellent terrain de jeu.

19 - Haunting Ground 02

Peu d’action oblige, le jeu mise énormément sur son ambiance, son histoire, et son soucis du détail. Même si les innovations paraissent peu nombreuses comparé aux autres titres de Capcom (Clock Tower 3 pour le système, les pièces sans chargement), l’ensemble se fait prenant et énigmatique, et surtout apporte une dimension plus subtile à un genre en train de basculer progressivement dans l’action, à l’exception de quelques sagas résistant (Project Zero, Forbidden Siren). Le jeu serait ressorti sur le PS Store l’année précédente, mais uniquement pour le Japon, dommage.

note7

19 - Haunting Ground pochetteTitre : Haunting Ground / Demento
Année : 2005

Studio : Capcom
Editeur :
 Capcom

Existe sur : Playstation 2


Resident Evil 4 (2005) :
L’agent Leon Scott Kennedy est envoyé en mission en Espagne : la fille du président des États-Unis, Ashley Graham, a été enlevée et serait, selon ses informations, détenue dans un village de l’Espagne rurale. Deux policiers de la région le conduisent à travers une campagne reculée à bord de leur jeep, non sans se moquer ouvertement de lui. Ils le déposent juste après un pont très instable, dans une forêt brumeuse et humide.

29 - Resident Evil 4 01

Après un trèèèèès long développement et plusieurs changements de direction, le papa de Resident Evil nous offre un quatrième opus qui change radicalement. Pas de zombies, pas de Raccoon City, mais on y retrouve bel et bien Leon Kennedy, héros du second opus. Et aussi Ada Wong par la même occasion. Le mode Mercenaires revient après Resident Evil 3 également. Au delà de ça, le créateur change radicalement son concept. La caméra suit le personnage, les zombies font place à des villageois contaminés par un virus étrange, les boss sont énormes et cultes, l’histoire change même si la structure reste la même (forcément, en dernière partie, labo et compte à rebours…). Si l’ensemble mise un peu plus sur l’action, le jeu réussi un pari risqué: concilier frissons et action. Et il y parvient sans peine, les passages musclés étant souvent doublés de moments bien stressants. Le grand changement dont la saga avait besoin pour se renouveler !

Pour lire la chronique complète de notre ami Oli, ça se passe ICI !!!

note95 coeur24

29 - Resident Evil 4 pochetteTitre : Resident Evil 4 / Bio Hazard 4
Année : 2005

Studio : Capcom
Editeur :
 Capcom

Existe sur : Gamecube – Playstation 2 – Wii – PS3 – X-Box 360


Forbidden Siren 2 (2006) :
L’histoire débute le 1er août 2005, deux ans jour pour jour après les évènements tragiques du village d’Hanuda. Située à quelques milles de la côte japonaise, l’île de Yamijima est interdite au public depuis que ses habitants ont mystérieusement disparu une nuit il y a 29 ans. Un jeune reporter, un romancier aveugle, une médium et un fugitif semblent pourtant résolus à rejoindre ce lieu abandonné.

18 - Forbidden Siren 2 01

Deux ans après le premier opus original et bien stressant, mais dont les qualités étaient rapidement éclipsées par de gros défauts, comme un système de jeu bien lourd et une difficulté bien trop élevée, Sony nous lance une suite, en corrigeant certains des défauts. En résulte un jeu bien plus agréable, tout en conservant l’ambiance unique du premier Forbidden Siren. Pas d’action (même si parmi tous les personnages, on trouve également un militaire), beaucoup d’ambiance, bien glauque, une barre de vie qui… n’est pas affichée à l’écran, et toujours la vision permettant de voir à travers les yeux de ses ennemis.

18 - Forbidden Siren 2 02

Ici, de nouveaux personnages, dont une aveugle, que l’on devra guider grâce à son chien (original !). La difficulté est revue un peu à la baisse sans pour autant retirer tout challenge du jeu, mais les morts sont moins nombreuses et on évolue un peu plus facilement sur le map. L’histoire garde sa structure totalement non linéaire, déchirée dans le temps entre les différents personnages, tandis que le système du jeu, s’il garde les grandes lignes (action, fuite, la vision), se fait plus simple. Plus besoin de passer par des dizaines de sous menus pour faire une action toute simple. Le meilleur opus de la saga certainement.

note8coeur24

18 - Forbidden Siren 2 pochetteTitre : Forbidden Siren 2 / Siren 2
Année : 2006

Studio : SCE Japan Studio
Editeur :
 Sony

Existe sur : Playstation 2


Project Zero 3 : The Tormented (2006) :
Le jeu met en scène une photographe indépendante du nom de Rei Kurosawa, qui, après le décès de son fiancé dans un accident de la route, effectue un reportage dans un vieux manoir. Ledit manoir serait, d’après les rumeurs, hanté. Lors des prises de vues, Rei aperçoit Yuu, son fiancé décédé dans le viseur. Troublée, Rei se met à le suivre et se trouve allongée au sol, encerclée par quatre fillettes qui lui plantent des clous dans les mains et les pieds. En ouvrant les yeux, elle s’aperçoit que tout était un rêve, et retourne chez elle, où elle vit avec son assistante, qui n’est pas inconnue des joueurs. La nuit suivante, Rei fait un rêve étrange où elle se trouve dans un manoir immense recouvert par la neige qui tombe à grands flocons. Croyant reconnaître l’ombre de son fiancé s’éloignant vers le cœur de la maison, Rei se lance à sa poursuite, ne sachant pas qu’elle se précipite vers un destin des plus sombres.

23 - Project Zero 3 01

Tecmo ne change pas une formule gagnante, et après un second opus d’exception, nous offre un nouvel et dernier opus sur PS2. Rien de bien neuf finalement dans le fond, puisque l’on retrouve tous les codes de la série, à savoir un personnage qui se déplace plutôt lentement, une absence d’arme, la Camera Obscura pour prendre en photo les fantômes et ainsi les faire disparaître, et des maisons lugubres que l’on visite dans une ambiance à glacer le sang. Quelques mineurs changements dans ce troisième opus, comme le fait que l’on joue plusieurs personnages, et que l’on se retrouve plusieurs fois de nouveau dans son appartement, un peu à la manière de Silent Hill 4: The Room. Cet aspect fait un poil diminuer la difficulté, puisque l’on recharge nos pellicules photos dans l’appartement, et que l’histoire est ainsi découpée en plusieurs parties, évitant de trop se perdre dans les niveaux et de faire d’incessants aller/retour comme dans le premier opus.

23 - Project Zero 3 02

L’histoire, une nouvelle fois, est intéressante et nous plonge dans un univers de mythe et de malédictions Japonaises qui change des habituels fuites face à des monstres zombies ou autres. Le fait de jouer trois différents personnages est également un petit plus qui permet de varier les plaisirs vu que chaque personnage aura ses propres caractéristiques. Même si techniquement, le jeu ressemble à s’y méprendre à son ainé, que ce soit visuellement ou en terme de trame sonore, l’ensemble est suffisamment carré et sérieux pour nous faire flipper quand il le faut.

note8

23 - Project Zero 3 pochetteTitre : Project Zero 3 : The Tormented / Fatal Frame 3
Année : 2006

Studio : Tecmo
Editeur :
 Tecmo

Existe sur : Playstation 2


SUITE

Et bien après, ce sera dans la seconde partie de ce dossier, toujours en plusieurs parties.

On y verra notamment des jeux d’horreur beaucoup plus axés vers l’action, tels les Dead Island, F.E.A.R ou les derniers Resident Evil, certains spin off de jeux n’ayant au départ rien à voir (Red Dead Redemption: Undead Nightmare ou encore Yakuza: Dead Souls), quelques petits jeux indépendants (Amy, Limbo…), quelques jeux glauques mais pas franchement affiliés au genre (Alice: Retour au Pays de la Folie), les jeux retournant à la base (Alien Isolation, The Evil Within, Slender The Arrival…), les bonnes surprises comme Dead Space et The Last of Us, et bien entendu, ce que l’avenir nous réserve.


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